משנה ברורה

Michna Beroura — siman 545

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Lois concernant l'écriture pendant Hol Hamoed
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Règles détaillées sur ce qu'il est permis d'écrire, copier ou corriger (lettres, factures, siffrei Torah, etc.) durant la demi-fête.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETÉcriture pendant Hol HaMoëd — sefarim, tefilin, comptes, actes, lettres, hidoushim
À ÉVITERCorriger un sefer Torah
Interdit même une lettre (resh en dalet) s’ils ont un autre sefer pour lire ; erreur trouvée pendant la fête : interdit. Mots collés ou trait déjà visible : passer la plume. Coutures : indigent
À FAIRELecture publique et étude
Sefer pour lire en public : corriger et écrire lettre ou mot manquant. Copier des sefarim pour étudier pendant la fête (Magen Avraham et Gra : même pour soi). Bible illisible ou analyse qu’on oubliera : perte, on corrige
À FAIRETefilin et mezouzot
Pour soi : permis, même pour après. Pour qu’un autre les mette pendant le Moëd : permis avec salaire, qu’il ait à manger ou non. Pour après la fête avec salaire : seulement s’il n’a pas de quoi manger. Confection sans écriture : permis (mitsva)
À FAIREComptes, lettres, hidoushim
Permis si risque d’oubli. Dépenses de fête : cursive. Hidoush de Torah : cursive (le Ba’h écrivait pendant le Moëd). Comptes déjà écrits à classer : interdit
À FAIREActes à perte ou fréquents
Tenaïm, testaments, dons, shmita, miounin, berourin, sentences : permis (public ou peur que les témoins meurent)
OUICursive et salutations
Mashita et notre écriture : pas un travail d’artisan. Public : pas besoin de chinouy. Salutations : coutume de tracer en diagonale ou la première ligne de travers
OUIKetouba et argent déjà donné
Ketouba si marié la veille ; tossefet permis ; formulaire identique de nos contrées : non (cursive : Pri Megadim allège). Dette : oui seulement si l’argent est déjà remis
NONÉcrire pour après la fête
Tefilin pour après avec salaire s’il a de quoi manger : interdit. Emprunt, vente ou métayage prévus pour après : interdit, sauf oness, pas le temps, ou pas d’argent ailleurs
NONChinouy insuffisant
Changer la prise de plume ne suffit pas. Lettres brisées au milieu : oui pour la carrée. Marchandise qui se perd : même écriture d’artisan, sans modifier
REMACertains tiennent toute écriture pour artisan ; d’autres : hors sefer Torah, tefilin et mezouzot, même carrée = profane. Vendre des tefilin même pour après : comme embaucher un indigent (542). Riche sans besoin de confort de Yom Tov : pas de salaire. Filature : cuisse ou fuseau oui, rouet bruyant non. Relier un sefer d’étude : oui. Cahier ou sirtout pour après : non. Plume et encre : oui pour l’écrit permis. Juger dinei mamonot si les parties acceptent : oui. Tekoufout : non.
Artisan (sefer Torah, tefilin, mezouzot, carrée soignée) : besoin de fête, soi-même, ou indigent. Cursive, public, étude, hidoush, actes à perte : plus souple. Chinouy de la main n’est pas chinouy de l’écriture. Ne pas prévoir le travail d’écrire pour le Moëd.

Glossaire

oness
cas de force majeure
anos
contraint

(א) ואפילו להגיה וכו' - לפי שאין זה צורך המועד ולא מקרי צרכי רבים כיון שיש להם ספר אחר לקרות בו. ואפילו מצא טעות במועד אסור:

« Et même corriger, etc. » - Car ce n'est pas un besoin de la fête et ce n'est pas considéré comme un besoin du public puisqu'ils ont un autre sefer pour y lire. Et même s'il a trouvé une erreur pendant la fête, c'est interdit.

(ב) אות אחת - כגון לעשות מרי"ש דלי"ת וכה"ג אבל להפריד תיבות דבוקים או אות שהיה רישומו ניכר שרי להעביר עליו קולמוס. וס"ת שהיה חסר תפירה בעמודים יבקשו איש שאין לו מה יאכל ויתפרנו:

« Une seule lettre » - Par exemple, transformer un resh en dalet, ou des choses semblables, mais séparer des mots attachés ou une lettre dont la marque était visible, il est permis de passer la plume dessus. Et un sefer Torah auquel il manquerait des coutures dans les colonnes, on cherchera un homme qui n'a pas de quoi manger pour le coudre.

(ג) ולצורך רבים וכו' - לא קאי אהגהת ספרים הנ"ל דשם בודאי הוא מעשה אומן ואסור לכו"ע אף שהוא צורך רבים כל שאינו לצורך המועד אלא קאי אסתם כתיבה שהוא לצורך רבים:

« Et pour les besoins du public, etc. » - Cela ne se rapporte pas à la correction des sefarim susmentionnée, car là-bas c'est certainement un travail d'artisan, et c'est interdit selon tout le monde même si c'est un besoin du public dès lors que ce n'est pas pour les besoins de la fête, mais cela se rapporte à une simple écriture qui est pour les besoins du public.

