On dit Chemini Atseret dans la tefila et le zeman au qiddouch. En diaspora on mange dans la soukka sans berakha. Lecture : en Erets Israël Vézot haBerakha et Beréchit ; en diaspora, le premier jour, 'Asser te'asser. On proclame machiv haroua'h.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) ליל וכו' - אין לקבוע סעודה מן מנחה קטנה ולמעלה וכדלעיל בסימן תקכ"ט ס"א בהג"ה כדי שיאכל בלילה לתיאבון ולא כאותן שאוכלין ושותין ומשתכרין עד שאין יכולין לקדש בלילה:
La nuit, etc. - on ne fixera pas de repas à partir de min'ha ketana et ensuite, comme plus haut au siman 529 seif 1 dans la glose, afin de manger la nuit avec appétit ; et non comme ceux qui mangent, boivent et s'enivrent jusqu'à ne plus pouvoir faire le qiddouch la nuit.
(ב) אומר בתפלה וכו' - ואם שכח ואמר את יום חג הסוכות הזה ועקר רגליו אם צריך לחזור יש דיעות בין האחרונים עיין בשע"ת ובח"א כלל כ"ח דין ט"ו ולכו"ע אם לא סיים הברכה צריך לחזור לותתן לנו ולומר כהוגן:
On dit dans la tefila, etc. - si l'on a oublié et dit « ce jour de la fête de Soukkot » et que l'on a déjà reculé les pieds : s'il faut recommencer, les A'haronim sont partagés ; voir Cha'arei Techouva et 'Hayé Adam klal 28 din 15. De l'avis de tous, si l'on n'a pas achevé la berakha, il faut revenir à « vetiten lanou » et dire comme il faut.
(ג) שמיני חג העצרת הזה - עיין בפמ"ג שיש לומר עצרת בלא ה'. והנה רש"ל וט"ז כתבו שיש לומר ש"ע =שמיני עצרת= חג הזה אבל הלבוש כתב כמ"ש בשו"ע וכן הסכים בא"ר בשם כמה ראשונים וביאור הגר"א:
« Chemini 'hag haAtseret hazeh » - voir le Pri Megadim : il faut dire Atseret sans le hé. Or le Maharshal et le Taz ont écrit qu'il faut dire « Chemini Atseret 'hag hazeh » ; mais le Levouch a écrit comme le Choulhan Aroukh, et c'est aussi l'accord de l'Eliyah Rabba au nom de plusieurs Rishonim et du Béour haGra.
(ד) דלא מצינו בשום מקום שנקרא חג - כמה אחרונים השיגו ע"ז והרבו בראיות דשמיני עצרת מקרי חג ע"כ אין לנטות ממה שכתב המחבר:
Car on ne trouve nulle part qu'il soit appelé 'hag - plusieurs A'haronim ont contesté cela et ont multiplié les preuves que Chemini Atseret est appelé 'hag ; c'est pourquoi il ne faut pas s'écarter de ce qu'a écrit le Mé'haber.
(ה) בלילה וביום - אבל לאחר שאכלו סעודתן ביום מנהג העולם שנפטרין מן הסוכה ויושבין בבתיהם [מ"א] אבל אי איתרמי ליה לאכול אפילו בין השמשות צריך לאכול בסוכה:
La nuit et le jour - mais après avoir pris leur repas de jour, l'usage du monde est de s'affranchir de la soukka et de s'asseoir dans leurs maisons [Magen Avraham] ; toutefois, si l'on se trouve à devoir manger, même à béine hachemachot, il faut manger dans la soukka.
