On nourrit le malade dès qu'un médecin compétent, même non juif, craint un danger, et l'on écoute le malade lui-même s'il dit qu'il a besoin. On nourrit peu à peu, moins que le chiour, en ménageant un intervalle. En cas de boulimos, on nourrit jusqu'à ce que la vue revienne, même d'un aliment interdit s'il le faut.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) רופא בקי - פי' בקי באותו מקום ועיין לעיל סימן שכ"ח סעיף יו"ד דהביא שם המחבר דעת יש מי שאומר דלא בעינן בקי אלא כל אדם בחזקת בקי קצת לענין ספק נפשות (והיינו באומר עכ"פ שמבין בחולי זה) ומסיים הרמ"א שם די"א זה דוקא ברופא ישראל אבל בעכו"ם אינו נאמן עד שיהיה בקי וה"ה הכא ודע דביולדת לכו"ע מהימנינן לנשים דאינהו בקיאי בהו [ד"מ]:
Un médecin compétent — c'est-à-dire compétent en cet endroit. Voir plus haut siman 328 seif 10, où le Mé'haber a rapporté l'avis de « certains disent » : l'on n'exige pas qu'il soit compétent ; tout homme a le statut d'un peu compétent en matière de doute sur une vie (pourvu qu'il dise au moins qu'il s'y connaît dans cette maladie). Le Rema conclut là-bas : certains disent que cela ne vaut que pour un médecin juif ; mais un non-juif n'est cru que s'il est compétent. Il en va de même ici. Sache que, pour une accouchée, tous s'accordent à croire les femmes, car elles s'y connaissent [Darkhé Moché].
(ב) ויסתכן - ה"ה אפילו אינו אומר בהדיא שיסתכן רק שאומר שאפשר שיכבד עליו החולי נותנין לו שאנו חוששין שמא יסתכן:
Et il serait en danger — de même, même s'il ne dit pas explicitement qu'il serait en danger, mais seulement qu'il se peut que la maladie s'aggrave sur lui, on lui donne, car nous craignons qu'il ne soit en danger.
(ג) שומעים לרופא - דשמא הוא נבעת ואינו מרגיש בחליו מחמת רוב חולשא. ואפילו החולה בעצמו הוא רופא מומחה [פמ"ג]:
On écoute le médecin — car il se peut que le malade soit terrifié et ne sente pas sa maladie, à cause de l'extrême faiblesse. Et même si le malade lui-même est un médecin expert [Pri Megadim].
(ד) צריך אני - אפילו אם הרופאים אומרים שהמאכל יזיקהו שומעים לחולה:
« J'ai besoin » — même si les médecins disent que l'aliment lui nuirait, on écoute le malade.
(ה) שומעים לחולה - היינו כשהחולה אומר שמרגיש בנפשו שצריך לאכול שאם לא יאכל שמא יכבד עליו החולי ובלבד שמזכירין לו תחלה שהיום הוא יו"כ דשמא שכח אבל אחר שהודיעוהו שהיום יו"כ והוא שואל לאכול א"צ לדקדק עליו יותר דלב יודע מרת נפשו ואחזוקי אינשי ברשיעא לא מחזקינן. כתבו הפוסקים אם החולה רוצה להחמיר אחר שצריך לכך עליו נאמר אך את דמכם לנפשותיכם אדרוש. עוד כתבו דבמקום שמאכילין אותו אין צריך כפרה ע"ז דאונס רחמנא פטריה כ"ש שלא היה רק כחצי שיעור וכפרה לא נאמר רק על השוגג:
On écoute le malade — c'est-à-dire lorsque le malade dit qu'il sent en son âme qu'il a besoin de manger, que s'il ne mange pas la maladie pourrait s'aggraver sur lui ; encore faut-il qu'on lui rappelle d'abord que le jour est Yom Kippour, car il se peut qu'il l'ait oublié. Mais une fois qu'on le lui a fait savoir et qu'il demande à manger, l'on n'a plus à être minutieux à son égard : le cœur connaît l'amertume de son âme, et l'on ne présume pas les gens méchants. Les décisionnaires ont écrit : si le malade veut être strict alors qu'il en a besoin, c'est de lui qu'il est dit : « Toutefois je demanderai compte du sang de vos âmes. » Ils ont encore écrit : là où on le fait manger, il n'a pas besoin de kappara pour cela, car l'oness (contrainte), le Miséricordieux l'en a exempté ; à plus forte raison n'y avait-il là qu'une demi-mesure, et la kappara n'a été dite que pour le shogeg (par erreur).