(ד) יש אוסרים - ס"ל דסתם כתיבה מעשה אומן הוא והיש מתירין ס"ל דכל כתיבה זולת ספרים תו"מ אפילו כתיבה מרובע הוי כמעשה הדיוט שאין אדם מקפיד לכתוב אותן כתיקונן כ"כ:

« Certains interdisent » - Ils considèrent qu'une simple écriture est un travail d'artisan, et ceux qui permettent considèrent que toute écriture, hormis les sefarim, tefilin et mezouzot, même l'écriture carrée (merouba), est considérée comme un travail de profane, car on ne fait pas si attention à les écrire avec précision.

(ה) בכתב שלנו וכו' - היינו בכתב משיט"א דנקטינן לדינא שזה הכתב אינו מעשה אומן ועיין ס"ה דמבואר שם דאף בזה הכתב נהגו להחמיר לשנות מ"מ בענינינו שהוא צרכי רבים א"צ לשנות:

« Dans notre écriture, etc. » - C'est-à-dire en écriture cursive (Mashita), car nous retenons pour la loi que cette écriture n'est pas un travail d'artisan. Et vois le paragraphe 5 où il est expliqué que même pour cette écriture, on a coutume d'être strict et de la modifier ; néanmoins dans notre cas, qui concerne les besoins du public, il n'est pas nécessaire de modifier.

(ו) לקרות בו בצבור - דצורך המועד הוא ואפילו מעשה אומן שרי וכמו שנתבאר בסימן תקמ"ד ס"ב:

« Pour y lire en public » - Car c'est un besoin de la fête, et même un travail d'artisan est permis, comme cela a été expliqué au siman 544 paragraphe 2.

(ז) מותר להגיהו - וה"ה אם חסר איזה אות או תיבה מותר לכתוב:

« Il est permis de le corriger » - Et de même, s'il manque une lettre ou un mot, il est permis de l'écrire.

(ח) וכן בספרי מקרא וכו' - תמוה הא יכול ללמוד בהם אפילו אינם מוגהים רק יעשה רושם במקום הטעות ואחר המועד יתקנם וצ"ל דמיירי שמגיה מתוך השכל ולא מתוך ספר אחר ואפשר שאחר יו"ט ישכח עיון הזה והוי דבר האבד [ט"ז] ומ"א תירץ דמיירי שאינו יכול ללמוד מתוכו ע"י הרבה טעיותיו אם אינו מגיה מתחלה וזה נחשב דבר האבד מה שאינו לומד:

« Et de même dans les sefarim de la Bible, etc. » - C'est étonnant, car il pourrait y étudier même s'ils ne sont pas corrigés, il suffit de faire une marque à l'endroit de l'erreur et après la fête il les corrigera. Il faut dire qu'il s'agit d'un cas où il corrige de mémoire et non à partir d'un autre sefer, et il est possible qu'après Yom Tov il oublie cette analyse, et ce serait alors une perte (Taz). Et le Maguen Avraham a répondu qu'il s'agit d'un cas où il ne peut pas étudier dedans à cause de ses nombreuses erreurs s'il ne le corrige pas d'abord, et cela est considéré comme une perte (le fait qu'il n'étudie pas).

(ט) שאר ספרים ללמוד בהם - ר"ל שצריך ללמוד בהם במועד מותר להעתיקם כדי ללמוד בהם. ועיין בב"י דמשמע שם דוקא אם הוא צורך רבים אבל מדברי המ"א והגר"א משמע דאפילו צורך עצמו מותר:

« D'autres sefarim pour y étudier » - C'est-à-dire qu'il a besoin d'y étudier pendant la fête, il est permis de les copier pour y étudier. Et vois dans le Beit Yossef, il semble que c'est précisément si c'est un besoin du public, mais des propos du Maguen Avraham et du Gaon de Vilna, il ressort que même pour son propre besoin c'est permis.

(י) לעצמו - אפילו להניחן אחר המועד דאלו להניחן בתוך המועד [במקומות שנוהגין להניח בחוה"מ] אפילו לאחרים שרי וכדלקמן בהג"ה:

« Pour lui-même » - Même pour les conserver après la fête, car s'il s'agissait de les conserver pour la fête elle-même [dans les endroits où l'on a coutume de les mettre pendant Hol Hamoed], même pour d'autres personnes ce serait permis, comme précisé plus loin dans la glose.

(יא) על יריכו - לאו דוקא דאפילו בפלך שרי ולא אתי לאפוקי אלא בגלגל דאוושא מילתא טובא:

« Sur sa cuisse » - Pas exactement, car même sur le fuseau (félèkh) c'est permis, et il ne vient l'exclure qu'en parlant du rouet (galgal) qui fait beaucoup de bruit.

(יב) לבגדו - אפי' להניחן בבגדו וללובשו אחר המועד וכנ"ל:

« À son vêtement » - Même pour les mettre dans son vêtement et le porter après la fête, comme mentionné ci-dessus.

