משנה ברורה

Michna Beroura — siman 639

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Lois de la résidence dans la soucca
En bref - de quoi parle ce chiour ?

On habite la soucca comme sa maison : repas, sommeil, promenade et entretien. Objets admis ou exclus, repas fixe et occasionnel, première nuit (kezayit), pluie et inconfort, moment de la bénédiction « léchev basoucca ».

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETRésider dans la soucca comme chez soi : sommeil, repas, ustensiles, pluie, berakha léchev
À FAIREY vivre comme à la maison
Y dormir, s’y promener, y parler. Réduire les propos profanes ; pas de lachon hara. Havdala dans la soucca. Prier où l’on a plus de kavana (synagogue si l’on y va toute l’année).
À FAIREPremière nuit
Obligation : un kezayit de vrai pain dans la soucca, de nuit certaine, avant minuit. On bénit « léchev basoucca ». S’il reste du pain, mieux vaut plus d’un kebétsa.
À FAIREBerakha au repas
L’usage est de ne bénir « léchev basoucca » qu’au moment du repas (pain des cinq espèces, ou plat des cinq espèces en repas fixe). Une sortie entière (affaires, synagogue) oblige à bénir de nouveau au repas suivant.
À ÉVITERUstensiles de repas dans la soucca
Marmites, farine, pétrin, seau d’eau : hors de la soucca. Carafes et coupes : permises. Pas d’usage méprisable (laver les assiettes, uriner même dans un récipient).
À ÉVITERBerakha sous la pluie
Qui veut être rigoureux sous la pluie, bénir Hamotsi et « léchev » puis manger à la maison : berakha en vain.
OUIRepas qui oblige
Pain (un peu plus d’un kebétsa) ou plat des cinq espèces dont on fait un vrai repas. Pain de kisnin dont on fait son repas (kidouch du matin : on bénit).
OUIPluie qui cesse avant qu’on se couche
Revenir à la soucca pour finir. Première nuit : kidouch dans la soucca pour le « zman », un kezayit dans la soucca, le reste à la maison ; si la pluie cesse, manger plus d’un kebétsa et bénir « léchev » tant qu’on n’est pas couché.
NONFruits, vin, viande hors fixité
Fruits, eau, vin, viande, poisson, fromage : comme un repas occasionnel selon le Choulḥan Aroukh — pas d’obligation. Plusieurs Aḥaronim sont rigoureux pour le vin ou la viande en repas fixe ; pour la berakha, seulement pain ou cinq espèces.
NONDéjà couché, ou gouttes ailleurs
Qui s’est déjà couché sous la pluie : on ne le dérange pas. Gouttes qui ne tombent ni sur soi ni sur la table : rester dans la soucca.
REMALampe de terre : usage de ne pas l’entrer ; petite soucca ou risque de feu : la poser dehors, ou en lanterne. Froid sans couvertures convenables : pas de rigueur pour le sommeil. Pas de soucca pour y dormir avec sa femme : on ne supprime pas l’ona ni la tevila ; après l’union on dort chez soi jusqu’à l’aube. Étudier où l’esprit est posé. Oubli de « léchev » : on bénit encore tant qu’on est assis, même après Birkat Hamazon. Bein hachemashot : refaire un kezayit de nuit certaine, sans second léchev. Ne pas manger à partir de la 4e heure après midi. 2e nuit sous la pluie : kidouch chez soi, kezayit dans la soucca sans léchev ni second zman.
La soucca est la maison des sept jours : on y dort et on y prend les repas fixes. La première nuit est plus grave (kezayit de pain). Sous la pluie on sort ; on ne bénit pas pour un repas qu’on va manger à la maison. L’usage ne dit « léchev basoucca » qu’au repas.

Glossaire

lachon hara
médisance interdite
bediavad
après coup
anos
contraint
lekhathila
a priori
kezayit
volume d’une olive
kebétsa
volume d’un œuf
pat habaa békisnin
pain de kisnin, pâtisserie / biscuit sur lequel on peut fixer un repas
mitsṭaʿer
qui souffre, qui est incommodé
ona
temps conjugal dû
tevila
immersion au mikvé
akhila depéras
temps maximal pour consommer la mesure
isténis
personne d’une sensibilité délicate
gezerat chava
analogie scripturaire
zman
la bénédiction chehé’héyanou (« qui nous a fait vivre jusqu’à ce temps »)
letins / ladin
volets amovibles du toit de la soucca

(א) כיצד וכו' - ומי שא"א לו לעשות סוכה אלא מעבר הנהר וצריך לעבור בספינה קטנה או ע"י מעבר (שקורא פרא"ם) לשם יש מקילין לעבור בה ע"י שגוי יעבירנה משום שהוא לדבר מצוה אבל הרבה מחמירין בזה:

Comment, etc. — Qui ne peut faire de soucca qu’au-delà du fleuve et doit traverser en petite barque ou par un bac (qu’on appelle « pram »), certains sont souples pour le faire passer par un non-juif, parce que c’est pour une mitsva ; mais beaucoup sont rigoureux en cela.

(ב) וישן ומטייל - וכן אם ירצה לספר עם חבירו יספר בסוכה דסוכתו צריך להיות כביתו בכל השנה וכמו שמסיים המחבר. ולפי שקדושת הסוכה גדולה מאוד ראוי למעט בה בדברי חול ולדבר בה כ"א קדושה ותורה וכ"ש שיהיה זהיר מלדבר שם לשה"ר ורכילות ושאר דיבורים האסורים:

Il y dort et s’y promène — De même, s’il veut parler avec son ami, qu’il parle dans la soucca : sa soucca doit être comme sa maison toute l’année, ainsi que le Méḥaber le conclut. La sainteté de la soucca étant très grande, il convient d’y réduire les propos profanes et de n’y parler que sainteté et Torah ; à plus forte raison sera-t-on attentif à n’y point tenir de lachon hara, de médisance ni d’autres paroles interdites.

(ג) כגון אשישות וכוסות - ואפילו הן של חרס. ואפילו לאחר שתיה שאין נמאסין כמו כלי אכילה ועוד דאין קבע לשתיה ומצוי הוא ששותה כמה פעמים ביום:

Tels que carafes et coupes — Même de terre. Même après la boisson, elles ne sont pas répugnantes comme les ustensiles de repas ; de plus, la boisson n’a pas de fixité, et il est courant de boire plusieurs fois par jour.

(ד) אבל כלי אכילה וכו' - וכלים שמשהין בהן קמח והעריבות שלשין בהם וכלים של בשמים שאין דרך להחזיקן בדירתו רק בבית החצון הכל בכלל כלי אכילה הן וכן כד או דלי ששואבין בו מים מן הנהר הכל חוץ לסוכה וכלל הדבר כל שאין דרכו להיות בדירתו שדר בה אין לו להחזיק בסוכה:

Mais les ustensiles de repas, etc. — Les récipients où l’on garde la farine, les cuves où l’on pétrit, les vases à épices qu’on n’a pas coutume de tenir dans la pièce où l’on habite mais dans l’antichambre, tout cela entre dans les ustensiles de repas. De même la cruche ou le seau dont on puise l’eau au fleuve : tout hors de la soucca. La règle : tout ce qui n’a pas coutume de se trouver dans la pièce où l’on habite, on ne le tiendra pas dans la soucca.

