Neïla se dit quand le soleil est à la cime des arbres, à achever près du coucher. On substitue « scelle-nous » à « inscris-nous ». On ouvre l'arche pour toute la tefila. À la fin : Chema, Baroukh chem, « ה' hou haElohim » sept fois, puis une teki'a. On dit « l'an prochain à Jérusalem ».
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) קודם נעילה - כדי להפסיק בה בין תפלת מנחה לתפלת נעילה:
Avant Neïla — afin de séparer par là entre la tefila de Min'ha et la tefila de Neïla.
(ב) כשהחמה בראש האילנות - הוא איזה זמן קודם תחלת השקיעה ומה שכתב שישלים סמוך לשקיעת החמה היינו סוף שקיעה שהוא צאת הכוכבים וסמוך לזה היינו מעט זמן קודם צה"כ וי"א שיכולין להאריך ולהמשיך בתפלת נעילה גם בלילה ואע"פ שהעיקר כסברא הראשונה מ"מ עכשיו שנוהגין כסברא אחרונה אין למחות בידם ומ"מ צריכין עכ"פ ליזהר ולהתחיל בעוד היום גדול וגם יזהר לומר החרוז היום יפנה השמש יבוא ויפנה קודם הערב שמש דאל"כ הוא כדובר שקרים לפני ד':
Lorsque le soleil est à la cime des arbres — c'est quelque temps avant le début du coucher. Ce qu'il a écrit, qu'il l'achève près du coucher du soleil, s'entend de la fin du coucher, qui est la sortie des étoiles ; et « près de cela » s'entend d'un peu de temps avant la sortie des étoiles. Certains disent que l'on peut allonger et faire durer la tefila de Neïla même la nuit. Bien que l'essentiel soit selon le premier avis, néanmoins maintenant que l'usage est selon le dernier avis, l'on ne proteste pas contre eux. Toutefois, il faut au moins prendre garde de commencer tant que le jour est encore grand, et aussi de prendre garde de dire le vers « hayom yifné, hachémech yavo veyifné » avant le soir du soleil ; sinon, c'est comme parler mensonge devant ה'.
(ג) ואומר במקום כתבנו - וכן כשמגיע לוכתוב יאמר וחתום וכן יאמר בספר חיים וכו' נזכר ונחתם. כי בנעילה הוא חתימת הגז"ד שנכתב בר"ה על בני אדם לטוב או לרע ויזדרז מאד בתפלה זו כי תכלית כל העשי"ת הוא יוה"כ ותכלית יוה"כ הוא תפלת נעילה שהכל הולך אחר החיתום ואם לא עכשיו אימתי ולכן אף אם חלש הוא מחמת התענית מ"מ יאזור כגבור חלציו להתפלל במחשבה זכה וברורה ולקבל ע"ע נדרי התשובה באמת והבא לטהר מסייעין אותו ויחתם בספר חיים טובים. יש לבטל המנהג שהעכו"ם מדליק הנרות לצורך אמירת פיוטים בנעילה אלא הנרות הדולקים יפזרם בכל בהכ"נ דזה הוי רק שבות דשבות. ונכון שמבערב יוה"כ יזמין עכו"ם לזה וגם שיהיה נכון שמא ביוה"כ יתהוה איזה דבר מחמת רבוי הנרות בכדי שלא יבא ח"ו לידי שריפה. אחרונים:
Et il dit à la place de « inscris-nous » — et de même, lorsqu'il arrive à « oukhtov », qu'il dise « va'hatom » ; et de même, qu'il dise « besséfer 'hayim, etc., nizkar vené'hatam ». Car à Neïla c'est le sceau du décret qui a été écrit à Roch Hachana sur les hommes, pour le bien ou pour le mal. Qu'il se hâte beaucoup dans cette tefila, car la finalité de tous les dix jours de techouva est Yom Kippour, et la finalité de Yom Kippour est la tefila de Neïla : tout va selon le sceau. Et si ce n'est maintenant, quand donc ? C'est pourquoi, même s'il est faible à cause du jeûne, qu'il ceigne néanmoins ses reins en héros pour prier avec une pensée pure et claire, et pour prendre sur lui les vœux de la techouva en vérité. Celui qui vient à se purifier, on l'aide, et qu'il soit scellé au livre des bonnes vies. Il faut abolir l'usage que le non-juif allume les lampes pour les besoins de la récitation des piyoutim à Neïla ; que l'on répande plutôt les lampes déjà allumées dans toute la synagogue, car cela n'est qu'un chévout de chévout. Il est correct que, dès la veille de Yom Kippour, l'on invite un non-juif pour cela, et aussi qu'il soit prêt au cas où, à Yom Kippour, quelque chose surviendrait à cause de l'abondance des lampes, afin que l'on n'en arrive pas, à Dieu ne plaise, à un incendie. Aharonim.
(ד) מזכיר בה של שבת - כדרך שמזכיר בשאר תפלות היום שהרי עדיין יום שבת הוא ואפילו אותם הממשיכים תפלה זו בלילה כיון שהתחילו מבע"י צריך להזכיר של שבת:
Il y mentionne [la sainteté] du Chabbat — comme il la mentionne dans les autres tefilot du jour, car c'est encore jour de Chabbat. Même ceux qui font durer cette tefila la nuit, puisqu'ils ont commencé encore de jour, doivent mentionner le Chabbat.