(ו) רופא אחד אומר צריך - ואפילו אם הוא עכו"ם או אשה נאמנים להכחיש הרופא שני ישראל שאומר אינו צריך משום דספק נפשות להקל ודוקא אם העכו"ם הוא בקי אבל כשאינו בקי אינו נאמן להכחיש ישראל:
Un médecin dit qu'il a besoin — et même s'il est non-juif ou femme, ils sont crus pour contredire le second médecin, juif, qui dit qu'il n'a pas besoin, car en doute sur une vie l'on allège. Cela n'est vrai que si le non-juif est compétent ; s'il n'est pas compétent, il n'est pas cru pour contredire un Juif.
(ז) ורופא אחד אומר אינו צריך - והחולה שותק או שאומר שאינו יודע דאם גם החולה אומר שא"צ לא היו שומעין לרופא האומר שצריך וכדלקמיה בס"ג:
Et un médecin dit qu'il n'a pas besoin — et le malade se tait, ou dit qu'il ne sait pas. Car si le malade aussi disait qu'il n'a pas besoin, l'on n'écouterait pas le médecin qui dit qu'il a besoin, comme plus loin au seif 3.
(ח) ואפילו קצתן יותר בקיאין מקצתן - ר"ל שאותן שנים שאמרו א"צ הם יותר בקיאין ומופלגין בחכמה זו אפ"ה אין הולכין אחריהם להחמיר בספק נפשות כיון שגם האחרים האומרים שצריך לאכול הם ג"כ בקיאין בחכמה זו. ועיין במ"א ובא"ר שדעתם להורות כהפוסקים שסוברין דכשהן שוין במנין הולכין אחרי הבקיאין ומופלגין בחכמה זו יותר דלא כהרמ"א אכן אם אותן האומרים שצריך הם מרובין אזלינן בתר דידהו להקל אף שאינן חכמים ובקיאין כ"כ:
Et même si certains d'entre eux sont plus compétents que d'autres — c'est-à-dire que les deux qui ont dit qu'il n'a pas besoin sont plus compétents et éminents en cette science : néanmoins on ne les suit pas pour être strict en doute sur une vie, puisque les autres, qui disent qu'il faut manger, sont eux aussi compétents en cette science. Voir le Magen Avraham et l'Elya Rabba, dont l'avis est de statuer comme les décisionnaires qui tiennent que, lorsqu'ils sont égaux en nombre, on suit les plus compétents et éminents en cette science, contrairement au Rema. Toutefois, si ceux qui disent qu'il a besoin sont plus nombreux, on les suit pour alléger, même s'ils ne sont pas aussi savants et compétents.
(ט) ואם החולה ורופא אחד עמו אומרים שאינו צריך וכו' - קמ"ל בזה דמצרפינן דברי החולה לרופא ולא אמרינן בזה דנבעת הוא ואינו מרגיש במחלתו וכנ"ל בסק"ג כיון דגם רופא אחד אומר כמותו:
Et si le malade et un médecin avec lui disent qu'il n'a pas besoin, etc. — ceci nous enseigne que l'on joint la parole du malade à celle du médecin, et que l'on ne dit pas en ce cas qu'il est terrifié et ne sent pas sa maladie, comme plus haut au seif katan 3, puisqu'un médecin aussi dit comme lui.
(י) ורופא אחד אומר צריך וכו' - ואם הרופא ההוא הוא מופלג בחכמה יותר מאחרים חוששין לדבריו להאכילו אף שהם רבים נגדו אבל אם המופלג אומר א"צ ושנים שאין מופלגים אומרים צריך הולכין אחר רוב מנין ומאכילים אותו:
Et un médecin dit qu'il a besoin, etc. — et si ce médecin-là est plus éminent en science que les autres, l'on craint sa parole pour le faire manger, même s'ils sont nombreux contre lui. Mais si l'éminent dit qu'il n'a pas besoin, et que deux qui ne sont pas éminents disent qu'il a besoin, on suit le plus grand nombre et on le fait manger.