(ה) כגון קדירות וקערות - מלשון זה משמע לכאורה דבשעת אכילה גם קדירות מותר להכניסן לסוכה ולערות לתוך הקערה והעולם נזהרין מהקדירה להכניסן לתוך הסוכה אף קודם אכילה ונראה דחששו לדעת המחמירין בקדרה בכל גווני ואפשר דגם דעת השו"ע כן הוא [ובפרט מי שאין דרכו גם בביתו להביא הקדרה לשולחנו אלא מערה לתוך הקדרה בבית החצון בודאי יש ליזהר בזה] ומ"מ מי שאין לו כלי וצריך לאכול מן הקדרה מותר להכניסו [ח"א]:

Telles que marmites et assiettes — Ce libellé donnerait à penser qu’au moment du repas on peut aussi faire entrer les marmites dans la soucca pour verser dans l’assiette. Or le monde se garde d’y faire entrer la marmite, même avant le repas. Il semble qu’on ait craint l’avis de ceux qui sont rigoureux pour la marmite en tout cas, et il se peut que ce soit aussi l’avis du Choulḥan Aroukh. [Surtout qui, même chez lui, n’apporte pas la marmite à table mais verse dans l’antichambre : il doit certainement y prendre garde.] Toutefois, qui n’a pas d’ustensile et doit manger de la marmite peut la faire entrer [Ḥayé Adam].

(ו) חוץ לסוכה - ומ"מ בדיעבד אם הכניס בתוכה כלי מאכל או עשה בה תשמיש בזוי אין נפסלת הסוכה בכך [אחרונים]:

Hors de la soucca — Néanmoins, bediavad (après coup), si l’on y a fait entrer un ustensile de nourriture ou si l’on y a fait un usage méprisable, la soucca n’en est pas invalidée [Aḥaronim].

(ז) המנורה בסוכה - והמנהג שלא להכניס נר של חרס לסוכה וכן מקדה של חרס ואפילו חדשה אין כדאי כ"כ ומצופה בקוניא דין כלי זכוכית יש לו ומותר:

La lampe dans la soucca — L’usage est de ne pas faire entrer dans la soucca une lampe de terre, ni un réchaud de terre ; même neuf, ce n’est pas très indiqué. Émaillé, il a le statut d’un ustensile de verre et c’est permis.

(ח) ואם היתה סוכה קטנה וכו' - אפילו אינה מצומצמת בשיעורה אלא שהיא קטנה כ"כ בענין שיש לחוש שמא יתקרב הנר לדופני הסוכה ותאחז בהן האור ותשרף סוכתו צריך להניחה חוץ לסוכה אפילו היא של זהב. ואם מטבעו הוא מצטער כשאוכל שלא במקום הנר יש להקל כשיעמיד הנר בעששית שקורין (לנטערנע) או במנורה (שקורין לאנפין) אם לא שהיא נמוכה מאוד ויש לחוש שיתקרב האור להסכך:

Si la soucca était petite, etc. — Même si elle n’est pas juste à la mesure minimale, mais assez petite pour qu’on craigne que la lampe ne s’approche des parois, que le feu n’y prenne et que la soucca ne brûle : il faut la poser hors de la soucca, fût-elle d’or. Si l’on est de ceux que cela incommode de manger hors de la lumière, on peut être souple en plaçant la lampe dans une lanterne (qu’on appelle « lantèrne ») ou un lampadaire (qu’on appelle « lampin »), à moins qu’il ne soit très bas et qu’on craigne que le feu n’atteigne le sékakh.

(ט) שום תשמיש בזוי - כגון שטיפת קערות ובכוסות ליכא קפידא. ואסור להשתין בסוכה אפילו בכלי אע"פ שעושה כן בביתו [ח"א]:

Nul usage méprisable — Telle que laver les assiettes ; pour les coupes, on n’y regarde pas de si près. Il est interdit d’uriner dans la soucca, même dans un récipient, bien qu’on le fasse chez soi [Ḥayé Adam].

(י) כל שבעה - עיין לקמן סימן תרס"ח:

Les sept jours — Voir plus bas siman 668.

(יא) עראי - דפעמים דסגי ליה לאיניש בהכי והו"ל קבע ועיין סימן מ"ד שהוא שיעור הילוך ק' אמה הא בציר מהכי אף עראי לא הוי ואפשר דה"ה לענין סוכה כה"ג [פמ"ג] ומי שנאנס וישן חוץ לסוכה מיד כשיקיץ צריך לילך לסוכה דהא אפילו בירדו גשמים ופסקו צריך לילך לסוכה אם עדיין לא שכב וכמו שכתב המ"א לקמן בס"ז:

Occasionnel — Parfois cela suffit à l’homme et cela devient fixe. Voir siman 44 : c’est la mesure d’une marche de cent coudées ; en deçà, ce n’est même pas occasionnel. Il se peut qu’il en aille de même pour la soucca [Pri Megadim]. Qui a été anos (contraint) et a dormi hors de la soucca doit, dès son réveil, aller à la soucca : même si la pluie est tombée puis a cessé, il doit y aller s’il n’est pas encore couché, comme l’écrit le Maguen Avraham plus bas au seif 7.

(יב) אכילת עראי - דזה לא חשיב לחייבו בסוכה דאף בביתו מצוי שאוכל עראי חוץ לביתו. וה"ה שמותר לטעום את התבשיל כמה פעמים ואפילו לבלוע חוץ לסוכה:

Repas occasionnel — Cela ne compte pas pour obliger à la soucca : même chez soi, il est courant de manger un repas occasionnel hors de chez soi. De même, on peut goûter le plat plusieurs fois, et même l’avaler, hors de la soucca.

(יג) מים ויין ולאכול פירות - הטעם דאכילת פירות אפילו הרבה בקביעות חשיב רק כאכילת עראי דפת וה"ה אכילת בשר ודגים וגבינה ושאר מיני מאכל חשובים כפירא לדעת השו"ע ולא החמיר בסוף רק בתבשיל העשוי מחמשת המינים. והנה מה שהגיה רמ"א ואפילו קבע עלייהו קאי גם על יין כמו שמוכח בדרכי משה וטעמו דיין אין נחשב רק כאכילת פירי וכ"ש שאר משקין וע"כ לא חשיב קביעות דידהו. ודע דכמה אחרונים מפקפקין בדין זה ודעתם דאם שותה יין בקביעות חייב בסוכה ובפרט בני חבורה שקבעו לשתות יין בודאי הוי קבע גמור. ומ"מ לענין ברכה הסכימו כמה אחרונים דאין לברך לישב בסוכה כ"א על פת העשוי מחמשת מיני דגן או תבשיל העשוי מה' מינים אם קובע סעודה עליו וכדלקמן בסוף הסעיף. ולענין פת הבאה בכיסנין יבואר שם ומיהו ראוי ונכון לכתחלה שלא לשתות בקבע אפילו שאר משקין כמו מי דבש ושכר אלא תוך הסעודה או עכ"פ יאכל מתחלה לפת יותר מכביצה [או שאר תבשיל העשוי מה' מינים אם קובע סעודתו ע"ז] ויברך לישב בסוכה ויוצא לכל הדיעות:

De l’eau et du vin, et manger des fruits — La raison : manger des fruits, même beaucoup et à titre fixe, ne compte que comme un repas occasionnel de pain. De même, viande, poisson, fromage et autres aliments de qualité sont, selon le Choulḥan Aroukh, comme des fruits ; il n’a été rigoureux, à la fin, que pour un plat fait des cinq espèces. La glose du Rema « même s’il en a fait un repas fixe » porte aussi sur le vin, comme il ressort du Darkei Moché : le vin ne compte que comme consommation de fruit, et à plus forte raison les autres boissons ; aussi leur fixité ne compte-t-elle pas. Sache que plusieurs Aḥaronim contestent ce din : à leur avis, qui boit du vin à titre fixe est tenu à la soucca, et surtout un groupe qui s’est fixé pour boire du vin : c’est certainement une fixité entière. Néanmoins, pour la bénédiction, plusieurs Aḥaronim s’accordent à ne dire « léchev basoucca » que sur du pain des cinq céréales, ou sur un plat des cinq espèces si l’on en fait un repas fixe, comme plus bas à la fin du seif. Pour le pain de kisnin, voir là-bas. Il est toutefois bon et juste, lekhathila (a priori), de ne pas boire à titre fixe même d’autres boissons, telles que hydromel et bière, sinon pendant le repas, ou du moins de manger d’abord du pain plus d’un kebétsa [ou un autre plat des cinq espèces si l’on en fait son repas], de bénir « léchev basoucca », et l’on sort d’affaire selon tous les avis.

(יד) אפילו מים - וכ"ש פת דרך עראי:

Même de l’eau — Et à plus forte raison du pain à titre occasionnel.

(טו) אם קובע עליו וכו' - ר"ל שאוכלם בחבורה או שאוכל שיעור חשוב שקובע סעודתו בזה ולא די שיאכל מעט יותר מכביצה כמו בפת ועיין במ"א שהקשה ע"ז ודעתו דדינו ממש כמו בפת דיותר מכביצה מעט חייב בסוכה אכן לענין לברך לישב בסוכה דעת האחרונים דאין לברך רק כשיקבע עליו סעודה כמו שכתוב בשו"ע. ודע עוד דהסכימו כמה אחרונים דנכון להחמיר מלאכול בשר ודגים וגבינה חוץ לסוכה ודוקא בקביעות אבל שלא בקביעות אין להחמיר כלל:

S’il en fait un repas fixe, etc. — C’est-à-dire s’il les mange en groupe, ou une quantité notable dont on fait un repas ; il ne suffit pas d’un peu plus d’un kebétsa comme pour le pain. Voir le Maguen Avraham qui y objecte et tient que le din est exactement comme pour le pain : un peu plus d’un kebétsa oblige à la soucca. Mais pour bénir « léchev basoucca », l’avis des Aḥaronim est de ne bénir que si l’on en fait un vrai repas, comme l’écrit le Choulḥan Aroukh. Sache encore que plusieurs Aḥaronim s’accordent qu’il est bon d’être rigoureux et de ne pas manger viande, poisson et fromage hors de la soucca — seulement à titre fixe ; hors fixité, nulle rigueur.

(טז) וצריך סוכה - פי' מדינא וע"כ צריך לברך לישב בסוכה וכתב המאמר מרדכי שמי שאכל פת הבאה בכיסנין בשחרית בתוך הקאפי"א וכיוצא כמו שאנו נוהגים בכל ימות השנה אע"פ שאינו מברך המוציא כיון שאינו אוכל שיעור שדרך בני אדם לקבוע עליו מ"מ בעי סוכה שהרי הוא קובע סעודתו עליו וכו' וכך נהגנו לברך עליה לישב בסוכה ע"ש. ונקט מילתא דשכיחא דה"ה אפילו בלא שתית קאפי"א כיון דקבע סעודה על הפת כיסנין ואם לא קבע סעודתיה עליו רק שאכל יותר מכביצה יש דיעות בין האחרונים אם צריך לברך לישב בסוכה ועיין בשע"ת שכתב דלענין שבת ויו"ט בבקר כשמקדש ואוכל פת כיסנין במקום סעודה [אף שאח"כ הולך לחוץ לקבל פני רבו וכדומה ונמשך כמה שעות עד זמן סעודה] לכו"ע יכול לברך לישב בסוכה דכיון שאוכל אותה בתורת סעודה הצריכה לקידוש שפיר דמי שיברך ברכת סוכה דמחשבתו משוי ליה קבע ובחול אין כדאי לברך דספק ברכות להקל אכן מנהג העולם לברך אף בחול. וכדי להנצל מחשש ברכה לבטלה יראה שלא לצאת מיד אחר אכילתו רק לשבת שם זמן מה ויכוין בשעת ברכתו לישב בסוכה על האכילה ועל הישיבה שאחר זה:

Et il faut une soucca — C’est-à-dire de par la loi ; aussi faut-il bénir « léchev basoucca ». Le Maamar Mordekhai écrit : qui a mangé du pain de kisnin le matin dans le café et analogue, comme nous faisons tous les jours de l’année, bien qu’il ne dise pas Hamotsi, puisqu’il ne mange pas une quantité dont les gens font un repas, a néanmoins besoin de soucca, car il en fait son repas, etc. ; et tel a été notre usage : bénir dessus « léchev basoucca », voir là-bas. Il a pris le cas courant : il en va de même même sans café, dès lors qu’on a fixé le repas sur le pain de kisnin. Si l’on n’en a pas fait un repas, mais seulement plus d’un kebétsa, les Aḥaronim sont partagés sur l’obligation de bénir « léchev basoucca ». Voir le Chaaré Techouva : pour le Chabbat et le Yom Tov, le matin, quand on fait le kidouch et que l’on mange du pain de kisnin à la place du repas [même si l’on sort ensuite saluer son maître, etc., et que plusieurs heures s’écoulent jusqu’au vrai repas], de l’avis de tous on peut bénir « léchev basoucca », car on le mange à titre de repas requis pour le kidouch : l’intention en fait une fixité. En semaine, il n’est pas indiqué de bénir : le doute sur les bénédictions va à la souplesse ; toutefois l’usage du monde est de bénir même en semaine. Pour se garantir d’une bénédiction vaine, on veillera à ne pas sortir tout de suite après avoir mangé, mais à s’asseoir un moment, et l’on aura en tête, en bénissant « léchev basoucca », le repas et la séance qui suit.

(יז) משום צינה - וא"כ מי שאין לו כרים וכסתות כראוי ויש צינה אין לו להחמיר לישן שם דנקרא הדיוט כמ"ש בס"ז בהג"ה [מ"א] ועיין לקמן סימן תר"מ ס"ד בהג"ה ובמה שכתבנו שם:

À cause du froid — Donc qui n’a pas d’oreillers et de couvertures convenables, et qu’il fait froid, n’a pas à se montrer rigoureux pour y dormir : on l’appelle un ignorant, comme il est dit au seif 7 dans la glose [Maguen Avraham]. Voir plus bas siman 640 seif 4 dans la glose et ce que nous y avons écrit.

