On sort trois sifrei Torah : Vézot haBerakha ('hatan Torah), Beréchit ('hatan Beréchit) et le maftir du jour. Hakafot, nombreux appelés, enfants appelés à « hamalaakh hagoel ». Joie de la Torah : danser est une mitsva.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) עד סוף - ומי שקורא פרשה זו נקרא חתן תורה ונהגו למכור פרשה זו ופרשה בראשית וקונים בדמים מרובים וראוי להדר אם באפשר שיהיו הקונים מוכתרים בתורה או עכ"פ מגדולי הקהל:
Jusqu'à la fin - celui qui lit cette parasha s'appelle 'hatan Torah. On a coutume de vendre cette parasha et la parasha Beréchit, et on les achète à grand prix. Il convient de soigner, si possible, que les acheteurs soient couronnés de Torah, ou du moins parmi les grands de la communauté.
(ב) ובשני בראשית - מי שקורא פרשה זו נקרא חתן בראשית ואף מי שעלה כבר בפרשה וזאת הברכה יכול לעלות לחתן תורה או לחתן בראשית אבל חתן תורה לא יקרא פרשת חתן בראשית והטעם כיון דליכא הפסק ביניהם שייך פגם לס"ת הראשונה שיאמרו פסולה היתה ולכן קורא מיד בשניה וכ"ז באותה בהכ"נ אבל מי שקרא חתן תורה בבהכ"נ זו ודאי שמותר לקרות חתן בראשית בבהכ"נ אחרת. וכתב במהרי"ל שכהן או לוי יכול להיות חתן תורה או חתן בראשית:
Et dans le second, Beréchit - celui qui lit cette parasha s'appelle 'hatan Beréchit. Même celui qui est déjà monté à la parasha Vézot haBerakha peut monter comme 'hatan Torah ou 'hatan Beréchit ; mais le 'hatan Torah ne lira pas la parasha du 'hatan Beréchit. La raison : comme il n'y a pas d'interruption entre elles, cela porterait atteinte au premier sefer Torah, car on dirait qu'il était invalide ; c'est pourquoi l'on lit tout de suite dans le second. Tout cela dans le même beit haknesset ; mais celui qui a lu 'hatan Torah dans ce beit haknesset peut certainement lire 'hatan Beréchit dans un autre beit haknesset. Le Maharil a écrit qu'un kohen ou un lévi peut être 'hatan Torah ou 'hatan Beréchit.
(ג) לעשות - ומניחין ס"ת השלישית אצלה ואומרים ח"ק:
« Laasot » - on pose le troisième sefer Torah à côté et l'on dit 'hatsi qaddish.
(ד) שמחת תורה - כתב הא"ר שבש"ת לילה ויום יש להרבות בנרות בבהכ"נ לכבוד התורה שמוציאין. כתבו הפוסקים שבליל שמחת תורה יקרא הפרשה שנים מקרא ואחד תרגום שעתה הוא זמנה:
Sim'hat Torah - l'Eliyah Rabba a écrit qu'à Sim'hat Torah, nuit et jour, il faut multiplier les lumières au beit haknesset en l'honneur de la Torah que l'on sort. Les décisionnaires ont écrit que la nuit de Sim'hat Torah on lira la parasha chenayim miqra ve'e'had targoum, car c'est maintenant son temps.
(ה) ששמחין - ולכבוד התורה מותר לרקד ביו"ט אבל לגמר מוגמר [דהיינו לפזר מיני בשמים על הגחלים] אסור וכ"ש דאסור להבעיר פילווע"ר להשמיע קול לשמחה ומ"מ מותר לקבוע פילווע"ר בנר בעיו"ט קודם הדלקת הנר אע"פ שגורם לבסוף שהנר נכבה עי"ז:
Parce que l'on s'y réjouit - et en l'honneur de la Torah il est permis de danser le Yom Tov ; mais faire un mougmar [c'est-à-dire répandre des sortes de parfums sur les braises] est interdit, et à plus forte raison il est interdit d'allumer un pétard pour faire du bruit de joie. Toutefois, il est permis de fixer un pétard dans une bougie la veille de Yom Tov avant l'allumage, bien que cela finisse par éteindre la bougie.
