Directives concernant le deuil, l'oraison funèbre, la déchirure du vêtement et l'enterrement pendant la demi-fête.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) ומטעם זה אין מוליכין וכו' - ר"ל כדי שלא ישתהא המת ברחוב ויבואו להספידו:
« Et pour cette raison on ne transporte pas, etc. » - C'est-à-dire afin que le mort ne s'attarde pas dans la rue et qu'on n'en vienne pas à prononcer son oraison funèbre.
(ב) אסור להספיד וכו' - שאין המת משתכח מן הלב עד אחר שלשים יום ואי יספידו פחות מל' יום לפני הרגל יבוא עי"ז לבכות ולהצטער ברגל דעדיין לא שכחו ואפילו אם המספיד אינו נוטל שכר עבור זה רק בחנם לשם מצוה ג"כ אסור ואין נ"מ בין אם המספיד הוא אדם אחר או אחד מן האנשים שמוטל עליו אבילותיו:
« Il est interdit de prononcer une oraison funèbre, etc. » - Car le mort n'est pas oublié du cœur avant trente jours, et si on prononce son oraison funèbre moins de 30 jours avant la fête, cela l'amènera à pleurer et à s'affliger pendant la fête car il ne l'a pas encore oublié. Et même si celui qui prononce l'oraison ne prend pas de salaire pour cela, mais le fait gratuitement pour la mitsva, c'est aussi interdit. Et il n'y a pas de différence que celui qui prononce l'oraison soit une autre personne ou l'un des hommes sur qui repose le deuil.
(ג) על המת שמת לו מלפני שלשים וכו' - ואפילו על ת"ח שמת ובתשובת עולת שמואל מתיר לעשות הספד על אדם גדול אפילו על שמועה רחוקה אם לא היתה שעת הכושר מקודם וכן מצדד בנחל אשכול ע"ש ועיין בשע"ת:
« Sur le mort décédé depuis plus de trente jours, etc. » - Et même pour un Sage de la Torah (Talmid Hakham) qui meurt, et dans les responsa Olat Shmouel, il permet de faire une oraison funèbre pour un grand homme même sur une nouvelle lointaine (shmoua rehoka) si l'occasion propice ne s'était pas présentée avant, et le Nahal Eshkol penche aussi en ce sens, vois là-bas, et vois dans le Shaaré Techouva.
(ד) קודם המועד - וקודם ר"ה ויו"כ אי חשיב כרגלים לענין זה צ"ע [פמ"ג] ובישועות יעקב מיקל בר"ה ויו"כ ועיין בתורת אדם במה שמביא בשם ר"נ גאון שבחודש אלול מותר:
« Avant la fête » - Et avant Rosh Hashana et Yom Kippour, savoir si cela est considéré comme des fêtes pour cela nécessite réflexion (Pri Megadim). Le Yeshouot Yaakov allège pour Rosh Hashana et Yom Kippour. Et vois dans le Torat Adam qui rapporte au nom de Rav Natronaï Gaon qu'au mois d'Eloul, c'est permis.
(ה) שמותר - מפני שהוא לו חדשה והמרירות קבוע לו בלבו ואינה מיתוספת בשביל ההספד וזה מותר אפילו אם המספיד נוטל שכר ואפילו על שאר כל אדם שאינו ת"ח:
« Qu'il est permis » - Car c'est une chose nouvelle pour lui et l'amertume est fixée dans son cœur et ne s'accroît pas à cause de l'oraison funèbre. Et cela est permis même si l'orateur prend un salaire, et même pour toute autre personne qui n'est pas un Sage de la Torah.
(ו) אסור להספיד עמו וכו' - דעכ"פ ע"י זה מיתוסף לו עוד צער במועד:
« Il est interdit de s'associer avec lui pour l'oraison funèbre, etc. » - Car de toute façon, par ce biais, cela lui ajoute encore de la peine pendant la fête.
(ז) נ"ל שמותר לספדו - דהמרירות כבר קבוע בלבו בלא ההספד ודינו כמת בתוך ל' יום קודם הרגל שמותר להספידו קודם הרגל:
« Il me semble qu'il est permis de faire son oraison funèbre » - Car l'amertume est déjà fixée dans son cœur sans l'oraison funèbre, et son statut est comme celui d'un mort dans les 30 jours précédant la fête pour lequel il est permis de faire une oraison avant la fête.
(ח) ולהזכיר נשמות - ואין זה מה שנוהגין להזכיר נשמות באל מלא רחמים שזה אף ברגל עצמו מותר ואינו הספד אלא שמתפללין עליהן:
« Et mentionner les âmes » - Et ce n'est pas ce que l'on a coutume de faire pour mentionner les âmes dans le 'El Male Rahamim', car cela est permis même pendant la fête elle-même et ce n'est pas une oraison funèbre, mais on prie pour eux.
(ט) אינו בכלל זה - דאדרבה דעתו להפסיק עי"ז אבילותו שהרי קודם לכן לובשים שחורים ואח"כ מסירין אותם ולובשין לבנים [ב"י]:
« N'est pas inclus dans cela » - Car au contraire, son intention est d'interrompre par cela son deuil, puisqu'auparavant ils portaient des vêtements noirs et ensuite ils les enlèvent et mettent des vêtements blancs (Beit Yossef).
