משנה ברורה

Michna Beroura — siman 488

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Loi de la tefila de Shaharit de Pessa'h
En bref - de quoi parle ce chiour ?

On dit les zimrot de Chabbat et l'on achève le Hallel. On n'interrompt le Hallel que comme pour le Chema. Lecture de « Mishkhou » et haftara « Baét hahi ». On cesse de mentionner la pluie ; le chamach rappelle en secret « vetén berakha » dès la première nuit de Hol hamoed.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETLoi de la tefila de Shaharit de Pessa'h
À FAIREZimrot et Nishmat
Zimrot avant les Pesouké dezimra, et aussi « Mizmor shir leyom haChabbat » (Yom Tov est appelé Chabbat). Nishmat comme le Chabbat. Après Barekhou : Yotser or comme en semaine
À FAIREHallel entier
On l'achève. Formule : « lire le Hallel » (pas « achever », crainte de mot sauté et berakha vaine). Qui a dit « achever » s'est acquitté ; on n'abolit pas un usage local
À FAIREArrivée pile au Hallel
Lire d'abord le Hallel avec le tsibbour, puis prier — si le temps du Chema et de la tefila n'est pas dépassé
À FAIRECesser la pluie dès hol hamoed
On ne demande plus la pluie. Le chamach rappellera à voix basse, avant Arvit de la première nuit de hol hamoed, de dire « vetén berakha » : beaucoup trébuchent, crainte de centaines de berakhot vaines
À ÉVITERReprendre un verset oublié plus loin
Mot ou verset sauté : recommencer depuis ce verset jusqu'à la fin. Le dire à l'endroit du souvenir serait une lecture à rebours, pas acquitté
OUIPlusieurs lisent à la fois
Même dix : on s'acquitte, le Hallel est cher (souvenir du miracle) et l'on entend. Mieux : pour le kiddoush qui acquitte la maison, l'un après l'autre
OUIInterruption au milieu d'un chapitre
Même au milieu. Chapitres : Hallelu avdé ה' ; Betset Israël ; Lo lanou ; Ahavti ; Hallelu kol goyim ; Min hamétsar (le Radak : le psaume commence à Hodou). Détail : siman 66
OUIVersets de Moussaf oubliés ou d'un autre jour
Oubliés tout à fait : bediavad acquitté. Autre jour, berakha non achevée : revenir aux versets des sacrifices. Berakha achevée : pas besoin de revenir
NONMention de la pluie après que l'officiant a cessé
Le yahid qui retarde Moussaf après que l'officiant a cessé « Machiv haroua'h oumorid hagueshem » ne mentionne plus la pluie
REMAHaftara : certains commencent « Vayomer Yehoshoua el haam hitkadashou » ; ainsi est-on accoutumé maintenant. Le Méhabber : usage séfarade de ne plus mentionner la pluie même dans Moussaf ; notre usage : le tsibbour mentionne encore jusqu'à entendre l'officiant cesser, puis s'arrête à Minha.
Shaharit de Pessa'h : zimrot et Nishmat comme Chabbat, Yotser comme en semaine, Hallel entier sans lecture à rebours. Dès hol hamoed : vetén berakha, plus de demande de pluie.

Glossaire

zimrot
psaumes récités avant les Pesouké dezimra
Pesouké dezimra
versets de louange du matin
Yotser or
bénédiction « Qui forme la lumière »
kria lemafreia
lecture à rebours
maftir
dernier appelé, qui lit aussi la haftara
Machiv haroua'h oumorid hagueshem
« Il fait souffler le vent et descendre la pluie »
vetén berakha
« et donne la bénédiction », demande estivale dans Birkat hashanim
Hol hamoed
jours intermédiaires de la fête
chamach
bedeau, servant de la synagogue

(א) וקורים הזמירות וכו' - היינו המזמורים שאומרים קודם פסוקי דזמרה וגם מזמור שיר ליום השבת אומרים דיו"ט נמי אקרי שבת. וכן אומרים ברכת נשמת כמו בשבת ואחר ברכו אומרים ברכת יוצר אור כמו בחול:

Et l'on dit les zimrot, etc. - c'est-à-dire les psaumes que l'on dit avant les Pesouké dezimra ; et l'on dit aussi « Mizmor shir leyom haChabbat », car Yom Tov aussi est appelé Chabbat. On dit également la berakha de Nishmat comme le Chabbat ; et après Barekhou on dit la berakha Yotser or comme en semaine.

(ב) וגומרין ההלל - ואם חיסר פסוק אחד או תיבה אחת צריך להתחיל אח"כ מאותו פסוק ולגמור עד סוף ההלל דאם יאמרנו במקום שנזכר הו"ל קריאה למפרע ולא יצא:

Et l'on achève le Hallel - et s'il a omis un verset ou un seul mot, il doit ensuite recommencer depuis ce verset et achever jusqu'à la fin du Hallel : car s'il le dit à l'endroit où il s'en souvient, ce serait une lecture à rebours et il ne se serait pas acquitté.

