On prend le loulav de jour seulement, de préférence dès le lever du soleil et pendant le Hallel. Il est interdit de manger avant de s'en être acquitté ; le premier jour, mitsva de la Torah, on interrompt même un repas commencé.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) ביום ולא בלילה - דכתיב ולקחתם לכם ביום ולא בלילה. [גמרא]:
De jour et non de nuit - Car il est écrit : « Vous prendrez pour vous, le jour », et non la nuit [Guemara].
(ב) וכל היום כשר וכו' - ואם לא נטלו עד ביה"ש ביום ראשון מחוייב אז ליטלו דספיקא דאורייתא הוא ובלי ברכה (דהברכות הם דרבנן) והאחרונים הסכימו דבשאר הימים אף שהוא דרבנן ג"כ נכון ליטלו דאין בו טרחה ורק יזהר שלא יברך אז על הנטילה:
Et tout le jour est valable, etc. - S'il ne l'a pas pris jusqu'au béne hachemachot le premier jour, il est alors tenu de le prendre, car c'est un doute de Torah, et sans berakha (les berakhot étant rabbiniques). Les A'haronim se sont accordés à dire que les autres jours aussi, bien que ce soit rabbinique, il est bon de le prendre, car cela n'entraîne pas de peine ; seulement, qu'il prenne garde de ne pas bénir alors sur la prise.
(ג) משתנץ החמה - ואם נטלו מעמוד השחר יצא דמעמוד השחר יממא הוא אלא מפני שאין הכל בקיאין בו צריכין להמתין עד הנץ החמה ועיין לעיל בסימן פ"ט בביאור הלכה דלפי דעת כמה אחרונים אינו נקרא עמוד השחר עד שהאיר פני המזרח:
Dès que le soleil a jailli - S'il l'a pris dès l'amoud hacha'har, il s'est acquitté, car dès l'aube c'est déjà le jour ; seulement, comme tous ne savent pas bien le reconnaître, il faut attendre le lever du soleil. Voir plus haut au siman 89, dans le Beour Halakha : selon plusieurs A'haronim, on n'appelle amoud hacha'har que lorsque le visage de l'orient s'est éclairé.
(ד) בשעת ההלל - כדי לנענע בהודו והושיעה נא. וקצת מן המהדרים נוהגים לברך על הלולב בהנץ החמה בתוך הסוכה ולנענע ואח"כ בשעת ההלל מנענעים עוד:
Au moment du Hallel - Afin d'agiter à « Hodou » et à « Hochia na ». Quelques-uns de ceux qui embellissent la mitsva ont l'habitude de bénir sur le loulav au lever du soleil, dans la soukka, d'agiter, puis, au moment du Hallel, d'agiter encore.
(ה) נוטלו משעלה עה"ש - אע"פ שאח"כ יקרא הלל בלא לולב. וצריך לנענע בשעה שנוטלו:
Il le prend dès que l'aube s'est levée - Même s'il dira ensuite le Hallel sans loulav. Il doit agiter au moment où il le prend.
(ו) גם בשעת התפלה - ואע"פ שאסור להחזיק שום דבר בשעת התפלה הכא כיון דלקיחתו מצוה לא מיטריד ביה. והנה אף דבגמרא איתא שכן היו עושין אנשי ירושלים היה אדם יוצא מביתו ולולבו בידו קורא ק"ש ומתפלל ולולבו בידו וכו' מ"מ כתבו אחרונים דכהיום מחזי כיוהרא אם לא מי שמפורסם למדקדק במעשיו מיהו זה נוהגין גם היום שמוליכין הלולב בבקר בעצמו לביהכ"נ וכן מחזיר לביתו בעצמו:
Aussi pendant la tefila - Bien qu'il soit interdit de tenir quoi que ce soit pendant la tefila, ici, puisque le prendre est une mitsva, on n'en est pas distrait. Bien que la Guemara rapporte que les gens de Jérusalem agissaient ainsi — l'homme sortait de chez lui, le loulav à la main, lisait le Chema et priait, le loulav à la main, etc. —, les A'haronim ont cependant écrit qu'aujourd'hui cela a l'apparence de l'orgueil, sauf pour celui qui est connu pour être minutieux en ses actes. Toutefois on pratique encore aujourd'hui d'apporter soi-même le loulav le matin au beit haknesset et de le ramener soi-même chez soi.
