On prie Arvit avec Havdala dans 'Honèn hadaat, en ajoutant du profane au saint après la sortie des étoiles. Havdala sur la coupe, sans aromates même un Chabbat (certains bénissent les aromates chez soi). On bénit sur une lumière qui a « chômé ». On mange et l'on se réjouit : c'est un peu Yom Tov. On commence la soukka.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) מתפללין תפלת ערבית - עיין לעיל בסימן רצ"ג ס"א ובמ"ב שם:
On prie la tefila d'Arvit — voir plus haut siman 293 seif 1 et la Michna Beroura là-bas.
(ב) גם ביציאתו - עיין לעיל שם בס"ב ובמ"ב ובה"ל שם:
Aussi à sa sortie — voir plus haut là-bas au seif 2, et la Michna Beroura et le Béour Halakha là-bas.
(ג) שימתינו מעט אחר יציאת הכוכבים - ותוך הזמן הזה אסור באכילה ורחיצה וסיכה וכו' אך אין שיעור לההוספה וע"כ כיון שמתפללים אצה"כ מותרים בכולם אף שעדיין לא הבדיל על הכוס רק באכילה ושתיה אסורים עד אחר הבדלה בין אם חל בחול ובין כשחל בשבת:
Que l'on attende un peu après la sortie des étoiles — et pendant ce temps, il est interdit de manger, de se laver, de s'oindre, etc. Mais il n'y a pas de mesure à cet ajout. C'est pourquoi, puisqu'on prie après la sortie des étoiles, tout cela est permis, même si l'on n'a pas encore fait la Havdala sur la coupe ; seulement manger et boire restent interdits jusqu'après la Havdala, que ce soit un jour de semaine ou un Chabbat.
(ד) מבדילים וכו' - ובמקומות שמבדילין בבהכ"נ על הכוס בכל מו"ש ויו"ט גם עכשיו יבדיל הש"ץ ויטעים מן הכוס לקטן או אף לגדול מי שהוא מתכוין לצאת בהבדלה זו:
On fait la Havdala, etc. — et aux endroits où l'on fait la Havdala à la synagogue sur la coupe chaque sortie de Chabbat et de Yom Tov, maintenant aussi l'officiant fera la Havdala et fera goûter de la coupe à un enfant, ou même à un adulte qui vise à sortir par cette Havdala.
(ה) אפילו אם חל להיות בשבת - שטעם הברכה כדי להשיב את הנפש מפני הנשמה יתירה שהלכה לה ועכשיו ביוה"כ לא היה בו נשמה יתירה מפני התענית אבל רבים מהאחרונים חולקין ע"ז וסוברין דכשחל בשבת יש לברך על הבשמים ואין כאן חשש ברכה לבטלה כיון שנהנה. ומ"מ אין להורות לצבור כן ולמחות בידם במקום שנהגו בבהכ"נ שלא לברך על הבשמים רק לעצמו בביתו יכול לברך [פמ"ג]. אם חל בשבת אומרים ויתן לך וא"א ויהי נועם ואתה קדוש לפי שחג הסוכות חל באמצע השבוע:
Même s'il tombe un Chabbat — car la raison de la bénédiction [sur les aromates] est de restaurer l'âme, à cause de l'âme supplémentaire qui s'en est allée ; or maintenant, à Yom Kippour, il n'y avait pas d'âme supplémentaire, à cause du jeûne. Mais beaucoup d'Aharonim contestent cela et estiment que, lorsqu'il tombe un Chabbat, il faut bénir sur les aromates, et qu'il n'y a pas ici crainte de bénédiction vaine, puisqu'on en jouit. Néanmoins, l'on n'enseignera pas ainsi au public, et l'on ne protestera pas contre eux aux endroits où l'usage à la synagogue est de ne pas bénir sur les aromates ; seulement pour soi-même, chez soi, l'on peut bénir [Pri Megadim]. S'il tombe un Chabbat, on dit « Veyitèn lekha », et l'on ne dit pas « Vyehi noam » ni « Ata kadosh », parce que la fête de Soukkot tombe au milieu de la semaine.
(ו) מברכים על האור - לפי שפסקה הנאתו בו ביום שכל היום לא היו יכולין להשתמש בו ועכשיו הותר לו:
On bénit sur la lumière — parce que sa jouissance a cessé ce jour-là : tout le jour on n'a pas pu s'en servir, et maintenant cela lui est permis.
