משנה ברורה

Michna Beroura — siman 625

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Sens de la mitsva de souka et devoir de la préparer aussitôt
En bref - de quoi parle ce chiour ?

La souka rappelle les nuées de gloire et la sortie d'Égypte ; on la fait au mois des pluies pour que l'acte soit visible comme mitsva. On commence à la préparer dès après Kippour.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETSens de la mitsva de souka et devoir de la préparer aussitôt
À FAIREIntention en y siégeant
Souvenir de la sortie d’Égypte et des nuées de gloire qui protégèrent de la chaleur et du soleil
À FAIREAménager dès la sortie de YK
Celui qui est minutieux commence dès la nuit ; sinon dès le lendemain après la synagogue, et achever le tout si possible
À FAIREMême un vendredi, achever jusqu’à midi
Après midi, on peut dire que c’est interdit [Péri Mégadim]
À ÉVITERFaire la souka en Nissan
En été tout le monde fait des cabanes pour l’ombre : la mitsva ne serait pas reconnaissable
OUIBediavad, intention de s’acquitter
Suffit ; l’intention complète (Égypte + nuées) vise la forme idéale [Péri Mégadim]
REMAOn fait la souka en Tichri (pluies), pas en Nissan (été) : les autres rentrent chez eux, nous sortons — cela montre que l’on agit pour la mitsva de ה' [Tour].
Souka : souvenir des nuées et de la sortie d’Égypte, en Tichri pour que la mitsva soit visible. La commencer dès la sortie de YK ; bediavad, l’intention de s’acquitter suffit.

Glossaire

bediavad
après coup
anané kavod
nuées de gloire
A'haronim
décisionnaires postérieurs

(א) כי בסוכות הושבתי וכו' הם ענני כבוד וכו' - ודוגמא לזה ציונו לעשות סוכות כדי שנזכור נוראותיו ונפלאותיו ואע"פ שיצאנו ממצרים בחודש ניסן לא ציונו לעשות סוכות באותו זמן לפי שהוא ימות הקיץ ודרך כל אדם לעשות סוכות לצל ולא היתה ניכרת עשייתינו שהם במצות הש"י ולכן ציוה אותנו שנעשה בחודש השביעי שהוא זמן הגשמים ודרך כל אדם לצאת מסוכתו לביתו ואנחנו יוצאין מן הבית לישב בסוכה בזה מראה שהוא עושה לשם מצות הש"י [טור]. וכתבו האחרונים שיכוין בישיבתה שצונו הקב"ה לישב בסוכה זכר ליציאת מצרים וגם זכר לענני כבוד שהקיפן אז עלינו להגן עלינו מן השרב והשמש. וכל זה לצאת ידי המצוה כתקונה הא דיעבד יוצא כל שכיון לצאת לבד [פמ"ג]:

« Car en soukot J'ai fait habiter, etc. » ce sont les nuées de gloire, etc. - C'est à cette image qu'Il nous a ordonné de faire des soukot, afin que nous nous souvenions de Ses actes redoutables et de Ses merveilles. Bien que nous soyons sortis d'Égypte au mois de Nissan, Il ne nous a pas ordonné de faire des soukot à cette époque, car c'est l'été et tout homme a l'habitude de faire des cabanes pour l'ombre : notre construction n'aurait pas été reconnaissable comme mitsva de ה'. Aussi nous a-t-Il ordonné de les faire au septième mois, saison des pluies, où tout homme quitte sa cabane pour rentrer chez lui, tandis que nous sortons de la maison pour habiter la souka : cela montre que l'on agit pour la mitsva de ה' [Tour]. Les A'haronim ont écrit qu'en y siégeant on doit avoir l'intention que le Saint, béni soit-Il, nous a commandé d'habiter la souka en souvenir de la sortie d'Égypte et aussi en souvenir des nuées de gloire qui nous entourèrent alors pour nous protéger de la chaleur et du soleil. Tout cela vise à accomplir la mitsva dans sa forme idéale ; bediavad (après coup), on s'acquitte dès lors que l'on a seulement eu l'intention de s'acquitter [Péri Mégadim].

(ב) ומצוה לתקן הסוכה מיד וכו' - אף דכבר כתבו לעיל בסוף סימן תרכ"ד התם בלילה התחלה בעלמא ולמחרת מתקן כולה אם אפשר גם שם איירי לענין מדקדק במעשיו יתחיל דבר מה בסוכה מיד בלילה ומי שאין מדקדק עכ"פ ביום המחרת אחר יציאה מביהכ"נ יתחיל ויגמור כולה אם אפשר ואפילו הוא ע"ש עד חצות ואחר זה י"ל דאסור [פמ"ג]:

Et c'est une mitsva d'aménager la souka immédiatement, etc. - Même si l'on a déjà écrit plus haut, à la fin du siman 624, qu'il s'agit là-bas d'un simple commencement la nuit, le tout étant aménagé le lendemain si possible : là aussi, celui qui est minutieux dans ses actes commencera quelque chose à la souka dès la nuit ; celui qui ne l'est pas commencera du moins le lendemain après la sortie de la synagogue et achèvera le tout si possible, même s'il s'agit d'un vendredi, jusqu'à midi ; après cela, on peut dire que c'est interdit [Péri Mégadim].