(ז) אסור לאכול וכו' - וטעימא בעלמא מדינא שרי מ"מ אין להקל בזה אם לא לצורך גדול ומי שבא בדרך בחוה"מ ומצפה שיבוא למקום הלולב או הדרים על הישובים ומשלחים להם לולב ימתינו עד חצות היום ולא יותר אפילו ביום א' שהוא מן התורה דאסור להתענות ויש אומרים דאם מצפה שיביאו לו לולב אין לו להמתין כלל דהרי יש לו מי שיזכירנו לנטלו היינו אותו שיביא לו הלולב ומי שחלש לבו בודאי יוכל לסמוך ע"ז:
Il est interdit de manger, etc. - Une simple dégustation est permise en droit strict ; néanmoins, on n'allègera pas là-dessus, sauf grand besoin. Celui qui est en chemin pendant 'Hol Hamoed et s'attend à arriver là où se trouve le loulav, ou ceux qui habitent des localités isolées et à qui l'on envoie un loulav, attendront jusqu'à midi et pas davantage, même le premier jour qui est de la Torah, car il est interdit de jeûner. Certains disent que s'il s'attend qu'on lui apporte le loulav, il n'a pas du tout à attendre, puisqu'il a qui le lui rappellera — celui qui le lui apportera. Celui dont le cœur est faible peut certainement s'appuyer là-dessus.
(ח) ביום ראשון שהוא מן התורה יפסיק - באמצע סעודתו כדין כל דבר שהוא מן התורה שאם התחיל באיסור צריך להפסיק וכדלעיל בסימן רל"ה ס"ב ויו"ט שני לדידן שעושין משום ספיקא דיומא דינו כמו ביום ראשון:
Le premier jour, qui est de la Torah, il interrompra - Au milieu de son repas, comme pour toute chose de la Torah : s'il a commencé dans l'interdit, il doit interrompre, comme plus haut au siman 235 seif 2. Le second Yom Tov, chez nous qui le faisons par doute du jour, a le même statut que le premier jour.
(ט) יותר מחצי שעה קודם שהגיע זמן חיובו - ר"ל יותר מחצי שעה קודם עמוד השחר ומקרי זה התחיל בהיתר ועיין בט"ז שהקשה הא בסימן פ"ט פסק בדעה ראשונה דהיכי שהתחיל לאכול קודם עה"ש אפ"ה צריך להפסיק לתפלה א"כ בלא"ה צריך להפסיק משום תפלה וכ"ש ביו"ט שצריך קידוש ולכן חולק דודאי צריך להפסיק ממילא משום לולב ובכורי יעקב תירץ דאיירי שהתחיל לאכול קודם עה"ש והתפלל קודם שבירך בהמ"ז וגם עשה קידוש ואח"כ התחיל להשלים סעודתו ושכח ליטול לולב דבזה א"צ להפסיק ומותר לגמור אפי' ביום ראשון כיון דהתחיל בהיתר ולא ברירא תירוצו לדינא כמו שכתבתי בבה"ל:
Plus d'une demi-heure avant que n'arrive le moment de son obligation - C'est-à-dire plus d'une demi-heure avant l'amoud hacha'har ; cela s'appelle avoir commencé dans le permis. Voir le Taz, qui objecte : au siman 89, on a tranché selon le premier avis que, même s'il a commencé à manger avant l'aube, il doit néanmoins interrompre pour la tefila ; dès lors, de toute façon il doit interrompre pour la tefila, et à plus forte raison un Yom Tov où il faut le kiddouch ; aussi le Taz estime-t-il qu'il doit de toute façon interrompre à cause du loulav. Le Bikouré Yaakov a résolu : il s'agit de celui qui a commencé à manger avant l'aube, a prié avant de bénir Birkat Hamazone, a aussi fait le kiddouch, puis a recommencé à achever son repas et a oublié de prendre le loulav : dans ce cas, il n'a pas à interrompre et il peut terminer même le premier jour, puisqu'il a commencé dans le permis. Cette résolution n'est pas claire en pratique, comme nous l'avons écrit dans le Beour Halakha.