(יח) פטור - ובביאור הגר"א חולק ע"ז דלא מיפטר משום זה וגם במ"א מסיק דמשום זה לא מיפטר ולימד זכות אחר על העולם משום דהו"ל מצטער כשאין יכול לישן שם עם אשתו והנה לפי טעם זה אם אין מצטער כגון שאין אצלו זמן עונה עכשיו אין לו לפטור עצמו מן השינה. ומשמע מכמה אחרונים דמאן דא"א לו לישן עם אשתו בסוכה דאין לו סוכה מיוחדת לא יבטל זמן עונה וליל טבילה ואין לחייבו לאחר שנזדווג עם אשתו שיחזור לסוכתו אלא ישן בביתו עד עמוד השחר:

Exempt — Le commentaire du Gra s’y oppose : on n’est pas exempt pour cela. Le Maguen Avraham conclut aussi que cela n’exempte pas, et il justifie l’usage du monde autrement : on est mitsṭaʿer si l’on ne peut dormir là avec sa femme. Selon ce motif, si l’on n’est pas incommodé — par exemple s’il n’y a pas présentement de temps d’ona —, on ne s’exonérera pas du sommeil. Il ressort de plusieurs Aḥaronim que qui ne peut dormir avec sa femme dans la soucca, n’ayant pas de soucca particulière, ne supprimera pas le temps d’ona ni la nuit de tevila ; on ne l’obligera pas, après s’être uni à sa femme, à retourner dans sa soucca : il dormira chez lui jusqu’à l’aube.

(יט) בליל יו"ט הראשון חובה - ר"ל דבליל יו"ט הראשון מחוייב לאכול בסוכה ואפילו אם אינו אוכל אלא כזית משא"כ מליל זה והלאה אפילו בשבת ויו"ט דמחוייב לאכול פת אינו מחויב לאכול בסוכה אלא אם אוכל יותר מכביצה דהוי אכילת קבע. והטעם דלילה זה חמיר דגמרינן ט"ו ט"ו מחג המצות מה התם רק לילה הראשונה חובה מכאן ואילך רשות אף ה"נ לענין סוכה:

La nuit du premier Yom Tov, c’est une obligation — C’est-à-dire : la nuit du premier Yom Tov, on est tenu de manger dans la soucca, même si l’on ne mange qu’un kezayit ; alors qu’à partir de cette nuit-là, même Chabbat et Yom Tov où l’on est tenu de manger du pain, on n’est tenu de le manger dans la soucca que si l’on mange plus d’un kebétsa, ce qui est un repas fixe. La raison : cette nuit est plus grave, car nous apprenons « le quinze, le quinze » de la fête des Matsot : là-bas, seule la première nuit est obligatoire, ensuite c’est facultatif ; de même ici pour la soucca.

(כ) כזית - דכיון דגמרינן מחג המצות לגמרי גמרינן מניה מה התם בכזית דגן אף הכי בכזית דגן:

Un kezayit — Puisque nous apprenons entièrement de la fête des Matsot : comme là-bas c’est un kezayit de céréale, ici aussi un kezayit de céréale.

(כא) פת - ולא מיני תרגימא דספיקא דאורייתא הוא וגם לא פת כיסנין אלא פת גמור [שע"ת]:

Du pain — Et non des friandises, car c’est un doute de Torah ; ni du pain de kisnin, mais du vrai pain [Chaaré Techouva].

(כב) יצא י"ח - דאע"ג דבשאר הימים שיעור אכילה חוץ לסוכה בכביצה אבל ליל ראשון שהוא חובה טפי אפילו לא בעי למיכל אלא כזית אסור לאכול חוצה לה הלכך יוצא בה נמי ידי סוכה וצריך לברך לישב בסוכה ע"ז והיינו כשאין לו יותר אבל אם יש לו בודאי מן הנכון שיאכל יותר מכביצה לצאת גם דעת הסוברים דלצאת ידי מ"ע בעינן שיאכל שיעור המחייב לאכול בסוכה כל שבעה דהיינו יותר מכביצה. כתבו האחרונים דבעינן שלא ישהא באכילתו הכזית יותר מכדי אכילת פרס:

Il s’est acquitté — Bien que les autres jours la mesure pour manger hors de la soucca soit le kebétsa, la première nuit, plus obligatoire, même si l’on ne veut manger qu’un kezayit, il est interdit de le manger hors d’elle ; aussi s’acquitte-t-on aussi par là de la soucca, et l’on bénit « léchev basoucca » là-dessus — c’est-à-dire si l’on n’a pas davantage. Mais si l’on a davantage, il est certainement bon de manger plus d’un kebétsa, pour sortir aussi de l’avis de ceux qui tiennent que, pour la mitsva positive, il faut manger la quantité qui oblige à la soucca tous les sept jours, c’est-à-dire plus d’un kebétsa. Les Aḥaronim ont écrit qu’il ne faut pas mettre à manger ce kezayit plus de temps qu’une consommation de péras.

(כג) כל זיי"ן וכו' - היינו בחוה"מ אבל בשבת ויו"ט צריך לאכול כזית פת אך לא בעי סוכה ואף דבסימן רצ"א כתב המ"א דלסעודת שבת צריך ג"כ כביצה ויותר כדי דליהוי סעודת קבע התם למצוה בעלמא לכתחלה ובדיעבד די בכזית [אחרונים]:

Tous les sept jours, etc. — C’est-à-dire pendant ḥol hamoed ; mais Chabbat et Yom Tov, il faut manger un kezayit de pain, sans toutefois exiger la soucca. Bien qu’au siman 291 le Maguen Avraham écrive que pour le repas de Chabbat il faut aussi un kebétsa et davantage afin que ce soit un repas fixe, là-bas ce n’est qu’une mitsva lekhathila, et bediavad un kezayit suffit [Aḥaronim].

(כד) כדין אכילת מצה בפסח - נסתפקתי לפי מה שידוע דעת הגר"א דמצוה לאכול מצה כל שבעת ימי פסח כפשטיה דקרא שבעת ימים תאכלו מצות אלא דמ"ע הוא רק בערב משא"כ אח"כ הוא רק מצוה בעלמא אפשר דה"ה הכא מצוה לכתחלה לאכול פת כל ז' ימים ולברך לישב בסוכה:

Selon le din de la consommation de matsa à Pessaḥ — Je me suis demandé : selon l’avis connu du Gra, qu’il est une mitsva de manger de la matsa les sept jours de Pessaḥ, au simple sens du verset « sept jours vous mangerez des matsot », sauf que la mitsva positive n’est que le soir, et qu’ensuite ce n’est qu’une mitsva facultative — peut-être en va-t-il de même ici : mitsva lekhathila de manger du pain tous les sept jours et de bénir « léchev basoucca ».

