משנה ברורה

Michna Beroura — siman 556

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Ticha Beav tombant un dimanche
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Lois relatives à la havdala et à la bénédiction sur le feu lorsque Ticha Beav a lieu à l'issue du Chabbat.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETTicha Beav qui tombe un dimanche — ner, Eikha, havdala du soir et de la sortie
À FAIREBerakha du ner avant Eikha
Le soir, bénir la lumière dès qu’on la voit, puis lire Eikha à cette lumière (« Dans les ténèbres, Il m’a fait asseoir »). Pas besoin de verre. Oubli : rattraper plus tard dans la nuit
À FAIREHavdala dans la tefila
Le soir de Ticha Beav, séparer dans la Amida. Prévenir les femmes qui ne prient pas : dire « Celui qui sépare entre le saint et le profane » avant d’allumer un feu pour cuisiner le soir
À FAIREHavdala sur le verre à la sortie
À motzaei Ticha Beav : hagafen et havdala. On peut boire soi-même, sans donner le vin à un enfant (Maharil / Dagoul Mervava)
À ÉVITERNer et besamim à la sortie
À motzaei Ticha Beav : pas de berakha sur la bougie (elle ne se dit qu’à motzaei Chabbat, moment de sa création) ni sur les aromates (néfech yetéra de motzaei Chabbat, siman 299)
OUIOubli de la berakha du ner
La réciter plus tard dans la nuit de Ticha Beav : l’obligation reste
OUIOubli de havdala dans la tefila
Pas besoin de recommencer la Amida : la havdala sur le verre à la sortie suffit, même si on l’avait aussi oubliée la veille (l’heure de la tefila est passée)
NONHavdala sur le verre le soir même
On ne fait pas la havdala au verre le soir de Ticha Beav (jeûne). On ne rattrape ni le ner ni les besamim à la sortie, même oubliés à motzaei Chabbat
REMALe ner du soir de Ticha Beav n’exige pas de coupe de vin et n’est pas un plaisir comme les aromates. Maharil, à la tombée de la nuit de sortie, bénissait le fruit de la vigne puis la havdala.
Veille = Chabbat : ner avant Eikha, havdala dans la tefila seulement. Sortie du jeûne : havdala sur le vin, sans ner ni besamim. Les femmes disent Hamavdil avant tout feu.

Glossaire

havdala
séparation ou distinction
nefech yetéra
âme supplémentaire

(א) כשרואה הנר וכו' - דזה אין טעון כוס ואין בזה משום תענוג כמו שיש בבשמים. ויברך על האור קודם שקורין איכה דבאיכה כתיב במחשכים הושיבני וע"כ יברך תחלה על המאור וגם שיהנה אח"כ מאורו כשקורין איכה ואם שכח לברך יברך אח"כ בלילה כיון שהחיוב עדיין עליו:

כשרואה הנר וכו' - Lorsqu'il voit la bougie, etc. - car cela ne requiert pas de verre (de vin) et cela n'implique pas de plaisir comme avec les aromates. Et il fera la berakha sur la lumière avant de lire Eikha, car dans Eikha il est écrit : "Dans les ténèbres, Il m'a fait asseoir", et donc il fera d'abord la berakha sur le luminaire pour ensuite profiter de sa lumière en lisant Eikha. S'il a oublié de réciter la berakha, il la récitera plus tard dans la nuit, puisque l'obligation repose toujours sur lui.

(ב) ובליל מוצאי וכו' - ובליל ט"ב מבדיל בתפלה ואע"פ שאין יכול להבדיל אז על הכוס ואם טעה אז ולא הבדיל בתפלה א"צ לחזור כיון שיבדיל על הכוס במוצאי ט"ב. והנשים שאינן יודעות להתפלל ולא הבדילו במוצאי שבת בתפלה צריך כל איש להזהירן שביום התענית לא יעשו אש לבשל לצורך הלילה עד שיאמרו המבדיל בין קדש לחול:

ובליל מוצאי וכו' - Et à l'issue de (Chabbat), etc. - et le soir de Ticha Beav, on fait la séparation (havdala) dans la tefila. Même s'il ne peut pas faire la havdala sur le verre, s'il s'est trompé alors et n'a pas fait la havdala dans la tefila, il n'a pas besoin de recommencer puisqu'il fera la havdala sur le verre à l'issue de Ticha Beav. Pour les femmes qui ne savent pas prier et n'ont pas fait de havdala à l'issue du Chabbat dans la tefila, chaque homme doit les prévenir de ne pas allumer de feu le jour du jeûne pour cuisiner pour le soir, avant qu'elles ne disent "Celui qui sépare entre le saint et le profane".

(ג) מבדיל על הכוס - וא"צ להבדיל בתפלה כיון שהבדיל מאתמול ואפילו שכח אתמול להבדיל בתפלה ג"כ נראה דא"צ עתה להבדיל בתפלה שכבר חלף שעתא וסגי במה שיבדיל עתה על הכוס [שע"ת]. איתא במהרי"ל כשהחשיך בירך בפ"ה והבדלה א"כ משמע שמותר להבדיל על היין ומשמע שמותר לשתות בעצמו וא"צ ליתן לתינוק [דגול מרבבה]:

מבדיל על הכוס - Il fait la havdala sur le verre - et il n'a pas besoin de faire la havdala dans la tefila puisqu'il l'a faite hier. Et même s'il a oublié hier de faire la havdala dans la tefila, il semble aussi qu'il n'ait pas besoin de la faire maintenant dans la tefila, car l'heure est passée, et il suffit de faire la havdala maintenant sur le verre [Chaaré Techouva]. Il est écrit dans le Maharil que lorsque la nuit tombait, il récitait la bénédiction sur le fruit de la vigne et la havdala ; cela implique qu'il est permis de faire la havdala sur le vin et de boire soi-même sans avoir besoin de le donner à un enfant [Dagoul Mervava].

(ד) ואינו מברך לא על הנר - אפילו לא בירך על הנר במוצ"ש דאין מברכין על הנר אלא במוצ"ש בזמן שנברא:

ואינו מברך לא על הנר - Et il ne récite pas de berakha, ni sur la bougie - même s'il n'a pas fait la berakha sur la bougie à l'issue de Chabbat, car on ne récite la berakha sur la bougie qu'à l'issue de Chabbat, au moment où elle a été créée.

(ה) ולא על הבשמים - דמשום נפש יתירא היא ג"כ במו"ש דוקא וכדלעיל בסימן רצ"ט ס"ה:

ולא על הבשמים - Ni sur les aromates - car c'est aussi pour l'âme supplémentaire (nefech yetéra) qu'on fait cela spécifiquement à l'issue de Chabbat, comme vu précédemment au siman 299 seif 5.