On choisit le lieu où l'on sonne le chofar, même au détriment du minyan ; un doute de Torah l'emporte sur une certitude rabbinique.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) למקום שבקיאים בתקיעות - דתקיעות דאורייתא וברכות דרבנן ואפילו ביום שני וכ"ש אם יש לפניו מקום שיכול לשמוע תקיעות אע"פ שגם שם אין מנין ויצטרך להתפלל ביחיד ויכול לילך למקום שיש שם מנין רק שאין להם שופר מוטב לילך לשמוע תקיעות אע"פ שיתפלל ביחיד [ח"א]:
Au lieu où l'on est expert dans les sonneries - Car les sonneries sont de la Torah et les berakhot sont d'origine rabbinique, et cela même le second jour. À plus forte raison s'il a devant lui un lieu où il peut entendre les sonneries, même s'il n'y a pas non plus de minyan et qu'il devra prier en yahid : s'il peut aller là où il y a un minyan mais pas de chofar, mieux vaut aller entendre les sonneries même s'il priera en yahid [Haye Adam].
(ב) ושל תקיעות ספק - אם יש שם תוקעין דספק דאורייתא עדיף מודאי דרבנן. וה"ה אם אין יודעין רק סדר אחד ילך להם. ואם יש בעיר אחד שופר ורוצה לילך למקום שמתפללין ולשלוח עכו"ם שיביא לו השופר והוא חוץ לתחום ויכול לקיים שניהם שרי דתחומין דרבנן והו"ל שבות דשבות:
Et que les sonneries sont douteuses - S'il y a là des sonneurs : un doute de Torah l'emporte sur une certitude rabbinique. De même, s'ils ne savent qu'un seul ordre de sonneries, qu'il aille chez eux. S'il y a dans la ville un chofar et qu'il veut aller au lieu où l'on prie et envoyer un non-juif lui apporter le chofar, celui-ci étant hors du tehoum, et qu'il peut ainsi accomplir les deux, c'est permis : le tehoum est d'origine rabbinique, et c'est un chvout de-chvout.
(ג) אח"כ התקיעות - ולא ילך תחילה למקום שתוקעין ואח"כ למקום שמתפללין שתפלת מוסף אין לאחרה יותר משבע שעות כמש"כ בסימן רפ"ו ותקיעות זמנה כל היום. אם באחת נמצא תוקע הגון אך המתפללים שם אינם הגונים ובאחת מתפללים הגונים והתוקע אינו הגון ילך למקום שהתוקע מומחה וכשר דהתוקע מוציאו ידי חובתו משא"כ בתפלה אינו מוציאו ידי חובתו:
Ensuite les sonneries - Qu'il n'aille pas d'abord au lieu où l'on sonne puis au lieu où l'on prie, car on ne recule pas la tefila de Moussaf au-delà de sept heures, comme il est écrit au siman 286, alors que le temps des sonneries est tout le jour. Si dans un lieu se trouve un sonneur convenable mais que ceux qui prient là ne sont pas convenables, et dans l'autre on prie de façon convenable mais le sonneur n'est pas convenable, qu'il aille au lieu où le sonneur est expert et kasher : le sonneur l'acquitte de son obligation, ce qui n'est pas le cas de la tefila, qui ne l'acquitte pas.