(יג) ומוכר לאחרים וכו' - היינו אפילו האחרים אינם לוקחים אלא להניחן אחר המועד שרי דלא גרע משאר מלאכות דשרי לבעה"ב לשכור לזה פועל שאין לו מה לאכול וכדלעיל בסימן תקמ"ב ס"ב:

« Et il vend à d'autres, etc. » - C'est-à-dire que même si les autres ne les achètent que pour les mettre après la fête, c'est permis, car ce n'est pas pire que d'autres travaux où il est permis au propriétaire d'embaucher pour cela un ouvrier qui n'a pas de quoi manger, comme mentionné ci-dessus au siman 542 paragraphe 2.

(יד) או שיהיו לו וכו' - ר"ל אפילו יש לו מה יאכל דבעלמא אסור לעשות מלאכה הכא דהוא מצוה הקילו כדי שיהיה לו יותר וכו' אבל אופן זה אין להקל רק היכא דהקונה לוקחו כדי לקיים מצות תפילין בחוה"מ גופא אבל לא כשלוקחו בשביל אחר המועד ועיין בבה"ל:

« Ou pour qu'il ait, etc. » - C'est-à-dire, même s'il a de quoi manger ; car en général, il est interdit de faire un travail, mais ici où c'est une mitsva, ils ont allégé pour qu'il ait davantage, etc. Cependant, cette façon de faire ne doit être permise que lorsque l'acheteur le prend pour accomplir la mitsva des tefilin pendant Hol Hamoed lui-même, mais pas lorsqu'il l'achète pour après la fête. Voir le Biour Halakha.

(טו) יותר בריוח לשמחת יו"ט - אבל כשאין צריך גם לזה שהוא עשיר אסור לכתוב וליקח שכר אבל לכתוב בחנם בשביל חבירו כדי שיהיה יוכל לקיים בחוה"מ מצות תפילין דעת הטור דשרי ואלאחר המועד לכו"ע אסור:

« Davantage de confort pour la joie de Yom Tov » - Mais lorsqu'il n'a pas besoin de cela non plus parce qu'il est riche, il est interdit d'écrire et de prendre un salaire. Mais écrire gratuitement pour son ami afin qu'il puisse accomplir la mitsva des tefilin pendant Hol Hamoed, l'opinion du Tour est que c'est permis, et pour après la fête, c'est interdit selon tout le monde.

(טז) ואם כתבן כדי להניחן במועד - אף דמתחלה מיירי ג"כ דכתבן כדי להניחן במועד זה קאי אדברי המחבר שכתב בריש הסעיף כותב אדם תו"מ לעצמו משמע מזה דלאחרים לא יצוייר שום היתר אם לא שאין לו מה יאכל ע"ז כתב דזהו דוקא כשכותב בשביל אחר המועד אבל כשכותב לאחר כדי להניחן במועד גופא מותר אף בשכר בין יש לו מה לאכול בין אין לו מה לאכול וזהו מה שסיים בכל ענין שרי:

« Et s'il les a écrits pour les mettre pendant la fête » - Bien qu'au début il s'agisse aussi du cas où il les a écrits pour les mettre pendant la fête, cela se rapporte aux paroles de l'auteur qui a écrit au début du paragraphe : "Un homme peut écrire des tefilin et des mezouzot pour lui-même". On comprend de là que pour les autres, aucune permission n'est concevable sauf s'il n'a pas de quoi manger. Sur cela, il écrit que ceci s'applique précisément lorsqu'il écrit pour après la fête, mais lorsqu'il écrit pour un autre afin de les mettre pendant la fête elle-même, c'est permis, même avec un salaire, qu'il ait de quoi manger ou non, et c'est ce qu'il conclut : "dans tous les cas c'est permis".

(יז) ואינו אסור וכו' - קאי לכותב כדי להניחם אחר המועד דאסור בשכר אא"כ אין לו מה יאכל ואהא קאמר דאינו אסור רק הכתיבה אבל עשייתן שרי והטעם דכיון דצורך מצוה הוא לא גזרו:

« Et il n'est pas interdit, etc. » - Cela se rapporte à celui qui écrit pour les mettre après la fête, ce qui est interdit avec salaire, à moins qu'il n'ait pas de quoi manger ; et sur cela il dit que ce n'est que l'écriture qui est interdite, mais leur confection est permise, et la raison est que, puisque c'est pour les besoins d'une mitsva, ils n'ont pas décrété d'interdiction.

