משנה ברורה

Michna Beroura — siman 577

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Que faire si les pluies sont excessives et abîment le sol
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Directives sur l'attitude à adopter (jeûne, sonnerie, prière) lorsque l'abondance de pluie devient néfaste pour l'agriculture ou les infrastructures.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETPluies excessives qui embourbent ou abîment le sol — sonner l’alarme
À FAIRESonner l’alarme partout
Même en pays de montagnes où la pluie est d’habitude bénéfique, si elles embourbent ; à plus forte raison en pays de bas-fonds
À FAIREDégâts d’une autre sorte
Même règle si les pluies abîment ou causent des pertes autrement qu’en empêchant de labourer
À FAIREOrdre du jeûne
Se conduire selon l’ordre expliqué au siman 575 (d’après l’absence de précision du texte ; voir Beit Yossef)
À FAIREIndividus qui veulent jeûner
Ils peuvent jeûner même des jours consécutifs ; on ne craint pas qu’ils tombent malades et aient besoin d’autrui
À FAIREAneinou (coutume)
Chez nous, le Chaliach Tsibbour dit cette supplication dans Choméa Tefila quand il y a beaucoup de pluie
À ÉVITERJeûne communautaire quotidien
Impossible de décréter un jeûne quotidien pour la communauté ; on ne décrète donc aucun jeûne public dans ce cas « précipité »
OUIDanger quotidien
Comme une ville encerclée par des non-Juifs : le danger est chaque jour, donc pas de cycle lundi-jeudi-lundi
NONCoutume Aneinou après la tefila
Le Darké Moché penche pour Aneinou après la tefila par ordre alphabétique comme aux Dix Jours ; cette coutume n’a pas été vue
REMA« Précipité » : jours consécutifs parce que le danger est quotidien ; les individus qui le souhaitent jeûnent ainsi.
Pluies qui embourbent ou détruisent : on sonne partout. Pas de jeûne public quotidien. Les particuliers peuvent enchaîner les jeûnes. Aneinou dans Choméa Tefila par l’officiant.

Glossaire

Aneinou
Prière 'Réponds-nous' insérée lors des jeûnes

(א) בכל מקום - פי' אפילו ארץ הרים שריבוי הגשמים הוא לטובתה מ"מ אם מטשטשים וכו' וכ"ש אם הוא ארץ מצולה שריבוי הגשמים הוא לקלקלה בודאי תמיד מתריעין על רוב הגשמים [טור]:

« En tout endroit » - C'est-à-dire même dans un pays de montagnes où l'abondance de pluie est bénéfique pour lui, néanmoins si elles embourbent, etc. Et à plus forte raison si c'est un pays de bas-fonds où l'abondance de pluie cause des dégâts, on sonne toujours l'alarme face à des pluies excessives [Tour].

(ב) ומונעים המחרישה - וה"ה אם מקלקלים ומפסידים בענין אחר [מ"א]:

« Et empêchent de labourer » - Il en est de même si elles abîment ou causent des pertes d'une autre manière [Magen Avraham].

(ג) מתריעים וכו' - מדסתם משמע דדעתו שיתנהג בזה כסדר כסדר תענית המבואר בסימן תקע"ה ועיין בב"י:

« On sonne l'alarme, etc. » - D'après l'absence de précision, il semble que son opinion soit qu'il se conduise en cela selon l'ordre du jeûne expliqué au siman 575. Et voir dans le Beit Yossef.

(ד) נחפז - פי' שצריך להתענות רצופות מפני שסכנתו בכל יום כגון עיר שהקיפוה עכו"ם וכה"ג ולפי ענינם אין מקום לתענית בה"ב ובכל יום א"א לגזור תענית על הצבור לפיכך אין גוזרין תענית כלל:

« Précipité » - C'est-à-dire qu'il doit jeûner des jours consécutifs parce que le danger est quotidien, comme par exemple une ville encerclée par des non-Juifs, ou dans des cas similaires, et selon leur situation, il n'y a pas lieu d'instaurer des jeûnes les lundi, jeudi, lundi. De plus, il est impossible de décréter un jeûne quotidien pour la communauté, c'est pourquoi on ne décrète aucun jeûne.

(ה) היחידים רוצים להתענות - אפילו רצופים ולא חיישינן שמא יחלה ויצטרך לבריות [מ"א]:

« Les individus souhaitent jeûner » - Même des jours consécutifs, et l'on ne craint pas qu'il tombe malade et ait besoin de l'aide d'autrui [Magen Avraham].

(ו) בעננו - הנה בד"מ משמע שראוי לומר עננו אחר התפלה בדרך א"ב כמו שאומרים בעשי"ת ולא ראיתי נוהגין כן אלא המנהג במדינותינו שהש"ץ אומר ריצוי זה בשומע תפלה כשיש הרבה גשמים [מפ"מ ומ"א]:

« Avec Aneinou » - Dans le Darké Moché, il semble qu'il convienne de dire "Aneinou" après la tefila dans l'ordre alphabétique comme on le dit pendant les Dix Jours de Pénitence. Mais je n'ai pas vu cette coutume ; la coutume dans nos pays est plutôt que l'officiant (Chaliach Tsibbour) dise cette supplication dans (la bénédiction) "Chomea tefila" lorsqu'il y a beaucoup de pluie [Maharam de Padoue et Magen Avraham].