(יא) מאחר ששנים וכו' - ר"ל דתרי כמאה חשיבין ולא אזלינן בתר רוב דעות בסכנת נפשות:
Puisque deux, etc. — c'est-à-dire que deux équivalent à cent, et que l'on ne suit pas la majorité des avis en danger de mort.
(יב) אע"פ שמאה רופאים וכו' - אפי' הם בקיאים ומופלגים יותר בחכמה מרופא זה משום דהחולה מסייעו ולב יודע מרת נפשו:
Même si cent médecins, etc. — même s'ils sont plus compétents et plus éminents en science que ce médecin, parce que le malade l'appuie, et que le cœur connaît l'amertume de son âme.
(יג) והרופא מסופק - פי' שמכיר החולי אלא שמסופק אם יסתכן דאל"ה הוי כאינש דעלמא:
Et le médecin est dans le doute — c'est-à-dire qu'il reconnaît la maladie, mais qu'il doute s'il y aura danger ; sinon, il serait comme un homme ordinaire.
(יד) מאכילין אותו - דדברי החולה אין מעלין רק בשאומר צריך אני וכו'. וממילא מאכילין אותו מחמת דברי הרופא שמסופק דספיקו הוא ספק נפשות ולהקל:
On le fait manger — car les paroles du malade n'ont de poids que lorsqu'il dit « j'ai besoin », etc. Et par conséquent on le fait manger en raison des paroles du médecin qui est dans le doute, car son doute est un doute sur une vie, et l'on allège.
(טו) אין מאכילין אותו - דאינו יודע של חולה איננו מחמת בקיאות כדבריו של רופא דרוב חולים אינם יודעים ובקיאים בחולי שלהם. והיכא שהרופא הוא מסופק ואומר איני יודע אף שרופא אחר אומר אינו צריך מאכילין אותו ודעת הט"ז דאם החולה בעצמו הוא רופא והוא מסופק ואומר איני יודע ג"כ מאכילין אותו אפי' אם רופא אחר אומר אינו צריך [וא"ר מפקפק ע"ז דאפשר שאינו מבין על עצמו בעת מחלתו אף שהוא רופא עי"ש ונראה דתלוי זה לפי מהות המחלה אם הוא מחלה של חום שאין דעתו צלולה ע"כ בוודאי יש מקום לדברי הא"ר]:
On ne le fait pas manger — car ce que le malade ne sait pas ne vient pas d'une compétence comparable à celle du médecin : la plupart des malades ne connaissent pas et ne sont pas compétents dans leur maladie. Et lorsque le médecin est dans le doute et dit « je ne sais pas », même si un autre médecin dit qu'il n'a pas besoin, on le fait manger. L'avis du Taz : si le malade lui-même est médecin et qu'il est dans le doute et dit « je ne sais pas », on le fait aussi manger, même si un autre médecin dit qu'il n'a pas besoin. [L'Elya Rabba en doute : il se peut qu'il ne se comprenne pas lui-même au moment de sa maladie, même s'il est médecin, voir là-bas. Il semble que cela dépende de la nature de la maladie : si c'est une maladie de fièvre où l'esprit n'est pas lucide, il y a certainement place pour les paroles de l'Elya Rabba.]
(טז) מאכילין אותו - אף בלא רופאים דספק נפשות הוא:
On le fait manger — même sans médecins, car c'est un doute sur une vie.
(יז) מאכילין אותם מעט מעט - מיירי שדי להם בזה להשקיט רעבונם וכדלקמן בס"ח:
On les fait manger un peu à la fois — il s'agit du cas où cela leur suffit pour apaiser leur faim, comme plus loin au seif 8.
(יח) כשני שלישי וכו' - ה"ה יותר מעט רק שלא יהא קרוב לביצה דבזה יש חיובא:
Comme les deux tiers, etc. — de même un peu plus, pourvu que ce ne soit pas proche d'un œuf, car en cela il y a obligation [de karet].
(יט) וישהו - ר"ל אחר אכילתו כדי שלא יצטרפו האכילות להדדי:
Et qu'ils attendent — c'est-à-dire après avoir mangé, afin que les prises de nourriture ne s'additionnent pas l'une à l'autre.