(ו) מפני שהוא ספק שביעי - ומטעם זה הרבה אחרונים מצדדין דצריך ג"כ לישן בסוכה וכן הוא ג"כ דעת הגר"א ויש אחרונים שסוברין שאין כדאי לישן בסוכה בשמ"ע לא ביום ולא בלילה דעושה אותו כחול דבשלמא גבי אכילה לא מנכר שכן דרך ב"א לפעמים לישב בצל סוכה אפילו שלא לשם מצוה משא"כ בשינה. ומנהג העולם להקל בשינה. ודע דלדעת הפוסקים שסוברין דאין ישנים בסוכה בשמ"ע י"א דה"ה דאין אוכלין אז פירות וה"ה פת פחות מכביצה בסוכה. כללו של דבר כל דבר שא"צ לברך עליו ברכת לישב בסוכה בשאר ימי סוכה אין אוכלין בסוכה בשמ"ע ויש מקילין בזה וכן מסתברא דבאכילת פירות וכה"ג דברים שאין חייבים מצד הדין יכול לעשות בשמ"ע כמה שירצה בבית או בסוכה:
Parce que c'est un doute de septième - pour cette raison, beaucoup d'A'haronim penchent qu'il faut aussi dormir dans la soukka, et tel est aussi l'avis du Gra. Il est des A'haronim qui tiennent qu'il n'est pas opportun de dormir dans la soukka à Chemini Atseret, ni le jour ni la nuit, car on en ferait un jour profane : pour le repas, cela ne se remarque pas, car il arrive aux gens de s'asseoir à l'ombre d'une soukka même hors mitsva, ce qui n'est pas le cas du sommeil. L'usage du monde est d'être indulgent pour le sommeil. Sache que selon les décisionnaires qui tiennent qu'on ne dort pas dans la soukka à Chemini Atseret, certains disent qu'on n'y mange alors pas non plus de fruits, ni de pain de moins d'un kebeitsa. En résumé : tout ce pour quoi l'on n'a pas à bénir « lichev basoukka » les autres jours de Soukkot, on ne le mange pas dans la soukka à Chemini Atseret. Certains sont indulgents là-dessus, et c'est aussi le plus raisonnable : pour les fruits et choses semblables, que le din n'oblige pas, on peut à Chemini Atseret faire comme on veut, à la maison ou dans la soukka.
(ז) ואין מברכין וכו' - דכיון דיום שמ"ע הוא א"א לברוכי בסוכה דקשיין אהדדי אם יום סוכה הוא לאו שמ"ע הוא ואם שמ"ע הוא לאו יום סוכה הוא ומשו"ה עבדינן לחומרא. והסכימו האחרונים דאין לאכול בערב עד שחשיכה אכן בדיעבד אם נטל ידיו ובירך המוציא לא יברך לישב בסוכה דכבר קיבל שמ"ע בתפלתו ובקידוש:
Et l'on ne bénit pas, etc. - car puisque c'est le jour de Chemini Atseret, on ne peut bénir dans la soukka : les deux se contredisent — si c'est un jour de soukka, ce n'est pas Chemini Atseret, et si c'est Chemini Atseret, ce n'est pas un jour de soukka ; c'est pourquoi l'on agit à la rigueur. Les A'haronim s'accordent à ne pas manger le soir avant la tombée de la nuit ; toutefois bediavad (après coup), si l'on a déjà fait netilat yadayim et béni hamotsi, on ne bénira pas lichev basoukka, car on a déjà accepté Chemini Atseret dans la tefila et dans le qiddouch.
(ח) ואומרים זמן - דשמיני עצרת רגל בפני עצמו הוא:
Et l'on dit le zeman - car Chemini Atseret est une fête à part entière.
(ט) וקורין בא' וכו' - הכא לא קאמר קורין ה' כדלקמיה דבא"י שאין עושין רק יום אחד יו"ט הלא אותו היום הוא שמחת תורה דלהכי קורין בו וזאת הברכה ובשמחת תורה המנהג להוסיף על הקרואים וכדלעיל בסימן רפ"ב:
On lit dans le premier, etc. - ici l'on ne dit pas que l'on appelle cinq, comme plus loin : car en Erets Israël, où l'on ne fait qu'un seul jour de Yom Tov, ce jour-là est Sim'hat Torah, c'est pourquoi on y lit Vézot haBerakha ; et à Sim'hat Torah l'usage est d'ajouter aux appelés, comme plus haut au siman 282.
(י) ובשני בראשית וכו' - ולהכי רגילין להתחיל מיד בראשית שלא יהא פתחון פה לשטן לקטרג לומר כבר סיימו אותה ואינם רוצים לקרותה עוד [טור]:
Et dans le second, Beréchit, etc. - c'est pourquoi l'on a coutume de commencer tout de suite Beréchit, afin de ne pas donner prise au Satan pour accuser en disant : ils l'ont déjà achevée et ne veulent plus la lire [Tour].
(יא) לעשות - ומניחין ס"ת השלישית אצלה ואומרים ח"ק:
« Laasot » - on pose le troisième sefer Torah à côté et l'on dit 'hatsi qaddish.
