משנה ברורה

Michna Beroura — siman 557

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Récitation de Nachem et Aneinu à Ticha Beav
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Lois régissant les ajouts spécifiques dans la prière de la Amida et le Birkat Hamazon pendant le jeûne.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETTich’a beAv — Nachem et Anénou dans la tefila et le birkat hamazon
À FAIRENachem
Dans « Qui bâtit Jérusalem », car cela a trait au sujet
À FAIREOubli de Nachem
Le dire dans Avoda, avant « Et que nos yeux voient », puis jusqu’à la fin de la berakha — sans conclure « Consolateur de Sion »
À FAIREAnénou du yahid
Dans Choméa Tefila
À FAIREAnénou du chatz
Berakha indépendante avec sa conclusion, entre « Rédempteur » et « Médecin » — même à cha’harit de Tich’a beAv selon la majorité
À FAIREBirkat hamazon
Nachem dans « Qui bâtit Jérusalem », même si dans la tefila on ne le dit qu’à min’ha
À ÉVITERFaire recommencer
Si l’on a oublié Nachem ou l’ajout du jour : on ne fait pas recommencer (jours sans moussaf)
OUIToutes les tefilot
Avis du Mé’haber et coutume de Jérusalem
NONNos pays
Coutume comme le Rema (Nachem seulement à min’ha)
REMAMé’haber au siman 565 : le yahid dit Anénou à chaque tefila des quatre jeûnes. Rema : le yahid seulement à min’ha. Chaaré Techouva et le Gra doutent de Nachem dans le birkat hamazon (institué seulement dans la tefila). Selon tous, si on ne l’a pas dit, on ne recommence pas.
Nachem se dit dans Boné Yeroushalayim. Anénou du yahid dans Choméa Tefila, du chatz entre Goel et Rofé. Oubli : pas de reprise. Birkat hamazon : on le dit, mais on ne recommence pas.

Glossaire

chatz
ministre officiant

(א) בת"ב אומר וכו' - מסתימת המחבר משמע דדעתו שיאמרו בכל התפלות וכן הוא המנהג בירושלים אבל במדינותינו המנהג כמו שכתב הרמ"א:

בת"ב אומר וכו' - À Ticha Beav on dit, etc. - de la formulation indéterminée du Mé'haber, il ressort que son avis est qu'on le dise dans toutes les tefilot, et telle est la coutume à Jérusalem. Mais dans nos pays, la coutume est comme l'a écrit le Rema.

(ב) בבונה ירושלים וכו' - לפי שהיא מענינא ואם שכח אומר בעבודה דהיינו קודם ותחזינה וא"צ לחתום בברוך מנחם ציון אלא ותחזינה עינינו עד סוף הברכה:

בבונה ירושלים וכו' - Dans "Qui bâtit Jérusalem", etc. - parce que cela a trait au sujet. Et s'il a oublié, il le dit dans la bénédiction de "Avoda", c'est-à-dire avant "Et que nos yeux voient". Il n'a pas besoin de conclure par "Béni sois-Tu, Consolateur de Sion", mais "Et que nos yeux voient" jusqu'à la fin de la bénédiction.

(ג) ועננו בשומע תפלה - היינו ליחיד אבל הש"ץ אומרה ברכה בפני עצמה בחתימה בין גואל לרופא - והנה ליחיד דעת המחבר בסימן תקס"ה דבארבעה צומות אומר עננו בכל תפלה בשומע תפלה אבל דעת הרמ"א שם דאין היחיד אומרה רק במנחה. ולענין ש"ץ דעת רוב הפוסקים דאף בט"ב יאמרנה בשחרית בין גואל לרופא כמו לענין שארי תעניתים:

ועננו בשומע תפלה - Et 'Anenou dans Chomea Tefila - cela concerne l'individu (yahid), mais le ministre officiant (chatz) le dit comme une bénédiction indépendante avec sa conclusion entre "Rédempteur" et "Médecin". L'avis du Mé'haber au siman 565 est que pour les quatre jeûnes, l'individu dit 'Anenou à chaque tefila dans Chomea Tefila, mais l'avis du Rema là-bas est que l'individu ne le dit qu'à min'ha. En ce qui concerne le ministre officiant, l'avis de la majorité des décisionnaires est que, même à Ticha Beav, il le dira à cha'harit entre "Rédempteur" et "Médecin", comme pour les autres jeûnes.

(ד) אין מחזירין אותו - כי בימים שאין בה קרבן מוסף אם טעה ולא אמר מעין המאורע אין מחזירין אותו:

אין מחזירין אותו - On ne le fait pas recommencer - car les jours où il n'y a pas de sacrifice de moussaf, s'il se trompe et ne dit pas ce qui relève de l'événement, on ne le fait pas recommencer.

(ה) בברכת המזון - בבונה ירושלים ואף שבתפלה לא נהגו לאומרו רק במנחה מ"מ בבהמ"ז דליכא מנחה יש לאומרו. ועיין בשע"ת בשם איזו אחרונים שמפקפקים על פסק זה וכן בביאור הגר"א משמע שדעתו נוטה שלא לאמר כי לא קבעוה רק בתפלה ומיהו לכו"ע אם לא אמרו אין מחזירין אותו:

בברכת המזון - Dans le birkat hamazon - dans "Qui bâtit Jérusalem". Et bien que dans la tefila, on ait coutume de ne le dire qu'à min'ha, dans le birkat hamazon où il n'y a pas de min'ha, il faut le dire. Voir dans le Chaaré Techouva au nom de certains A'haronim qui mettent en doute cette décision, et il ressort aussi du commentaire du Gaon de Vilna que son opinion penche pour ne pas le dire, car ils ne l'ont institué que dans la tefila. Cependant, selon tous, s'ils ne l'ont pas dit, on ne les fait pas recommencer.