(ז) במוצאי יוה"כ על האור שהוציאו וכו' - וה"ה כשהוציאו מן עצי גפרית [שקורין שוועבעליך] וכל כה"ג ומה שנשתנה יוה"כ משבת הוא משום דטעם שמברכין על האור במו"ש שאינו אלא לזכר שנברא האור במוצ"ש שאדם הראשון הקיש האבנים במוצ"ש זה בזה והוציא מהן אש לכך מותר לברך על אש כזה ממה שהוציאוהו עתה אבל במוצאי יוה"כ מה שמברכין על האור הוא להורות שיום זה היה קדוש משאר ימים טובים ונאסר להבעיר בו אש ועתה הותר והוי האש דבר חידוש ומברכין עליו וזה לא שייך אלא באור ששבת ר"ל שהיה בעולם ביוה"כ בשעת שביתה ופסקה הנאתה ממנה בו ביום ועכשיו הותר לו משא"כ באור זה שלא היה מעולם ביוה"כ אכן אם חל יוה"כ בשבת מותר מדינא לברך במוצאי שבת על אור זה אכן מנהג העולם להחמיר ועכ"פ בנר שהדליקו מן האור ההוא בוודאי יש להקל:
À la sortie de Yom Kippour, sur la lumière que l'on a tirée, etc. — et de même lorsque l'on l'a tirée d'allumettes de soufre [que l'on appelle chvebelekh], et tout cas semblable. Ce en quoi Yom Kippour diffère du Chabbat : la raison pour laquelle on bénit sur la lumière à la sortie du Chabbat n'est que le souvenir que la lumière a été créée à la sortie du Chabbat, lorsque le premier homme heurta les pierres l'une contre l'autre à la sortie du Chabbat et en tira du feu ; c'est pourquoi il est permis de bénir sur un tel feu, tiré maintenant. Mais à la sortie de Yom Kippour, ce pour quoi l'on bénit sur la lumière est pour indiquer que ce jour était plus saint que les autres Yom Tov, et qu'il y était interdit d'allumer du feu, et que maintenant cela est permis : le feu est une chose nouvelle, et l'on bénit dessus. Cela ne s'applique qu'à une lumière qui a « chômé », c'est-à-dire qui était au monde à Yom Kippour pendant le temps du repos, dont la jouissance a cessé ce jour-là, et qui maintenant lui est permise ; ce qui n'est pas le cas de cette lumière qui n'a jamais existé à Yom Kippour. Toutefois, si Yom Kippour tombe un Chabbat, il est permis de par la loi de bénir à la sortie du Chabbat sur cette lumière ; néanmoins l'usage du monde est d'être strict. En tout cas, pour une lampe allumée à partir de cette lumière-là, il y a certainement lieu d'alléger.
(ח) עתה מן האבנים - לאפוקי אם הוציאו אתמול מן האבנים בודאי מותר כיון ששבת ביוה"כ:
Maintenant, des pierres — pour exclure le cas où on l'a tirée hier des pierres : alors c'est certainement permis, puisqu'elle a chômé à Yom Kippour.
(ט) מעמוד ראשון ואילך - היינו שהדליקו נר א' מאותו שלהבת וטעמם שגם זה נקרא אור ששבת ואינו אור הנברא מחדש:
À partir de la première mèche, etc. — c'est-à-dire que l'on a allumé une lampe de cette flamme-là. Leur raison : cela aussi s'appelle lumière qui a chômé, et ce n'est pas une lumière créée à nouveau.
(י) שאין מברכין במוצאי יוה"כ וכו' - ומה דאנו מקילין בזה במו"ש הוא מפני שהוא מברך על תוספות שלהבת של היתר שניתוסף בנרו של ישראל (ולא על מקור האור ששאב מנרו של עכו"ם) ותוספות שלהבת זו לא היה מעולם ביוה"כ כ"א נולד עכשיו ודומה לאור היוצא מן העצים ואבנים דאסור במוצאי יוה"כ לברך עליו ועיין במ"א דלפ"ז גם באור היוצא מן עצים ואבנים אין לברך אפילו על נר אחר שהודלק ממנו דלא כהי"א דס"ד:
Que l'on ne bénit pas à la sortie de Yom Kippour, etc. — et ce en quoi nous allégeons en cela à la sortie du Chabbat : parce qu'il bénit sur le surcroît de flamme permise qui s'est ajouté à sa lampe d'Israël (et non sur la source de lumière puisée à la lampe du non-juif) ; et ce surcroît de flamme n'a jamais existé à Yom Kippour, il n'est né que maintenant, et ressemble à la lumière tirée des bois et des pierres, sur laquelle il est interdit de bénir à la sortie de Yom Kippour. Voir le Magen Avraham : selon cela, même pour la lumière tirée des bois et des pierres, l'on ne bénira pas, même sur une autre lampe allumée à partir d'elle, contrairement à « certains disent » du seif 4.