(י) בתוך שלשים לרגל - אבל במועד גופא בודאי אסור להספידו אף באופן זה:
« Dans les trente jours précédant la fête » - Mais pendant la fête elle-même, c'est certainement interdit de prononcer son oraison funèbre, même de cette manière.
(יא) אלא לקרוביו - אבל מי שאינו חייב ורוצה לקרוע מפני הכבוד אסור. ואפילו לקרוביו דוקא אם מת בחוה"מ אבל אם מת ביו"ט אין לקרוע במועד עד אחר יו"ט דההיא שעתא לאו שעת חימום ולאו שעת שמועה הוא:
« Mais seulement pour ses proches » - Mais celui qui n'y est pas obligé et qui veut déchirer son vêtement par respect, c'est interdit. Et même pour ses proches, c'est précisément si la mort a eu lieu pendant Hol Hamoed, mais si la mort a eu lieu à Yom Tov, on ne déchire pas le vêtement pendant la fête jusqu'à après Yom Tov, car ce moment-là n'est ni le moment de la chaleur (de l'émotion) ni le moment de la nouvelle (shmou'a).
(יב) על חכם - ששואלין אותו דבר הלכה בכל מקום ואומר ואפילו אינו יודע לישא וליתן בה. ואין בזמנינו ת"ח כזה [מ"א]:
« Sur un Hakham (Sage) » - À qui l'on pose des questions de Halakha dans tous les domaines et qui répond, et même s'il ne sait pas débattre et argumenter sur la question. Et de nos jours, il n'y a pas de tel Talmid Hakham (Maguen Avraham).
(יג) ועל קרוב וכו' - השתא מפרש ואזיל את דבריו הקודמין:
« Et sur un proche, etc. » - Il vient maintenant expliquer ses propos précédents.
(יד) אם הוא בתוך שלשים - אבל אם הוא לאחר שלשים אינו קורע במועד אפילו על אביו ואמו [יו"ד סימן ש"מ סל"א בש"ך שם]:
« S'il est dans les trente jours » - Mais s'il est après trente jours, il ne déchire pas pendant la fête, même pour son père et sa mère (Yoreh Deah siman 340 paragraphe 31 dans le Shakh là-bas).
(טו) ועל אדם כשר וכו' - ואם עמד בשעת יציאת נשמה חייב לקרוע אפילו באיננו אדם כשר ועיין ביו"ד סימן ש"מ ס"ו בהג"ה שנהגו להקל אפילו באדם כשר אא"כ עומד עליו בשעת יציאת נשמה:
« Et sur un homme intègre (Casher), etc. » - Et s'il était présent au moment de la sortie de l'âme, il est tenu de déchirer même s'il ne s'agit pas d'un homme intègre. Et vois dans le Yoreh Deah siman 340 paragraphe 6 dans la glose, qu'on a coutume d'alléger même pour un homme intègre, à moins qu'on ne se tienne près de lui au moment de la sortie de l'âme.
(טז) ויש חולקין - דס"ל דאין קריעה כלל בחוה"מ ובני אשכנז נהגו לעשות פשרה בין אלו שתי הדעות ומחלקים בין אב ואם ובין שאר קרובים וע"ז סיים רמ"א דבמקום שאין מנהג מבורר יש לקרוע על כולם דמעיקר הדין הלכה כדעה הראשונה:
« Et certains sont en désaccord » - Car ils pensent qu'il n'y a pas de déchirure du tout pendant Hol Hamoed. Et les gens d'Ashkenaz ont coutume de faire un compromis entre ces deux opinions et distinguent entre le père et la mère d'une part, et les autres proches d'autre part. C'est sur cela que le Rema conclut que là où il n'y a pas de coutume claire, on doit déchirer pour tous, car selon la loi fondamentale, la Halakha suit la première opinion.
(יז) בני אשכנז - היינו אשכנז ממש אבל בפולין נהגו לקרוע על כולם [אחרונים]:
« Les gens d'Ashkenaz » - C'est-à-dire Ashkenaz à proprement parler, mais en Pologne, on a coutume de déchirer pour tous (Aharonim).
(יח) אין חולצין כתף וכו' - ועיין ביו"ד סימן ש"מ סי"ז בהג"ה דעכשיו לא נהגו לחלוץ כתף כלל ואפילו בחול:
« On ne dénude pas l'épaule, etc. » - Vois dans le Yoreh Deah siman 340 paragraphe 17 dans la glose, qu'aujourd'hui on n'a plus du tout coutume de dénuder l'épaule, même pendant les jours profanes.
(יט) עושין כל צרכי המת וכו' - ותופרין תכריכין אפילו מעשה אומן:
« On s'occupe de tous les besoins du mort, etc. » - Et on coud des linceuls, même s'il s'agit d'un travail d'artisan.
