Havdala à la sortie de Yom Tov : sur la coupe comme à motsei Chabbat, sans lumière ni aromates ; Vetodiénou si Yom Tov tombe à motsei Chabbat ; 'hamets dès la nuit à la sortie de Pessa'h.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) אלא שאינו וכו' - חסרון הניכר יש כאן וקודם לזה צ"ל ומבדיל על הכוס כמו במו"ש אלא שאינו וכו' [הגר"א] וכן מצאתי בשו"ע הראשון שהדפיס המחבר בחייו. מי שהתחיל לאכול במוצאי פסח מבע"י עד הלילה ועדיין לא התפלל והבדיל מותר לאכול חמץ דכיון שחשכה הוי לילה לכל מילי אלא שחכמים אסרו במלאכה עד שיבדיל [מ"א וש"א] אמנם אם עדיין לא בירך בהמ"ז בודאי אין לו לאכול חמץ דהרי יצטרך לומר יעלה ויבוא משום דאזלינן בתר התחלת הסעודה כדאיתא לעיל בסוף סימן קפ"ח וא"כ יהיה תרתי דסתרי:
Mais il ne etc. - Il y a ici une lacune manifeste ; il faut lire auparavant : « et il fait la havdala sur la coupe comme à motsei Chabbat, mais il ne etc. » [Gra]. J'ai trouvé de même dans le premier Choul'han Aroukh imprimé du vivant de l'auteur. Celui qui a commencé à manger à la sortie de Pessa'h encore de jour jusqu'à la nuit, et n'a pas encore prié ni fait la havdala, a le droit de manger du 'hamets : dès qu'il a fait nuit, c'est la nuit pour toute chose, sauf que les Sages ont interdit le travail jusqu'à la havdala [Magen Avraham et autres]. Toutefois, s'il n'a pas encore dit la birkat hamazon, il ne doit certainement pas manger de 'hamets, car il devra dire Yaalé véyavo — on suit le début du repas, comme à la fin du siman 188 — et ce serait alors deux choses contradictoires.
(ב) לא על הנר - שאין מברכין על הנר אלא במו"ש ובמוצאי יה"כ שנאסר אור כל היום ועכשיו חוזר להתירו כמו שנתבאר בסימן רצ"ח אבל ביו"ט לא נאסר האור מעולם לצורך יו"ט:
Pas sur la lumière - On ne bénit sur la lumière qu'à motsei Chabbat et à la sortie de Yom Kippour, où la lumière a été interdite tout le jour et redevient maintenant permise, comme exposé au siman 298. Mais à Yom Tov, la lumière n'a jamais été interdite pour les besoins de Yom Tov.
(ג) ולא על הבשמים - דענין הבשמים הוא כדי להשיב את הנפש שכואבת על הנשמה היתירה שניטלה ממנו אחר שבת וביו"ט ליכא נשמה יתירה. וכתבו הפוסקים דה"ה דביו"ט שחל במו"ש אין מברכין על הבשמים והטעם לפי שיש מאכלים טובים מיישבים דעתו כמו בשמים:
Ni sur les aromates - L'affaire des aromates est de ranimer l'âme qui souffre de la neshama yeteira qui lui a été ôtée après Chabbat ; or à Yom Tov il n'y a pas de neshama yeteira. Les Posqim ont écrit qu'il en est de même si Yom Tov tombe à motsei Chabbat : on ne bénit pas sur les aromates, parce qu'il y a de bons aliments qui apaisent l'esprit comme les aromates.
(ד) אומר באתה בחרתנו ותודיענו - והוא דוגמת אתה חוננתנו שמזכירין במו"ש בברכת אתה חונן וע"כ דינו ג"כ כאתה חוננתנו שאם טעה ולא אמרו אין מחזירין אותו שיכול לומר אח"כ קידוש על הכוס ושם נזכר הבדלה ג"כ ועיין לעיל בריש סימן רצ"ד בבה"ל ד"ה ואם טעה:
Il dit dans Ata Be'hartanou Vetodiénou - C'est l'équivalent de Ata 'honantanou que l'on mentionne à motsei Chabbat dans la berakha Ata 'honen. Aussi sa règle est-elle la même : s'il s'est trompé et ne l'a pas dit, on ne le fait pas recommencer, car il pourra ensuite dire le kidouch sur la coupe, où la havdala est aussi mentionnée. Voir au début du siman 294 dans le Béour Halakha s.v. « et s'il s'est trompé ».