On verse la troisième coupe, on la rince par honneur de la mitsva, on y dit Birkat hamazone même seul, on la boit en s'accoudant sans bénédiction finale (reportée à la quatrième). Pas de vin ni boisson enivrante entre la troisième et la quatrième ; on peut se resservir de la troisième. Dire Hodou à trois est souhaitable mais non indispensable ; mieux vaut bénir chez soi que d'aller chercher un zimoun ailleurs après l'afikoman.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim. [SUJET] Birkat hamazone sur la troisième coupe [FAIRE] Rincer et laver la coupe | même qui n’y prend pas garde toute l’année le fera cette nuit, honneur de la mitsva [FAIRE] Dire BHZ sur cette coupe et boire en hassiba | même seul, et même si BHZ n’exige pas de coupe le reste de l’année : chaque coupe des 4 porte une mitsva [FAIRE] Hallel à trois lekhathila | un dit Hodou, les autres répondent ; femme et fils suffisent (femmes tenues de ce Hallel comme des 4 coupes) ; à deux : tous deux disent Hodou [EVITER] Bénir après la 3e coupe | même toute la revi’it bue : on s’appuie sur la berakha finale de la 4e [EVITER] Vin ou boisson enivrante entre 3e et 4e | crainte d’ivresse (ne pas achever le Hallel) et apparence d’ajouter aux coupes ; non enivrant et non hamar medina : permis [EVITER] Aller chez le voisin pour un zimoun | après l’afikoman : interdit de manger et interdit en deux lieux ; mieux bénir chez soi seul que de déplacer le repas [CAS:OUI] Inviter un hôte | s’il n’a pas 3 hommes, lekhathila inviter pour BHZ et Hodou [CAS:OUI] Reprendre le reste de la même 3e coupe | une seule coupe : pas d’ajout ; mais s’il n’avait plus l’intention après la majorité d’une revi’it, puis se ravise : nouvelle berakha = apparence d’ajout [CAS:NON] Mineur pour Hodou | licence seulement pour Ana (ils répondent le même verset), pas pour Hodou — pour qu’ils ne s’endorment pas et pour les éduquer [REMA] Le « zimoun » des Aharonim ici est pour le Hallel, pas pour BHZ. L’appelé pour Hodou n’aide ni à table ni au zimoun de BHZ. Le maître de maison bénit même avec un hôte ; pas d’objection si un autre a béni. Coupe trop grande : ne pas tout vider. Usage chanté de Hodou : crainte « femmes chantent, hommes répondent ». [SYNTHESE] 3e coupe = BHZ. Rincer, hassiba, pas de berakha après, pas d’enivrant jusqu’à la 4e. Hallel à 3 lekhathila (femme et fils suffisent). Pas de déplacement après l’afikoman.
(א) מוזגין לו כוס שלישי - וצריך הדחה ושטיפה אם אינו נקי ואף מי שאינו נזהר בכל השנה לראות אם הוא נקי מ"מ בזה הלילה יזהר משום הידור מצוה:
On lui verse une troisième coupe - Et il faut la rincer et la laver si elle n'est pas propre. Même qui, toute l'année, ne prend pas garde à vérifier si elle est propre, cette nuit-là y prendra garde, par honneur de la mitsva.
(ב) ומברך עליו בהמ"ז - אפילו אם מברך ביחידי ואפילו למ"ד בעלמא דבהמ"ז אינה טעונה כוס מ"מ הואיל שתקנו חכמים לשתות ארבעה כוסות בלילה זו יש לעשות מצוה בכל כוס וכוס להכי סומכין כוס שלישי לבהמ"ז [גמרא]:
Et il y dit Birkat hamazone - Même s'il bénit seul, et même selon l'avis qu'en général Birkat hamazone ne requiert pas de coupe : néanmoins, puisque les Sages ont institué de boire quatre coupes cette nuit, il faut accomplir une mitsva avec chaque coupe ; aussi appuie-t-on la troisième coupe à Birkat hamazone [Guemara].
(ג) ושותהו בהסיבה - ואם שתה בלא הסיבה אם יחזור וישתה עיין לעיל בסימן תע"ב ס"ז ובהגה"ה:
Et il la boit en s'accoudant - S'il a bu sans s'accouder, s'il doit revenir boire, voir plus haut au siman 472 seif 7 et dans la glose.
(ד) ולא יברך אחריו - אפילו שתה כל הרביעית דסומך על ברכה אחרונה שמברך על כוס רביעי:
Et il ne bénira pas après - Même s'il a bu toute la revi'it, car il s'appuie sur la bénédiction finale qu'il dira sur la quatrième coupe.