(כ) כדי אכילת ארבעה ביצים - ואם קשה לו להמתין שיעור זה ימתין עכ"פ כדי שיעור אכילת ג' ביצים דלכמה פוסקים בשיעור זה הוא ג"כ הפסק ולא מצטרפי להדדי [מ"א]:
Le temps de manger quatre œufs — et s'il lui est difficile d'attendre cette mesure, qu'il attende au moins le temps de manger trois œufs : selon plusieurs décisionnaires, cette mesure aussi constitue une interruption, et elles ne s'additionnent pas [Magen Avraham].
(כא) יבדקו בחולה עצמו - ר"ל דלענין שתיית מלא לוגמיו צריך לשער בדידיה ולא בדעלמא כדלעיל בסימן תרי"ב. וכתבו האחרונים יש להחולה לבדוק זה מעיו"כ דהיינו שיכניס לתוך פיו משקין ויפליטם לתוך כלי וכן ישער מעיו"כ ויביט על המורה שעות (זייגער) כמה מינוטין הוא שוהא בשיעור אכילת ד' ביצים וכשיעור הזה ישהא ביוה"כ בין אכילה לאכילה וכן בין שתיה לשתיה וכלקמיה [ועיין בתשובת חתם סופר ח"ו סט"ז שכתב שההפסק בין אכילה לאכילה יהיה כשיעור ט' מינוטין שזה שיעור כדי אכילת פרס] ודע שבין אכילה לשתיה א"צ לשהות כלל וכדלעיל בסימן תרי"ב דאכילה ושתיה אין מצטרפין:
Que l'on vérifie sur le malade lui-même — c'est-à-dire que, pour la boisson d'une pleine gorgée (melô lougmav), il faut évaluer sur lui-même et non sur un homme moyen, comme plus haut au siman 612. Les Aharonim ont écrit : que le malade vérifie cela dès la veille de Yom Kippour, c'est-à-dire qu'il introduise des liquides dans sa bouche et les recrache dans un récipient ; de même, qu'il évalue dès la veille de Yom Kippour, en regardant l'horloge (zeiguer), combien de minutes il met pour le temps de manger quatre œufs ; et de ce même intervalle il attendra à Yom Kippour entre une prise et l'autre, et de même entre une boisson et l'autre, comme plus loin. [Voir la responsum du 'Hatam Sofer, VI, siman 16 : l'interruption entre une prise et l'autre sera d'environ neuf minutes, qui est le temps de manger un péras.] Sache qu'entre manger et boire l'on n'a pas du tout à attendre, comme plus haut au siman 612 : manger et boire ne s'additionnent pas.
(כב) כדי אכילת ד' ביצים - ולפחות ישהו כדי אכילת ג' ביצים:
Le temps de manger quatre œufs — et au minimum, qu'ils attendent le temps de manger trois œufs.
(כג) כדי שיעור שתיית רביעית - דלכמה פוסקים בשיעור זה הוי הפסק דלא יצטרפו להדדי וכדלעיל בסי' תרי"ב ס"ט וע"ש במ"ב:
Le temps de boire un reviit — car selon plusieurs décisionnaires cette mesure constitue une interruption, de sorte qu'elles ne s'additionnent pas, comme plus haut au siman 612 seif 9, et voir là-bas dans la Michna Beroura.
(כד) או שהחולה אומר כן - וכתבו האחרונים דנוהגין שנותנין לפניו מאכל ואומרים לו יו"כ היום ואם אתה חושש שיהיה לך סכנה אם לא תאכל כשיעור בבת אחת אכול בבת אחת ואם לאו תאכל מעט מעט פחות מכשיעור. וכתבו האחרונים דצריך כל מורה להיות דינים אלו שגורים בפיו מבעיוה"כ כי יוכל להיות דבשהיות מעט יש בו סכנת נפשות. ואם הוא שאלה שהמורה צריך לעיין הדין ויש שם אחר בקי שיודע להשיב מיד אין חולקים בזה כבוד להרב. ועיין עוד מדינים אלו בהלכות שבת סימן שכ"ח וסימן ש"ל כי אין בין יוה"כ לשבת אלא שזה זדונו בסקילה וזה זדונו בעונש כרת:
Ou que le malade le dise ainsi — les Aharonim ont écrit que l'usage est de poser devant lui de l'aliment et de lui dire : « c'est Yom Kippour aujourd'hui ; si tu crains d'être en danger si tu ne manges pas le chiour d'un seul coup, mange d'un seul coup ; sinon, mange un peu à la fois, moins que le chiour. » Les Aharonim ont écrit que tout décisionnaire doit avoir ces lois bien présentes à la bouche dès la veille de Yom Kippour, car il se peut qu'en un court délai il y ait danger de mort. Et s'il s'agit d'une question où le décisionnaire doit examiner la loi, et qu'il y a là un autre compétent qui sait répondre sur-le-champ, l'on ne partage pas l'honneur avec le rav en cela. Voir encore de ces lois dans les lois du Chabbat, siman 328 et siman 330 : il n'y a de différence entre Yom Kippour et Chabbat que ceci : l'un, son mezid (volontairement) est passible de lapidation, l'autre, son mezid est passible de karet.
