Sans vin du tout, on consacre sur le pain. S'il reste une ou plusieurs coupes, on les répartit (kiddoush, Haggada, Birkat hamazone). On peut s'appuyer sur le hamar medina (hydromel, parfois réglisse ou boisson aux pommes) pour les quatre coupes.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) מי שאין לו יין - היינו שאין לו כלל אבל אם יש לו יין אפילו רק על כוס אחד [וה"ה שאר משקין אם הוא חמר מדינה לפי מה שמסיק הרמ"א בהג"ה] יקדש עליו ולא יקדש על הפת אף אם דרכו בשארי שבתות ויו"ט לקדש על הפת מ"מ בלילה זה כשתקנו חכמים ד' כוסות תקנו לקדש על היין ולא על הפת. ואם יש לו שני כוסות יקדש על הראשון ואח"כ יאמר ההגדה בלא כוס ובהמ"ז יברך על כוס השני ויצא בזה גם דעת הי"א בסימן קפ"ב דס"ל דבהמ"ז טעונה כוס ואם יש לו ג' כוסות מקדש על אחד ואומר הגדה על אחד ובהמ"ז על אחד וחצי הלל שאחר בהמ"ז יאמר בלא כוס:
Celui qui n'a pas de vin - c'est-à-dire qu'il n'en a pas du tout ; mais s'il a du vin, même seulement pour une coupe [et de même les autres boissons, si c'est du hamar medina, selon ce que conclut le Rema dans la glose], il consacre dessus et ne consacre pas sur le pain : même si, les autres Chabbats et Yom Tov, il a l'habitude de consacrer sur le pain, cette nuit-ci, lorsque les Sages ont institué les quatre coupes, ils ont institué de consacrer sur le vin et non sur le pain. S'il a deux coupes, il consacre sur la première, puis dit la Haggada sans coupe, et bénit le Birkat hamazone sur la seconde ; il satisfait ainsi aussi l'avis des « certains disent » du siman 182, selon lesquels le Birkat hamazone requiert une coupe. S'il a trois coupes, il consacre sur l'une, dit la Haggada sur une autre et le Birkat hamazone sur une autre, et la moitié du Hallel après le Birkat hamazone, il la dira sans coupe.
(ב) ובוצע - עיין בבה"ל:
Et il rompt - voir au Biour Halakha.
(ג) ומניח ידיו עליו - שכיון שמקדש עליו מצוה לאוחזו בידו כשם שאוחז בכוס שמקדש עליו:
Et il pose les mains dessus - car puisqu'il consacre dessus, c'est une mitsva de le tenir en main, comme on tient la coupe sur laquelle on consacre.
(ד) ואח"כ אוכל שאר ירקות - זהו הכרפס. וטובל במי מלח או בחומץ וקודם מצה כנהוג שאר שנים א"א לאכול דהא אסור לטעום קודם קידוש. ולענין ברכה עליהם תלוי הדבר באם הוא דבר שממשיך תאות המאכל אין מברך עליהם דהוא בא בכלל הסעודה ואם לאו מברך עליהם בורא פרי האדמה:
Puis il mange les autres légumes - c'est le karpas. Il le trempe dans l'eau salée ou le vinaigre ; et avant la matsa, comme les autres années, on ne peut pas manger, car il est interdit de goûter avant le kiddoush. Quant à la berakha sur eux, cela dépend : si c'est une chose qui ouvre l'appétit, on ne bénit pas dessus, car cela entre dans le repas ; sinon, on bénit Bore pri haadama.
(ה) ואומר מה נשתנה וכו' - וה"ה דאומר הא לחמא עניא וכו'. עד גאל ישראל. עיין במ"א שכתב דיהללוך לא יאמר בחתימה שנתקנה על הכוס דוקא והעתיק הח"י את דבריו אבל בפר"ח מסיק דנראה יותר שיאמרנה וכמו שכתב הד"מ דאין הכוס מעכב לזה דהא בבהכ"נ אומרים הלל בלא כוס וכן הסכימו כמה אחרונים:
Et il dit Ma nichatana, etc. - et de même il dit Ha lahma anya, etc., jusqu'à Gaal Israël. Voir au Magen Avraham qui a écrit qu'on ne dira pas Yehaléloukha avec clôture, celle-ci n'ayant été instituée que sur la coupe ; le Hok Yaakov a recopié ses propos. Mais le Pri Hadash conclut qu'il semble préférable de la dire, comme l'a écrit le Darkhei Moshe : la coupe n'est pas indispensable pour cela, puisque dans le beit haknesset on dit le Hallel sans coupe ; et plusieurs Aharonim se sont accordés ainsi.
