Détaille les différentes calamités (épidémies, effondrements de bâtiments, maladies, attaques de bêtes sauvages, fléaux agricoles) qui nécessitent l'instauration d'un jeûne public et la sonnerie du chofar ou des trompettes.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) ומתריעים וכו' - כתב הרמב"ם מ"ע מן התורה לזעוק ולהריע בחצוצרות על כל צרה שלא תבא על הצבור שנאמר על הצר הצורר אתכם והרעותם בחצוצרות [ועיין במגיד משנה דהכריע לדינא דלאו דוקא בחצוצרות דה"ה בשופר] כלומר כל דבר שייצר לכם כגון בצורת ודבר וארבה וכיו"ב זעקו עליהן והריעו. ודבר זה מדרכי התשובה הוא שבזמן שתבא צרה ויזעקו עליה ויריעו ידעו הכל שבגלל מעשיהם הרעים הורע להן ככתוב עונותיכם הטו אלה וגו' וזהו שיגרום להסיר הצרה מעליהם אבל אם לא יזעקו ולא יריעו אלא יאמרו דבר זה ממנהג העולם אירע לנו וצרה זו נקרית היא הרי זו דרך אכזריות וגורמת להם להדבק במעשיהן הרעים ותוסיף הצרה צרות אחרות הוא שכתוב בתורה והלכתם עמי בקרי והלכתי גם אני עמכם בחמת קרי וכו' ומד"ס להתענות על כל צרה שלא תבוא על הצבור עד שירוחמו מן השמים וכו' עכ"ל ותמה המ"א למה אין אנו נוהגין לתקוע בעת צרה ואפילו אם נאמר דאין ת"צ בבבל הלא מדאורייתא מצוה לתקוע בלא תענית וכנ"ל ונשאר בצ"ע ויש מאחרונים שתירצו דמדאורייתא מצוה זו נוהג רק בא"י וכדכתיב וכי תבואו מלחמה בארצכם וגו' ויש שכתבו דאפשר דאף בא"י דוקא כשהיה תחת רשותינו ואפשר עוד דדוקא כשהגזרה הוא על רוב ישראל אז מ"ע לתקוע אבל בלא"ה לא [פמ"ג]:
« Et l'on sonne, etc. » - Le Rambam a écrit que c'est une mitsva de la Torah de crier et de sonner des trompettes pour toute détresse qui s'abattrait sur la communauté, comme il est dit : "Contre l'ennemi qui vous opprime, vous sonnerez des trompettes" [Et voir dans le Maguid Michné qui a tranché que ce n'est pas spécifiquement avec des trompettes, car c'est pareil avec le chofar]. C'est-à-dire que pour toute chose qui vous afflige, comme la sécheresse, l'épidémie, les sauterelles, et autres similaires, criez à leur sujet et sonnez. Et cela fait partie des voies du repentir : au moment où une détresse survient et qu'ils crient et sonnent à son sujet, tous sauront que c'est à cause de leurs mauvaises actions qu'il leur est arrivé malheur, comme il est écrit : "Vos fautes ont détourné ces choses, etc.", et c'est ce qui causera le retrait de la détresse. Mais s'ils ne crient pas et ne sonnent pas, et disent plutôt "C'est la marche du monde qui nous est arrivée, et cette détresse est un hasard", c'est la voie de la cruauté, qui les amène à s'attacher à leurs mauvaises actions et ajoute d'autres détresses à la détresse, comme il est écrit dans la Torah : "Si vous marchez avec Moi de façon fortuite, Je marcherai aussi avec vous dans la fureur du hasard, etc.". Et c'est un décret des Sages de jeûner pour toute détresse qui frappe la communauté jusqu'à ce qu'on leur fasse miséricorde du Ciel, etc., fin de citation. Le Magen Avraham s'est étonné : pourquoi n'avons-nous pas l'habitude de sonner au temps de la détresse ? Même si l'on dit qu'il n'y a pas de jeûnes publics à Babylone, n'y a-t-il pas une mitsva de la Torah de sonner sans jeûne, comme mentionné plus haut ? Il est resté perplexe (tsarikh iyun). Certains Aharonim ont répondu que de par la Torah, cette mitsva ne s'applique qu'en Terre d'Israël, comme il est écrit : "Lorsque vous irez en guerre dans votre pays, etc.". D'autres ont écrit qu'il est possible que même en Terre d'Israël, ce soit seulement lorsqu'elle est sous notre juridiction. Et il est encore possible que ce ne soit que lorsque le décret pèse sur la majorité d'Israël qu'il y a une mitsva de la Torah de sonner, mais sinon non [Pri Megadim].
