Lois régissant les transactions commerciales, la vente, l'achat et le recouvrement de dettes pendant Hol HaMoëd, avec les permissions liées au 'davar ha'aved' (perte irréparable).
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) סחורה אסורה - מפני. הטורח:
Le commerce est interdit - À cause de la fatigue [que cela engendre].
(ב) על מנת שיתנו לו וכו' - אפילו לא התנה שיתנו לו במועד ועיין בבה"ל דאפילו אינו צריך לילך למקום אחר לתבוע שהם באותה העיר ג"כ אסור דמה שמקבל הסחורה מהם הוא ענין מקח וממכר ונקט לילך משום סיפא דאם אינם מצויים לו אח"כ מותר לילך אחריהם אפילו בעיר אחרת:
À condition qu'ils lui donnent, etc. - Même s'il n'a pas stipulé qu'ils lui donnent pendant le Moëd. Et vois dans le Biour Halakha que même s'il n'a pas besoin d'aller ailleurs pour réclamer, car ils sont dans la même ville, c'est également interdit, car le fait de recevoir la marchandise d'eux relève de l'achat et de la vente. S'il mentionne 'aller', c'est à cause de la fin de la phrase : s'ils ne sont pas disponibles pour lui ensuite, il est permis d'aller les chercher, même dans une autre ville.
(ג) אינם מצויים וכו' - וה"ה אם מטעם אחר יוכל לבא לידי הפסד אם לא יתבע עכשיו:
Ne sont pas disponibles, etc. - Il en va de même si, pour une autre raison, il pourrait subir une perte s'il ne réclame pas maintenant.
(ד) דה"ל דבר האבד - ודוקא אם לא כיון לכתחלה זמן קבלת הסחורה במועד:
Car cela a le statut de 'davar ha'aved' - Précisément s'il n'a pas lekhathila (a priori) fixé le moment de la réception de la marchandise pendant le Moëd.
(ה) ריוח מרובה וכו' - הטעם דאף דמשום ריוח מרובה בלבד אין להתיר [אא"כ הוא בודאי אינו מצוי תמיד לאחר המועד כבס"ה] הכא דבלא"ה יש פוסקים שמתירין למכור בצנעא סמכינן עלייהו היכא דנזדמן לו ריוח מרובה ומ"מ צריך להוציא מהן קצת לשמחת יו"ט:
Profit important, etc. - La raison est que, bien qu'un profit important seul ne justifie pas l'autorisation [à moins que la marchandise ne soit certainement pas disponible après le Moëd, comme au seif 5], ici, puisqu'il y a de toute façon des décisionnaires qui permettent de vendre en privé, on s'appuie sur eux lorsqu'une occasion de grand profit se présente. Néanmoins, il faut en dépenser une partie pour la joie de Yom Tov.
(ו) למכור בצנעא - וה"ה לקנות ודוקא לענין מכירה וקניה דלאו מלאכה היא אבל בדבר שהוא משום מלאכה אין חילוק לכו"ע בין צנעא לפרהסיא:
Vendre en privé - Il en va de même pour acheter. C'est spécifiquement pour la vente et l'achat, qui ne sont pas des travaux manuels. Mais pour une chose qui relève d'un véritable travail, tous s'accordent à dire qu'il n'y a pas de différence entre privé et public.
(ז) מותר לתובעו - היינו אפילו לילך לעיר אחרת ולתובעם שם ואפילו אם יכול למצאם שם אחר המועד ג"כ דגביית חוב בעלמא אין זה בכלל סחורה:
Il est permis de lui réclamer - C'est-à-dire même d'aller dans une autre ville et de les y réclamer. Et même s'il peut les trouver là-bas après le Moëd, cela reste permis, car le simple recouvrement d'une dette ne fait pas partie du commerce.
(ח) לגבות מעותיו - ואפילו למיקם עמם בדינא ודיינא שרי:
Recouvrer son argent - Et il est même permis de se présenter avec eux en justice.
(ט) ואין צריך לומר שמותר וכו' - דשם אפילו לקבל סחורה ממנו כההיא דסעיף א' ג"כ שרי מפני שהוא כמציל מידו וכמבואר בס"ח:
Et il va sans dire qu'il est permis, etc. - Car là, même recevoir de lui de la marchandise, comme dans le cas du seif 1, est également permis, car c'est comme s'il sauvait ses biens de ses mains, comme expliqué au seif 8.
