Même le non-regardant se garde du pain du non-juif ; on examine ses actes et l'on revient de ses fautes, surtout des doutes.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) בעשי"ת צריך ליזהר - היינו אפילו מפת פלטר של גוי ואם אינו יכול לאפות בעצמו יכשיר את התנור שאופין בו העכו"ם שישליך ישראל בתוך התנור קיסם אחד ואפילו נפח ע"י מפוח או בפיו מהני כמ"ש ביו"ד סימן קי"ב ס"ט ומ"מ מי שהולך בדרך אם אין לפניו פת של ישראל עד יותר מארבעה מילין ממקום שהוא עומד בו ורוצה לאכול מותר לו לאכול פת פלטר של עכו"ם בעשי"ת כמו שמותר בשאר ימות השנה כמ"ש ביו"ד שם דלא קבילו עלייהו להחמיר ביו"ד ימים יותר ממי שנזהר כל השנה ואפ"ה מותר באופן זה. ויזהרו שלא לברך וליטול חלה מעיסה שהיתה מתחלה של עכו"ם אע"פ שאח"כ מכרה לישראל [דכיון שבעת לישה היתה של עכו"ם נפקע ממנה חיוב חלה] אלא דוקא כשמכר העכו"ם הקמח לישראל:
Pendant les dix jours de téchouva il faut prendre garde - C'est-à-dire même au pain de boulanger non-juif. S'il ne peut cuire lui-même, qu'il rende apte le four où cuisent les non-juifs : un Israël jettera dans le four un copeau, et même souffler au soufflet ou de la bouche y suffit, comme il est écrit dans Yoré Déa siman 112 seif 9. Néanmoins, qui est en chemin, s'il n'a pas devant lui de pain d'Israël jusqu'à plus de quatre milles du lieu où il se tient et qu'il veuille manger, a permission de manger du pain de boulanger non-juif pendant les dix jours de téchouva, comme c'est permis le reste de l'année, ainsi qu'il est écrit là-bas dans Yoré Déa : ils n'ont pas pris sur eux d'être plus rigoureux ces dix jours que celui qui y prend garde toute l'année, et même alors c'est permis de cette façon. Que l'on prenne garde de ne pas bénir ni prélever la halla d'une pâte qui fut d'abord à un non-juif, même s'il l'a ensuite vendue à un Israël [car au moment du pétrissage elle était au non-juif, l'obligation de halla en a déchu] ; seulement si le non-juif a vendu la farine à l'Israël.
(ב) ויש לכל אדם וכו' - כתב הרא"ש שיקרא באלו הימים באגרת התשובה של רבינו יונה והאר"י ז"ל כתב שחיוב ללמוד בספרי מוסר כל השנה וכ"כ הגר"א במשלי בכ"מ ובמע"ר ועכ"פ באלו הימים יעשה כל אדם כדעת הזוהר שישוב קודם שישכב ויתאונן על חטאיו ויפשפש במעשיו. ועיין ביערות הדבש ח"א דרוש א' כי ז' ימים שבין ר"ה ליום הכפורים הם נגד ז' ימי שבוע ובכל יום יעשה תשובה על אותו יום ד"מ ביום ראשון יעשה תשובה על מה שחטא כל ימיו ביום ראשון וכן ביום ב' וכן כל ז' ימים:
Et chacun doit, etc. - Le Roch a écrit qu'en ces jours on lise l'Épître de la téchouva de Rabbeinou Yona. L'Ari zal a écrit qu'il est obligatoire d'étudier les livres de moussar toute l'année, et ainsi a écrit le Gra dans Michlé en plusieurs endroits et dans Maassé Rav. Du moins en ces jours, que chacun fasse selon l'avis du Zohar : qu'il revienne avant de se coucher, qu'il se lamente sur ses fautes et fouille ses actes. Voir Yaarot Devach, I, discours 1 : les sept jours entre Roch Hachana et Yom Kippour correspondent aux sept jours de la semaine, et chaque jour on fera téchouva pour ce jour-là — par exemple le dimanche, téchouva pour ce que l'on a fauté tous les dimanches de sa vie, et de même le lundi, et ainsi les sept jours.
(ג) לחפש ולפשפש במעשיו - עיין בח"א כלל קמ"ג שם הרחיב הדברים בענין זה ודבריו קילורין לעינים:
Chercher et fouiller dans ses actes - Voir le Haye Adam, règle 143, où il a développé ce sujet ; ses paroles sont un collyre pour les yeux.
(ד) ולשוב מהם בעשרת י"ת - אחד ששכר חבירו לילך בדרך ונהרג נכון שיקבל תשובה [באר שבע פ' חלק ועיין בתשובת מהר"ם מלובלין סימן מ"ג מ"ד מ"ה וגבעת שאול סימן מ"ח וסי' פ"ב ועיין בית יעקב ס"י] ולענין אשה שהמיתה ילד ע"י גרם עיין אבן שוהם סימן מ"ם ועיין תשובת ח"ס חו"מ סי' נ"ב לענין מוהל ולענין אשה שמצאה ילד מת ובסימן קפ"ד לענין מי שבאונס אכל איסורים ויצא מן האונס ובסימן קע"ג מתיקוני תשובה למי שבעל נדה וסימן קע"ה למי שנתפס עם הנכרית וסימן קע"ז למי שרצה להציל ובטעות המית את חבירו. ועיין בשע"ת ובפתחי עולם מדינים אלו. ועיין ברי"ף כ"ד דברים המעכבים את התשובה:
Et en revenir pendant les dix jours de téchouva - Celui qui a loué son compagnon pour aller en chemin et que celui-ci ait été tué, il convient qu'il prenne sur lui une téchouva [Beer Chéva, chapitre Hélek ; voir les réponses du Maharâm de Lublin simanim 43, 44, 45, et Guivat Chaoul siman 48 et siman 82 ; voir Beit Yaakov siman 10]. Quant à une femme qui a causé la mort d'un enfant, voir Even Choham siman 40 ; voir la réponse du Hatam Sofer, Hochèn Michpat siman 52, au sujet d'un mohel, et au sujet d'une femme qui a trouvé un enfant mort ; et au siman 184 au sujet de celui qui par oness (contrainte) a mangé des interdits puis est sorti de l'oness ; et au siman 173, des réparations de téchouva pour qui a eu commerce avec une nidda ; siman 175 pour qui a été saisi avec la non-juive ; siman 177 pour qui a voulu sauver et a tué son compagnon par erreur. Voir le Chaaré Téchouva et Pithé Olam sur ces lois. Et voir le Rif sur les vingt-quatre choses qui font obstacle à la téchouva.