S'il n'a qu'un kézayit de matsa gardée, il mange d'abord de la matsa non gardée avec hamotsi et maror, puis le kézayit gardé à la fin pour matsa et afikomen. S'il n'a que trois matsot pour deux nuits, la première nuit se fait sur la peroussa et les deux entières vont à la seconde nuit.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) משומרת - עיין לעיל סי' תנ"ג ס"ד מהו משומרת ועיין בה"ל:
Gardée - voir plus haut siman 453 seif 4 ce qu'est une matsa gardée (chemoura), et voir le Biour Halakha.
(ב) אלא כזית - וא"כ אם יאכלו בראשונה לא יהיה לו לאפיקומן ואם ירצה לצאת בו גם במקום אפיקומן א"כ לא יהא רשאי לאכול אחריו וכדלעיל בסימן תע"ח וע"כ צריך לעשות כמו שמבאר והולך:
Sinon un kézayit - dès lors, s'ils le mangent d'abord, il n'en aura plus pour l'afikomen ; et s'il veut aussi s'en acquitter à la place de l'afikomen, il ne pourra plus rien manger après, comme plus haut au siman 478. Il faut donc faire comme il explique à la suite.
(ג) מברך על אכילת מרור וכו' - ר"ל לאחר שמברך מתחלה ברכת המוציא לבד על מצה שאינה משומרת מברך על המרור וברכת על אכילת מצה יברך לבסוף בשעה שאוכל כזית המשומרת ואע"ג דלכתחלה צריך לאכול מצה של חיוב והדר מרור משום שנאמר על מצות ומרורים בתחלה מצה והדר מרורים היכא דלא אפשר שאני והמחבר השמיט דין דכריכה ומשמע דס"ל דלא מצרכינן ליה כריכה משום דאין לו מצה שמורה רק כזית ובמצה שאינה שמורה לא חשיב כריכה שהרי אינה מצה כלל:
Il bénit « al akhilat maror », etc. - c'est-à-dire : après avoir d'abord béni seulement hamotsi sur une matsa qui n'est pas gardée, il bénit sur le maror ; et la berakha « al akhilat matsa » il la dira à la fin, au moment où il mange le kézayit gardé. Bien qu'a priori (lekhathila) il faille manger la matsa d'obligation puis le maror, parce qu'il est dit « al matsot oumerorim » — d'abord la matsa puis les marorim —, là où c'est impossible c'est différent. Le Méhabber a omis la loi du korekh, et il en ressort qu'il tient qu'on ne lui impose pas le korekh, parce qu'il n'a de matsa chemoura qu'un kézayit, et qu'avec une matsa qui n'est pas chemoura le korekh n'a pas de valeur, car ce n'est pas du tout une matsa.
(ד) על אכילת מצה - דברכת המוציא כבר בירך:
« Al akhilat matsa » - car la berakha hamotsi, il l'a déjà dite.
(ה) אותו כזית - המשומר ועולה לו גם במקום אפיקומן שהרי אוכלו על השובע:
Ce kézayit - celui qui est gardé ; et il lui compte aussi à la place de l'afikomen, puisqu'il le mange sur satiété.
(ו) ואינו טועם אחריו כלום - וכמו בכל מקום לאחר אפיקומן. והנה כ"ז בשאין לו רק כזית אחד שמורה אבל אם יש לו שני זיתים אוכל כזית אחד בתחלת אכילתו ומברך עליו המוציא ועל אכילת מצה וכזית אחר יאכלנו אחר גמר סעודתו לשם אפיקומן. וחולה שאינו יכול לאכול רק כזית או מי שאין לו שום מצה רק כזית יאכל תבשילו בלא המוציא ואחר סעודתו יברך המוציא ועל אכילת מצה ויאכל אותו כזית אבל אם אין לו גם כן יין א"כ צריך לקדש על המצה תחלה ואח"כ יאכל תבשילו:
Et il ne goûte plus rien après - comme partout après l'afikomen. Tout ceci quand il n'a qu'un seul kézayit de chemoura ; mais s'il a deux zétim, il mange un kézayit au début de son repas et bénit dessus hamotsi et « al akhilat matsa », et l'autre kézayit il le mangera après la fin de son repas au titre d'afikomen. Un malade qui ne peut manger qu'un kézayit, ou celui qui n'a aucune matsa sinon un kézayit, mangera son plat sans hamotsi, et après son repas il bénira hamotsi et « al akhilat matsa » et mangera ce kézayit. Mais s'il n'a pas non plus de vin, il devra d'abord faire kiddoush sur la matsa, puis il mangera son plat.
(ז) רק ג' מצות - דאם היה לו ארבעה היה מסתפק ביום הראשון משנים ושנים לליל שני:
Seulement trois matsot - car s'il en avait quatre, il se contenterait le premier jour de deux, et deux pour la seconde nuit.
(ח) מן הפרוסה - שפרס ממנה כבר כזית לאפיקומן:
De la peroussa - dont il a déjà détaché un kézayit pour l'afikomen.
(ט) וב' השלימות לליל ב' - משום לחם משנה יש מאחרונים שכתבו שבזה לא יבצע פרוסה לאפיקומן בליל שני עד לאחר ברכת המוציא קודם ברכת על אכילת מצה כדי שיברך המוציא על לחם משנה שלימות ועל אכילת מצה יברך על הפרוסה שהפרוסה היא לחם עוני. כתב מ"א אם אפשר לו לשייר בליל א' פרוסה קטנה של כזית ישייר ויניחנה בליל ב' בין שתי השלימות כדי שיהיה לו לחם משנה מלבד הפרוסה שמברך עליה על אכילת מצה כמו שנתבאר בסימן תע"ג. וכן להיפך אם אין מספיק לו ללילה הראשונה במצה אחת לכל בני ביתו יקח פרוסה מן השניה וישאיר מצה א' וחציה לליל שניה דכיון שהוא שעת הדחק יכול לסמוך על הפוסקים דס"ל דבליל פסח סגי לכתחלה בפרוסה ויברך המוציא ועל אכילת מצה על הפרוסה שעל גבי השלמה ומהשלמה יעשה כריכה והאפיקומן:
Et les deux entières pour la seconde nuit - à cause du lehem mishné, certains Aharonim ont écrit qu'alors il ne cassera pas de peroussa pour l'afikomen la seconde nuit qu'après la berakha hamotsi, avant la berakha « al akhilat matsa », afin de bénir hamotsi sur un lehem mishné d'entières, et « al akhilat matsa » sur la peroussa, car la peroussa est le lehem oni. Le Magen Avraham a écrit : s'il peut laisser la première nuit une petite peroussa d'un kézayit, qu'il la laisse et la place la seconde nuit entre les deux entières, afin d'avoir lehem mishné en plus de la peroussa sur laquelle il bénit « al akhilat matsa », comme exposé au siman 473. Et inversement : s'il n'a pas assez pour la première nuit d'une seule matsa pour tous les gens de sa maison, il prendra une peroussa de la seconde et laissera une matsa et demie pour la seconde nuit ; car, puisque c'est un moment de détresse, il peut s'appuyer sur les décisionnaires qui tiennent qu'à la nuit de Pessa'h une peroussa suffit a priori, et il bénira hamotsi et « al akhilat matsa » sur la peroussa posée sur l'entière, et de l'entière il fera le korekh et l'afikomen.