(ה) אבל בוידוי שלאחר התפלה וכו' - כיון שכבר סיים ברכת שבת דהיינו אתה בחרתנו שחותמין מקדש השבת ולא מצינו הזכרה אחר סיום הברכה ולכן הש"ץ כיון שהוא אומר הוידוי בתוך התפלה צריך להזכיר של שבת באתה הבדלת אנוש מראש וכו' כדרך שמזכיר בו של יוה"כ וכמו כל ברכת אתה בחרתנו שהוא מזכיר בה של שבת ושל יוה"כ:
Mais dans l'aveu qui suit la tefila, etc. — puisqu'il a déjà achevé la bénédiction du Chabbat, c'est-à-dire Ata be'hartanou, que l'on clôt par « mekadech haChabbat », et que l'on n'a pas trouvé de mention après l'achèvement de la bénédiction. C'est pourquoi l'officiant, puisqu'il dit l'aveu à l'intérieur de la tefila, doit mentionner le Chabbat dans « Ata hivdalta énoch méroch, etc. », comme il y mentionne Yom Kippour, et comme toute bénédiction d'Ata be'hartanou, où il mentionne le Chabbat et Yom Kippour.
(ו) בזה - כלומר בתוך הוידוי אבל בתוך התפלה הזכיר ולכן אין מחזירין אותו אבל אם לא הזכיר שבת כלל אז בין יחיד בין ש"ץ מחזירין אותו:
En cela — c'est-à-dire à l'intérieur de l'aveu ; mais à l'intérieur de la tefila, il l'a mentionné, c'est pourquoi on ne le fait pas revenir. Mais s'il n'a pas mentionné le Chabbat du tout, alors, que ce soit un particulier ou l'officiant, on le fait revenir.
(ז) כמו במוסף - ובמקומות שאומרין נעריצך במוסף אומרים ג"כ בנעילה. ופותחין הארון לכל תפלת הנעילה:
Comme à Moussaf — et aux endroits où l'on dit Naaritsékha à Moussaf, on le dit aussi à Neïla. On ouvre l'arche pour toute la tefila de Neïla.
(ח) נושאים כפים בנעילה - היינו אם הוא עדיין יום אבל אם כבר חשכה אין נושאין כפים דאיתקש נ"כ לעבודה כדכתיב לשרתו ולברך בשמו ועבודה הוא דוקא ביום ולכן אם הזמן קצר יאמרו הפיוטים אחר התפלה כדי שיהא נשיאת כפים ביום:
On porte les mains à Neïla — c'est-à-dire s'il fait encore jour. Mais s'il a déjà fait nuit, on ne porte pas les mains, car la bénédiction sacerdotale a été assimilée au service, ainsi qu'il est écrit : « pour le servir et pour bénir en Son Nom », et le service n'est que de jour. C'est pourquoi, si le temps est court, que l'on dise les piyoutim après la tefila, afin que le port des mains soit de jour.
(ט) שלא לישא כפיו - ואפילו אם הוא עדיין בודאי יום מפני שכמה פעמים נמשך סיום התפלה עד הלילה לפיכך נהגו שלא לישא כפים בשום פעם. וכתבו האחרונים דמ"מ או"א ברכנו בברכה וכו' וכן שים שלום אומרים ואפילו הוא לילה שבזה אין קפידא כ"כ לפי שהתחלת התפלה היה ביום:
De ne pas porter les mains — et même s'il fait encore certainement jour, parce que plusieurs fois l'achèvement de la tefila se prolonge jusqu'à la nuit ; c'est pourquoi l'on a pris l'usage de ne porter les mains en aucun cas. Les Aharonim ont écrit que néanmoins on dit « Elohénou vélohé avoténou, barkhénou vaberakha, etc. », et de même « sim chalom », même s'il fait nuit : en cela il n'y a pas tant à y regarder, puisque le début de la tefila était de jour.
(י) ואומרים א"מ - ואפילו חל בשבת ואפילו הוא עדיין יום מפני שהוא גמר דין:
Et l'on dit Avinou Malkénou — même s'il tombe un Chabbat, et même s'il fait encore jour, parce que c'est l'achèvement du jugement.
(יא) שבע פעמים - הטעם ללות השכינה שמתעלה לעלות למעלה משבעה רקיעים:
Sept fois — la raison : accompagner la Présence qui s'élève pour monter au-dessus des sept firmaments.
(יב) ותוקעים וכו' - הטעם שהוא סימן לסילוק שכינה למעלה שנאמר עלה אלהים בתרועה ומותר לתקוע אפילו אם חל בשבת ג"כ ואע"ג שעדיין לא הבדילו בתפלה מ"מ כיון דחכמה היא ואינה מלאכה לא אחמור בה רבנן כולי האי ואפילו הוא בין השמשות מותר דהוא שבות לצורך מצוה אבל אם הוא בודאי יום אסור לתקוע:
Et l'on sonne, etc. — la raison : c'est le signe du retrait de la Présence vers le haut, ainsi qu'il est dit : « Elohim est monté dans la terou'a ». Il est permis de sonner même s'il tombe un Chabbat aussi. Bien que l'on n'ait pas encore fait la Havdala dans la tefila, néanmoins, puisqu'il s'agit d'une sagesse et non d'un travail, les Sages n'ont pas été aussi stricts à ce sujet. Même s'il est entre le soleil et l'ombre (bén hachemachot), c'est permis, car c'est un chévout pour un besoin de mitsva. Mais s'il fait certainement jour, il est interdit de sonner.
(יג) וכן נוהגין וכו' וכו' - ואחר שתקע המנהג שאומרים הש"ץ והקהל לשנה הבאה בירושלים:
Et ainsi est l'usage, etc. — et après qu'il a sonné, l'usage est que l'officiant et la communauté disent : « l'an prochain à Jérusalem ».