(כה) ודאי לילה - דאכילת סוכה בלילה ראשונה הוא דומיא דאכילת מצה בליל פסח דכתיב בה בערב תאכלו מצות והיינו משתחשך ואם בירך בין השמשות ואכל כזית צריך לחזור ולאכול כזית בלילה ודאי אבל ברכת לישב בסוכה לא יברך שנית דספק ברכות להקל:

Nuit certaine — Car le repas de soucca la première nuit est analogue au repas de matsa la nuit de Pessaḥ, dont il est écrit « au soir vous mangerez des matsot », c’est-à-dire à la tombée de la nuit. Si l’on a béni pendant le bein hachemashot et mangé un kezayit, il faut manger de nouveau un kezayit de nuit certaine ; mais on ne dira pas une seconde fois « léchev basoucca » : le doute sur les bénédictions va à la souplesse.

(כו) קודם חצות לילה - דומיא דמצה דבעינן שיאכלנו קודם חצות כדמוכח בסימן תע"ז ס"א ובדיעבד אם לא אכל קודם חצות חייב לאכול אחר חצות דגם במצה דינא הכי כמה שכתבנו בסימן תע"ז ויוכל לברך לישב בסוכה ורק שאז דינו כשאר ימי סוכה שאין לברך לישב בסוכה עד שיאכל יותר מכביצה:

Avant minuit — À l’instar de la matsa, qu’il faut manger avant minuit, comme il ressort du siman 477 seif 1. Bediavad, si l’on n’a pas mangé avant minuit, on est tenu de manger après minuit : ainsi en est-il aussi pour la matsa, comme nous l’avons écrit au siman 477. On pourra bénir « léchev basoucca » ; seulement, alors, le din est comme les autres jours de soucca : on ne bénit « léchev basoucca » que si l’on mange plus d’un kebétsa.

(כז) מחצות ואילך - האחרונים הסכימו לדינא דאינו אסור כ"א מתחלת שעה רביעית אחר חצות היום וכמו שפסק המחבר בסימן תע"א עי"ש וכל פרטי הדינים המבואר שם דברים המונעים לאכול בלילה לתיאבון שייך גם כאן:

À partir de minuit — Les Aḥaronim s’accordent en pratique que l’interdiction ne commence qu’à la quatrième heure après midi, comme tranche le Méḥaber au siman 471, voir là-bas ; et tous les détails qui y sont exposés — ce qui empêche de manger la nuit avec appétit — s’appliquent aussi ici.

(כח) וכשמבין ומדקדק וכו' - ר"ל דאז טוב לו יותר ללמוד בבית שהאויר יפה לו להרחיב דעתו:

Quand il comprend et approfondit, etc. — C’est-à-dire qu’alors il vaut mieux étudier à la maison, où l’air lui convient mieux pour élargir son esprit.

(כט) מיושבת עליו - והכל לפי הענין דאם דעתו מיושבת בסוכה שיש לו מנוחה שם לומד בסוכה [ולפעמים מצוי שיש קור ומצטער אם ישב שם הרבה לקרות ולעיין בלימודו הוא פטור]. ואם יש לו טורח רב להביא ספרים הרבה ללימודו בסוכה אפשר דפטור אכן אם יש לו מקום להניחם שם כל החג חייב דאין זה טורח:

L’esprit posé — Tout selon le cas : si l’esprit est posé dans la soucca, qu’on y a le calme, on étudie dans la soucca. [Parfois il fait froid et l’on est mitsṭaʿer si l’on s’y assied longtemps pour lire et approfondir : on est alors exempt.] Si c’est une grande peine d’apporter beaucoup de sefarim pour étudier dans la soucca, on est peut-être exempt ; mais si l’on a de la place pour les y laisser toute la fête, on est tenu : ce n’est plus une peine.

(ל) רצה מתפלל וכו' - ר"ל דבאיזה מקום שיש לו מנוחה יותר להתפלל בכונה שם יתפלל ואם היה לו בהכ"נ בעירו מניח סוכתו והולך לו לב"ה שכן בשאר ימות השנה ג"כ מניח דירתו והולך לו לבהכ"נ והבדלה מבדיל בסוכה שכן כל השנה מבדיל בביתו:

S’il veut, il prie, etc. — C’est-à-dire : au lieu où il a plus de recueillement pour prier avec kavana, qu’il prie. S’il a une synagogue dans sa ville, il laisse sa soucca et y va : ainsi, le reste de l’année, il laisse aussi sa demeure pour aller à la synagogue. La havdala, on la dit dans la soucca : ainsi, toute l’année, on la dit chez soi.

(לא) ירדו גשמים וכו' - וכשם שמפנין מפני הגשמים כך מפנין מפני השרב ויתושים ואפילו אין האדם מצטער בכך אלא שהמאכל מתקלקל בכך וה"ה אם העת קר שהמאכלים השמנים נקרשים לפניו יכול לאכלו בבית וא"צ לחזור עד שיגמור סעודתו אפילו אוכל אח"כ מאכלים אחרים שאינם נקרשים וכמו בס"ז בפינה מפני הגשמים שא"צ לחזור עד שיגמור סעודתו אפי' פסקו הגשמים וכתב בבכורי יעקב דאם אפשר לתקן בלא טורח גדול שלא יקרשו המאכלים כגון שיניחם על קערה שמים חמים בתוכה צריך לתקן ואינו פטור ע"י כך מסוכה:

S’il est tombé de la pluie, etc. — Comme on dégage devant la pluie, on dégage devant la canicule et les moustiques ; même si la personne n’en souffre pas, mais que le mets s’en gâte. De même s’il fait froid au point que les mets gras se figent devant soi : on peut les manger à la maison, et l’on n’a pas à revenir avant d’avoir fini son repas, même si l’on mange ensuite d’autres mets qui ne se figent pas — comme au seif 7, quand on a dégagé devant la pluie, on n’a pas à revenir avant d’avoir fini le repas, même si la pluie a cessé. Le Bikouré Yaakov écrit : si l’on peut, sans grande peine, empêcher les mets de se figer — par exemple les poser sur un plat d’eau chaude —, il faut le faire, et l’on n’est pas exempt de soucca pour autant.

(לב) הרי זה וכו' - ואם מנשב הרוח לתוך הסוכה ועי"ז נושרים קיסמים מן הסכך לתוך המאכל אם הוא אסטניס שאנינא דעתיה יכול לצאת חוץ לסוכה:

Voici que celui-ci, etc. — Si le vent souffle dans la soucca et qu’ainsi des brindilles du sékakh tombent dans le mets : s’il est isténis, d’esprit délicat, il peut sortir de la soucca.

(לג) טפות וכו' - ומ"מ אם אינם יורדין למקום שיושב שם צריך לאכול בסוכה בעוד שעדיין אינם יורדים עליו ועל שולחנו ואפשר דאפילו ברכת לישב בסוכה יכול לברך [בכורי יעקב ע"ש שמביא קצת ראיה לזה ממהרי"ל ונראה דאם הוא איסטניס ומצטער בזה יכול לצאת ועכ"פ לא יברך]:

Des gouttes, etc. — Néanmoins, si elles ne tombent pas à l’endroit où l’on est assis, il faut manger dans la soucca tant qu’elles ne tombent pas sur soi et sur sa table. Il se peut même qu’on puisse bénir « léchev basoucca » [Bikouré Yaakov, voir là-bas qui apporte un début de preuve du Maharil. Il semble que s’il est isténis et en souffre, il puisse sortir, et en tout cas qu’il ne bénisse pas].

