Usage de jeûner lundi-jeudi-lundi après Pessa'h et Souccot ; on attend la fin de nissan et de tichri ; lecture de Vayéhal ; exceptions pour un repas de mitsva.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) שני וחמישי וכו' - שחוששין שמא מתוך משתה ושמחה באו לידי עבירה כמו שמצינו באיוב שהביא קרבנות והתענית במקום קרבן אבל בעצרת דאינו אלא יום אחד אין חוששין:
Lundi et jeudi etc. - On craint qu'à force de festins et de joie on n'en vienne à fauter, comme on le voit chez Iyov qui apportait des sacrifices ; le jeûne tient lieu de sacrifice. Mais à Atseret, qui n'est qu'un seul jour, on ne le craint pas.
(ב) עד שיעבור וכו' - דבניסן המנהג שאין מתענים בו כלל כדאיתא לעיל בסימן תכ"ט ובתשרי לא משום דרובו הוא מועדות וע"כ אין נכון לקבוע בו תענית בתחלה:
Jusqu'à ce que passe etc. - En nissan, l'usage est de ne pas jeûner du tout, comme plus haut au siman 429 ; et en tichri non plus, parce que la majeure partie du mois est fêtes. Aussi n'est-il pas convenable d'y fixer d'emblée un jeûne.
(ג) מיד בה"ב - ר"ל לאפוקי ממה שכתבו בשם מהרי"ו שימתינו מלהתענות עד י"ז חשוון דליתא ומברכין בבהכ"נ בשבת הראשון שאחר ר"ח למי שיתענה בה"ב ואחר אותו שבת מתחילין להתענות הבה"ב וצריך לקבל התענית במנחה שלפניהם אכן מי שענה אמן על אותו מי שבירך ודעתו להתענות אין צריך לקבל עוד במנחה שלפני יום התענית ומ"מ אם אח"כ נמלך שלא להתענות אינו מחוייב להתענות מחמת עניית אמן כ"ז שלא קיבל עליו התענית בפירוש בפיו וכשיש מילה או חתונה באותו שבת שמברכין בה"ב נוהגין לברכו במנחה משום מהיות טוב וגו':
Dès le lundi-jeudi-lundi - C'est-à-dire : à l'encontre de ce qu'on a écrit au nom du Mahari Weil, qu'il faudrait attendre le 17 'Hechvan pour jeûner — cela n'est pas retenu. On bénit au beit haknesset le premier Chabbat après Roch 'Hodech pour qui jeûnera le lundi-jeudi-lundi ; après ce Chabbat on commence les jeûnes. Il faut accepter le jeûne à Min'ha la veille. Toutefois, celui qui a répondu amen à ce Mi chébéirakh et a l'intention de jeûner n'a plus à l'accepter à Min'ha la veille du jeûne. Néanmoins, s'il se ravise ensuite et ne veut plus jeûner, il n'y est pas tenu du seul fait d'avoir répondu amen, tant qu'il n'a pas accepté le jeûne explicitement de sa bouche. S'il y a une mila ou un mariage ce Chabbat où l'on bénit le lundi-jeudi-lundi, on a l'usage de le bénir à Min'ha, en vertu de « puisque tu fais le bien... ».
(ד) שאפשר להתענות - ר"ל כיון שהגיע הזמן שאפשר להתענות אין לאחר יותר:
Dès qu'il est possible de jeûner - C'est-à-dire : une fois arrivé le temps où l'on peut jeûner, on ne recule plus.
(ה) להתענות - ואם אירע בהם ברית מילה או פדיון הבן או שאר סעודת מצוה מצוה לאכול וא"צ התרה כי כל המתענה אדעתא דמנהגא מתענה ולא נהגו להתענות בהם כשיש סעודת מצוה ויכולים לומר סליחות אפילו אין בבהכ"נ עשרה מתענים רק שלא יאמרו הסליחה של תענית צבור קבעו וכו' [בה"ט] ובפמ"ג כתב שידלג רק תיבת צבור. ומ"מ הסליחה של אפפונו מים וכו' בודאי אין נכון לאומרה כל שאין צבור מתענין:
Jeûner - S'il survient alors une mila, un Pidyon Haben ou autre repas de mitsva, c'est une mitsva de manger, et l'on n'a pas besoin de délier le vœu : quiconque jeûne le fait selon l'usage, et l'on n'a pas coutume de jeûner s'il y a un repas de mitsva. On peut dire les Seli'hot même s'il n'y a pas dix jeûneurs au beit haknesset, pourvu que l'on ne dise pas la seli'ha « Ta'anit tsibbour qav'ou... » [Beer Heitev] ; le Peri Megadim écrit de sauter seulement le mot « tsibbour ». Néanmoins, la seli'ha « Afafounou mayim... » n'est certainement pas à dire tant que le tsibbour ne jeûne pas.
(ו) לקרות ויחל - היינו בשחרית ומנחה כל שיש בבהכ"נ עשרה שמתענין ויתר דיני תענית בה"ב יבואר לקמן בסימן תקס"ו ס"ב:
Lire Vayéhal - C'est-à-dire à Cha'harit et à Min'ha, dès qu'il y a au beit haknesset dix personnes qui jeûnent. Le reste des lois du jeûne lundi-jeudi-lundi sera exposé plus loin au siman 566 seif 2.