(ב) על הדבר - והאידנא אין מתענין כלל בשעת הדבר דמנוסה הוא כשאינו אוכל ושותה קולט שינוי אויר ח"ו. ולענין ט"ב עיין לעיל בסימן תקנ"ד ס"ו בבה"ל:
« Sur l'épidémie (déver) » - Et de nos jours, on ne jeûne pas du tout au moment d'une épidémie, car il a été éprouvé que lorsque l'on ne mange ni ne boit, on absorbe plus facilement le changement d'air à Dieu ne plaise. Quant à Ticha Béav, voir plus haut au siman 554, seif 6 dans le Biour Halakha.
(ג) שלשה מתים - מת א' בכל יום:
« Trois morts » - C'est-à-dire un mort par jour.
(ד) אין זה דבר - דאין זה קבע אלא אקראי בעלמא:
« Ce n'est pas une épidémie » - Car ce n'est pas régulier, c'est seulement occasionnel.
(ה) בכלל מנין אנשי המדינה - לפי שהן חלושות המזג ועיין בלבוש דבין מנין הת"ק ובין מנין המתים לא יהיו מאלו וכן משמע בשלטי גבורים:
« Inclus dans le décompte des hommes de la ville » - Car elles sont de constitution faible. Et voir dans le Levouch que ni pour le décompte des 500 personnes ni pour le décompte des morts, elles ne doivent en faire partie ; et ainsi l'implique le Chiltei Guiborim.
(ו) בא"י - דכיון דגבירה לוקה שפחה לא כ"ש. וסוריא אינה בכלל א"י דכיבוש יחיד לא שמיה כיבוש [מ"א]:
« En Terre d'Israël » - Car puisque la maîtresse est frappée, la servante ne le serait-elle pas à plus forte raison ? Et la Syrie (Souria) n'est pas incluse dans la Terre d'Israël, car la conquête par un individu n'est pas considérée comme une conquête [Magen Avraham].
(ז) ולא במקצתה - דהא איכא גבירה ג"כ דניצולת ותינצל עם הניצולין:
« Et non dans une partie de celle-ci » - Car il y a aussi la "maîtresse" (la Terre d'Israël) qui est épargnée et elle sera sauvée avec ceux qui le sont.
(ח) היה דבר במדינה - אף בחו"ל:
« S'il y a eu une épidémie dans le pays » - Même en dehors de la Terre d'Israël.
(ט) אע"פ וכו' - לפי שהדבר מתלוה ובא עמהן:
« Même si, etc. » - Car l'épidémie les accompagne et vient avec eux.
(י) שהן רחוקות זו מזו - אבל אם שיירות הולכות אין מתענות הרחוקות אבל כל סביבותיה מתענות ולא מתריעות כדי להשתתף בצרתן וכן נמי במפולת סביבותיה מתענות מטעם זה:
« Qui sont éloignées l'une de l'autre » - Mais s'il y a des caravanes qui y vont, les villes éloignées ne jeûnent pas, par contre tous ses environs jeûnent sans sonner l'alarme pour s'associer à leur détresse. Il en va de même pour l'effondrement de bâtiments : ses environs jeûnent pour cette même raison.
(יא) הרי שרבתה בעיר מפולת - ואפשר דשיעורא בשלשה בתים [ריטב"א]:
« Voici que les effondrements se sont multipliés dans la ville » - Et il est possible que la mesure soit de trois maisons [Ritba].
(יב) כותלים בריאים - אבל אם הם רעועות אינם בכלל זה:
« Des murs sains » - Mais s'ils sont fragiles, ils ne sont pas inclus dans cette règle.
(יג) שאינן עומדין בצד הנהר - אבל אם עומדין בצד הנהר אע"פ שהן כותלים בריאים אפשר דהנהר שטף בהן מתחתיו את יסודם:
« Qui ne se trouvent pas au bord du fleuve » - Mais s'ils se trouvent au bord du fleuve, bien que ce soient des murs sains, il est possible que le fleuve ait emporté leurs fondations par en dessous.
(יד) החולאים - וה"ה כשאבעבועות פורחים בתינוקות ומתים יש לגזור תענית וכבר נדפס סליחה על תחלואי ילדים ובשל"ה כתב דכל אחד יבריח בניו מן העיר בעת הזאת דהיא מחלה המתדבקת:
« Les maladies » - Il en est de même lorsque la variole bourgeonne chez les enfants et qu'ils en meurent, il faut décréter un jeûne. Et des prières (selihot) ont déjà été imprimées concernant les maladies infantiles, et dans le Chla il est écrit que chacun doit faire fuir ses enfants de la ville en cette période car c'est une maladie contagieuse.