(יא) על נר של בהכ"נ - ר"ל שהודלק מבע"י ידלק בהיתר והו"ל שבת ממש:
Sur une lampe de la synagogue — c'est-à-dire qui a été allumée encore de jour, de façon permise, et c'est vraiment une [lumière] qui a chômé.
(יב) שאין להבדיל עליו - דלא נעשה רק לכבוד היום ולא להאיר ומבואר בסימן רצ"ח שאין מברכין ע"ז ודיעה ראשונה ס"ל דנעשו להאיר ועדיף להבדיל על זה מלהבדיל על נר אחר שדלק ממנו דלא מקרי כ"כ אור ששבת כיון שלא היה ביוה"כ:
Que l'on n'en fasse pas la Havdala — car elle n'a été faite que pour l'honneur du jour et non pour éclairer ; et il est exposé au siman 298 que l'on ne bénit pas là-dessus. Le premier avis estime qu'elles ont été faites pour éclairer, et qu'il vaut mieux en faire la Havdala que de la faire sur une autre lampe allumée à partir d'elle, qui n'est pas tant appelée lumière qui a chômé, puisqu'elle n'était pas [allumée] à Yom Kippour.
(יג) והנכון להבדיל על שניהן ביחד - ר"ל שבזה בודאי יוצא וה"ה אם היה לו נר אחד בביתו שהיה דלוק מבע"י ידליק ממנה עוד אחד ויברך על שניהן ביחד כי על אותו נר שבביתו לחוד ג"כ אינו כדאי לברך דאפשר שהיא נעשה ג"כ רק לכבוד היום [ח"א] ומן דרך החיים משמע דיותר טוב שיניח בביתו לכתחלה נר דלוק מעיו"כ שיהיה דלוק עד מוצאי יוה"כ כדי לברך עליו ויוצא בזה לכל הדעות כיון שהוא מניחה לכתחלה בשביל זה:
Et le correct est d'en faire la Havdala sur les deux ensemble — c'est-à-dire qu'en cela on s'acquitte certainement. De même, s'il avait chez lui une lampe qui brûlait encore de jour, qu'il en allume encore une et bénisse sur les deux ensemble : car sur cette seule lampe de chez lui, ce n'est pas non plus bon de bénir, car il se peut qu'elle n'ait été faite elle aussi que pour l'honneur du jour ['Haïé Adam]. Du Derekh Ha'haïm il ressort qu'il est encore mieux de laisser chez soi, lekhathila (a priori), une lampe allumée dès la veille de Yom Kippour, qui brûlera jusqu'à la sortie de Yom Kippour, afin de bénir dessus : on s'acquitte ainsi selon tous les avis, puisqu'on la laisse lekhathila pour cela.
(יד) על נר עצמו של בית הכנסת לחוד - ואם א"א להבדיל על שניהם מוטב להבדיל על נר אחר שדלקו ממנו לחוד מנר בהכ"נ לחוד ומ"מ אם עבר ובירך על נרות של בהכ"נ בלבד א"צ לחזור ולברך על נר אחר שהנרות שלנו עשוין גם להאיר שהרי מתפללין לאורן. אין מתענין מיו"כ עד סוכות יום שמת בו אביו ואמו שהם ימי שמחה שהיו מחנכין בהם המזבח בימי שלמה. ביום שאחר יוה"כ משכימין לבהכ"נ כדי שלא יהא נראה ח"ו שאנו היינו נכנעין לו רק בעת שאנו צריכין לבקש על דיננו:
Sur la seule lampe de la synagogue elle-même — et s'il est impossible de faire la Havdala sur les deux, mieux vaut la faire sur une autre lampe allumée à partir d'elle seule, plutôt que sur la seule lampe de la synagogue. Néanmoins, si l'on a déjà béni sur les seules lampes de la synagogue, l'on n'a pas à revenir bénir sur une autre lampe, car nos lampes sont aussi faites pour éclairer, puisqu'on prie à leur lumière. On ne jeûne pas, de Yom Kippour jusqu'à Soukkot, le jour où sont morts son père et sa mère, car ce sont des jours de joie, où l'on inaugurait l'autel aux jours de Salomon. Le jour après Yom Kippour, on se lève tôt pour la synagogue, afin qu'il ne paraisse pas, à Dieu ne plaise, que nous ne nous étions soumis à Lui que lorsque nous avions besoin de demander pour notre jugement.