(יח) מותר לכתוב חשבונותיו - דהוי דבר האבד שמא ישכח ואם אינו דבר האבד אסור אא"כ הוא לצורך המועד שצריך לחשוב מה שמוציא על המועד אבל אז אינו שרי לכו"ע כ"א מעשה הדיוט כמ"ש סימן תקמ"ד ועיין לעיל סק"ד וע"כ יראה לכתוב אותן בכתב משיט"א ואם חשבונותיו כתובים כבר רק שרוצה לסדרם אסור במועד. ואפילו בשאינם כתובים מכבר יראה עכ"פ שלא לכוין אותם במועד [א"ר]:

« Il est permis d'écrire ses comptes » - Car c'est une chose qui risque d'être perdue, de peur qu'il n'oublie. Et si ce n'est pas une chose qui risque d'être perdue, c'est interdit, à moins que ce ne soit pour les besoins de la fête, qu'il doive calculer ce qu'il dépense pour la fête. Mais même alors, ce n'est permis selon tout le monde que pour un travail de profane, comme écrit au siman 544, et vois plus haut au sous-paragraphe 4. Par conséquent, il semble qu'on les écrira en écriture cursive. Et si ses comptes sont déjà écrits et qu'il veut juste les mettre en ordre, c'est interdit pendant la fête. Et même s'ils ne sont pas écrits depuis longtemps, il veillera au moins à ne pas les prévoir pour la fête (Eliyah Rabba).

(יט) וה"ה הכתבים שכותבים וכו' - דהוי דבר האבד שמא ישכח ופשוט דה"ה הסחורות שמותר למוכרן בחוה"מ כגון שהם לצורך המועד וכנ"ל בסימן תקל"ט ס"י וי"א מותר החנוני לכתוב ההקפות שמקיף כדי שלא ישכח:

« Et de même les lettres que l'on écrit, etc. » - Car c'est une chose qui risque de se perdre de peur qu'il n'oublie. Et il est évident qu'il en va de même pour les marchandises qu'il est permis de vendre pendant Hol Hamoed, par exemple si elles sont nécessaires pour la fête, comme mentionné ci-dessus au siman 539 paragraphe 10. Et certains disent qu'il est permis au commerçant d'écrire les crédits qu'il accorde afin de ne pas oublier.

(כ) מותר לכתוב וכו' - הטעם בכל זה י"א משום דכל דבר המזדמן תדיר אע"פ שבכל פעם ופעם הוא דבר פרטי כצרכי רבים חשיבא ואפשר דמקרי צורך המועד הואיל שדבר זה צריכין להם במועד וי"א משום דהוי דבר האבד פן ימותו העדים או ילכו למדינת הים או ימות הנותן או הב"ד:

« Il est permis d'écrire, etc. » - La raison de tout cela, certains disent que c'est parce que toute chose qui se présente fréquemment, bien qu'à chaque fois ce soit une chose particulière, est considérée comme un besoin du public, et il est possible que cela soit qualifié de besoin de la fête puisqu'ils en ont besoin pendant la fête ; et certains disent que c'est parce que c'est une perte éventuelle, de peur que les témoins ne meurent, ou n'aillent dans un pays d'outre-mer, ou que le donateur ou le tribunal ne meure.

(כא) פסיקתא - הוא כמו כתיבת תנאים בזמנינו [אחרונים]:

« Pisskaot (accords préalables) » - C'est comme la rédaction des conditions de fiançailles (tenaïm) de nos jours (Aharonim).

(כב) דייתיקי מתנות - דייתיקי הוא צוואת שכיב מרע ומתנות הוא מתנות בריא:

« Dayatiki, dons » - Dayatiki est le testament d'un mourant, et dons sont les dons d'une personne en bonne santé.

(כג) כשלא יאבד ממונו - ע"י שמיטה:

« Pour qu'il ne perde pas son argent » - À cause de l'année de la Shmita.

(כד) ומיאונין - היינו שטרי מיאונין והוא לקטנה יתומה שהשיאוה אחיה או אמה לדעתה ויוצאת ממנו במיאון בעלמא שתאמר אי אפשי בו וכותבין ע"ז שטר מיאון:

« Et les refus (Miounin) » - C'est-à-dire les actes de refus, pour une mineure orpheline que son frère ou sa mère a mariée avec son consentement, et qui le quitte par un simple refus, disant "je n'en veux pas", et on rédige sur cela un acte de refus.

(כה) ברורין - שכותבין זה בורר לו פלוני לדיין וזה פלוני או שטרי טענתא מי שברח בממון אחרים מותר לכתוב עליו גזירות הדיינים והרשאה אבל אם הדבר בטוח שיחזור לעירו אסור:

« Actes de choix (Berourin) » - Lorsqu'ils écrivent : celui-ci choisit untel comme juge, et celui-là untel. Ou des actes d'allégation : celui qui s'est enfui avec l'argent d'autrui, il est permis d'écrire contre lui les décrets des juges et une procuration. Mais s'il est certain qu'il reviendra dans sa ville, c'est interdit.

(כו) ופסקי דינין - מה שפוסקים הדיינין:

« Et les sentences (Pisskei dinin) » - Ce que les juges décident.