(י) יש מי שאוסר - טעמו דכל משא ומתן של סחורה בין בסוף כההיא דס"א ובין בתחלה כההיא דסעיף זה אסור:
Il y a qui l'interdit - Sa raison est que toute transaction commerciale, que ce soit à la fin comme au seif 1 ou au début comme dans ce seif, est interdite.
(יא) ולי נראה וכו' - והנה אף שהב"ח הסכים מדינא לסברא הראשונה מ"מ כהיום שאנו רואין שהחובות מתקלקלין נוהגין לתבוע בדין אף בעד פרקמטיא בחוה"מ דחשבינן לדבר האבד [אחרונים]:
Et il me semble, etc. - Or, bien que le Ba'h ait approuvé strictement la première opinion, néanmoins aujourd'hui où nous voyons que les dettes se détériorent, on a l'habitude de réclamer en justice, même pour des marchandises, pendant Hol HaMoëd, car on considère cela comme un 'davar ha'aved' [Aharonim].
(יב) לקבול במשפט בשביל חובותיו המותרים וכו' - ר"ל דחובות המותרים לתבוע בחוה"מ כמבואר בסעיפין הקודמין [ותבעו לישראל בדין ישראל קודם המועד ולא ענהו] מותר לקבול בחוה"מ אף לפני ערכאות של עכו"מ ומ"מ נראה דהיינו דוקא לקבול בע"פ אבל לכתוב משום זה אסור אם לא דהוא דבר האבד ואם צריך להמעות להוציא אותם על יו"ט אפשר דמותר לכתוב ע"י עכו"מ:
Porter plainte en justice pour ses dettes permises, etc. - C'est-à-dire les dettes qu'il est permis de réclamer pendant Hol HaMoëd, comme expliqué dans les seifim précédents [et qu'il a réclamé à un Juif devant un tribunal juif avant la fête sans qu'il ne lui réponde], il est permis de porter plainte pendant Hol HaMoëd même devant des tribunaux non-juifs. Toutefois, il semble que ce soit spécifiquement pour porter plainte oralement, mais écrire pour cela est interdit, à moins qu'il ne s'agisse d'un 'davar ha'aved'. Et s'il a besoin de cet argent pour le dépenser pour Yom Tov, il est possible qu'il soit permis de l'écrire par l'intermédiaire d'un non-Juif.
(יג) וכן מותר לעשות זקיפה וכו' - בנ"י מבואר דזה קאי על עכו"מ ור"ל דאפילו אם נחמיר בישראל שלא לתבוע חובותיו במועד דהרי יכול לתבוע אחר המועד בעכו"מ ודאי מותר לתבוע ולעשות זקיפה דאצלו בודאי בכלל דבר האבד הוא:
Et de même il est permis de faire une 'zekifa', etc. - Le Nimoukei Yossef explique que cela s'applique à un non-Juif, signifiant que même si nous sommes stricts pour un Juif de ne pas réclamer ses dettes pendant le Moëd car il peut les réclamer après, pour un non-Juif, il est certainement permis de réclamer et de faire une zekifa, car avec lui, cela relève assurément du 'davar ha'aved'.
(יד) כדי להבטיחן - ר"ל שע"י הזקיפה יהיו חובותיו בטוחין:
Afin de les garantir - C'est-à-dire que par la zekifa, ses dettes seront garanties.
(טו) אבל אם לא יפסיד וכו' - היינו אף שהוא סבור עתה להרויח הרבה דהעברת ריוח לא מקרי פסידא:
Mais s'il ne perd pas, etc. - C'est-à-dire, même s'il pense maintenant faire un grand profit, car la privation d'un profit n'est pas considérée comme une perte.
(טז) ויוציא יותר וכו' - כל מקום שנזכר לשון זה א"צ להוציא כל הריוח ודי במקצתו:
Et qu'il dépense plus, etc. - Partout où cette expression est mentionnée, il n'est pas nécessaire de dépenser tout le profit ; une partie suffit.
(יז) מותר למכור - ומ"מ יהיה החנות סגורה ופותחה במקצת כשבא הקונה ליקח:
Il est permis de vendre - Néanmoins, la boutique devra rester fermée, et on l'ouvrira un peu quand l'acheteur viendra acheter.
