משנה ברורה

Michna Beroura — siman 532

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Coupe des ongles pendant Hol Hamoed
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Le Mé’haber permet de couper les ongles même aux ciseaux ; certains sont stricts, sauf pour une tevila, où l’on coupe comme en semaine. Ceux permis de se raser le sont aussi pour les ongles. Coupe à la main ou aux dents permise. Tout soin médical est permis pendant Hol Hamoed, même un travail véritable.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETCoupe des ongles pendant Hol Hamoed
À FAIRECouper les ongles
Même aux ciseaux ; à plus forte raison au couteau, à la main ou avec les dents
À FAIREQui peut se raser (siman 531)
A aussi le droit de se couper les ongles
À FAIREDéjà coupés la veille de Yom Tov
Permis de les recouper pendant Hol Hamoed : beaucoup d’avis allègent ici, ne pas être strict
À FAIREFemme
Elle les coupe comme en semaine, même par elle-même ; pas besoin d’une non-juive (contrairement au deuil, Yoré Déa 390:6)
À FAIRESoin médical
Tout soin médical est permis pendant Hol Hamoed, même un vrai travail, même pour un malade qui n’est pas en danger
À ÉVITERÊtre strict comme pour le rasage
Certains veulent tout couper la veille pour entrer soigné ; pour les ongles on n’alourdit pas
OUICouper avec les dents
Permis ; il n’y a pas de dégoût (Guemara)
NONRemède à Yom Tov
À Yom Tov, même boire une chose à titre de remède est interdit (décret du broyage des drogues)
REMAMême si pour le rasage (531:2) on ne tient pas « déjà rasé la veille → permis au moéd », pour les ongles on allège.
Ongles permis pendant Hol Hamoed (ciseaux, couteau, main, dents). Même cercle de personnes que le rasage (531). Recoupe après la veille de Yom Tov : permis. Femme comme en semaine. Tout soin médical permis au moéd, même sans danger.

Glossaire

tsipornayim
ongles des mains et des pieds
miaus
dégoût
shehikat samemanim
broyage des drogues, motif du décret médical à Yom Tov

(א) אפילו במספרים - וכ"ש בסכין או ביד ובשיניו דמותר:

Même aux ciseaux - Et à plus forte raison au couteau, à la main ou avec les dents, c’est permis.

(ב) יש מחמירין וכו' - דסוברין דבזה שייך ג"כ הטעם כדי שלא יכנס למועד כשהוא מנוול ויחתכם בערב הרגל. וכל הני דמותרין לגלח הנ"ל בסימן תקל"א מותרין ליטול צפרנים. ואם נטלן מערב יו"ט מותר ליטלן בחוה"מ דהא יש מתירין לעולם כשגילח מעיו"ט ואף דאנן לא קיי"ל כן כנ"ל בסימן תקל"א ס"ב מ"מ לענין זה דיש בלא"ה הרבה דעות להקל אין להחמיר:

Certains sont stricts, etc. - Car ils tiennent que la même raison s’applique ici : afin de ne pas entrer dans la fête mal soigné, et qu’on les coupe la veille de la fête. Tous ceux qui sont permis de se raser, ci-dessus au siman 531, sont permis de se couper les ongles. Et s’il les a coupés la veille de Yom Tov, il est permis de les couper pendant Hol Hamoed : car certains permettent toujours lorsqu’on s’est rasé la veille de Yom Tov ; et bien que nous ne tenions pas ainsi, comme ci-dessus au siman 531 seif 2, néanmoins pour ce sujet, où il y a de toute façon beaucoup d’avis pour alléger, il ne faut pas être strict.

(ג) בין בסכין וכו' - אבל בידיו או בשיניו מותר. הנוטל צפרניו בשיניו אין בהן משום מיאוס [גמרא]:

Que ce soit au couteau, etc. - Mais à la main ou avec les dents, c’est permis. Qui se coupe les ongles avec les dents : il n’y a pas en eux de dégoût [Guemara].

(ד) שנוטלן כדרכן בחול - ר"ל אפילו ע"י עצמן וא"צ ע"י נכרית כמו לענין אשה שהיא אבלה [ביו"ד סימן ש"צ ס"ו] מאחר שיש מתירין בכל ענין [הגר"א]:

Qu’elle les coupe comme à l’ordinaire en semaine - C’est-à-dire même par elle-même, et il n’est pas nécessaire par une non-juive, comme pour une femme en deuil [Yoré Déa siman 390 seif 6], puisqu’il y en a qui permettent en tout cas [Gaon de Vilna].

(ה) כל רפואה מותר בחוה"מ - היינו שמותר לעשות אפילו מלאכה גמורה לצורך רפואה ואפילו לחולה שאין בו סכנה הא ביו"ט אסור אפילו לשתות דבר שהוא משום רפואה גזירה אטו שחיקת סממנים [מ"א ופמ"ג]:

Tout soin médical est permis pendant Hol Hamoed - C’est-à-dire qu’il est permis de faire même un travail véritable pour un besoin médical, même pour un malade qui n’est pas en danger ; alors qu’à Yom Tov il est interdit même de boire une chose à titre de remède, par décret à cause du broyage des drogues [Magen Avraham et Pri Megadim].