(כה) בולמוס - והוא מסוכן למות עי"ז וכשמראיתו חוזרת בידוע שנתרפא. ואיתא בגמרא דעיקר הסימן שהאירו עיניו משיודע להבחין בין טעם תבשיל יפה לטעם תבשיל רע:
Boulimos — et il est en danger de mort de ce fait ; et lorsque son aspect revient, l'on sait qu'il est guéri. Il est dit dans la Gemara que le signe principal est que ses yeux se sont éclairés, lorsqu'il sait distinguer le goût d'un mets bon du goût d'un mets mauvais.
(כו) עד שיאורו עיניו - משמע מלשון זה דבזה אין צריך לצמצם ליתן לו פחות פחות משיעור וכנ"ל דיוכל לבא ע"י השהיה לסכנה:
Jusqu'à ce que ses yeux s'éclairent — il ressort de ce libellé qu'en cela l'on n'a pas à resserrer pour lui donner peu à peu moins que le chiour, comme plus haut, car par l'attente il pourrait en arriver au danger.
(כז) עיין לעיל סי' שכ"ח סי"ד - דמבואר שם דכיון שהוא צריך לאכול לאלתר והנבילה מוכנת מוטב להאכילו נבילות:
Voir plus haut siman 328 seif 14 — où il est exposé que, puisqu'il a besoin de manger sur-le-champ et que la nevéla est prête, mieux vaut le faire manger de la nevéla.
(כח) חולה שאכל ביוה"כ - וכן יש לנהוג לנערים שאוכלים ביוה"כ וכן היולדת שאינה מתענה [מט"א]:
Un malade qui a mangé à Yom Kippour — et l'on fera de même pour les jeunes gens qui mangent à Yom Kippour, et pour l'accouchée qui ne jeûne pas [Maté Efraïm].
(כט) שאומר יעלה ויבוא - הטעם כיון דבהתירא אכל הו"ל יוה"כ כמו לדידן שאר יו"ט ואם חל בשבת אומר רצה והחליצנו ויש שמקילין בזה שאפילו יעלה ויבוא א"צ לומר שלא תקנו אלא במקום שמצוה באכילתו וה"ה שאין לומר רצה והחליצנו כשחל בשבת ועכ"פ קידוש בודאי אין לו לעשות דיש חשש ברכה לבטלה וכן אם שכח לומר יעלה ויבוא או רצה כשחל בשבת ונזכר אחר שסיים ברכת בונה ירושלים לא יחזור:
Qui dit Yaalé veyavo — la raison : puisqu'il a mangé de façon permise, Yom Kippour est pour lui comme pour nous les autres Yom Tov. S'il tombe un Chabbat, il dit Retsé vehahalitsénou. Il en est qui allègent en cela : même Yaalé veyavo, il n'a pas à le dire, car on ne l'a institué que là où manger est une mitsva ; de même, il n'a pas à dire Retsé vehahalitsénou lorsqu'il tombe un Chabbat. En tout état de cause, un kiddouch, certainement il n'a pas à en faire, car il y a crainte de bénédiction vaine. Et s'il a oublié de dire Yaalé veyavo, ou Retsé lorsqu'il tombe un Chabbat, et qu'il s'en est souvenu après avoir achevé la bénédiction « qui reconstruit Jérusalem », il ne reviendra pas en arrière.