(יח) אם הוא דבר שאינו מצוי וכו' - פי' דאף דנתבאר בסעיף הקודם דלא מקרי דבר האבד אא"כ כשאם לא ימכור עתה יפסיד מהקרן אבל בשביל ריוח לבד אינו מותר אא"כ יוציא עי"ז יותר לשמחת יו"ט כ"ז בריוח המצוי שאפשר לו למכור סחורתו אחר המועד ג"כ אבל בריוח שאינו מצוי תמיד כמו שמפרש בשביל זה גופא ג"כ התירו לו דכדבר האבד דמיא:
Si c'est une chose rare, etc. - Explication : Bien qu'il ait été expliqué au seif précédent que ce n'est considéré comme 'davar ha'aved' que si, en ne vendant pas maintenant, il perd sur son capital, mais pour un simple profit, ce n'est pas permis à moins qu'il ne dépense plus pour la joie de Yom Tov - tout ceci s'applique à un profit courant, car il pourra vendre sa marchandise après le Moëd aussi. Mais pour un profit qui n'est pas toujours disponible, comme il l'explique, on a permis spécifiquement pour cela, car c'est considéré comme un 'davar ha'aved'.
(יט) וה"ה לירידים הקבועים וכו' - וכן יומא דשוקא הנקרא קרסנ"י טאר"ג שהוא דבר דלא שכיח ובא מזמן לזמן ואפשר דה"ה כשחל שבוע שלפני פסחם בחוה"מ וידוע דאז קונים הרבה חשיב כיומא דשוקא דלא שכיח [ח"א]:
Et de même pour les foires fixes, etc. - Et de même pour le jour de marché appelé 'krasney torg', qui est une chose rare survenant de temps en temps. Et il est possible qu'il en soit de même lorsque la semaine précédant leur Pâque tombe pendant Hol HaMoëd, et qu'il est connu qu'ils achètent beaucoup alors, cela est considéré comme un jour de marché rare [Hayei Adam].
(כ) ואפילו מעיר לעיר וכו' - עיין בה"ל:
Et même de ville en ville, etc. - Voir le Biour Halakha.
(כא) אינו מותר למכור ולקנות וכו' - אם לא שע"י הריוח יוציא יותר לשמחת יו"ט וכנ"ל בס"ד:
Il n'est pas permis de vendre et d'acheter, etc. - Sauf si, grâce au profit, il dépensera plus pour la joie de Yom Tov, comme mentionné au seif 4.
(כב) ימכר ביום השוק שלאחר המועד - ודוקא כשמשער בודאי שעכ"פ לא יפסיד אז מהקרן:
Il vendra le jour du marché après le Moëd - Et cela précisément quand il estime avec certitude que, de toute façon, il ne perdra pas sur le capital à ce moment-là.
(כג) ותגר שקונה וכו' - דאם ימכור היום יחזור ויקנה מחדש וימכור ביום השני ואם ימנע מלקנות ולמכור היום יפסיד בודאי הריוח ועיין במ"א שהעלה דאעפ"כ אינו מותר למכור רק בביתו ולא לישב בחנות בפרסום:
Et un marchand qui achète, etc. - Car s'il vend aujourd'hui, il achètera de nouveau et vendra le lendemain, et s'il s'abstient d'acheter et de vendre aujourd'hui, il perdra certainement ce profit. Voir le Magen Avraham qui a conclu que, malgré cela, il n'est permis de vendre que dans sa maison, et non de s'asseoir dans la boutique en public.
(כד) מציאה אסור וכו' - אף שלא ימצא אותם לאחר המועד ולא דמי לשיירא שאינה מצויה דשרינן לעיל מקח וממכר משום רוחא דשאני מו"מ דחיי אדם ופרנסתו תלוי בזה ודעתם ע"ז תמיד הלכך חשיב פסידא משא"כ במציאה דהוא רק רוחא בעלמא:
Une trouvaille est interdite, etc. - Même s'il ne les trouvera pas après le Moëd. Et cela ne ressemble pas à une caravane rare pour laquelle nous avons permis le commerce plus haut à cause du profit, car le commerce est différent : la vie et la subsistance d'un homme en dépendent, et son esprit y est constamment attaché, c'est pourquoi c'est considéré comme une perte. Ce qui n'est pas le cas pour une trouvaille, qui n'est qu'un simple profit supplémentaire.
(כה) שיהא קנוי לו - ר"ל אחר ח' ימים:
Que ce lui soit acquis - C'est-à-dire après les huit jours.
(כו) יש מתירין - שאין זה פרקמטיא אלא הלואה ועיקר הקניה יהיה אחר ח' ימים [הג"א]:
Certains le permettent - Car ce n'est pas de la perakmatya (du commerce) mais un prêt, et l'acquisition principale aura lieu après les huit jours [Hagahot Ochri].
