On récite le Hallel complet les huit jours, avec bénédiction, pour le public comme pour l’individu. On prend le loulav et l’on dit chehé’héyanou le premier jour ; règles d’interruption comme au Chema.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) שחרית וכו' - בטור איתא דמשכימין והוא משום דזריזין מקדימין למצוה לקיים מצות לולב [ב"ח]:
Le matin, etc. — Le Tour a : on se lève de bonne heure, parce que les zélés devancent la mitsva, pour accomplir celle du loulav [Baḥ].
(ב) התפלה - א"א אל נא ביום א' דסוכות (כי אומר במקומו אז היתה חניית סוכו שהוא ג"כ שיר ושבח כמו אל נא). במקום שמהפכין הסדר כשחל בשבת יום ראשון אז ראוי לומר אל נא ביום א' ולא ביום ב' והעולם לא נהגו כן לפי שלא ידעו טעמו של דבר:
La tefila — On ne dit pas « El na » le premier jour de Souccot (car on dit à sa place « az hayta ḥaniyat souko », qui est aussi un chant et une louange comme « El na »). Là où l’on inverse l’ordre quand le premier jour tombe un Chabbat, il convient de dire « El na » le premier jour et non le second ; le monde n’en a pas pris l’usage, n’en sachant pas la raison.
(ג) על נטילת לולב ושהחיינו - ואח"כ ינענע וכ"מ סימן תרנ"א ס"ה. והנה שהחיינו זה הוא על קיום המצוה וע"כ אף דאתמול בלילה בירך שהחיינו שם היה על מצות סוכה ועל יו"ט וזה הוא על מצות לולב ואם נטל הלולב ביום א' ולא בירך שהחיינו יכול לברך כל ז' אימת שיזכור ובשעת נטילה דוקא ואם בירך ביום א' שוב אין מברך ביום ב' שהחיינו:
Sur la prise du loulav et chehé’héyanou — Puis on agite. Ainsi au siman 651 seif 5. Ce chehé’héyanou est sur l’accomplissement de la mitsva ; aussi, bien qu’on ait dit chehé’héyanou la veille au soir, c’était sur la mitsva de soucca et sur le Yom Tov, et celui-ci est sur la mitsva du loulav. Si l’on a pris le loulav le premier jour sans dire chehé’héyanou, on peut le bénir tous les sept jours, quand on s’en souvient, et seulement au moment de la prise. Si l’on a béni le premier jour, on ne dit plus chehé’héyanou le second.
(ד) וכן כל שמונת ימי החג - ולא הוי כחוה"מ פסח דמדלגין משום דבסוכות כל יום חשוב כיו"ט בפני עצמו כיון שחלוק קרבנותיו מיום שלפניו:
Et de même les huit jours de la fête — Ce n’est pas comme ḥol hamoed de Pessaḥ, où l’on saute [des psaumes], parce qu’à Souccot chaque jour compte pour un Yom Tov à part, ses sacrifices différant de ceux de la veille.
(ה) ומברכין לגמור - עיין לעיל סימן תפ"ח ס"א בהג"ה שם דבמדינותינו המנהג לברך לקרות ההלל ועיין במ"ב שם:
Et l’on bénit « ligmor » — Voir plus haut siman 488 seif 1 dans la glose : dans nos pays, l’usage est de bénir « liqro et hahallel » ; voir la Michna Beroura là-bas.
(ו) בין צבור בין יחיד - ר"ל ולא הוי כמו ר"ח וחוה"מ פסח דלכמה פוסקים אין מברכין אז על ההלל אפילו לצבור ובפרט ליחיד (עיין לעיל בסימן תפ"ח ס"ב ובסימן ת"צ ס"ד) דשם ההלל הוא רק מנהג של כל ישראל אבל בזה דמדינא הוא מברכין לכו"ע בין לצבור בין ליחיד:
Que ce soit le public ou l’individu — C’est-à-dire : ce n’est pas comme à Roch Ḥodech et ḥol hamoed de Pessaḥ, où selon plusieurs décisionnaires on ne bénit pas alors sur le Hallel, même pour le public et surtout pour l’individu (voir plus haut siman 488 seif 2 et siman 490 seif 4) : là le Hallel n’est qu’un usage de tout Israël ; ici, c’est de par la loi, et l’on bénit de l’avis de tous, pour le public comme pour l’individu.
(ז) ואין מפסיקין בו וכו' - כתב הח"א כלל קמ"ז שאם הביאו לו לולב באמצע הלל מותר לו להפסיק בין הפרקים דהיינו בין מזמור למזמור לברך:
Et l’on n’y interrompt pas, etc. — Le Ḥayé Adam, règle 147, écrit : si l’on vous apporte un loulav au milieu du Hallel, on peut interrompre entre les chapitres — c’est-à-dire d’un psaume à l’autre — pour bénir.
(ח) אלא כדרך שאמרו בק"ש וכו' - הכל מבואר לעיל בסימן תפ"ח לענין הלל בשני ימים הראשונים של פסח דגומרין בו ההלל ולא כפלו הכא אלא לאשמועינן דבסוכות שוין בזה לדינא כל שמונת הימים ולדידן בחו"ל גם שמחת תורה בכלל זה דגם בו גומרין ההלל דהוא ספק שמיני:
Sinon de la manière dont on l’a dit pour le Chema, etc. — Tout est exposé plus haut au siman 488, pour le Hallel des deux premiers jours de Pessaḥ, où l’on achève le Hallel. On n’a répété ici que pour faire savoir qu’à Souccot le din est le même les huit jours. Pour nous, en diaspora, Sim’hat Torah entre aussi dans cela : on y achève aussi le Hallel, car c’est un doute de Chémini.
(ט) באמצע שואל וכו' - ביאור כל הדברים האלו עד סוף הסימן מבואר בסימן תפ"ח במ"ב שם:
Au milieu on demande, etc. — L’explication de toutes ces choses jusqu’à la fin du siman est exposée au siman 488 dans la Michna Beroura là-bas.