On lit trois montées dans la paracha des unions interdites, le troisième est maftir dans Jonas. Selon l'usage ashkénaze, Achrê et Ouva letsion se disent avant Neïla, non avant Min'ha. Pas de bénédiction sacerdotale à Min'ha ; si un kohen est monté par erreur, il bénit.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) אשרי - כדי להפסיק בין תפלת מוסף לתפלת המנחה:
Achrê — afin de séparer entre la tefila de Moussaf et la tefila de Min'ha.
(ב) להיות בשבת - לפי שבשבת אומרים לשבח ישראל שאף שאכלו ושתו מתפללים לא כאו"ה וביוה"כ א"צ לזה:
D'être le Chabbat — parce que le Chabbat l'on dit [Vaani tefilati] à la louange d'Israël : même s'ils ont mangé et bu, ils prient, contrairement aux nations. À Yom Kippour, l'on n'en a pas besoin.
(ג) ואין אנו נוהגין - כדי למהר שלא יעבור זמן המנחה ודי בהפסק קריאת התורה:
Et nous n'avons pas l'usage — afin de se hâter pour que le temps de Min'ha ne passe pas ; et la lecture de la Torah suffit comme interruption.
(ד) רק קודם נעילה - כדי להפסיק בין מנחה לנעילה:
Seulement avant Neïla — afin de séparer entre Min'ha et Neïla.
(ה) ואין אומרים אין כאלהינו - לפי שבשבת אומרים כן כדי למלאות החסר ממאה ברכות בכל יום וביוה"כ איכא הרבה שבחים וא"צ למלאות בזה גם פטום הקטרת א"צ לומר שהוא כלול בעבודה אבל נראה יותר טוב לאומרו ביחידות שהרי סמני הקטרת לא הוזכרו בעבודה [ט"ז] וגם המ"א כתב שיש לאומרו:
Et l'on ne dit pas En kélohénou — parce que le Chabbat on le dit pour compléter ce qui manque aux cent bénédictions de chaque jour ; à Yom Kippour il y a beaucoup de louanges, et l'on n'a pas besoin de compléter par cela. Pitoum haketoret non plus, l'on n'a pas à le dire, car il est inclus dans l'Avoda. Mais il semble meilleur de le dire en particulier, car les aromates de l'encens n'ont pas été mentionnés dans l'Avoda [Taz]. Le Magen Avraham aussi a écrit qu'il faut le dire.
(ו) וקורין שלשה - ומתחילין מן כמעשה ארץ מצרים פ' ראשונה עד וחי בהם. שניה אלהיך אני ד'. שלישי הוא המפטיר [לבוש]:
Et l'on lit trois — et l'on commence par « kemaassé érets Mitsraïm », première montée jusqu'à « va'haï bahem ». Deuxième : « Elohékha ani ה' ». Le troisième est le maftir [Levouch].
(ז) בפרשת עריות - משום שנפשו של אדם מחמדתן ואם יש אחד שנטמא יחזור בתשובה ומפטיר ביונה שמדבר מן התשובה ועוד שאין יכולין לברוח מן הש"י. אחרונים:
Dans la paracha des unions interdites — parce que l'âme de l'homme les convoite ; et s'il en est un qui s'est souillé, qu'il revienne en techouva. On fait la haftara dans Jonas, qui parle de la techouva, et encore que l'on ne peut fuir loin de ה'. Aharonim.
(ח) והשלישי מפטיר ביונה - ואין אומרים קדיש על הספר רק ח"ק לפני העמוד קודם תפלה [ד"מ]:
Et le troisième est maftir dans Jonas — et l'on ne dit pas de kaddish sur le séfer, seulement un demi-kaddish devant le pupitre avant la tefila [Darkhé Moché].
(ט) ומברך לפניה ולאחריה - ר"ל כדרך שבירך בשחרית שאומר גם על התורה ועל העבודה:
Et il bénit avant et après — c'est-à-dire comme il a béni le matin, où il dit aussi « al haTorah veal haavoda ».