(ה) ולא ישתה יין - שמא ישתכר ויישן ולא יגמור את ההלל ויש שכתבו הטעם מפני שהוא נראה כמוסיף על הכוסות וכתבו האחרונים דלאו דוקא יין ה"ה שאר משקין המשכרין מיהו אם אינו משכר מותר והוא שלא היה חמר מדינה דאם היה חמר מדינה יש להחמיר ולחוש לטעם השני דנראה כמוסיף על הכוסות:
Et il ne boira pas de vin - De peur qu'il ne s'enivre, ne s'endorme et n'achève pas le Hallel. Certains ont écrit la raison : cela paraît comme ajouter aux coupes. Les Aharonim ont écrit que ce n'est pas seulement le vin : il en va de même des autres boissons enivrantes ; toutefois, si ce n'est pas enivrant, c'est permis, à condition que ce ne soit pas du 'hamar medina : si c'était du 'hamar medina, on sera strict par crainte de la seconde raison — cela paraît comme ajouter aux coupes.
(ו) מיהו מכוס שלישי וכו' - דלטעמא קמא משום שכרות בודאי לא שייך שהרי אינו שותה יותר מארבעה כוסות. ולטעמא דנראה כמוסיף נמי ליכא שהרי אינו אלא כוס אחת. ומ"מ אם לאחר ששתה רוב רביעית לא היה בדעתו לשתות יותר ואח"כ נמלך לשתות עוד דעת מ"א וח"י כיון שצריך לברך עליו מחדש מחזי כמוסיף על הכוסות ועיין לעיל בסי' תע"ב בבה"ל מה שכתבנו בזה:
Toutefois, de la troisième coupe, etc. - Car, selon la première raison — l'ivresse —, cela ne s'applique certainement pas, puisqu'il ne boit pas plus de quatre coupes. Et selon la raison que cela paraît comme ajouter, il n'y a pas non plus [d'ajout], puisqu'il n'y a qu'une seule coupe. Néanmoins, si après avoir bu la majorité d'une revi'it il n'avait pas l'intention de boire davantage, puis s'est ravisé pour boire encore : l'avis du Magen Avraham et du Chok Yaakov est que, puisqu'il doit bénir de nouveau dessus, cela a l'apparence d'ajouter aux coupes. Voir plus haut au siman 472 dans le Biour Halakha ce que nous y avons écrit.
(ז) כמה פעמים - ומ"מ אם הכוס גדול הרבה יותר מדאי לא ישתנו כולו שלא ישתכר [אחרונים]:
Plusieurs fois - Néanmoins, si la coupe est beaucoup trop grande, il ne la videra pas toute, afin de ne pas s'enivrer [Aharonim].
(ח) דהפסיק בינתים - ר"ל לאחר ששתה רוב רביעית בתחלה הפסיק הרבה יותר מכדי אכילת פרס:
Car il a interrompu entre-temps - C'est-à-dire : après avoir d'abord bu la majorité d'une revi'it, il a interrompu bien plus que le temps d'une akhilat peras.
(ט) אחר זימון - הסכימו האחרונים דהאי זימון אינו לענין בהמ"ז דבשביל זה אינו מחוייב להדר יותר מבשאר ימות השנה והכא לענין הלל מיירי שמצוה להדר לומר הלל בשלשה כדי שיהא אחד אומר לשנים הודו והם יענו פסוק שאחר זה ואותו שיקראוהו לזימון זה לא יאכל ולא ישתה ולא יסייע לברך ברכת הזימון אלא ישמע הודו ויענה עמהם ויחזור לביתו וגם בזה הסכימו דאף שמצוה מן המובחר לומר הלל בשלשה גברים גדולים ועל כן אם יש בביתו על שולחן אחד גברא בר חיובא בודאי מהנכון לצרף אותו לאמירת הודו מ"מ אין קפידא כ"כ שיכול לצאת בזה באשתו ובניו (ואם בניו הם קטנים עיין לקמיה) דהיינו שהוא יאמר והם יענו [וה"ה שאשתו יכולה לומר הודו שהרי גם נשים מחויבות בהלל זה כמו שהם מחויבות בד' כוסות וכתב הח"י דלפי מה שנוהגין לומר הודו בניגון נעימת קול יש לחוש למאי דאמרינן בגמרא זמרן נשי ועניין גברי כאש בנעורת] ואם רוצה לחזור אחר זימון לבהמ"ז ורוצה לילך לשכנו לברך שם לא יאכל האפיקומן בביתו דהא ע"כ יהא צריך לאכול שם דבר מה כדי להצטרף לבהמ"ז ואסור לאכול אחר האפיקומן שום דבר וגם האפיקומן גופא אסור לחלק ולאכול בשני מקומות וכדלעיל בסימן תע"ח אלא יאכל האפיקומן במקום שמזמן ומברך שם וגם ישתה שם הכוס וישאר שם עד גמר הסדר ואם רוצה יחזור לביתו אחר בהמ"ז ויגמור ההלל וישתה כוס רביעי אבל מ"מ לא נהגו עכשיו כן לילך לאכול האפיקומן בבית אחר וכ"כ טוב יותר לברך בביתו יחידי מלילך באמצע סעודתו לבית אחר ולחפש אחר זימון. אכן אם רוצה להדר ולקיים הכל מן המובחר ואין לו בביתו זימון שלם של ג' אנשים יראה להזמין לכתחלה לסעודה איזה אורח כדי שיהא לו זימון שלם לבהמ"ז וגם לאמירת הודו:
Après un zimoun - Les Aharonim s'accordent que ce zimoun n'est pas au sujet de Birkat hamazone : pour cela, on n'est pas tenu de rechercher davantage que les autres jours de l'année. Ici, il s'agit du Hallel : c'est une mitsva de rechercher à dire le Hallel à trois, afin que l'un dise aux deux « Hodou » et qu'ils répondent le verset suivant. Celui qu'on appellerait pour ce zimoun ne mangera ni ne boira, ni n'aidera à dire la bénédiction du zimoun : il entendra Hodou, répondra avec eux, et rentrera chez lui. Ils s'accordent aussi que, bien que la plus belle manière soit de dire le Hallel avec trois hommes majeurs — et donc, s'il y a chez lui à une même table un homme astreint, il convient certainement de l'associer pour dire Hodou —, néanmoins on n'y tient pas tant : il peut s'acquitter par sa femme et ses fils (et si ses fils sont mineurs, voir plus bas), c'est-à-dire qu'il dira et qu'ils répondront. (De même sa femme peut dire Hodou, car les femmes aussi sont tenues de ce Hallel comme elles sont tenues des quatre coupes. Le Chok Yaakov a écrit que, selon l'usage de dire Hodou sur un air chanté, il y a à craindre ce que dit la Guemara : « les femmes chantent et les hommes répondent — c'est comme le feu dans l'étoupe ».) S'il veut rechercher un zimoun pour Birkat hamazone et aller chez son voisin pour y bénir, qu'il ne mange pas l'afikoman chez lui : car il devra nécessairement y manger quelque chose pour s'associer à Birkat hamazone, et il est interdit de manger quoi que ce soit après l'afikoman ; de plus, l'afikoman lui-même est interdit à partager et à manger en deux lieux, comme plus haut au siman 478. Aussi mangera-t-il l'afikoman au lieu où il fait le zimoun et bénit, y boira-t-il la coupe, et y restera-t-il jusqu'à la fin du séder. S'il veut, il rentrera chez lui après Birkat hamazone, achèvera le Hallel et boira la quatrième coupe. Néanmoins, on n'a plus aujourd'hui l'usage d'aller manger l'afikoman dans une autre maison ; aussi vaut-il mieux bénir chez soi seul que d'aller au milieu de son repas dans une autre maison chercher un zimoun. Toutefois, s'il veut rechercher et tout accomplir de la plus belle manière, et qu'il n'a pas chez lui un zimoun complet de trois hommes, qu'il voie lekhathila (a priori) à inviter à son repas quelque hôte, afin d'avoir un zimoun complet pour Birkat hamazone et aussi pour dire Hodou.
(י) אומר הודו ואנא וכו' - הוא רק מצוה לכתחלה ואינו לעיכובא [פר"ח]:
Il dit Hodou et Ana, etc. - Ce n'est qu'une mitsva lekhathila, et non indispensable [Peri 'Hadach].
(יא) והאחרים עונין אחריו - ואם אין שם כ"א שנים שניהם יאמרו הודו [אחרונים]:
Et les autres répondent après lui - S'il n'y en a que deux, tous deux diront Hodou [Aharonim].
(יב) ליתן לקטן רשות - שהוא יאמר כדי שלא יישנו וגם כדי לחנכם במצות. וזהו דוקא באמירת אנא מפני שהם עונין אחריו אותו פסוק גופא אבל לא בהודו:
Donner licence à un mineur - Qu'il dise, afin qu'ils ne s'endorment pas et aussi pour les éduquer aux mitsvot. Cela n'est que pour dire Ana, parce qu'ils répondent après lui ce même verset ; mais non pour Hodou.
(יג) שבעל הבית מברך - אף אם יש לו אורח ומ"מ אין קפידא בזה אם בירך אחר [ח"י]:
Que le maître de maison bénit - Même s'il a un hôte ; néanmoins, point d'objection si un autre a béni [Chok Yaakov].