(טו) והיו מתים וכו' - עיין לקמיה בהג"ה:
« Et ils en mouraient, etc. » - Voir plus loin dans la glose (Hagaha).
(טז) חכוך - שחין שמתחכך אדם עליה:
« Démangeaison (hikoukh) » - Une affection cutanée sur laquelle l'homme se gratte.
(יז) ואם פשט ברוב הצבור וכו' - עיין בב"ח שדעתו דבזה אפילו אינם מתים ממנה גוזרין תענית שהשחין לח הוא כעין שהיה במצרים והוא קשה כמות אכן בזה בעינן דוקא כשפשט ברוב צבור משא"כ לשאר חולאים:
« Et si elle s'est répandue dans la majorité de la communauté, etc. » - Voir dans le Bah dont l'opinion est qu'en ce cas, même s'ils n'en meurent pas, on décrète un jeûne, car cette affection humide est semblable à celle qui a frappé l'Égypte et elle est aussi dure que la mort. Cependant, pour cela il est indispensable qu'elle se soit propagée à la majorité de la communauté, contrairement aux autres maladies.
(יח) מיד - עיין בחידושי ריטב"א שדעתו דעכ"פ בעינן שיהיו מתים מאותו חולי שלשה אנשים ואז נתחזקה החולי למומתת רק שאין צריך לזה שיהיה דוקא בשלשה ימים כמו בדבר אלא בין ביום אחד או יותר מתענין ומתריעין עליו אכן לפי מה שמבואר בב"י בשם הירושלמי מוכח דלענין אסכרה אפילו לא מת ממנה רק אחד מתענין עליו ונראה דמ"מ דוקא כשירד חולי זה להרבה אנשים אף שלא מת עדיין רק אחד מהן צריך להחמיר וכדמשמע לשון השו"ע אבל אי לא"ה לא ועיין בלח"מ שדעתו דבעינן שימותו ממנה שני אנשים (ואשתמיטתיה דברי הב"י בשם הירושלמי וכן הריטב"א):
« Immédiatement » - Voir les novelles du Ritba dont l'opinion est qu'en tout cas il est nécessaire que meurent de cette maladie trois personnes, et alors la maladie sera confirmée comme mortelle, mais il n'est pas nécessaire pour cela que ce soit spécifiquement en trois jours comme pour une épidémie, mais que ce soit en un jour ou plus, on jeûne et l'on sonne. Cependant, selon ce qui est expliqué dans le Beit Yossef au nom du Talmud de Jérusalem, il est prouvé que pour l'angine (askara), même s'il n'en meurt qu'un seul, on jeûne pour elle. Et il semble que de toute façon, spécifiquement lorsque cette maladie a frappé beaucoup de personnes, même s'il n'y en a qu'un seul qui en est mort jusqu'à présent, il faut être strict, comme l'implique le langage du Choulhan Aroukh, mais sinon non. Et voir le Lehem Michné qui pense qu'il est nécessaire qu'en meurent deux personnes (et il a omis les paroles du Beit Yossef au nom du Jérusalem, ainsi que le Ritba).
(יט) אפילו הרחוקים - וצ"ע על הרמ"א שלא הגיה כאן רק שיהיו באותה הפרכיא כמו שהגיה בס"ח וכן למה לא חלק על דברי השו"ע בס"א וסי"ב במש"כ וכל הערים שסביבותיהם וכו' לפרש דה"ה הרחוקים שהיו באותה הפרכיא:
« Même ceux qui sont éloignés » - La question nécessite réflexion (tsarikh iyun) sur le Rema : pourquoi n'a-t-il pas ajouté la précision ici que ce soit "dans la même province" comme il l'a fait au seif 8 ? Et de même, pourquoi n'a-t-il pas contesté les paroles du Choulhan Aroukh au seif 1 et au seif 12 lorsqu'il écrit "Et toutes les villes de leurs environs, etc.", pour expliquer que c'est la même chose pour les villes éloignées si elles se trouvent dans la même province ?
(כ) נראתה בשדה ביום אם ראתה וכו' - משמע דבשדה בלילה שדרכה להיות שם אין ראיה מעמידתה שנשתלחה להזיק אבל בעיר בלילה דיש בזה ג"כ צד אחד של ריעותא אפשר דגם זה בכלל שילוח הוא:
« Si elle a été vue dans un champ de jour, si elle a été vue, etc. » - Cela implique que dans un champ, la nuit, qui est son endroit habituel, le fait qu'elle s'y tienne ne prouve pas qu'elle a été envoyée pour nuire. Mais dans la ville, la nuit, comme il y a là aussi un aspect anormal, il est possible que cela aussi soit inclus dans le cas où elle a été envoyée (par la Providence).
