משנה ברורה

Michna Beroura — siman 563

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Loi de celui qui a pensé dans son cœur de jeûner
En bref - de quoi parle ce chiour ?

L’acceptation du jeûne par la seule pensée, surtout hors de Min’ha, n’est pas une acceptation complète. On reste tenu au titre du neder ; l’officiant ne dit pas Énénou entre « Rédempteur » et « Guérisseur », mais le yahid le dit dans Choméa Tefila.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETAcceptation par la pensée, hors du moment de Min'ha
À FAIREAccepter à Min'ha de la veille
Parole ou pensée formulée « j’accepte », pendant la tefila de Min'ha. Après Min'ha, tant qu’il fait jour : valable bediavad.
À FAIREYahid — Énénou
Même sans acceptation à Min'ha, le yahid dit Énénou dans Choméa Tefila (déjà tranché au seif 5).
À ÉVITERPensée ou parole avant Min'ha
Ce n’est pas une acceptation de jeûne pour l’Énénou de l’officiant (berakha à part entre « Rédempteur » et « Guérisseur »).
OUITenu au titre du neder
Les A’haronim : même pensée hors Min'ha, il est tenu de jeûner au moins comme neder. Certains sont stricts : la pensée équivaut à la parole.
NONOfficiant sans acceptation à Min'ha
Pas de berakha d’Énénou entre « Rédempteur » et « Guérisseur » avec la ‘hatima.
REMALa pensée n’est pas supérieure à la parole : si la parole avant Min'ha ne vaut pas pour le lendemain, la pensée non plus. Pour le yahid, à plus forte raison s’il a accepté mais pas à Min'ha : il dit Énénou.
Hors Min'ha, l’acceptation n’ouvre pas la berakha d’Énénou de l’officiant ; le yahid dit quand même Énénou dans Choméa Tefila, et l’on reste tenu au jeûne au titre du neder.

Glossaire

bediavad
après coup
neder
vœu
hatima
formule de clôture de la berakha

(א) מי שהרהר בלבו - ר"ל אפילו גמר בדעתו וקיבל במחשבתו להתענות למחר:

Celui qui a pensé dans son cœur - c’est-à-dire même s’il a tranché en son esprit et a accepté par la pensée de jeûner le lendemain.

(ב) שלא בשעת תפלת המנחה - אלא קודם לזה דאלו אחר שהתפלל משמע מאחרונים דמהני הקבלה בדיעבד כל זמן שהוא יום בין בהוצאה בפה ובין בהרהור:

Pas au moment de la tefila de Min’ha - mais avant cela ; car si c’est après qu’il a prié, il ressort des A’haronim que l’acceptation est valable bediavad (après coup) tant qu’il fait encore jour, que ce soit par énoncé oral ou par pensée.

(ג) דלא הוי קבלת תענית - משמע מלשון זה דא"צ להתענות כלל כיון שלא קיבלו בתפלת המנחה אבל האחרונים הסכימו דמחוייב להתענות עכ"פ מדין נדר [ואפילו רק גמר בדעתו וקיבל במחשבתו להתענות ג"כ יש מחמירין דהרהור כדיבור דמי] אכן לענין תפלת עננו משמע דלא יכול לומר. והנה כ"ז לענין הש"ץ לומר ענינו בין גואל לרופא ובחתימה כנהוג אבל ליחיד לומר ענינו בשומע תפלה כבר הכריע רמ"א לעיל בס"ה דיחיד יכול לומר אפילו לא קיבלו כלל וכ"ש בענינינו שקיבלו שלא בתפלת המנחה דלהרבה פוסקים חשוב זה קבלה גמורה עכ"פ לענין יחיד בודאי יש לו לומר עננו:

Car ce n’est pas une acceptation de jeûne - de cette formulation il ressort qu’il n’est pas du tout tenu de jeûner, puisqu’il n’a pas accepté pendant la tefila de Min’ha. Mais les A’haronim sont d’accord qu’il est tenu de jeûner au moins au titre du neder [et même s’il n’a fait que décider en son esprit et accepter par la pensée de jeûner, certains sont stricts, car la pensée équivaut à la parole]. Toutefois, pour la tefila d’Énénou, il ressort qu’il ne peut pas la dire. Tout ceci concerne l’officiant qui dit Énénou entre « Rédempteur » et « Guérisseur », avec la ‘hatima habituelle ; mais pour un yahid qui dit Énénou dans Choméa Tefila, le Rema a déjà tranché plus haut au seif 5 qu’un yahid peut le dire même s’il n’a rien accepté du tout ; à plus forte raison dans notre cas, où il a accepté mais pas pendant la tefila de Min’ha — ce que beaucoup de décisionnaires considèrent comme une acceptation complète. En tout cas, pour un yahid, il doit certainement dire Énénou.