(לד) של פול - שזה המין מתקלקל במהרה על ידי מיעוט מים:

De fèves — Cette espèce se gâte vite pour un peu d’eau.

(לה) אבל לילה וכו' - דאף שהוא מצטער מחמת הגשם וכל מצטער פטור מסוכה סבירא ליה להרמ"א כדעת הפוסקים דסוברין דבלילה ראשונה אף מצטער חייב וטעמם דכיון דגמרינן ט"ו ט"ו מחג המצות לגמרי גמרינן מה התם בכל גווני חייב אף בסוכות כן. ודע דיש עוד מגדולי הראשונים דסבירא להו דגזרה שוה זו לאו להכי אתיא ואין לחלק בין לילה הראשונה לשאר ימים וע"כ הכריעו כמה אחרונים דאף דמחוייב לאכול בסוכה מחמת ספק ברכת לישב בסוכה לא יברך דספק ברכות להקל עוד כתבו דראוי להמתין עד חצות הלילה פן יעבור הגשם דאם יעבור יכנס לסוכה ויברך ברכת לישב בסוכה ויאכל ויוצא בזה המ"ע לכו"ע ויש מאחרונים שכתבו דאין כדאי להמתין כל כך דאם ימתין עם אכילת ב"ב הגדולים והקטנים אין לך מניעת שמחת יו"ט יותר מזה [שע"ת] וכן בא"ר ופרי מגדים לא הזכירו שיעור חצות רק כשעה או שתים ואם לא פסקו יעשה אז קידוש בסוכה כמו שכתב הרמ"א:

Mais la nuit, etc. — Bien qu’il soit mitsṭaʿer à cause de la pluie, et que tout mitsṭaʿer soit exempt de soucca, le Rema tient comme les décisionnaires selon lesquels la première nuit, même le mitsṭaʿer est tenu. Leur motif : puisque nous apprenons « le quinze, le quinze » de la fête des Matsot entièrement, comme là-bas on est tenu en tout cas, de même à Souccot. Sache que d’autres grands Rishonim tiennent que cette gezerat chava n’est pas venue pour cela, et qu’il n’y a pas à distinguer la première nuit des autres jours. Aussi plusieurs Aḥaronim ont-ils tranché : même si l’on est tenu de manger dans la soucca par doute, on ne bénira pas « léchev basoucca », le doute sur les bénédictions allant à la souplesse. Ils ont encore écrit qu’il convient d’attendre jusqu’à minuit, au cas où la pluie cesserait : si elle cesse, on entre dans la soucca, on bénit « léchev basoucca », on mange, et l’on s’acquitte de la mitsva positive de l’avis de tous. Certains Aḥaronim ont écrit qu’il n’est pas indiqué d’attendre si longtemps : si l’on fait attendre le repas de la maisonnée, grands et petits, rien n’ôte plus la joie du Yom Tov [Chaaré Techouva]. L’Eliya Rabba et le Pri Megadim ne mentionnent pas la mesure de minuit, seulement une heure ou deux ; si la pluie n’a pas cessé, on fera alors le kidouch dans la soucca, comme l’écrit le Rema.

(לו) ויקדש בסוכה כדי שיאמר זמן וכו' - ר"ל דלכאורה היה לו לעשות בהיפוך שיקדש בבית ויאמר ג"כ שם ברכת שהחיינו לזמן הזה ויאכל כל סעודתו שם ורק בסיום הסעודה יכנס לסוכה ויאכל כזית שם אלא דבזה היה צריך לברך עוד ברכת זמן משום סוכה ואין נכון להרבות בברכות לכך טוב יותר שיקדש מתחלה בסוכה ויהיה קאי ברכת זמן על הסוכה ג"כ [דאפילו אם נימא דפטור אז מסוכה מ"מ יוצא בזה דלא גריע ד"ז מאלו בירך שהחיינו בחול בשעת עשייה בסוכה דיוצא בזה] ויאכל בסוכה כזית ושאר סעודתו יאכל בביתו. ואם פסקו הגשמים אפילו כבר בירך בהמ"ז על אכילה הקודמת צריך לאכול עוד הפעם כשיעור ביצה ומעט יותר בסוכה ולברך לישב בסוכה כדי לצאת דעת הפוסקים דס"ל דאינו יוצא במה שאכל בעת הגשם והוא כשעדיין לא שכב אבל אם כבר שכב א"צ לקום מן המטה דאם מצטער חייב הרי כבר יצא באכילתו ואם מצטער פטור א"צ לקום מן המטה כמבואר בס"ז. ומש"כ הרמ"א לילה הראשונה דבלילה השניה מקדש בביתו ויברך זמן על יו"ט ויאכל סעודתו ובסוף הסעודה יאכל כזית בסוכה ולא יברך לישב בסוכה וגם לא יברך שהחיינו על הסוכה ויסמוך בזה על שהחיינו שבירך בליל ראשון ולכתחלה טוב להמתין גם בלילה שניה מעט עד שיפסקו הגשמים. ואם אכל בביתו ורק כזית בסוף הסעודה בסוכה כאשר כתבנו ואח"כ פסקו הגשמים צריך לכנוס לסוכה ולאכול כשיעור דהיינו יותר מכביצה ולברך לישב בסוכה [אחרונים] ועיין לקמן בסימן תר"מ ס"ד מה שכתבנו שם בענין זה:

Et qu’il fasse le kidouch dans la soucca afin de dire le « zman », etc. — C’est-à-dire : à première vue, on ferait l’inverse — kidouch à la maison, y dire aussi chehé’héyanou « pour ce temps », y manger tout le repas, et seulement à la fin entrer dans la soucca pour y manger un kezayit. Mais alors il faudrait encore bénir le « zman » à cause de la soucca, et il n’est pas bon de multiplier les bénédictions. Mieux vaut donc faire d’abord le kidouch dans la soucca, de sorte que la bénédiction du « zman » porte aussi sur la soucca [même si l’on dit qu’on est alors exempt de soucca, on s’en acquitte ainsi : cela ne vaut pas moins que d’avoir dit chehé’héyanou en semaine, à la construction de la soucca, ce qui suffit], manger un kezayit dans la soucca, et le reste du repas à la maison. Si la pluie a cessé, même si l’on a déjà dit Birkat Hamazon sur le repas précédent, il faut manger encore une fois la mesure d’un œuf et un peu plus dans la soucca, et bénir « léchev basoucca », pour sortir de l’avis des décisionnaires qui tiennent qu’on ne s’acquitte pas par ce qu’on a mangé sous la pluie — et cela tant qu’on ne s’est pas encore couché. Mais si l’on s’est déjà couché, on n’a pas à se lever du lit : si le mitsṭaʿer est tenu, il s’est déjà acquitté par son repas ; s’il est exempt, il n’a pas à se lever, comme exposé au seif 7. Ce qu’écrit le Rema « la première nuit » : la seconde nuit, on fait le kidouch chez soi, on bénit le « zman » sur le Yom Tov, on mange son repas, et à la fin on mange un kezayit dans la soucca, sans bénir « léchev basoucca » ni chehé’héyanou sur la soucca, en s’appuyant sur le chehé’héyanou de la première nuit. Lekhathila, il est bon d’attendre un peu aussi la seconde nuit que la pluie cesse. Si l’on a mangé chez soi et seulement un kezayit en fin de repas dans la soucca, comme nous l’avons écrit, et qu’ensuite la pluie a cessé, il faut entrer dans la soucca et manger la mesure — plus d’un kebétsa — et bénir « léchev basoucca » [Aḥaronim]. Voir plus bas siman 640 seif 4 ce que nous y avons écrit à ce sujet.