(י) ואין אומרים על התורה וכו' - פי' אנו אין מנהגינו כמ"ש השו"ע אלא אין אומרים כלל על התורה ועל העבודה בין כשחל בשבת בין כשחל בחול רק חותמין מגן דוד והטעם שהרי כבר פסק העבודה מהשחר ובירך עליה שחרית. כשמוציאין הס"ת במנחה אין אומרים על הכל ולא שמע ישראל רק גדלו. בנוסח אבינו מלכנו י"ל רוע גזר בנשימה אחת (כי שייכים להדדי דהיינו שיקרע הוא ית' רוע שיש בגזירה ומה שנשאר בגזירה יהיה לרחמים) והמפסיקים בניגון בין רוע לגזר צריך למחות ובפרט החזנים שלא יעשו כן [ט"ז ע"ש]:
Et l'on ne dit pas « al haTorah », etc. — c'est-à-dire que notre usage n'est pas comme l'a écrit le Choulhan Aroukh : l'on ne dit pas du tout « al haTorah veal haavoda », que ce soit un Chabbat ou un jour de semaine ; l'on achève seulement « Maguen David ». La raison : le service a déjà cessé depuis le matin, et l'on a béni sur lui à Cha'harit. Lorsque l'on sort le séfer Torah à Min'ha, on ne dit pas « al hakol » ni « Chema Israël », seulement « Gadlou ». Dans le texte d'Avinou Malkénou, il faut dire « roa guezar » d'une seule haleine (car ils se tiennent l'un à l'autre : qu'Il déchire le mal qu'il y a dans le décret, et que ce qui reste du décret soit pour la miséricorde). Ceux qui interrompent par un air entre « roa » et « guezar », il faut protester, et surtout les officiants, qu'ils ne fassent pas ainsi [Taz, voir là-bas].
(יא) אומרים צדקתך - כשאר שבת ואומרים אבינו מלכנו אף שהוא שאלת צרכים הלא הוא שעת גמר דין ואם לא עכשיו אימתי:
On dit Tsidkatékha — comme tout autre Chabbat, et l'on dit Avinou Malkénou même si c'est une demande de besoins : c'est l'heure de l'achèvement du jugement, et si ce n'est maintenant, quand donc ?
(יב) אין אומרים צדקתך - דכתיב בו משפטיך תהום רבה ואנו מבקשים רחמים לפני השי"ת ביו"כ [לבוש]:
On ne dit pas Tsidkatékha — car il y est écrit « Tes jugements, abîme immense », et nous demandons miséricorde devant ה' à Yom Kippour [Levouch].
(יג) ולא אבינו מלכנו - שהוא שאלת צרכים ואין שואלין בשבת ובחול אומרים אם לא שהזמן קצר וצריך למהר כדי להתפלל נעילה ביום וטוב לומר מעט סליחות בנחת מהרבה במרוצה:
Ni Avinou Malkénou — car c'est une demande de besoins, et l'on ne demande pas le Chabbat. En semaine, on le dit, à moins que le temps soit court et qu'il faille se hâter afin de prier Neïla de jour. Il est bon de dire peu de seli'hot posément plutôt que beaucoup à la hâte.
(יד) אין נושאין כפים וכו' - עיין סימן קכ"ט שם מבואר כל פרטיהן:
On ne porte pas les mains, etc. — voir siman 129, où tous leurs détails sont exposés.
(טו) נושא כפיו - עיין לעיל בסימן קכ"ט בהג"ה דמטעם זה יש נוהגין לומר אלהינו וא"א וכו' וה"ה דיש לומר אז שים שלום ולא שלום רב וכמבואר בסימן קכ"ז בסופו דחד דינא להו. כהן אחד עלה לדוכן ושארי הכהנים עקרו רגליהם בעבודה ועדיין לא עלו טוב הדבר שיצאו מבהכ"נ ולא יעלו עמו [ברכי יוסף]:
Il porte ses mains — voir plus haut siman 129 dans la glose : pour cette raison, certains ont l'usage de dire « Elohénou vélohé avoténou, etc. », et de même il faut dire alors « sim chalom » et non « chalom rav », comme exposé à la fin du siman 127, car c'est une même loi pour eux. Un kohen est monté à l'estrade, et les autres kohanim ont déraciné leurs pieds pendant l'Avoda et ne sont pas encore montés : il est bon qu'ils sortent de la synagogue et ne montent pas avec lui [Birké Yossef].