(טו) דהוי קצת יו"ט - כדאיתא במדרש דבת קול יוצאה במוצאי יוה"כ ואומרת לך אכול בשמחה וגו':
Car c'est un peu Yom Tov — comme il est dit dans le Midrach : une voix céleste sort à la sortie de Yom Kippour et dit : « va, mange dans la joie, etc. »
(טז) לעשות שני ימים יו"כ - משום ספיקא דיומא ומ"מ לא יתפללו רק תפלה של חול ויניחו תפילין אך פיוטים וסליחות יוכלו לומר כרצונם וגם זה לא יאמרו בתוך התפלה רק אחר י"ח. גם לא יקראו בתורה אפילו ויחל. כשחל יוה"כ יום ה' אסורים אחרים להכין להם צרכי שבת בשבילן בע"ש שהוא יו"כ שלהן אך יאכלו עם אחרים שלא הרבו בשבילן י"א דמי שעשה כן פ"א שני ימים אינו יכול לחזור וצריך לעשות כן כל ימיו דהוי כמו קיבל על עצמו בנדר:
De faire deux jours de Yom Kippour — à cause du doute du jour. Néanmoins, qu'ils ne prient qu'une tefila de semaine et qu'ils mettent les tefilin ; mais les piyoutim et seli'hot, ils peuvent les dire à leur gré, et même cela, qu'ils ne les disent pas à l'intérieur de la tefila, seulement après les dix-huit [bénédictions]. Aussi, qu'ils ne lisent pas dans la Torah, même « Vaye'hal ». Lorsque Yom Kippour tombe un jeudi, il est interdit à d'autres de leur préparer les besoins du Chabbat le vendredi, qui est leur Yom Kippour ; mais qu'ils mangent avec d'autres, qui n'ont pas augmenté [les préparatifs] pour eux. Certains disent que celui qui a fait ainsi une fois deux jours ne peut plus revenir en arrière et doit le faire tous les jours de sa vie, car c'est comme s'il l'avait accepté sur lui par vœu.
(יז) ויש לזה התרה - היינו אם נתחרט ע"ז ואינו רוצה לעשות כן רשאי להתיר לעצמו בפני ג' ע"י פתח וחרטה ואם התנה בפירוש שאין עושה כן רק שנה זו ואין מקבל ע"ע שיעשה כן בכל שנה א"צ התרה ומש"כ שאין לנהוג בחומרא זו כי באמת מדינא אין לחוש דאנן בקיאין בקביעא דירחא ואין עושין רק משום מנהג שנהגו אבותינו וביוה"כ לא נהגו אבותינו א"כ למה ננהוג אנחנו:
Et cela a une déliaison — c'est-à-dire que s'il s'est repenti de cela et ne veut plus le faire, il peut se délier lui-même devant trois, par une ouverture et un regret. Et s'il a stipulé explicitement qu'il ne le fait que cette année et n'accepte pas sur lui de le faire chaque année, il n'a pas besoin de déliaison. Quant à ce qu'il a écrit, de ne pas pratiquer cette stricte, c'est qu'en vérité, de par la loi, il n'y a pas à craindre : nous connaissons la fixation du mois, et nous ne le faisons que par un usage que nos pères ont pratiqué ; or à Yom Kippour nos pères n'ont pas pratiqué [deux jours], pourquoi donc le pratiquerions-nous ?
(יח) ולא צו"צ וכו' - ולא פרקים ולא שיר המעלות אבל למנצח ואא"א אומרים ויש מקומות שבערב סוכות א"א למנצח אבל אא"א אומרים:
Ni Tsidkatékha, etc. — ni les chapitres [de Tehilim du jour], ni Chir hamaalot ; mais « Lamenatséa'h » et « El érekh apaïm », on les dit. Il est des endroits où, le soir de Soukkot, on ne dit pas « Lamenatséa'h », mais « El érekh apaïm », on le dit.
(יט) מתחילים - וביום המחרת יעשה כולה כמו שכתב בסימן תרכ"ה:
On commence — et le lendemain, on la fera tout entière, comme il a écrit au siman 625.