(לז) היה אוכל בסוכה - ה"ה כשהיו יורדין גשמים כשהיה בביתו ואכל בביתו א"צ לפסוק סעודתו בביתו אלא גומר בביתו:

Il mangeait dans la soucca — De même, si la pluie tombait alors qu’il était chez lui et qu’il a mangé chez lui, il n’a pas à interrompre son repas chez lui : il le termine chez lui.

(לח) עד שיגמור סעודתו - אבל אם לא ישב עדיין לאכול בביתו אף שפסק מלאכול בסוכה והלך לבית צריך לחזור לסוכה אם פסקו הגשמים:

Jusqu’à ce qu’il ait fini son repas — Mais s’il ne s’était pas encore assis pour manger chez lui, même s’il a cessé de manger dans la soucca et est allé à la maison, il doit revenir à la soucca si la pluie a cessé.

(לט) היה ישן וירדו גשמים וכו' - וה"ה כשהיה ישן בתחלת הלילה בביתו מחמת גשמים ופסקו [ח"א]:

Il dormait et la pluie est tombée, etc. — De même s’il dormait en début de nuit chez lui à cause de la pluie, et qu’elle a cessé [Ḥayé Adam].

(מ) אין מטריחין אותו וכו' - ודוקא כששכב כבר אבל אם עדיין לא שכב יחזור לסוכה [מ"א] ובספר בגדי ישע וכן במאמר מרדכי מסתפקים בזה אחרי שכבר היה לו טרחא להכניס הכרים וכסתות לתוך הבית אפשר שלא הטריחו לחזור ולהעלותם:

On ne le dérange pas, etc. — Seulement s’il s’est déjà couché ; mais s’il n’est pas encore couché, il reviendra à la soucca [Maguen Avraham]. Le Bigdé Yécha et le Maamar Mordekhai en doutent : une fois qu’on a déjà eu la peine de rentrer oreillers et couvertures à la maison, peut-être ne le dérange-t-on pas pour les remonter.

(מא) לחזור לסוכה - וה"ה מי ששוכב בסוכה שיש לה לעטי"ן ובשעת הגשמים סגרו אותן ואח"כ פסק הגשם נראה שא"צ לעלות על הסכך לפתוח הלעטי"ן שסתם בשעת הגשמים אבל אם יכול לפתחם בסוכה ע"י חבלים צריך לעמוד ולפתחם שאין זה רק מעט טרחא ולא מקרי מצטער [בכורי יעקב]:

Revenir à la soucca — De même, qui couche dans une soucca pourvue de volets (letins), qu’on a fermés sous la pluie : une fois la pluie cessée, il semble qu’on n’ait pas à monter sur le sékakh pour ouvrir les volets fermés sous la pluie. Mais si l’on peut les ouvrir depuis la soucca par des cordes, il faut se lever et les ouvrir : ce n’est qu’un peu de peine, et cela ne s’appelle pas être mitsṭaʿer [Bikouré Yaakov].

(מב) ישן בביתו עד וכו' - ואפילו אם הקיץ א"צ לעלות לסוכה בלילה:

Il dort chez lui jusqu’à, etc. — Même s’il s’est réveillé, il n’a pas à monter à la soucca dans la nuit.

(מג) וינעור משינתו - פי' מעצמו וא"צ להקיצו גם אין מחוייב למסור שנתו לאחרים שיקיצוהו כשיאור היום:

Et il s’éveillera de son sommeil — C’est-à-dire de lui-même ; on n’a pas à le réveiller, et l’on n’est pas tenu de confier son sommeil à d’autres pour qu’ils le réveillent à l’aube.

(מד) וכל הפטור וכו' - כגון במצטער ופרטי דיני מצטער יבואר לקמן בסימן תר"מ ע"ש:

Et quiconque est exempt, etc. — Par exemple le mitsṭaʿer ; le détail des dins du mitsṭaʿer sera exposé plus bas au siman 640, voir là-bas.

(מה) הדיוטות - ק"ו בזה למי שרוצה להחמיר כשיורדים גשמים ולילך לסוכה ולברך שם המוציא וברכת לישב בסוכה ואח"כ לאכול בבית והוי ברכה לבטלה אפילו יאכל שם בסוכה אכילת קבע [אחרונים] ועיין בבה"ל:

Des ignorants — À plus forte raison ici pour qui veut se montrer rigoureux quand il pleut, aller à la soucca, y bénir Hamotsi et « léchev basoucca », puis manger à la maison : c’est une bénédiction vaine, même s’il mange là, dans la soucca, un repas fixe [Aḥaronim]. Voir le Biour Halakha.

(מו) נהגו וכו' - ר"ל אף דמדינא דגמרא לדעת פוסקים ראשונים כשבירך בסוכה ויצא לעשות ענינו ולא לחזור תיכף בענין שהיה יציאה גמורה וא"כ הרי הסיח דעתו מן המצוה וכשיחזור אח"כ צריך לברך שנית ואפילו מאה פעמים ביום ואימת שנכנס אע"פ שאינו אוכל שם מברך שהרי גם הישיבה והעמידה שם היא מצוה דהוי כעין תדורו [ודוקא שיצא יציאה גמורה וכמו שכתבנו אבל אם יצא לעשות צרכיו או להביא דבר לסוכה א"צ לברך שהרי לא הסיח דעתו] מ"מ מנהג כל העולם כדעת הפוסקים שאינם מברכים אלא בשעת אכילה ואפילו אם יושבים בסוכה קודם אכילה שעה אינם מברכים דס"ל דברכה שמברכים אח"כ על האכילה היא פוטרת הכל שהיא העיקר והיא פוטרת השינה והטיול והלימוד שכולם טפלים לה וכתבו האחרונים דנכון הדבר לצאת גם דעת הפוסקים הראשונים ולא לישב כך בלי ברכה וע"כ תיכף בבואו מביהכ"נ יברך על דבר שהוא מחמשה מינים ויאכל ממנו מעט יותר מכביצה ויברך לישב בסוכה ולא יברך אח"כ בשעת אכילה:

On a l’usage, etc. — C’est-à-dire : bien que, de par le din du Talmud selon des Rishonim, si l’on a béni dans la soucca puis sorti pour ses affaires sans revenir tout de suite, de sorte que ce fut une sortie entière, on a détourné l’esprit de la mitsva, et qu’en revenant il faudrait bénir de nouveau — même cent fois par jour, et chaque fois qu’on entre, même sans y manger, on bénit, car s’asseoir et se tenir là est aussi une mitsva, à l’instar de « vous demeurerez » [seulement s’il s’agit d’une sortie entière, comme nous l’avons écrit ; mais si l’on est sorti pour ses besoins ou pour apporter quelque chose à la soucca, on n’a pas à bénir : on n’a pas détourné l’esprit] —, néanmoins l’usage de tout le monde est comme les décisionnaires qui ne bénissent qu’au moment du repas, même si l’on s’est assis dans la soucca une heure avant de manger : on ne bénit pas, tenant que la bénédiction qu’on dira ensuite sur le repas couvre tout, car c’est l’essentiel, et elle couvre le sommeil, la promenade et l’étude, tous secondaires. Les Aḥaronim ont écrit qu’il est bon de sortir aussi de l’avis des premiers décisionnaires et de ne pas s’asseoir ainsi sans bénédiction ; aussi, dès le retour de la synagogue, on bénira sur quelque chose des cinq espèces, on en mangera un peu plus d’un kebétsa, on dira « léchev basoucca », et l’on ne bénira plus ensuite au moment du repas.