(כז) ויש אוסרין - שאם אתה מתיר לעשות כן יתירו כל מו"מ שבעולם ויערימו שלא יהיה המקח חל אלא אחר המועד ובתוך המועד יהיה הלואה ולדינא בודאי טוב להחמיר כהיש אוסרין ומ"מ אין למחות ביד המיקל וסומך על דעה ראשונה מאחר שבאמת אין כונתו להערים:
Et certains l'interdisent - Car si l'on permet de faire ainsi, on permettra toutes les transactions du monde en rusant pour que l'acquisition ne prenne effet qu'après le Moëd, et pendant le Moëd ce serait un prêt. En pratique, il est certainement préférable d'être strict comme ceux qui interdisent ; néanmoins, on ne doit pas protester contre celui qui se montre indulgent et s'appuie sur le premier avis, puisqu'en réalité son intention n'est pas de ruser.
(כח) מותר לקבלו ממנו - דהוא בכלל דבר האבד אם לא יקבל עכשיו:
Il est permis de le recevoir de lui - Car cela relève de 'davar ha'aved' s'il ne le reçoit pas maintenant.
(כט) לא ימצא כמו שמוצא עתה - ר"ל שלא ימצא כ"כ בזול כמו שמוצא עתה [ב"י]:
Ne trouvera pas comme il trouve maintenant - C'est-à-dire qu'il ne trouvera pas à aussi bas prix qu'il le trouve maintenant [Beit Yossef].
(ל) ולתקן החבית וכו' - אע"ג דתקון החבית הוי מלאכה גמורה מ"מ כיון דמותר לקנות מותר ג"כ לתקן הכלים הצריכים לזה:
Et de réparer le tonneau, etc. - Bien que la réparation du tonneau soit un travail complet, néanmoins, puisqu'il est permis d'acheter, il est également permis de réparer les ustensiles nécessaires à cela.
(לא) אבל יותר מכדי צורך שתייתו - פי' לכל השנה ולכן לא יקנה דהא יהיה ביכולתו לקנות לשנה הבאה בעת הבצירה לצורך שתייתו וא"כ מוכח שקונה כדי להרויח והוי כשאר סחורה דאסור לקנות ולמכור בחוה"מ כדי להרויח וכנ"ל בס"ד:
Mais plus que ce qui est nécessaire à sa boisson - C'est-à-dire pour toute l'année. Par conséquent, il n'achètera pas, car il aura la possibilité d'acheter pour l'année à venir lors des vendanges pour les besoins de sa boisson. Dès lors, il est évident qu'il achète pour faire du profit, et c'est comme les autres commerces qu'il est interdit d'acheter et de vendre pendant Hol HaMoëd pour faire du profit, comme mentionné au seif 4.
(לב) ואם הוא דבר שאינו מצוי וכו' - ר"ל שקניית היין לא יהיה מצוי אחר המועד כלל להרויח בו ולכן שרי אפילו לקנות כדי להרויח דהוא דומיא דשיירא וירידים המבואר בסעיף ה' אבל כשימצא רק שיהיה יותר ביוקר ולא יוכל להרויח בו כ"כ אסור ויש מן האחרונים שסוברין דהיכא שנזדמן לו קניית היין בזול מאד והוא ריוח מרובה שאחר המועד אין מצוי כלל ריוח כזה מותר דהוא דומיא דשיירא הנ"ל ועיין בה"ל:
Et si c'est une chose rare, etc. - C'est-à-dire que l'achat de vin ne sera pas du tout disponible après le Moëd pour y faire du profit, c'est pourquoi c'est permis même d'acheter pour faire du profit, car c'est semblable à la caravane et aux foires expliquées au seif 5. Mais s'il le trouve, simplement plus cher, et qu'il ne pourra pas y faire autant de profit, c'est interdit. Et il y a des Aharonim qui pensent que, s'il a l'occasion d'acheter du vin à très bas prix, ce qui représente un grand profit, et qu'après le Moëd un tel profit n'est pas du tout disponible, c'est permis, car c'est comme la caravane mentionnée. Voir le Biour Halakha.