(יב) מכל הבכור - ואנו מתחילין עשר תעשר אפילו חל בחול מפני שהוא זמן מעשרות ומתנות עניים אמנם בדיעבד אם כבר בירך אדעתא לקרות כל הבכור א"צ לחזור [דה"ח בהלכות קה"ת]:
« Mikol habekhor » - et nous commençons « 'Asser te'asser » même si cela tombe en semaine, parce que c'est le temps des dîmes et des dons aux pauvres. Toutefois bediavad, si l'on a déjà béni dans l'intention de lire « kol habekhor », on n'a pas à recommencer [Derech ha'Hayim, lois de la lecture de la Torah].
(יג) ז' - ואם סיים הפרשה בחמשה לא יאמר קדיש ויחזור ויקרא ב' עולים או עכ"פ עולה אחד לבד המפטיר ואם אמר קדיש כל שלא סילק הספר יחזור ויקרא ויאמר קדיש פעם ב' ואם סילק הספר האחד יקרא עולה אחד לספר השני וישלים עמו פ' עשר תעשר ואח"כ יקרא למפטיר בחובת היום [שערי אפרים]:
Sept - si l'on a achevé la parasha avec cinq, on ne dira pas le kaddish ; on reviendra lire deux olim, ou du moins un olèh outre le maftir. Si l'on a dit le kaddish, tant qu'on n'a pas retiré le sefer, on reviendra lire et l'on dira le kaddish une seconde fois. Si l'on a retiré le premier sefer, on appellera un olèh au second sefer et l'on achèvera avec lui la parasha « 'Asser te'asser », puis l'on appellera le maftir pour l'obligation du jour [Cha'arei Ephraïm].
(יד) תעשר - ומניחין ס"ת השניה אצלה ואומרים ח"ק:
« Te'asser » - on pose le second sefer Torah à côté et l'on dit 'hatsi qaddish.
(טו) עצרת - ומזכירין נשמות ואומרים אב הרחמים. לבוש:
Atseret - on mentionne les âmes et l'on dit Av haRa'hamim. Levouch.
(טז) ומכריז משיב הרוח וכו' - מבואר לעיל בסימן קי"ד ע"ש. מה שנוהגין באיזה מקומות שאחר מנחה של יו"ט ראשון קובעין עצמן לשתות עד מערב ולפעמים נמשך ד"ז עד שעה ויותר בלילה שלא כדין הוא מפני כמה טעמים א) דקי"ל בסימן צ"ט דאם שתה יין כדי רביעית אל יתפלל אף שיכול לדבר עדיין בפני המלך וה"ה אם שתה שאר משקין המשכרין עי"ש בסק"א ואפילו אם שותה שאר משקין שאין משכרין כיון שהגיע ספק חשיכה חל עליו חובת קידוש ואסור לטעום עד שיקדש ואפילו לאחר קידוש הלא מעוכב לאכול מחמת ק"ש של ערבית ואינו מותר רק טעימה בעלמא דהוא מיני פירות או פת כביצה ולא יותר אכן יש לחפש עליהם זכות דרבים מדכרי אהדדי ולא יבואו לשכוח תפלת ערבית אבל עכ"פ יש ליזהר שלא לשתות אז משקה המשכר ומבואר הכל לעיל בסצ"ט ס"ק א' וב':
Et l'on proclame « machiv haroua'h », etc. - c'est exposé plus haut au siman 114, voir là-bas. L'usage de certains lieux, après min'ha du premier Yom Tov, de s'attabler à boire jusqu'au soir, et parfois cela se prolonge une heure et plus dans la nuit : ce n'est pas conforme au din, pour plusieurs raisons. a) Nous tenons au siman 99 que si l'on a bu du vin à hauteur d'un revi'it, on ne priera pas, même si l'on peut encore parler devant le roi ; de même si l'on a bu d'autres boissons enivrantes, voir là-bas seif qatan 1. Même si l'on boit d'autres boissons non enivrantes : dès qu'arrive le doute de la nuit, l'obligation de qiddouch s'impose et il est interdit de goûter avant de sanctifier ; et même après le qiddouch, on est encore empêché de manger à cause du Chema d'Arvit, et il n'est permis qu'une simple dégustation — fruits ou pain d'un kebeitsa, pas plus. On peut toutefois leur chercher une justification : le public se rappelle l'un l'autre et l'on n'en viendra pas à oublier la tefila d'Arvit. Quoi qu'il en soit, il faut prendre garde de ne pas boire alors de boisson enivrante. Tout cela est exposé plus haut au siman 99, seif qatan 1 et 2.