On ne démolit pas la soukka le septième jour. On peut en retirer les ustensiles dès min'ha ketana pour honorer le dernier Yom Tov. En 'Houts laArets on y mange encore le huitième, sans l'invalider avant la fin du jour.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) לא יסתור סוכתו - דהא כל היום חובתו לישן ולשנן שם ואי איקלע ליה סעודתא צריך לאכול בגוה:
On ne démolira pas sa soukka - car tout le jour on a l'obligation d'y dormir et d'y séjourner, et si un repas se présente, il faut manger dedans.
(ב) מן המנחה - קטנה [חי' ריטב"א]:
À partir de min'ha - ketana ['Hidouchéi haRitva].
(ג) ואם אין לו לפנות וכו' - ר"ל שאין לו מקום אחר לאכול וצריך לאכול ביו"ט האחרון בסוכה עכ"פ צריך לפחות בה ונראה דהיינו קודם שקיעת החמה דפן יזדמן לו עוד לאכול בגוה:
S'il n'a pas où dégager [ses ustensiles], etc. - c'est-à-dire s'il n'a pas d'autre endroit pour manger et doit manger le dernier Yom Tov dans la soukka : il faut néanmoins y pratiquer une ouverture. Il semble que ce soit avant le coucher du soleil, de peur qu'il n'ait encore à y manger.
(ד) ארבעה על ארבעה - דאע"ג דאויר פוסל בשלשה טפחים מ"מ אין ההיכר כ"כ אם לא כשפוחת בסכך ד' על ד' שהוא שיעור מקום חשוב:
Quatre sur quatre - bien que l'espace vide invalide dès trois téfa'him, le signe distinctif n'est pas suffisant à moins d'ouvrir dans le skhakh quatre sur quatre, mesure d'un lieu significatif.
(ה) כמוסיף - אבל מוסיף ממש לא נקרא לעבור עליו משום בל תוסיף כיון דאינו מתכוין לשם מצוה דשלא בזמנו בעי כונה להוסיף לכו"ע כמו שכתבנו לעיל בסימן תרנ"א סי"ד:
Comme s'il ajoutait - mais on n'est pas considéré comme ajoutant réellement au point de transgresser bal tossif, puisqu'on n'a pas l'intention au titre de la mitsva : hors de son temps, il faut une intention d'ajouter, de l'avis de tous, comme nous l'avons écrit plus haut au siman 651 seif 14.
(ו) רק ביום שמיני - מפני שהוא סמוך לחג:
Seulement le huitième jour - parce qu'il est adjacent à la fête.
(ז) בשאר היום - אפילו בין השמשות:
Le reste du jour - même à béine hachemachot.
(ח) גמר מלאכול ביום השמיני - היינו שאין דעתו עוד לאכול כלל היום [דאל"ה אם איקלע בשבת צריך לעשות סעודה ג' בסוכה דכל היום יש חיוב סוכה משום ספיקא דיומא]:
Lorsqu'il a fini de manger le huitième jour - c'est-à-dire qu'il n'a plus l'intention de manger du tout ce jour-là [sinon, si cela tombe un Chabbat, il faut faire le troisième repas dans la soukka, car tout le jour il y a obligation de soukka au titre du safek yoma].
(ט) מוריד כליו וכו' - היינו מן המנחה קטנה ולמעלה [דשמיני לבני חו"ל הוא כמו יום שביעי בא"י] וקודם לזה אין נראה שעושה כן לכבוד יו"ט ועיין בסוף סימן תרס"ז ובמש"כ שם:
Il descend ses ustensiles, etc. - c'est-à-dire à partir de min'ha ketana et ensuite [car le huitième pour les habitants de 'Houts laArets est comme le septième en Erets Israël] ; avant cela, on n'a pas l'air de le faire en l'honneur du Yom Tov. Voir à la fin du siman 667 et ce que nous y avons écrit.
(י) שאסור להניח בה הנר - כדלעיל בסימן תרל"ט ס"א עי"ש במ"ב:
Qu'il est interdit d'y poser la lampe - comme plus haut au siman 639 seif 1 ; voir là-bas dans le MB.
(יא) יניחנו בה - עיין בפמ"ג שמסתפק אם יניח בה בשמיני או אולי דוקא בתשיעי דשמיני ספק שביעי הוא לדידן וכן מצדד בספר מאמר מרדכי שלא יכניס בה נר וקערה בשמיני דאולי יוצרך לאכול בה וא"א לו לפוסלה אמנם בפסקי הרא"ש מצאתי בהדיא בשמיני ואולי כונתו ג"כ בסוף שמיני:
Il l'y posera - voir le Pri Megadim, qui hésite s'il faut l'y poser dès le huitième ou peut-être seulement le neuvième, car le huitième est pour nous un doute de septième. De même le Maamar Mordekhai penche pour ne pas y introduire lampe ni plat le huitième, car on pourrait encore devoir y manger et l'on ne pourrait alors l'invalider. Toutefois, dans les Pesaqim du Roch, j'ai trouvé explicitement « le huitième » ; et peut-être entend-il aussi la fin du huitième.
(יב) להכיר שהיא פסולה - המחבר נקט לשון הרי"ף בסוף סוכה ועיין שם בר"ן וברמב"ן דאין הכונה שנפסלת בכך אלא ר"ל שעושה היכר לפוסלה שאינו יושב בה בתורת סוכת החג ועיין לעיל בסימן תרל"ט במ"ב סק"ו ובשער הציון שם:
Pour faire reconnaître qu'elle est invalide - le Mé'haber a repris le langage du Rif à la fin de Soukka ; voir là-bas le Ran et le Ramban : l'intention n'est pas qu'elle soit réellement invalidée par cela, mais qu'on fasse un signe pour l'invalider, afin de ne pas y siéger au titre de soukka de la fête. Voir plus haut au siman 639 dans le MB seif qatan 6 et au Cha'ar haTsioun là-bas.