(כז) ומותר לכתוב וכו' - ומיירי שנשא ערב הרגל דהא אין נושאין נשים במועד ואף דאסור להתייחד עם אשתו בלי כתובה צ"ל שהיה שעת הדחק שאז רשאי לסמוך להתייחד על עידי קנין [מחה"ש]:

« Et il est permis d'écrire, etc. » - Et il s'agit d'un cas où il s'est marié à la veille de la fête, car on ne se marie pas pendant la fête, et bien qu'il soit interdit de s'isoler avec sa femme sans ketouba, il faut dire que c'était une situation d'urgence (shéat hadehak), auquel cas il peut s'appuyer pour s'isoler sur les témoins d'acquisition (kinyan) (Ma'hatsit Hashekel).

(כח) כתובה במועד - מטעם דבר האבד שמא יבואו לידי ערעור בהסכמת תנאיהם וא"כ במדינתינו שכותבין כל הכתובות בשוה אסור לכתוב לכו"ע אבל תוספת כתובה מה שמוסיף הבעל מרצונו שרי [מ"א] ועיין בפמ"ג דבכתב משיט"א יש להקל אף בזמנינו:

« Une ketouba pendant la fête » - Pour la raison que c'est une chose qui risque de se perdre, de peur qu'ils n'en viennent à se quereller sur l'accord de leurs conditions. Et par conséquent, dans nos contrées où l'on écrit toutes les ketoubot de façon identique, il est interdit de l'écrire selon tout le monde. Mais le supplément de la ketouba (tossefet ketouba) que le mari ajoute de son plein gré est permis (Maguen Avraham). Et vois dans le Pri Megadim que pour l'écriture cursive (Mashita), il y a lieu d'alléger même de nos jours.

(כט) ויש אוסרים - טעמם דהוי כשט"ח. והלכה כדעה א' ועיין לעיל דבמדינתינו אין להקל כי אם בכתב משיט"א:

« Et certains interdisent » - Leur raison est que c'est comme une reconnaissance de dette. Et la Halakha suit la première opinion. Et vois plus haut, que dans nos contrées, on ne doit pas alléger, si ce n'est en écriture cursive.

(ל) ואגרות שאלת שלום - הטעם מפני שאין אדם נזהר מאד בכתיבתו בתיקונן וכמעשה הדיוט הוא ומקרי צורך המועד קצת מה ששואל בשלום חבירו דאל"כ אסור אף מעשה הדיוט כדלעיל בסימן תקמ"א:

« Et les lettres de salutations » - La raison en est que l'homme ne fait pas très attention à son écriture pour la rendre parfaite, et c'est comme le travail d'un profane ; et s'enquérir des nouvelles de son ami est un peu considéré comme un besoin de la fête, car sinon ce serait interdit, même un travail de profane, comme mentionné ci-dessus au siman 541.

(לא) שאינה אבודה - וכ"ש אם יוכל להגיע לו הפסד כשלא יכתוב דבודאי מותר. וכ"ז מותר להמחבר לכתוב אפילו בלא שינוי ומ"מ בכל גווני אין להקל כ"א בשלא כיון מלאכתו במועד:

« Qui ne risque pas de se perdre » - Et à plus forte raison s'il peut subir une perte s'il n'écrit pas, que c'est certainement permis. Et tout ceci est permis selon l'auteur d'écrire même sans modification. Et néanmoins, dans tous les cas, on ne doit alléger que s'il n'a pas prévu son travail pour la fête.

(לב) ויש אוסרין - טעמם דכל כתיבה מעשה אומן הוא:

« Et certains interdisent » - Leur raison est que toute écriture est le travail d'un artisan.

(לג) בשאלות שלום - וכ"ש לענין פרקמטיא:

« Pour les lettres de salutations » - Et à plus forte raison pour ce qui concerne les affaires commerciales (prakmatia).

(לד) ונהגו להחמיר - ונהגו להחמיר לשנות אפילו וכו' כצ"ל. והשינוי הוא שכותבים באלכסון כל השורות ואף דמבואר בס"ז דכל האסור לכתוב אסור אפילו בשינוי [אם לא שהאותיות חתוכות ושבורות באמצעיתן] מ"מ כיון שמדינא מותר לכתוב אגרת שלום בלא שינוי כמ"ש הרב"י אלא שנהגו לשנות די בשינוי זה:

« Et on a coutume d'être strict » - "Et on a coutume d'être strict en modifiant, même etc." telle doit être la lecture. Et la modification consiste à écrire toutes les lignes en diagonale, et bien qu'il soit expliqué au paragraphe 7 que tout ce qui est interdit d'être écrit est interdit même avec une modification [à moins que les lettres ne soient coupées et brisées en leur milieu], néanmoins, puisque selon la loi stricte il est permis d'écrire une lettre de salutation sans modification comme l'a écrit le Beit Yossef, mais que l'on a coutume de modifier, cette modification suffit.

