Le kézayit vaut selon certains la moitié d'un œuf moyen avec coquille ; le Rambam dit un tiers. Pour une mitsva de la Torah (matsa) on est strict ; pour le rabbinique (maror) on peut s'appuyer après coup sur un tiers. Les œufs d'aujourd'hui ayant diminué, certains doublent les mesures.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) דהוי כחצי ביצה - בינונית עם קליפתה ודעת הרמב"ם דכזית הוא כשליש ביצה ועיין במ"א וביאור הגר"א מש"כ בזה. ולענין דינא במצוה דאורייתא כגון במ"ע דאכילת מצה יש להחמיר ולאכול עכ"פ כחצי ביצה [אם לא שהוא חולה וקשה לו לאכול כחצי ביצה יכול לסמוך על הרמב"ם] ולענין מרור וכה"ג שהוא דרבנן יש לסמוך בדיעבד אם אכל כשליש ביצה אך לכתחלה כיון שצריך לברך על המרור נראה דאין להקל בזה אם לא שהוא אדם חלש וקשה לו יכול לסמוך ולאכול רק כשליש וכנ"ל. ולענין בהמ"ז ששיעורו מד"ס בכזית [וכן לענין ברכה אחרונה] ספק ברכות להקל ולא יברך עד שידע שאכל כחצי ביצה. ולכתחלה נכון ליזהר שלא יכניס עצמו בספק ברכות ויאכל כחצי ביצה או פחות הרבה משליש ביצה [פמ"ג] ולענ"ד נראה דנכון לכתחלה שיאכל כביצה פת דאל"ה יש חשש ברכה לבטלה על הברכה שבירך מתחלה על הנטילה לאיזה פוסקים וכנ"ל בסימן קנ"ח ס"ב עי"ש. ועתה נחזור לעניננו דע דמש"כ המחבר כזית כחצי ביצה לאו מלתא פסיקתא היא בזמנינו דיש מאחרונים שהוכיחו דביצים המצויים בזמנינו נתקטנו הרבה עד למחצה מכפי שהיו בימים הקדמונים שבהם שיערו חכמים ולפ"ז בכל מקום שהשיעור הוא כחצי ביצה צריך לשער בכביצה בזמנינו ועיין בשע"ת שהכריע שיש לחלק בזה לענין שיעורין בין דבר שחיובו מן התורה לדבר שחיובו מדרבנן כגון מרור בזה"ז ואפיקומן וכוסות ונמצא לפ"ז בזמנינו יתחייב לאכול מצה עד כשיעור ביצה ומרור יצא בדיעבד אף אם לא אכל רק כשליש ביצה וכנ"ל ועיין במש"כ לעיל סימן רע"א בבה"ל בד"ה של רביעית:
Qu'il vaut la moitié d'un œuf - de taille moyenne, avec sa coquille. L'avis du Rambam est que le kézayit vaut un tiers d'œuf ; voir le Magen Avraham et le Biour ha-Gra à ce sujet. Pour la pratique, s'agissant d'une mitsva de la Torah, comme le commandement positif de manger de la matsa, il faut être strict et manger au moins la moitié d'un œuf [à moins qu'il soit malade et qu'il lui soit difficile de manger la moitié d'un œuf : il peut alors s'appuyer sur le Rambam]. Pour le maror et les cas semblables, qui sont rabbiniques, on peut s'appuyer après coup (bediavad) s'il a mangé un tiers d'œuf ; mais a priori (lekhathila), puisqu'il faut bénir sur le maror, il n'y a pas lieu d'être indulgent, sauf s'il est faible et que cela lui est difficile : il peut alors s'appuyer et n'en manger qu'un tiers, comme ci-dessus. Pour le Birkat hamazone, dont la mesure d'un kézayit est rabbinique [et de même pour la bénédiction finale], le doute en matière de bénédictions va à l'indulgence : il ne bénira que s'il sait avoir mangé la moitié d'un œuf. A priori, il convient de prendre garde de ne pas s'exposer à un doute de bénédictions, et de manger la moitié d'un œuf, ou bien beaucoup moins d'un tiers d'œuf [Pri Megadim]. À mon avis, il convient a priori de manger un œuf de pain, sinon il y a crainte de bénédiction vaine sur la bénédiction qu'il a d'abord dite sur le netilat yadayim, selon certains décisionnaires, comme plus haut au siman 158 seif 2, voir là. Revenons à notre sujet : sache que ce qu'écrit le Méhabber — que le kézayit vaut la moitié d'un œuf — n'est pas une chose tranchée de nos jours, car certains Aharonim ont démontré que les œufs courants de notre temps se sont beaucoup réduits, jusqu'à la moitié de ce qu'ils étaient aux temps anciens où les Sages ont fixé les mesures. Dès lors, partout où la mesure est de la moitié d'un œuf, il faut mesurer d'après un œuf entier de nos jours. Voir le Chaaré Techouva, qui a tranché qu'il faut distinguer, pour les mesures, entre une obligation de la Torah et une obligation rabbinique, comme le maror de nos jours, l'afikomen et les coupes. Il en résulte qu'aujourd'hui on est tenu de manger de la matsa jusqu'à la mesure d'un œuf, et pour le maror on s'acquitte après coup même si l'on n'a mangé qu'un tiers d'œuf, comme ci-dessus. Voir ce que j'ai écrit plus haut au siman 271 dans le Biour Halakha, au lemma « d'un réviit ».
(ב) ויאכלנו ביחד - עיין לעיל סימן תע"ה במ"ב סוף סק"ט:
Et il le mangera d'un seul trait - voir plus haut siman 475 dans la Michna Beroura, fin du seif katan 9.
(ג) ובירקות צריך למעך חלל האויר - וה"ה אם יש חלל במצה אינו מצטרף החלל לשיעור כזית וצריך למעכו אבל אם אין חלל במצה אפילו היא רכה ועשויה כספוג א"צ למעכו:
Et pour les légumes, il faut tasser la cavité d'air - et de même s'il y a une cavité dans la matsa, cette cavité ne compte pas pour la mesure du kézayit et il faut la tasser ; mais s'il n'y a pas de cavité dans la matsa, même si elle est molle et faite comme une éponge, on n'a pas besoin de la tasser.