(מז) אלא בשעת וכו' - ואם בירך פ"א בשעת אכילה ולא יצא מסוכתו לעשות עסקיו ואף אם יצא מסוכתו רק שהיה דעתו לחזור מיד א"צ לברך שנית לישב בסוכה אפילו אם אוכל סעודה שניה כיון שמצוה אחת היא ולכן מי שיושב כל היום בסוכה וישן בלילה בסוכה ומתפלל שם ואינו יוצא לשום עסק רק אדעתא לחזור מיד א"צ לברך רק בשעת אכילה ראשונה ואח"כ א"צ לברך וי"א דכיון שיצא בנתיים אפילו ע"ד לחזור מיד צריך לברך בשעת אכילה שניה ואם יצא לעשות עסקיו או לביהכ"נ להתפלל לכו"ע צריך לברך בשעת אכילה שניה:

Sinon au moment, etc. — Si l’on a béni une fois au moment du repas et que l’on n’est pas sorti de sa soucca pour ses affaires — et même si l’on en est sorti, mais avec l’intention de revenir aussitôt —, on n’a pas à bénir une seconde fois « léchev basoucca », même pour un second repas, car c’est une seule mitsva. Aussi qui reste toute la journée dans la soucca, y dort la nuit, y prie, et ne sort pour aucune affaire sinon avec l’intention de revenir aussitôt, n’a à bénir qu’au premier repas, et ensuite plus. Certains disent que du moment qu’on est sorti entre-temps, même pour revenir aussitôt, il faut bénir au second repas. Si l’on est sorti pour ses affaires ou à la synagogue pour prier, de l’avis de tous il faut bénir au second repas.

(מח) אכילה - והמתענה בסוכות או שאין דעתו לאכול פת באותו יום אז לכו"ע כל אימת שיצא יציאה גמורה חייב לברך דדוקא כשאוכל פת ס"ל להנהו פוסקים שמברך על עיקר חיוב הסוכה ופוטר כל הדברים הטפלים אבל כשאינו אוכל לא שייך זה [ט"ז וש"א] וכתב הח"א דה"ה כשיצא יציאה גמורה לאחר אכילה וחוזר ונכנס ולא יאכל עד הערב וקודם האכילה יצטרך עוד הפעם לצאת לביהכ"נ דבזה ג"כ לכו"ע צריך לברך. ומי שהולך באמצע סעודתו לסוכת חבירו דעת המ"א שאפילו אם היה בדעתו בשעת ברכה שילך באמצע הסעודה לשם ולשוב אח"כ מיד אפ"ה צריך לברך שם לישב בסוכה דהליכה הוי הפסק וע"כ אם רוצה לאכול בסוכה זו דבר שאסור לאכול חוץ לסוכה צריך לברך שם לישב בסוכה אמנם הוא לשיטתו אזיל בסימן ח' אבל לפי מה שכתבנו שם דדעת כמה אחרונים דהליכה לא הוי הפסק אם היה בדעתו א"צ לברך וספק ברכות להקל [לבושי שרד] ואם שכח לברך לישב בסוכה עד שהתחיל לאכול יברך אח"כ על מה שרוצה לאכול ואפילו אכל כבר ובירך בהמ"ז יכול לברך שגם הישיבה היא מן המצוה דמאכילה ואילך כ"ז שיושב הוי הכל קביעות אחד ומ"מ כל שעדיין לא בירך בהמ"ז יברך ויאכל מעט. ומי שקידש בליל סוכה והתחיל לאכול ואח"כ ראה שהלאדי"ן לא היו נפתחין עדיין נ"ל שיאכל שוב כזית ויברך לישב בסוכה אבל קידוש פשיטא שא"צ לברך שנית ואפילו זמן לא יברך עוד הפעם (כיון דלדין התלמוד מהני הזמן שבשעת עשיית הסוכה למצות סוכה כ"ש שמהני בזה מה שבירך כשהיו הלאדי"ן סתומים) [בכורי יעקב ע"ש]:

Le repas — Qui jeûne à Souccot, ou qui n’a pas l’intention de manger du pain ce jour-là : de l’avis de tous, chaque fois qu’il fait une sortie entière, il doit bénir. Ce n’est que lorsqu’on mange du pain que ces décisionnaires tiennent qu’on bénit sur l’essentiel de l’obligation de soucca et que cela couvre tout le secondaire ; mais si l’on ne mange pas, cela ne s’applique pas [Taz et autres]. Le Ḥayé Adam écrit qu’il en va de même si l’on a fait une sortie entière après le repas, qu’on rentre, qu’on ne mangera qu’au soir, et qu’avant le repas il faudra encore sortir à la synagogue : là aussi, de l’avis de tous, il faut bénir. Qui, au milieu de son repas, va dans la soucca d’un ami : l’avis du Maguen Avraham est que même s’il avait en tête, en bénissant, d’y aller au milieu du repas et de revenir aussitôt, il doit néanmoins y bénir « léchev basoucca », car le trajet est une interruption. Aussi, s’il veut y manger quelque chose qu’il est interdit de manger hors de la soucca, il doit y bénir « léchev basoucca ». Mais il suit en cela son avis du siman 8 ; or selon ce que nous y avons écrit, plusieurs Aḥaronim tiennent que le trajet n’est pas une interruption si on l’avait en tête, et l’on n’a pas à bénir : le doute sur les bénédictions va à la souplesse [Levouché Sarad]. Si l’on a oublié de bénir « léchev basoucca » jusqu’après avoir commencé à manger, on bénira ensuite sur ce que l’on veut encore manger ; même si l’on a déjà mangé et dit Birkat Hamazon, on peut bénir, car s’asseoir aussi est de la mitsva : à partir du repas, tant qu’on est assis, tout est une seule fixité. Néanmoins, tant qu’on n’a pas dit Birkat Hamazon, on bénira et l’on mangera un peu. Qui a fait le kidouch la nuit de Soucca et commencé à manger, puis s’est aperçu que les volets (ladin) n’étaient pas encore ouverts : il me semble qu’il mange encore un kezayit et bénisse « léchev basoucca » ; mais le kidouch, évidemment, on n’a pas à le refaire, et même le « zman » on ne le dira pas une seconde fois (puisque, de par le din du Talmud, le « zman » dit à la construction de la soucca suffit pour la mitsva de soucca, à plus forte raison suffit-il ici ce qu’on a béni alors que les volets étaient fermés) [Bikouré Yaakov, voir là-bas].