(לה) שהיא כתיבה משיט"א - וכמה אחרונים כתבו דבמדינתינו נהגו להקל בכתב משיט"א וכן בכתב שלנו דאינו מעשה אומן ויש להם על מה שיסמוכו והמחמיר יחמיר לעצמו ונוהגין לשנות קצת לעשות שורה עליונה עקומה ועיין בבה"ל. ודע דבפרקמטיא אבודה לכו"ע יכול לכתוב אפילו בכתב שהוא מעשה אומן וא"צ לשנות כלל:

« Qui est une écriture cursive (Mashita) » - Et plusieurs Aharonim ont écrit que dans nos contrées, on a coutume d'alléger avec l'écriture cursive, et de même avec notre écriture qui n'est pas le travail d'un artisan, et ils ont sur quoi s'appuyer. Celui qui est strict sera strict pour lui-même, et on a coutume de modifier un peu en faisant la ligne supérieure de travers. Voir dans le Biour Halakha. Et sache que pour des marchandises qui risquent d'être perdues, selon tout le monde il peut écrire même avec une écriture qui est le travail d'un artisan, et il n'est pas nécessaire de modifier du tout.

(לו) שטר חוב במועד - דיכול להמתין לכתוב את השטר אחר המועד ואם כבר נתן לו המעות אפילו בפני עדים וקנין מותר לכתוב דיש לחוש שמא ימותו העדים ויכפור אח"כ וכמ"ש ס"ה גבי מתנות [מ"א וכן הוא בירושלמי]:

« Une reconnaissance de dette pendant la fête » - Car il peut attendre pour écrire l'acte après la fête. Et s'il lui a déjà donné l'argent, même devant des témoins avec un kinyan, il est permis d'écrire, car il y a lieu de craindre que les témoins ne meurent et qu'il ne renie ensuite, comme il est écrit au paragraphe 5 concernant les dons (Maguen Avraham, et ainsi est-ce dans le Talmud de Jérusalem).

(לז) והלוה צריך למעות - בחוה"מ אפילו שאינו לצורך המועד אבל כשלוה לצורך אחר המועד אסור ואם לא ימצא אחר המועד מעות ללות מותר לכתוב דהו"ל דבר האבד:

« Et l'emprunteur a besoin de l'argent » - Pendant Hol Hamoed, même si ce n'est pas pour les besoins de la fête ; mais s'il emprunte pour les besoins d'après la fête, c'est interdit. Et s'il ne trouve pas d'argent à emprunter après la fête, il est permis d'écrire, car c'est une chose qui risque de se perdre.

(לח) או שאין לו לסופר מה יאכל - לדעת המ"א לעיל בסימן תקמ"ב היינו דוקא שאין לו כלל אפילו לחם ומים ולהי"א שם היינו שאין לו כדי צרכו לשמחת יו"ט:

« Ou que le scribe n'a pas de quoi manger » - Selon l'opinion du Maguen Avraham plus haut au siman 542, c'est précisément s'il n'a rien du tout, même pas de pain et d'eau ; et selon la deuxième opinion là-bas, c'est s'il n'a pas ce dont il a besoin pour la joie de Yom Tov.

(לט) לכתוב שטר מכירה במועד - כגון שמכר לו קרקע לצורך המועד (כגון שהיה צריך לחפור שם טיט לתקן תנורו לצורך המועד וכנ"ל בסימן תק"מ וכה"ג) וכנ"ל בסימן תקל"ט בסי"ב אבל כשמכר קודם מועד אסור לכתוב במועד אע"פ שיש לחוש שיחזור בהן כמו שטר אריסות דאסור לקמיה [אם לא דהיה לו אונס או שלא היה לו פנאי לכתוב קודם מועד] והטעם דאף שיחזור המוכר או בעל השדה ליכא פסידא ללוקח או להאריס דיכול לקנות שדה או לקבל באריסות במקום אחר. ואם המוכר צריך למעות ואין הלוקח רוצה ליתן לו כל זמן שאין כותב לו שטר מכירה נראה דמותר וכנ"ל לענין הלואה:

« Écrire un acte de vente pendant la fête » - Par exemple, s'il lui a vendu un terrain pour les besoins de la fête (comme s'il devait y creuser de l'argile pour réparer son four pour les besoins de la fête, comme mentionné ci-dessus au siman 540 et cas similaires), et comme mentionné ci-dessus au siman 539 paragraphe 12. Mais s'il l'a vendu avant la fête, il est interdit de l'écrire pendant la fête, même s'il y a lieu de craindre qu'il ne se rétracte, tout comme un contrat de métayage qui est interdit plus loin [sauf s'il y a eu un cas de force majeure (oness) ou s'il n'a pas eu le temps d'écrire avant la fête]. La raison est que, même si le vendeur ou le propriétaire du champ se rétracte, il n'y a pas de perte pour l'acheteur ou le métayer, car il peut acheter un champ ou en prendre un en métayage ailleurs. Et si le vendeur a besoin d'argent et que l'acheteur ne veut pas le lui donner tant qu'il ne lui écrit pas un acte de vente, il semble que ce soit permis, comme mentionné plus haut concernant un emprunt.