(ו) לגמרה של תורה - כדאיתא במדרש שה"ש וה"ה לגמר מצוה. כתב הא"ר מבואר מהפוסקים דיש לשמוח לרבים בכל מה דאפשר בשמחה של מצוה ודלא כיש שמכין ודוחין אלו לאלו עד שהשמחה נהפך לתוגה ח"ו גם מתוך כך מונעין משמחה של מצוה ולכן יש לגעור בהן עכ"ל גם מהרי"ק בשורש ט' האריך מאוד שלא לבטל שום מנהג שנהגו לכבוד שמחת התורה ע"ש ולכן רעה עושין בהרבה מקומות במה שביטלו מקרוב שלא לעשות משתה ושמחה בשמחת תורה אף גם ששמחין בשארי ימים וכל ימיהם כחגים ובעו"ה ביזוי כבוד התורה גרם זה שהתורה מונחת בקרן זוית ואין דורש ואין מבקש ומי יתן ישיב וירחם שבר ב"י ב"ב [בכורי יעקב]:
Pour l'achèvement de la Torah - comme il est dit dans le Midrach Chir hachirim, et de même pour l'achèvement d'une mitsva. L'Eliyah Rabba a écrit : il ressort des décisionnaires qu'il faut réjouir le public par tout moyen possible dans une joie de mitsva, et non comme ceux qui se frappent et se poussent les uns les autres jusqu'à ce que la joie se change en affliction, à Dieu ne plaise ; par là on empêche aussi la joie de mitsva, c'est pourquoi il faut les réprimander. Le Mahariq aussi, à la racine 9, s'est longuement étendu pour qu'on n'abolisse aucune coutume en l'honneur de la joie de la Torah, voir là-bas. C'est pourquoi on agit mal en beaucoup de lieux, où l'on a récemment aboli le festin et la joie de Sim'hat Torah, alors même que l'on se réjouit les autres jours et que tous leurs jours sont comme des fêtes ; et par nos nombreux péchés, ce mépris de l'honneur de la Torah a fait que la Torah est abandonnée dans un coin, sans qui la recherche ni qui la réclame. Puisse-t-Il revenir et avoir pitié de la brisure des enfants d'Israël, bientôt et de nos jours [Bikoureï Yaakov].
(ז) ונוהגין וכו' נודרים נדבות - ובימינו המנהג שכל העולים נודרים נדבות צרכי בהמ"ד ולהחזיק לומדי תורה:
On a coutume, etc., de faire des dons votifs - et de nos jours l'usage est que tous les olim font des neder de dons pour les besoins de la maison d'étude et pour soutenir ceux qui étudient la Torah.
(ח) וקוראים לאחרים וכו' - וגם אבל בתוך י"ב חודש יכול לאכול על סעודת משתה זו:
Et l'on invite d'autres, etc. - même un endeuillé dans les douze mois peut manger à ce repas de festin.
(ט) כל ס"ת שבהיכל - אם יש בבהכ"נ זה רק ס"ת מועטים אין להביא ס"ת מבהכ"נ אחרת ויש מי שמתיר כי אף שבכל השנה אין להביא ס"ת דרך ארעי רק לקביעות אבל בש"ת אפילו דרך ארעי שרי [לדוד אמת]:
Tous les sifrei Torah du heikhal - s'il n'y a dans ce beit haknesset que peu de sifrei Torah, on n'en apportera pas d'un autre beit haknesset. Il en est qui le permettent : bien que toute l'année on n'apporte un sefer Torah que pour un usage fixe et non de passage, à Sim'hat Torah même de passage c'est permis [LeDavid Emet].
(י) נהגו להקיף - יש מקיפין ג"פ ויש ז' פעמים כמו בהו"ר וכל מקום לפי מנהגו [אחרונים]:
On a coutume de faire le tour - certains font trois tours, d'autres sept fois comme à Hochana Rabba, chaque lieu selon son usage [A'haronim].
(יא) משום שמחה - כתב מהרי"ק בשם ר"ה =רב האי= גאון בשורש ט' יום זה רגילים אצלנו לרקד בו אפילו כמה זקנים בשעה שאומרים קילוסים לתורה וכו' ולכן יש להתאמץ בזה לרקד ולזמר לכבוד התורה כמו שכתוב גבי דהע"ה מפזז ומכרכר בכל עוז לפני ד' וכ"כ משם האר"י ז"ל והעידו על האר"י ז"ל שאמר שהמעלה העליונה שהשיג באה לו ע"י שהיה משמח בכל עוז בשמחה של מצוה וגם על הגר"א ז"ל כתבו שהיה מרקד לפני הס"ת בכל כחו:
Par joie - le Mahariq a écrit au nom de Rav Haï Gaon, racine 9 : ce jour-là, chez nous, même plusieurs vieillards ont coutume de danser quand on dit les louanges de la Torah, etc. C'est pourquoi il faut s'efforcer de danser et de chanter en l'honneur de la Torah, comme il est écrit de David haMelekh 'alav hashalom : il sautait et tournoyait de toute sa force devant ה'. On a écrit de même au nom de l'Ari zal, et l'on a témoigné de l'Ari zal qu'il disait que le degré le plus élevé qu'il ait atteint lui était venu pour s'être réjoui de toute sa force dans la joie de mitsva. On a aussi écrit du Gra zal qu'il dansait devant le sefer Torah de toute sa force.