(ג) לקרות ההלל - ר"ל שלא יאמר לגמור ההלל דשמא ידלג תיבה או אות אחת ויש חשש ברכה לבטלה ואם אמר לגמור יצא ובמקום שנהגו לומר לגמור אין לבטל מנהגם [פמ"ג]. אם בא לבהכ"נ סמוך להלל יקרא תחלה הלל עם הצבור ואח"כ יתפלל והוא שלא יעבור זמן ק"ש ותפלה עי"ז ועיין לעיל בסימן תכ"ב במ"ב סקט"ז:

« Lire le Hallel » - c'est-à-dire qu'il ne dira pas « achever le Hallel », de peur qu'il ne saute un mot ou une lettre et qu'il y ait crainte de berakha vaine ; et s'il a dit « achever », il s'est acquitté. Dans un lieu où l'usage est de dire « achever », on n'abolira pas leur usage [Pri Megadim]. S'il arrive au beit haknesset juste au moment du Hallel, il lira d'abord le Hallel avec le tsibbour, puis il priera — à condition que le temps du Chema et de la tefila n'en soit pas dépassé ; voir plus haut siman 422 dans la MB seif katan 16.

(ד) כדרך שאמרו בק"ש וכו' - ופרטי ופרטי דינים אלו עיין לעיל סימן ס"ו:

Comme on l'a dit pour le Chema, etc. - et pour le détail de ces lois, voir plus haut siman 66.

(ה) באמצע הפרק וכו' - ואלו הן הפרקים הללויה הללו עבדי ה' וגו'. בצאת ישראל ממצרים וגו'. לא לנו ה' לא לנו וגו'. אהבתי וגו'. הללו את ה' כל גוים וגו' מן המצר וגו'. ורד"ק כתב דמן המצר אינו תחלת המזמור אלא מתחיל הודו לה' כי טוב וגו':

Au milieu du chapitre, etc. - et voici ces chapitres : « Hallelu-Ya, hallelu avdé ה' » etc. ; « Betset Israël miMitsrayim » etc. ; « Lo lanou ה' lo lanou » etc. ; « Ahavti » etc. ; « Hallelu et ה' kol goyim » etc. ; « Min hamétsar » etc. Le Radak a écrit que « Min hamétsar » n'est pas le début du psaume, mais qu'il commence par « Hodou la-ה' ki tov » etc.

(ו) באמצע - היינו אפי' באמצע הפרק:

Au milieu - c'est-à-dire même au milieu du chapitre.

(ז) ושהה וכו' - מדסתם משמע אפי' שהה באונס ועיין לעיל בסימן תכ"ב סקכ"ד במ"ב:

Et il a tardé, etc. - du fait qu'il a parlé de façon absolue, il en ressort même s'il a tardé par contrainte (oness) ; voir plus haut siman 422 seif katan 24 dans la MB.

(ח) אפילו עשרה קורין כאחד - ר"ל אפילו היכא שמוציאין ידי חובה באמירתן לאחרים ולא אמרינן תרי קלא לא משתמעי כדאשכחן סימן קמ"א ס"ב לענין קה"ת דהלל חביבי להו משום זכרון הנס ויהבי דעתייהו ושמעי. ומה"ט ג"כ המנהג שמקדשין שנים או יותר יחד בשבת ויו"ט או כשיושבין בסוכה כמה בעלי בתים ומקדשין להוציא בני ביתם משום דהקידוש חביב להם ויהבי דעתייהו ושמעי ומ"מ יותר טוב שלא יקדשו בבת אחת היכי שצריכין להוציא ב"ב אלא זה אחר זה:

Même dix lisent à la fois - c'est-à-dire même là où l'on acquitte autrui par leur récitation, et l'on ne dit pas « deux voix ne s'entendent pas », comme on trouve au siman 141 seif 2 au sujet de la lecture de la Torah : car le Hallel leur est cher en souvenir du miracle, ils y appliquent leur esprit et entendent. Pour la même raison, l'usage est que deux ou davantage consacrent ensemble le Chabbat et Yom Tov, ou lorsque plusieurs maîtres de maison sont assis dans la soukka et consacrent pour acquitter les gens de leur maison, parce que le kiddoush leur est cher, ils y appliquent leur esprit et entendent. Néanmoins, il est préférable qu'ils ne consacrent pas en même temps lorsqu'ils doivent acquitter les gens de leur maison, mais l'un après l'autre.

(ט) ומפטיר קורא וכו' - ועיין לעיל בסימן קל"ז במ"ב סקי"א:

Et le maftir lit, etc. - voir plus haut siman 137 dans la MB seif katan 11.