(כא) ב' בני אדם - שנאמר ומוראכם וחתכם יהיה על כל חית הארץ וזו שעמדה לנגדם ולא יראה בכלל שילוח הוא:
« Deux personnes » - Car il est dit : "Votre crainte et votre effroi seront sur toutes les bêtes de la terre", et celle-ci qui s'est tenue face à eux et n'a pas eu peur fait partie des bêtes envoyées (par la Providence).
(כב) שדה שסמוכה לאגם וכו' - ר"ל בזה אם עמדה כ"ז שלא רדפה אחריהם אינה משולחת דכיון דסמוכה לאגם היינו רביתא והאי דלא ברחה סברה אי אתי בתראי עריקנא לאגמא מיד:
« Un champ proche d'un marais, etc. » - Cela veut dire que dans ce cas, si elle s'est tenue sans les poursuivre, elle n'est pas considérée comme envoyée, car puisqu'il est proche du marais, c'est là son lieu de vie ; et le fait qu'elle n'ait pas fui est dû au fait qu'elle s'est dit "S'ils viennent après moi, je m'enfuirai tout de suite dans le marais".
(כג) באגם - הוא מלא קנים ואילנות קטנים וה"ה יער גדול:
« Dans un marais » - Il est rempli de roseaux et de petits arbres, et c'est la même chose pour une grande forêt.
(כד) אפילו רדפה אחריהם אינה משולחת - דכיון דהיינו דוכתא שלה סמכה אדעתה ורהטא אבתרייהו:
« Même si elle les a poursuivis, elle n'est pas considérée comme envoyée » - Car puisque c'est son propre territoire, elle a eu confiance en elle-même et a couru après eux.
(כה) ואכלה אחד מהם - רבותא הוי דאע"ג דאכלה אחד מהן הוי משולחת מדטרפה השניה ולא אכלה וכ"ש אם לא אכלה כלל בודאי משולחת הוי מדטרפה אותן [תוספות] ובפירוש ר"ח איתא להיפך עי"ש:
« Et a mangé l'un d'eux » - C'est un enseignement plus fort : car bien qu'elle ait mangé l'un d'eux, elle est considérée comme envoyée puisque c'est le fait d'avoir attrapé le second sans le manger (qui le prouve), et à plus forte raison si elle n'a rien mangé du tout, elle est certainement considérée comme envoyée puisqu'elle les a attrapés [Tossafot]. Et dans le commentaire de Rabbenou Hananel, on trouve le contraire, voir là-bas.
(כו) שמזיקים ואינם ממיתים - אבל אם ממיתין אפילו יתושים וזבובים מתענין ומתריעין עליהם וי"א דעל נחשים ועקרבים אפלו אם אין אנו יודעין עדיין שימותו על ידן ג"כ חוששין ומתענין ע"ז:
« Qui causent des dommages et ne tuent pas » - Mais s'ils tuent, même des moustiques et des mouches, on jeûne et on sonne l'alarme pour eux. Et certains disent que pour les serpents et les scorpions, même si nous ne savons pas encore qu'ils causeront la mort, on craint également et l'on jeûne à ce sujet.
(כז) ירקון והשדפון - ירקון הוא תבואה שהכסיפה פניה ושדפון הוא רוח שמריק הזרע מן התבואה. ושיעורו כמלא פי התנור פי' תבואה שראוי לעשות פת כמלא פי תנור ובגמרא מסתפק אם ר"ל ככיסוי התנור או כשורות הלחם הדבקים בפי התנור זה אצל זה א"נ זה למעלה מזה:
« La rouille (yerakon) et la nielle (chidafon) » - Yerakon désigne le blé dont la surface a blêmi, et chidafon est un vent qui vide la semence du blé. Et sa mesure est "comme la pleine bouche du four", c'est-à-dire un blé propre à en faire du pain de la mesure de la pleine bouche du four. Et dans la Guemara, on se demande si cela signifie "comme le couvercle du four" ou bien comme les rangées de pains collées à l'ouverture du four les unes à côté des autres, ou bien les unes au-dessus des autres.