(מ) אבל אין לכתוב שטר אריסות וכו' - באמת ה"ה בשטר מכירה אם מכר לו קודם המועד ג"כ אסור וכנ"ל אלא משום דלענין שטר מכירה יכול לצייר היתר כתיבה כגון שמכרו במועד לצורך המועד משא"כ באריסות וקבלנות לא שייך לומר שיקבל השדה לצורך המועד ולהכי שייך תיבת אבל:

« Mais on n'écrit pas de contrat de métayage, etc. » - En vérité, il en va de même pour un acte de vente s'il le lui a vendu avant la fête, c'est aussi interdit comme mentionné plus haut. Mais c'est parce que pour un acte de vente, on peut concevoir une permission d'écrire, par exemple s'il l'a vendu pendant la fête pour les besoins de la fête, ce qui n'est pas le cas pour le métayage ou la location (kablanout) où l'on ne peut pas dire qu'il reçoive le champ pour les besoins de la fête, c'est pourquoi l'expression "Mais" est appropriée.

(מא) שקבל קודם המועד - ולא אמרינן בזה דהוי דבר האבד וכנ"ל. מיהו אם נאנס או לא היה לו פנאי לכתוב קודם המועד מותר אף לענין חכירות וקבלנות. אם שלח שלוחו ליריד מותר למשלח לכתוב לו אגרת בענין סחורתו דכל זה הוי דבר האבד [ח"א] והיינו כשלא כיון מלאכתו במועד:

« Qu'il a reçu avant la fête » - Et on ne dit pas dans ce cas que c'est une chose qui risque de se perdre, comme mentionné plus haut. Toutefois, s'il a été contraint (anos) ou n'a pas eu le temps d'écrire avant la fête, c'est permis, même pour un bail ou une location. S'il a envoyé son messager à la foire, il est permis à l'expéditeur de lui écrire une lettre concernant sa marchandise, car tout cela est une chose qui risque de se perdre (Hayei Adam). Et cela, c'est lorsqu'il n'a pas prévu son travail pour la fête.

(מב) כל הדברים וכו' - היינו המבוארים לעיל בס"ה או שהוא דבר האבד:

« Toutes les choses, etc. » - C'est-à-dire celles expliquées plus haut au paragraphe 5, ou que c'est une chose qui risque de se perdre.

(מג) אפילו ע"י שינוי אסור - פי' שעושה שינוי בידו בשעת הכתיבה כגון שאוחז הקולמוס בין גודל לאצבע או שעושה שורות עגולות או עקומות והכתב עצמו אין בו שינוי זה אסור אבל אם יש שינוי בכתב עצמו כגון שעושה האותיות חתוכות ושבורות באמצעיתן והיו"ד עושה אותו כעין עיגול קטן זהו מותר. וזהו לענין כתיבה מרובע אבל לענין כתב משיט"א או כתב שלנו עיין לעיל בס"ק ל"ה:

« Même avec une modification, c'est interdit » - C'est-à-dire qu'il fait une modification de sa main au moment de l'écriture, par exemple en tenant la plume entre le pouce et l'index, ou en faisant des lignes rondes ou tordues, mais l'écriture elle-même ne présente pas cette modification, cela est interdit. Mais s'il y a une modification dans l'écriture elle-même, par exemple en faisant les lettres coupées et brisées en leur milieu, et le youd fait comme un petit cercle, cela est permis. Et cela concerne l'écriture carrée, mais concernant l'écriture cursive ou notre écriture, vois plus haut au sous-paragraphe 35.

(מד) של שעוה - ואפשר דה"ה בלוחות שלנו כתב הפמ"ג מה שכותבין בקנה עופרת על הלוחות מעופצות בסיד וכדומה אפשר דשרי ע"ש עוד:

« De cire » - Et il est possible qu'il en soit de même pour nos ardoises. Le Pri Megadim a écrit que ce que l'on écrit avec un stylet de plomb sur des tablettes enduites de chaux ou similaire, il est possible que ce soit permis, vois là-bas pour plus de détails.

(מה) מותר לכתבה - אפילו אם היא שלא לצורך המועד פן לא ימצא אח"כ ע"י מי לשלחה:

« Il est permis de l'écrire » - Même si ce n'est pas pour les besoins de la fête, de peur qu'il ne trouve personne par qui l'envoyer ensuite.

(מו) מותר להעתיקה - שישאר אצלו העתקה כדי שלא ישכחנה:

« Il est permis de la copier » - Afin de garder une copie avec lui pour ne pas l'oublier.

(מז) ואם שמע דבר חידוש - וה"ה דמותר לשמוע לכתחלה כדי לכותבו. גם אין חלוק בין אם שמע החדוש מאחר או חידשו הוא עצמו דהרבה זימנין מצוי שאדם שוכח מה שחידש כבר ואינו יכול לחדשו אח"כ. ואפילו בלא טעם שכחה כיון שבכל עת ורגע מוטל על האדם לעמול בתורה ולחדש בה כפי יכולתו אין שייך לומר ימתין עד אחר יו"ט ואז יכתוב החידוש דאותו זמן יהיה עליו חיוב אחר דהיינו שיחדש אח"כ חידושים אחרים ואם יתעכב בכתיבת החידושים שלמד בתוך המועד יצטרך ללמוד שנית מה שלמד כבר ולהזכיר מה שחידש מכבר וזה יבטלנו מלימוד חידושים אחרים באותה שעה ואין לך דבר האבד גדול מזה והעידו על הב"ח ז"ל שכתב חיבוריו בחוה"מ [אחרונים] ומ"מ יזהר בכתיבת חידושיו שיכתוב כתיבת משיט"א ואם יצטרך לכתוב איזה אות מרובע יכתוב אות שבור וכנ"ל:

« Et s'il a entendu une nouveauté (hidoush) » - Et de même, il est permis d'entendre lekhathila pour l'écrire. Et il n'y a pas de différence selon qu'il a entendu la nouveauté d'un autre ou qu'il l'a innovée lui-même, car il arrive souvent qu'un homme oublie ce qu'il a déjà innové et ne puisse pas l'innover de nouveau ensuite. Et même sans la raison de l'oubli, puisqu'à chaque instant et à chaque moment l'homme a le devoir de peiner dans la Torah et d'y innover selon ses capacités, on ne peut pas dire qu'il attende après Yom Tov pour écrire la nouveauté, car à ce moment-là il aura une autre obligation, c'est-à-dire d'innover ensuite d'autres nouveautés ; et s'il s'attarde à écrire les nouveautés qu'il a étudiées pendant la fête, il devra étudier une seconde fois ce qu'il a déjà étudié pour se rappeler ce qu'il a déjà innové, et cela l'empêchera d'étudier d'autres nouveautés à ce moment-là, et il n'y a pas de perte plus grande que cela. Et on a témoigné sur le Ba'h, de mémoire bénie, qu'il écrivait ses ouvrages pendant Hol Hamoed (Aharonim). Néanmoins, il prendra soin, en écrivant ses nouveautés, d'écrire en écriture cursive, et s'il a besoin d'écrire une lettre carrée, il écrira une lettre brisée comme mentionné plus haut.

(מח) מותר לכתבו וכו' - וחשבון התקופות אסור לכתוב דאין זה מוציא מלבו כלום ולא ישכחם ספר הצריך לו במועד ללימוד מותר לתקן ולכרוך בעצמו וכ"ש ע"י עכו"מ דהוי דבר האבד אבל אסור לתקן קונטרס כדי לכתוב עליו אחר המועד. כתבו האחרונים כל מה שמותר לכתוב מותר לעשות קולמוס ודיו הצריך לזה. ולשרטט לצורך דברים המותרים נסתפק בא"ר ובלקט הקמח אוסר בזה מפני שהשרטוט בא רק ליפוי הכתיבה ורק בתפילין ומזוזות שא"א בלא"ה דאסור בלא זה שרי:

« Il est permis de l'écrire, etc. » - Et le calcul des Tekoufout (saisons/cycles) est interdit d'être écrit, car on ne l'invente pas de son cœur et on ne les oubliera pas. Un sefer dont on a besoin pendant la fête pour l'étude, il est permis de le réparer et de le relier soi-même, et à plus forte raison par un non-Juif, car c'est une chose qui risque de se perdre ; mais il est interdit de préparer un cahier pour écrire dessus après la fête. Les Aharonim ont écrit : tout ce qu'il est permis d'écrire, il est permis de préparer la plume et l'encre nécessaires pour cela. Quant à tracer des lignes (sirtout) pour les besoins des choses permises, l'Eliyah Rabba reste dans le doute, et le Leket Hakema'h l'interdit car le traçage ne vient que pour embellir l'écriture ; ce n'est que pour les tefilin et mezouzot où c'est impossible autrement, car c'est interdit sans cela, que c'est permis.

(מט) בין דיני ממונות - ר"ל דמועד לא הוי כמו שבת ויו"ט דאסור לדון בם אפילו נתרצו שניהם ובזה שרי אם נתרצו הבע"ד לדון בם דאלו לכפות לפעמים אין יכול לכוף לבע"ד שיבוא בניסן ותשרי כדאיתא בחו"מ סימן ה' ע"ש:

« Qu'il s'agisse de droit financier » - C'est-à-dire que la fête n'est pas comme Chabbat ou Yom Tov où il est interdit de juger même si les deux sont d'accord, et ici c'est permis si les plaideurs acceptent d'être jugés ; alors que pour les forcer, parfois on ne peut pas forcer un plaideur à venir en Nissan et en Tichri, comme c'est expliqué dans le Hoshen Mishpat siman 5, voir là-bas.

(נ) דיני נפשות - המחבר העתיק לשון הברייתא ומיירי בזמן הבית דהיה מוטל עליהם לקיים ובערת הרע מקרבך:

« De droit pénal (Dinei nefashot) » - L'auteur a copié le langage de la Braïta, et cela parle du temps du Temple, où il leur incombait d'accomplir « tu extirperas le mal du milieu de toi ».

(נא) לקבול וכו' - היינו בביהכ"נ ועיין לעיל סימן תקל"ט ס"ג בהג"ה:

« D'accepter, etc. » - C'est-à-dire à la synagogue. Et vois plus haut siman 539 paragraphe 3 dans la glose.