(לג) מוכרי תבלין או ירק וכו' - והאחרונים הסכימו דה"ה מוכרי בשמים דאף שהוא דבר המתקיים כיון שהוא ניכר דהוא לצורך המועד וא"כ כיון שפותחין לצורך ישראל אפילו בא נכרי לקנות מותר למכור לו:
Les vendeurs d'épices ou de légumes, etc. - Les Aharonim s'accordent pour dire que c'est la même chose pour les vendeurs de parfums, car bien que ce soit une chose qui se conserve, comme il est évident que c'est pour les besoins du Moëd, et donc puisqu'ils ouvrent pour les besoins des Juifs, même si un non-Juif vient acheter, il est permis de lui vendre.
(לד) מוכרי פירות וכו' - דאלו דברים המתקיימים לאחר המועד ואין ניכר שהוא לצורך המועד ואתו למיחשדיה שלוקחן לצורך חול ולכן בעי צנעא וכתבו הפוסקים דדוקא מוכרים הקבועים שאומנתם בכך כל השנה בעי צנעא אבל בע"ה המוכר לצורך המועד לא בעי צנעא:
Les vendeurs de fruits, etc. - Car ce sont des choses qui se conservent après le Moëd, et il n'est pas évident que ce soit pour les besoins du Moëd, et on viendrait à les soupçonner de les acheter pour les besoins profanes, c'est pourquoi cela nécessite de se faire en privé. Les décisionnaires ont écrit que cela concerne précisément les vendeurs réguliers dont c'est le métier toute l'année, c'est pour eux qu'il faut agir en privé ; mais un particulier qui vend pour les besoins du Moëd n'a pas besoin de le faire en privé.
(לה) או למבוי - ר"ל שאינו מפולש דאלו מפולש הוא בכלל ר"ה:
Ou vers une ruelle - C'est-à-dire qui n'est pas traversante, car si elle est traversante, elle a le statut de domaine public.
(לו) ונועל אחת - ודוקא בזה אבל שאר דברים אפילו יושב בפתח החנות והחנות סגורה והדלת פתוחה אסור:
Et il en ferme une - C'est précisément pour cela, mais pour les autres choses, même s'il est assis à l'entrée de la boutique, que la boutique est fermée mais la porte ouverte, c'est interdit.
(לז) של חג הסוכות - זהו לענין לעטר השוק בפירות דא"צ רק בעיו"ט האחרון של חג ומשום כבוד שמ"ע דהוא רגל בפ"ע משא"כ בעיו"ט האחרון של פסח דאין בו מצוה לעטר אבל לענין למכור בפרהסיא אף בעיו"ט האחרון של פסח שרי מפני כבוד יו"ט:
De la fête de Souccot - Ceci concerne le fait de décorer le marché avec des fruits, car ce n'est nécessaire qu'à la veille du dernier Yom Tov de la fête, en l'honneur de Chemini Atseret qui est un Yom Tov en soi. Ce qui n'est pas le cas pour la veille du dernier Yom Tov de Pessa'h, où il n'y a pas de mitsva de décorer. Mais pour ce qui est de vendre en public, même la veille du dernier Yom Tov de Pessa'h c'est permis, en l'honneur de Yom Tov.
(לח) ומותר וכו' - דלא נימא כיון דאנו בקיאין בקביעא דירחא הו"ל כחול ומכין מחוה"מ לצורך חול דאסור קמ"ל דשרי כי היכי דלא יזלזלו בו:
Et il est permis, etc. - Pour qu'on ne dise pas : puisqu'on est expert dans la fixation du mois, c'est considéré comme un jour profane et on prépare pendant Hol HaMoëd pour les jours profanes, ce qui est interdit. Il nous enseigne que c'est permis, afin de ne pas déprécier la fête.
(לט) לקנות וכו' - עיין בחידושי רע"א דאפילו לעשות מלאכה גמורה כגון לבשל לצורך יו"ט שני ג"כ שרי:
D'acheter, etc. - Voir les Hiddouchim de Rabbi Akiva Eiger, qui dit que même faire un travail complet, comme cuisiner pour les besoins du second jour de Yom Tov, est également permis.
(מ) אין לוקחין וכו' - ומן העכו"מ י"א דמותר לקנות בתים ושדות וכרמים ועבדים ובהמה מפני שהוא כמציל מידו ועיין בבה"ל:
On n'achète pas, etc. - Et d'un non-Juif, certains disent qu'il est permis d'acheter des maisons, des champs, des vignes, des esclaves et du bétail, car c'est comme sauver ses biens de ses mains. Et voir le Biour Halakha.
(מא) לצורך המועד - דהיינו בתים לדור ואבנים לתקן כותלו וכדלקמן בסימן תק"מ ועבדים לשמשו:
Pour les besoins du Moëd - C'est-à-dire des maisons pour y habiter, des pierres pour réparer son mur, comme plus loin au siman 540, et des esclaves pour le servir.
