Un individu qui a accepté des jeûnes pour une détresse ou un malade doit les achever même si la détresse a cessé ou si le malade est mort, sauf stipulation contraire ou langage conditionnel. La communauté n’achève pas si la détresse a cessé avant midi, ou si l’on apprend que tout était déjà passé avant l’acceptation (erreur). Les nedarim de tsédaka suivent la même logique.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim. [SUJET] Celui qui voue un jeûne en temps de détresse [FAIRE] Individu sans condition | Il achève tous les jeûnes acceptés pour le malade ou la détresse, même si la personne guérit ou meurt [FAIRE] Tsédaka vouée pour qu’un tel vive | Il donne même si celui-ci est mort — sauf s’il a dit « si un tel vit » (langage de condition) [EVITER] Omettre la stipulation | L’individu qui n’a pas dit « si la détresse passe, je ne jeûnerai pas » reste tenu ; le tribunal, lui, stipule pour le public [CAS:OUI] Public, détresse cessée avant midi | Ils n’achèvent pas : jusqu’à midi c’est encore le temps du repas [CAS:OUI] On apprend que c’était déjà fini avant l’acceptation | Acceptation erronée : pas besoin d’achever (sauf jour déjà très avancé vers le soir) [CAS:NON] Détresse cessée après l’acceptation | Même s’il n’a pas encore commencé à jeûner, l’individu achève (Eliya Rabba) [CAS:NON] Public, malade mort | À première vue ils achèvent aussi, même mort avant midi [REMA] Certains sont indulgents pour le public même si le malade est mort. Après midi le jeûne a déjà commencé. Talmidé hakhamim n’ont pas à être stricts si c’était une erreur. Autres nedarim de tsédaka : même règle (YD 220,15). [SYNTHESE] Individu : sans condition, on achève tout. Public : si la détresse a cessé avant midi, ou si l’on apprend que c’était déjà fini avant l’acceptation, on n’achève pas.
(א) יחיד המתענה וכו' - החילוק בין צבור ליחיד דצבור לב ב"ד מתנה עליהן וגם דאין מטריחין על הצבור אבל ביחיד כיון שלא התנה בפירוש שאם תעבור הצרה לא יתענה מחוייב להשלים כפי קבלתו:
Un individu qui jeûne, etc. - la différence entre le public et l’individu : pour le public, le cœur du tribunal stipule pour eux, et l’on n’impose pas de charge au public ; mais pour l’individu, puisqu’il n’a pas stipulé expressément que si la détresse passe il ne jeûnera pas, il est tenu d’achever selon son acceptation.
(ב) או מת - וה"ה לענין מי שהתענה על צרה שתעבור ממנו שנתחייב ממציקיו לאיזה עונש והוצרך לקיים:
Ou il est mort - et de même pour celui qui a jeûné afin qu’une détresse s’éloigne de lui, qu’il a été condamné par ses persécuteurs à quelque peine et a dû l’accomplir.
(ג) צריך להשלים וכו' - דכיון שקבל עליו תענית סתם ולא התנה אמרינן דדעתו היה אקבלה זו מתוך שקבל עליו תענית תהיה מקובל תפלתו שיתפלל על החולה ועל הצרה:
Il doit achever, etc. - car puisqu’il a accepté un jeûne sans précision et n’a pas stipulé, nous disons que son intention était que, par cette acceptation, du fait qu’il a pris sur lui un jeûne, sa tefila soit agréée lorsqu’il prie pour le malade et pour la détresse.
(ד) כל התעניות שקיבל וכו' - היינו לאו דוקא אותו יום משום דהתחיל להתענות אלא אפילו אם קיבל על עצמו כמה תעניתים בשביל אותו דבר מחוייב להשלימם וכן שארי נדרי צדקה שקיבל עליו בשביל שיחיה פלוני אף אם מת צריך לקיים. ועיין ביו"ד סימן ר"כ סט"ו בהג"ה דדוקא בשלא נדר בלשון תנאי אבל אם אמר אם יחיה פלוני אתענה או אתן כך וכך לצדקה ומת אינו מחוייב להתענות וליתן:
Tous les jeûnes qu’il a acceptés, etc. - c’est-à-dire non seulement ce jour-là parce qu’il a commencé à jeûner, mais même s’il a pris sur lui plusieurs jeûnes pour cette affaire, il est tenu de les achever. De même les autres nedarim de tsédaka qu’il a pris pour qu’un tel vive : même s’il est mort, il doit les accomplir. Voir Yoré Déa siman 220 seif 15 dans la glose : cela ne vaut que s’il n’a pas fait le neder en langage de condition ; mais s’il a dit « si un tel vit, je jeûnerai » ou « je donnerai telle somme à la tsédaka » et qu’il est mort, il n’est pas tenu de jeûner ni de donner.
(ה) ונענו - משמע לכאורה דדוקא נענו אבל בהתענו בשביל חולה שיתרפא ומת אפילו צבור חייבין להשלים אף שמת קודם חצות ויש מקילין בצבור אף בכה"ג:
Et ils ont été exaucés - il semble à première vue que ce n’est que s’ils ont été exaucés ; mais s’ils ont jeûné pour qu’un malade guérisse et qu’il est mort, même le public est tenu d’achever, même s’il est mort avant midi. Certains sont indulgents pour le public même dans un tel cas.
(ו) קודם חצות - דעדיין לא התחיל התענית דעד חצות זמן סעודה היא עדיין משא"כ לאחר חצות:
Avant midi - car le jeûne n’a pas encore commencé : jusqu’à midi c’est encore le temps du repas, ce qui n’est pas le cas après midi.
(ז) ונודע שקודם קבלת התענית - דנמצא שהיתה הקבלה בטעות אבל אם עברה אחר קבלת התענית אף שלא התחיל עדיין להתענות צריך להשלים [א"ר וש"א]:
Et l’on a appris que c’était avant l’acceptation du jeûne - il s’avère que l’acceptation était erronée. Mais si [la détresse] a cessé après l’acceptation du jeûne, même s’il n’a pas encore commencé à jeûner, il doit achever [Eliya Rabba et d’autres].
(ח) אחר חצות - ר"ל אפילו לאחר חצות שעבר רוב היום בתענית אפ"ה לא ישלימו וכ"ש קודם חצות:
Après midi - c’est-à-dire même après midi, alors que la plus grande partie du jour a déjà passé en jeûne, ils n’achèveront pas malgré cela ; et à plus forte raison avant midi.
(ט) אין צריכים להשלים - ובזה אין שייך לת"ח ורוב צבור להחמיר כיון שהיה בטעות אם לא שכבר העריב היום ביותר:
Ils n’ont pas besoin d’achever - et en cela il n’y a pas lieu pour les talmidé hakhamim et la majorité du public d’être stricts, puisque c’était une erreur — à moins que le jour ne soit déjà très avancé vers le soir.