(כ) בצנעא בתוך הבית - ואם א"א בצנעא עושין בפרהסיא ודוקא בפרהסיא דלגבי ישראל אבל בפרהסיא דלגבי עכו"מ לא אפילו בדלא אפשר [מ"א] והא"ר מיקל אף לגבי עכו"מ היכי דלא אפשר:
« En privé à l'intérieur de la maison » - Et si c'est impossible en privé, on le fait en public (befarhessya). Et c'est précisément en public devant des Juifs, mais en public devant des non-Juifs, non, même si ce n'est pas possible autrement (Maguen Avraham). Et l'Eliyah Rabba allège même devant des non-Juifs lorsque ce n'est pas possible autrement.
(כא) עושים אפי' בשוק - שהכל יודעים שהוא לצורך המת:
« Ils le font même au marché » - Car tout le monde sait que c'est pour les besoins du mort.
(כב) אבל אין כורתין עץ וכו' - אבל מותר לקוץ הדס שהכל יודעים שהוא לצורך המת להעביר הסרחון משא"כ ארזים יסברו שקצצו לצורך בנין ואפילו באדם מפורסם אסור אכן היכי דא"א בענין אחר י"א דמותר לקוץ אף מהמחובר ואפילו לאדם שאינו מפורסם וע"י עכו"מ בודאי יש להתיר:
« Mais on ne coupe pas d'arbre, etc. » - Mais il est permis de couper du myrte, car tout le monde sait que c'est pour les besoins du mort afin de dissiper la mauvaise odeur ; ce qui n'est pas le cas pour les cèdres où ils penseront qu'ils les ont coupés pour une construction. Et même pour un homme célèbre, c'est interdit. Cependant, lorsqu'il est impossible de faire autrement, certains disent qu'il est permis de couper même ce qui est attaché au sol, et même pour un homme qui n'est pas célèbre. Et par l'intermédiaire d'un non-Juif, il y a certainement lieu de permettre.
(כג) ואין חוצבין אבנים - ר"ל מן ההר אבל אם הם חצובין כבר ורוצה לחלקן ולעשות ולעשות מהן קבר דינו כמו נסירת הקורות וכנ"ל:
« Et on ne taille pas de pierres » - C'est-à-dire de la montagne, mais si elles sont déjà taillées et qu'il veut les fendre et en faire une tombe, c'est considéré comme le sciage des poutres, et c'est comme mentionné plus haut.
(כד) להיות מוכנים - שהיה דרכן לחפור כוכין להיות מזומנים לצורך מתים שימותו דטרחא יתירא היא אבל לצורך המועד לקבור בו מת בתוך המועד חופרין אפילו בתחלה בתוך המועד:
« Qu'elles soient prêtes » - Car c'était leur habitude de creuser des niches funéraires (Kokhin) pour qu'elles soient prêtes pour les besoins des morts qui viendraient à mourir, car c'est une peine excessive. Mais pour les besoins de la fête, pour y enterrer un mort pendant la fête, on creuse même depuis le début (lekhathila) pendant la fête.
(כה) אין לתלוש וכו' - בא"ר כתב דזה מיירי שליקטן לצורך ביה"ק אבל מה שתולשין אחר קבורת המת זכר לתחיה שרי ובספר מאמר מרדכי מפקפק ע"ז וכתב דפשטיות השו"ע אינו כן וכן המנהג שלא לתלוש בחוה"מ:
« On ne doit pas arracher, etc. » - L'Eliyah Rabba a écrit que cela concerne un cas où on les arrache pour les besoins du cimetière, mais ce qu'on arrache après l'enterrement du mort en souvenir de la résurrection est permis. Et dans le livre Maamar Mordekhaï, il conteste cela et écrit que le sens simple du Shoulhan Aroukh n'est pas ainsi, et telle est aussi la coutume de ne pas arracher pendant Hol Hamoed.
(כו) דין צדוק הדין במועד - כשא"א צ"ה אין אומרין ג"כ שבחו של מת דהא נמי מרגיל ההספד וא"כ אסור לדרוש עליו אלא לחכם בפניו וכ"ש ביו"ט דאסור ובזמנינו אין דין ת"ח וכנ"ל במ"ב סקי"ב. המתענה תענית חלום בחוה"מ צריך למיתב אחר המועד תענית לתעניתו וטוב שיהיה אחר אסרו חג:
« La loi de l'acceptation du décret (Tsidouk Hadin) pendant la fête » - Puisqu'il est impossible de dire Tsidouk Hadin, on ne dit pas non plus les louanges du mort, car cela aussi entraîne l'oraison funèbre ; c'est donc interdit de faire un discours sur lui, si ce n'est pour un Sage en sa présence. Et à plus forte raison à Yom Tov où c'est interdit. Et de nos jours, il n'y a plus le statut de Talmid Hakham (Sage), comme mentionné plus haut dans le Mishna Beroura sous-paragraphe 12. Celui qui jeûne un jeûne de rêve (Taanit Halom) pendant Hol Hamoed doit jeûner après la fête un autre jeûne pour compenser son jeûne, et il est bon que ce soit après Isrou Hag.