(מב) שמוליך הדברים הנקנים - ר"ל לבית הקונה והיינו בשביל שהשכיר אין לו מה לאכול התירו להמוכר והקונה לעשות מו"מ כדי שישתכר השכיר וה"ה הסרסור ומשמע מאחרונים דדוקא אם האמת כן הוא שעושים המסחור בשביל זה השכיר אבל לא שיערימו לסחור ולומר שכונתם כדי שהסרסור וכדומה ירויחו:
Qui apporte les choses achetées - C'est-à-dire à la maison de l'acheteur. C'est parce que l'employé n'a rien à manger qu'ils ont permis au vendeur et à l'acheteur de faire du commerce, afin que l'employé puisse gagner un salaire, et il en va de même pour le courtier. Et il ressort des Aharonim que c'est uniquement si c'est vraiment le cas, qu'ils font le commerce pour cet employé, mais il ne faut pas qu'ils rusent pour faire du commerce en disant que leur intention est de faire gagner le courtier ou similaire.
(מג) אבל שאר כלים וכו' - המ"א וכן שארי אחרונים העלו שאין להקל גם בשאר כלים שלא לצורך המועד אם לא שלא ימצאם בזול לאחר המועד:
Mais les autres ustensiles, etc. - Le Magen Avraham ainsi que les autres Aharonim ont conclu qu'il ne faut pas se montrer indulgent non plus pour les autres ustensiles qui ne sont pas pour les besoins du Moëd, sauf s'il ne les trouvera pas à bon prix après le Moëd.
(מד) דהוי דבר האבד - שאם לא ילוה להם וילכו למקום אחר ירגילום לבא אליו ולא יבואו עוד אצלו ובזה אין צריך להוציא בשמחת יו"ט:
Car c'est un 'davar ha'aved' - Car s'il ne leur prête pas et qu'ils vont ailleurs, il les habituera à aller chez cet autre, et ils ne viendront plus chez lui, et dans ce cas, il n'a pas besoin de dépenser pour la joie de Yom Tov.
(מה) ויוציאנו בשמחת יו"ט - היינו יותר ממה שהיה מוציא אם לא היה מרויח ריוח זה. ובזה אפילו באופן המבואר בס"ד להחמיר [כגון מי שיש לו מעות בריוח וכו' ע"ש] הכא שרי משום דכמה פוסקים סוברין דהלואה אינו דומה כ"כ לפרמקטיא דהתם יש טורח גדול בדקדוק שיווי המקח ומתוך טרדתו ימנע משמחת יו"ט וגם לפעמים יקנה ביוקר ויצטער משא"כ בהלואה לפיכך מקילינן יותר. ומה"ט שרי נמי להלוות לישראל בריבית בדרך היתר ומותר ג"כ לעשות עיסקא ליתן לו מעות [אחרונים]:
Et qu'il le dépense pour la joie de Yom Tov - C'est-à-dire plus que ce qu'il aurait dépensé s'il n'avait pas fait ce profit. Et dans ce cas, même de la manière expliquée au seif 4 où l'on est strict [comme quelqu'un qui a de l'argent en abondance, etc., voir là-bas], ici c'est permis. Car plusieurs décisionnaires considèrent qu'un prêt ne ressemble pas tant au commerce (perakmatya) : dans le commerce, il y a beaucoup de fatigue pour estimer exactement la valeur de l'achat, et à cause de ses tracas il se priverait de la joie de Yom Tov, et parfois il achèterait cher et s'en chagrinerait, ce qui n'est pas le cas pour un prêt, c'est pourquoi nous sommes plus indulgents. Et pour cette raison, il est aussi permis de prêter à un Juif avec intérêt par le biais d'un 'heter iska', et il est également permis de faire un contrat 'iska' pour lui donner de l'argent [Aharonim].
(מו) על הלואה שיעשה וכו' - היינו דכיון דההלואה הוא אחר המועד לא חשיב כלל עושה סחורה במועד:
Sur un prêt qu'il fera, etc. - C'est-à-dire que puisque le prêt aura lieu après le Moëd, il n'est pas du tout considéré comme faisant du commerce pendant le Moëd.
(מז) אסור - דבכה"ג הוי פרקמטיא לד"ה:
Interdit - Car dans un tel cas, cela relève de la perakmatya de l'avis de tous.