משנה ברורה

Michna Beroura — siman 662

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Ordre de la prière du second jour de Souccot
En bref - de quoi parle ce chiour ?

On bénit sur le loulav tous les jours, même rabbiniques. Pas de chéhé'héyanou le second jour, sauf si le premier est tombé un Chabbat. Lecture et haftara du second jour.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETOrdre de la prière du second jour de Souccot — berakha du loulav et « temps »
À FAIREBénir le loulav tous les jours
Même hors le premier (de par les Sages, souvenir du Temple où l’on se réjouissait les 7 jours), on bénit et l’on dit « et Il nous a ordonné », car « tu ne t’écarteras pas » de ce que disent les Sages
À ÉVITER« Temps » le second jour
On ne bénit pas le « temps » le 2e jour : on s’est déjà acquitté le 1er, même un jour de semaine. Pas moindre que le « temps » dit à la confection du loulav. Ce n’est pas comme le kiddouch (le « temps » de la 2e nuit est pour le jour, pas pour la soukka) ni comme le chofar (parfois l’essentiel de la sainteté est le 2e jour, siman 600)
OUIPremier jour = Chabbat
On bénit le « temps » le 2e jour : c’est la première prise, on ne l’a pas dit le 1er. De même s’il n’a pris le loulav que le 7e jour : il bénit le « temps » le 7e (Aharonim)
NONMaftir commencé par « et au deuxième jour »
Même s’il a achevé et béni, il revient lire depuis « et au quinzième », avec berakha avant et après
REMALe « temps » du 1er jour (ou de la confection) acquitte déjà pour les jours suivants
On bénit le loulav tous les jours, y compris de rabbanan. Pas de « temps » le 2e jour, sauf si le 1er était Chabbat ou si c’est la première prise (même le 7e). Erreur de maftir : relire depuis « et au quinzième » avec berakhot

Glossaire

zman
bénédiction chéhé'héyanou (« qui nous a fait vivre »)

(א) וכן בכל שאר ימים - דאע"ג דכל הימים חוץ מן יום הראשון הוא רק מדרבנן זכר למקדש שהיה המצוה לשמוח שם במצוה ההיא כל שבעת הימים אפ"ה שייך לברך עליה ולומר וצונו מדכתיב ולא תסור מכל הדברים אשר יגידו לך וגו':

et ainsi tous les autres jours - car bien que tous les jours hors le premier ne soient que de par les Sages, en souvenir du Temple où la mitsva était de s'y réjouir par cette mitsva tous les sept jours, on peut néanmoins bénir dessus et dire « et Il nous a ordonné », puisqu'il est écrit : « Tu ne t'écarteras d'aucune des choses qu'ils te diront, etc. »

(ב) אינו מברך זמן ביום שני - דממ"נ יצא במה שאמר ביום ראשון זמן אף אם הוא חול דלא גרע ממה שאמר זמן בשעת עשיית הלולב דיצא ולא דמי לקידוש שאומר בליל ב' זמן שאותו הוא בשביל היום ולא בשביל הסוכה ואע"ג דגבי שופר מנהגינו לומר זמן אפילו ביום שני שאני התם דלפעמים עיקר הקדושה הוא ביום שני כמ"ש שם בסימן ת"ר:

il ne bénit pas le « temps » le second jour - de toute façon, il s'est acquitté par le « temps » dit le premier jour, même si c'est un jour de semaine, ce qui n'est pas moindre que s'il avait dit le « temps » lors de la confection du loulav, auquel cas il s'est acquitté. Cela ne ressemble pas au kiddouch, où l'on dit le « temps » la seconde nuit : celui-là est pour le jour et non pour la soukka. Et bien que pour le chofar notre usage soit de dire le « temps » même le second jour, là-bas c'est différent : parfois l'essentiel de la sainteté est le second jour, comme écrit là-bas au siman 600.

(ג) אא"כ חל יום ראשון בשבת - דאז צריך לברך זמן בשני שהוא פעם ראשון שנוטלו כיון שלא אמרו בראשון. וה"ה אם לא נטל הלולב עד יום השביעי דמברך זמן בשביעי [אחרונים]:

à moins que le premier jour tombe un Chabbat - alors il faut bénir le « temps » le second, qui est la première fois qu'on le prend, puisqu'on ne l'a pas dit le premier. Il en va de même s'il n'a pris le loulav que le septième jour : il bénit le « temps » le septième [Aharonim].

(ד) אתמול - אם התחיל במפטיר מן וביום השני אע"פ שגמר ובירך יחזור ויקרא מן ובחמשה עשר בברכה לפניה ולאחריה:

hier - s'il a commencé le maftir par « et au deuxième jour », même s'il a achevé et béni, il reviendra lire depuis « et au quinzième » avec berakha avant et après.