(י) בעת ההיא - ויש מתחילין ויאמר יהושע אל העם התקדשו וכן נוהגין עכשיו:

« En ce temps-là » - certains commencent « Vayomer Yehoshoua el haam hitkadashou », et ainsi est-on accoutumé maintenant.

(יא) ואין מזכירין וכו' - דעת המחבר דהוא מנהג ספרד שאפילו במוסף גופא אין מזכירין גשם ולזה כתב רמ"א ועיין לעיל סימן קי"ד ס"ג דשם מבואר בהג"ה דמנהגנו הוא כפוסקים דס"ל דהצבור מזכירין במוסף עד שישמעו שהש"ץ אינו מזכיר בתפלתו שחוזר בקול רם אז הם פוסקין במנחה וה"ה היחיד שאיחר תפלתו במוסף עד אחר שהתפלל הש"ץ ופסק לומר משיב הרוח ומוריד הגשם ג"כ שוב לא יזכיר גשם וע"ש במ"ב ובה"ל כמה פרטים בדין זה:

Et l'on ne mentionne pas, etc. - l'avis du Méhabber est que c'est l'usage séfarade : même dans Moussaf lui-même on ne mentionne pas la pluie ; c'est pourquoi le Rema a écrit. Voir plus haut siman 114 seif 3 : il y est exposé dans la glose que notre usage suit les décisionnaires selon lesquels le tsibbour mentionne encore dans Moussaf, jusqu'à ce qu'ils entendent que l'officiant ne mentionne plus dans sa tefila qu'il répète à voix haute ; alors ils s'arrêtent à Minha. Il en va de même pour le yahid qui a retardé sa tefila de Moussaf jusqu'après que l'officiant a prié et a cessé de dire « Machiv haroua'h oumorid hagueshem » : lui non plus ne mentionnera plus la pluie. Voir là dans la MB et le Biour Halakha plusieurs détails de cette loi.

(יב) משם ואילך מלשאול וכו' - היינו בחוה"מ שוב לא יבקש על מטר ובדיעבד אם שכח ועבר עיין לעיל בסימן קי"ז ס"ג ובבה"ל. והנה אף שהסכימו הפוסקים שאין נכון שיכריז השמש ד"ז בצבור ששוב לא יזכירו גשם ומטר שנראה כאלו ממאנים על הגשמים וע"ד שאמרו אין מתפללין על רוב גשמים מ"מ נ"ל שנכון מאוד שהשמש יזכיר בחשאי לרוב העולם קודם תפלת מעריב של לילה ראשונה של חוה"מ שיאמרו ותן ברכה וכו' כי האנשים פשוטין רובן נכשלין בלילה ראשונה וכן למחר בתפלת שחרית עד שישמעו מן הש"ץ שפסק ויש בזה חשש כמה מאות ברכות לבטלה:

Désormais on cesse de demander, etc. - c'est-à-dire qu'en Hol hamoed on ne demandera plus la pluie ; et après coup (bediavad), s'il a oublié et l'a dite, voir plus haut siman 117 seif 3 et le Biour Halakha. Voici : bien que les décisionnaires soient convenus qu'il n'est pas bon que le chamach proclame cela en public, que désormais on ne mentionne plus la pluie ni la demande de pluie, car cela paraît comme si l'on refusait les pluies, selon ce qu'on a dit : « on ne prie pas pour un excès de pluies », néanmoins il me semble très bon que le chamach rappelle à voix basse à la plupart des gens, avant Arvit de la première nuit de Hol hamoed, de dire « vetén berakha » etc., car la plupart des gens simples trébuchent la première nuit, et de même le lendemain à Shaharit, jusqu'à ce qu'ils entendent de l'officiant qu'il a cessé ; et il y a là crainte de plusieurs centaines de berakhot vaines.

(יג) ונוהגין לומר וכו' - ובדיעבד אף אם לא הזכיר אותם כלל יצא. ואם טעה במוספין והזכיר של יום אחר וכן בסוכות שאמר ביום א' דחוה"מ מה שאינו שייך כלל לאותו יום כגון שאמר ביום הרביעי אם לא סיים הברכה יתחיל מפסוקי הקרבנות ואם סיים הברכה א"צ לחזור [ח"א בסוף כלל כח]:

Et l'on a l'usage de dire, etc. - et après coup, même s'il ne les a pas mentionnés du tout, il s'est acquitté. S'il s'est trompé dans les Moussafim et a mentionné [les versets] d'un autre jour, et de même à Soukot s'il a dit le premier jour de Hol hamoed ce qui n'appartient pas du tout à ce jour, par exemple s'il a dit [les versets] du quatrième jour : s'il n'a pas achevé la berakha, il recommencera depuis les versets des sacrifices ; s'il a achevé la berakha, il n'a pas besoin de revenir [Hayé Adam, fin de la règle 28].