(כח) באותו הפרכיא - היא מלכות. ודוקא בזה שהיא מכה מהלכת אבל כשאינה מהלכת אינה מתרעת אלא מתענית בלבד כמ"ש סי"ב [מ"א]:
« Dans la même province (eparkhia) » - Il s'agit du royaume. Et c'est spécifiquement lorsque c'est un fléau qui se propage, mais lorsqu'il ne se propage pas, on ne sonne pas mais on jeûne seulement, comme mentionné au seif 12 [Magen Avraham].
(כט) ה"ז צרת צבור - ומתענין [לבוש]:
« Ceci est une détresse publique » - Et l'on jeûne [Levouch].
(ל) זועקים עליה - בפה לומר עננו [לבוש]:
« On crie à ce sujet » - De la bouche, en disant "Aneinou" [Levouch].
(לא) וכל סביבותיה - היינו באותה הפרכיא כמ"ש ס"ח [מ"א]:
« Et tous ses environs » - C'est-à-dire dans la même province, comme mentionné au seif 8 [Magen Avraham].
(לב) ולא קטנים - לאו דוקא קטנים גמורים אלא כל שהם פחותים מי"ח לזכר וט"ו לנקבה אין גוזרים הצבור עליהם תעניתים אלו כיון שאינם תעניתים קבועין [מ"א] וי"א דמה שאמרו ולא קטנים היינו דאין בהם מצות חינוך כמו ביוהכ"פ לקמן בסימן תרט"ז ס"ב ומ"מ נכון שיאכלו רק כדי קיום הגוף ולא להתענג באכילתם. והמ"א כתב דהמנהג שאין גוזרין תענית אלו על פחותים מי"ח לזכר וט"ו לנקבה:
« Et non les mineurs » - Pas spécifiquement des mineurs complets, mais quiconque a moins de 18 ans pour un garçon et 15 ans pour une fille, la communauté ne leur impose pas ces jeûnes car ce ne sont pas des jeûnes fixes [Magen Avraham]. Et certains disent que ce qu'ils ont dit "Et non les mineurs", signifie qu'ils n'ont pas l'obligation d'être éduqués (hinoukh) comme pour Yom Kippour, mentionné plus loin au siman 616, seif 2. Néanmoins, il est juste qu'ils ne mangent que pour le maintien du corps et non pour se délecter de leur nourriture. Le Magen Avraham a écrit que la coutume est qu'on ne décrète pas ces jeûnes sur ceux qui ont moins de 18 ans pour un garçon et 15 ans pour une fille.
(לג) חוץ מתעניות הגשמים - עיין לעיל סימן תקע"ה ס"ה:
« Sauf les jeûnes de la pluie » - Voir plus haut siman 575, seif 5.
(לד) ב' צרות וכו' - אבל כשיש להם צרה אחת יכולים להזכיר בתפלתם גם צרות שעברו אגב צרה זו שמתפללין עליה:
« Deux détresses, etc. » - Mais lorsqu'ils n'ont qu'une seule détresse, ils peuvent mentionner dans leur tefila également les détresses passées de façon accessoire à cette détresse pour laquelle ils prient.
(לה) על אחת מהם - ואם יש חולאים בגדולים וקטנים אף בשני מינים נראה דמותר להתפלל על שניהם ביחד דמ"מ תפלה אחת היא להקב"ה [פמ"ג]:
« Sur l'une d'entre elles » - Et s'il y a des maladies chez les adultes et les enfants, même de deux types différents, il semble qu'il soit permis de prier pour les deux en même temps, car de toute façon ce n'est qu'une seule tefila envers le Saint Béni soit-Il [Pri Megadim].
(לו) ומסירין המכשולים וכו' - כמ"ש בישעיה הלא זה צום אבחרהו פתח חרצובות רשע וגו' ועיין במ"א שתמה למה אין אנו נוהגין כן הלא זהו עיקר התענית ע"ש:
« Et l'on enlève les obstacles, etc. » - Comme il est écrit dans Isaïe : "N'est-ce pas là le jeûne que je choisirai : détacher les chaînes de la méchanceté, etc.". Et voir dans le Magen Avraham qui s'étonne de la raison pour laquelle nous n'agissons pas ainsi, car c'est là l'essence du jeûne, voir là-bas.
(לז) ומתריעים - ט"ס דגם בשחרית מתריעין וצ"ל מתחננים וכן הוא ברמב"ם [הגר"א]:
« Et l'on sonne l'alarme » - C'est une erreur de copiste (ta'out sofer), car on sonne l'alarme aussi à Chaharit, et il faut lire "On supplie" (mithanenim), et c'est ainsi que cela apparaît dans le Rambam [Gaon de Vilna].