משנה ברורה

Michna Beroura — siman 641

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · On ne dit pas chehé’héyanou sur la construction de la soucca
En bref - de quoi parle ce chiour ?

La construction n’est pas l’achèvement de la mitsva : on ne bénit pas chehé’héyanou en la bâtissant, mais au kidouch, sur la coupe, et cela couvre à la fois la fête et la soucca.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETOn ne dit pas chehé’héyanou sur la construction de la soucca
À FAIREChehé’héyanou quand on la fait
Pour une soucca faite d’année en année. De même si elle était déjà faite et qu’on y renouvelle quelque chose : parois manquantes qu’on achève, ou sékakh qu’on renouvelle.
À FAIREChehé’héyanou sur la coupe du kidouch
La bénédiction porte à la fois sur la mitsva de soucca et sur la fête.
OUILendemain de jour
Si la veille on a dit chehé’héyanou chez soi, ce n’était que pour la fête : on le dit le jour, quand on mange dans la soucca, à cause de la soucca.
NONBerakha sur la construction
On ne bénit pas à la construction : ce n’est pas l’achèvement de la mitsva, il faut encore s’y asseoir.
NONChofar, méguila, lampe de Ḥanouka
Pas de chehé’héyanou sur leur fabrication : on les fait pour plusieurs années, ou ce n’est pas manifeste léshém mitsva.
Pas de berakha sur la construction. Le chehé’héyanou se dit à la fabrication d’année en année (ou lors d’un renouvellement réel), et surtout sur la coupe du kidouch, qui couvre soucca et fête. Dit la veille à la maison, il ne couvre pas la soucca : on le dit le lendemain en mangeant dedans.

Glossaire

chehé’héyanou
bénédiction « qui nous a fait vivre, subsisté et parvenu à ce temps »
léshém mitsva
en vue de la mitsva

(א) אינו מברך על עשייתה - שאין עשייתה גמר מצוה שהרי צריך לישב בה:

Il ne bénit pas sur sa construction — Car sa construction n’est pas l’achèvement de la mitsva : il faut encore s’y asseoir.

(ב) אבל שהחיינו וכו' - ודוקא דבר שעושין אותו משנה לשנה אבל שופר ומגילה שעושין אותן לכמה שנים אינו מברך שהחיינו על עשייתן ונר חנוכה נמי אינו מינכר שעושין לשם מצוה:

Mais chehé’héyanou, etc. — Seulement pour une chose que l’on fait d’année en année ; mais le chofar et la méguila, que l’on fait pour plusieurs années, on ne dit pas chehé’héyanou sur leur fabrication. La lampe de Ḥanouka non plus : il n’est pas manifeste qu’on la fasse léshém mitsva.

(ג) כשעושה אותה - וה"ה אם היתה עשויה מכבר והוא מחדש בה דבר דהיינו שהיה בה רק שני דפנות והוא השלימה עכשיו או שחידשה בהסכך [ריטב"א]:

Quand on la fait — De même si elle était déjà faite et qu’on y renouvelle quelque chose : par exemple elle n’avait que deux parois et on l’achève maintenant, ou l’on en renouvelle le sékakh [Ritva].

(ד) על הכוס של קידוש - שהוא קאי על מצות סוכה ועל החג:

Sur la coupe du kidouch — Qui porte sur la mitsva de soucca et sur la fête.

(ה) כשאוכל בסוכה - ר"ל למחר ביום:

Quand il mange dans la soucca — C’est-à-dire le lendemain, de jour.

(ו) משום הסוכה - דהברכה שבירך מאתמול בביתו היה רק בשביל החג:

À cause de la soucca — Car la bénédiction dite la veille chez soi n’était que pour la fête.