(ו) ומברך על המרור - וטובלו בחרוסת שלענין נטילה שנית כשרוצה לגמור סעודתו מסיק במאמר מרדכי דצריך ליטול ידיו מדינא דהא הפסיק בהגדה והלילא [ודומיא דפסקינן לעיל דצריך ליטול ידיו לאכילה אע"ג דנטל מתחלה כדין לדבר שטיבולו במשקה משום דהפסיק באמירת הגדה וה"נ דכוותיה] אכן אם כוון בנטילה ראשונה לגמור סעודתו ולשמור ידיו שלא לטנפם מסיק שם דא"צ ליטול שנית:
Et il bénit sur le maror - et le trempe dans le haroset. Quant à une seconde netilat yadayim lorsqu'il veut terminer son repas, le Maamar Mordekhai conclut qu'il doit se laver les mains de par la loi, car il a interrompu par la Haggada et le Hallel [analogue à ce que nous tranchons plus haut : il faut se laver les mains pour manger, bien qu'il se soit déjà lavé d'abord selon la règle pour un aliment trempé dans un liquide, parce qu'il a interrompu par la récitation de la Haggada ; ici de même]. Toutefois, s'il a eu l'intention, lors de la première ablution, de terminer son repas et de garder ses mains pour ne pas les souiller, il conclut là-bas qu'il n'a pas besoin de se laver une seconde fois.
(ז) בלא ברכה - ר"ל שא"צ לברך שנית על המצה אע"ג דהפסיק הרבה באמירת הגדה אחר הברכה ראשונה שבירך על המצה ואח"כ גומר הסעודה וכל הסדר בלא כוס יין:
Sans berakha - c'est-à-dire qu'il n'a pas besoin de bénir une seconde fois sur la matsa, bien qu'il ait beaucoup interrompu par la récitation de la Haggada après la première berakha dite sur la matsa ; puis il termine le repas et tout le seder sans coupe de vin.
(ח) ובמקומות שנוהגים לשתות וכו' - עיין לעיל בסימן תס"ז ס"ח בהג"ה:
Et dans les lieux où l'on a l'habitude de boire, etc. - voir plus haut au siman 467 seif 8 dans la glose.
(ט) כמו שנתבאר לעיל וכו' - ר"ל כמו שהסכים שם כהג"ה דבלילה אין לקדש על שאר משקין:
Comme il a été exposé plus haut, etc. - c'est-à-dire comme il s'est accordé là-bas selon la glose : la nuit, on ne consacre pas sur d'autres boissons.
(י) יש לסמוך וכו' - כדי שיוכל לעשות הסדר כסדרו ולקיים ד' כוסות:
On peut s'appuyer, etc. - afin de pouvoir faire le seder dans son ordre et d'accomplir les quatre coupes.
(יא) אם הוא חמר מדינה - ואפילו במקום שכל השנה אין רוב שתיית העם במי דבש ורק בפסח ג"כ יש להקל [מ"א וא"ר וש"א דלא כח"י]. ואפשר עוד דאם שתיית רוב ההמון לאקרי"ץ או עפי"ל טראנ"ק מותר ליקח אותו לארבעה כוסות אם אין לו יין:
S'il s'agit de hamar medina - et même dans un lieu où, toute l'année, la majorité du peuple ne boit pas d'hydromel (mei dvash), et seulement à Pessa'h, on peut aussi être indulgent [Magen Avraham, Eliyah Rabbah et d'autres Aharonim, contrairement au Hok Yaakov]. Et il se peut encore que si la majorité du commun boit de la réglisse (Lakritz) ou de la boisson aux pommes (Apfeltrank), il soit permis de les prendre pour les quatre coupes si l'on n'a pas de vin.