(יב) להרבות הקרואים - משום כבוד התורה ועוד כדי שיזכו כולם בשמחת התורה. ונוהגין לקרות שנים בפ"א או כהן עם כל הכהנים ולוי עם כל הלוים ויש מפקפקין ע"ז וא"ר מיישב המנהג ומ"מ נכון הדבר לכתחלה שאחד יברך והשאר יכונו לצאת בברכתו או שאחד יברך לפניה ויוציא חבירו ואחד יברך לאחריה ויוציא חבירו וה"ה כשקורין גדול עם כל הנערים הגדול יברך והנערים ישמעו ויצאו בברכתו כתב הח"א נכון הדבר שיבחרו עשרה אנשים שישמעו בברכת התורה ויענו אמן כי נוהגים קלות גדול שאין עשרה ששומעים בקריאת התורה:
Multiplier les appelés - en l'honneur de la Torah, et aussi pour que tous aient part à la joie de la Torah. On a coutume d'appeler deux à la fois, ou un kohen avec tous les kohanim et un lévi avec tous les leviim. Certains contestent cela ; l'Eliyah Rabba justifie l'usage. Toutefois il est bon lekhathila (a priori) qu'un seul bénisse et que les autres aient l'intention de s'acquitter par sa berakha ; ou que l'un bénisse avant et acquitte son compagnon, et l'autre bénisse après et acquitte son compagnon. De même quand on appelle un adulte avec tous les enfants : l'adulte bénit et les enfants écoutent et s'acquittent par sa berakha. Le 'Hayé Adam a écrit qu'il est bon de choisir dix hommes qui écouteront la berakha de la Torah et répondront amen, car on a pris une grande légèreté : il n'y a pas dix qui écoutent la lecture de la Torah.
(יג) הרבה פעמים - עד מעונה אלקי קדם אבל משם והלאה אין כופלין ששם מתחילין לקרות לחתן תורה [לבוש] והמנהג שקודם שקורין חתן תורה קורין לכל הנערים כדי לחנכם במצות קה"ת מולדן אמר עד מעונה וכ"כ מהרי"ל:
De nombreuses fois - jusqu'à « meona Eloqei qedem » ; mais au-delà on ne répète plus, car c'est là que l'on commence à lire pour le 'hatan Torah [Levouch]. L'usage est qu'avant d'appeler le 'hatan Torah on appelle tous les enfants pour les éduquer à la mitsva de lecture de la Torah ; on leur lit jusqu'à « meona », et c'est aussi ce qu'a écrit le Maharil.
(יד) וקורין להם פרשת המלאך הגואל - בלבוש כתב שמברכין אותם ע"פ פסוק המלאך הגואל וכתב בא"ר דמברכים אותם קודם ברכה אחרונה שלהם וכן המנהג:
Et l'on lit pour eux la parasha « hamalaakh hagoel » - le Levouch a écrit qu'on les bénit d'après le verset « hamalaakh hagoel » ; l'Eliyah Rabba a écrit qu'on les bénit avant leur berakha finale, et tel est l'usage.
(טו) הנדרים שבתורה - הם הפרשיות שרגילין למוכרן בכל השנה בפני עצמן ונודרין עליהן כגון פרשת ויתן לך פרשת המלאך פרשת ויכולו פרשת יברכך פרשת מה טובו שאלו נקראו נדרים וכ"מ במ"א סי' רפ"ב ובימינו המנהג לקרות ג' גברי בפ' וזאת הברכה וצריכין לומר קדיש אחר הקריאה ואין סומכין על הקדיש שאחר עלינו משום דהוי הפסק [דה"ח]:
Les nedarim qui sont dans la Torah - ce sont les parashiot que l'on a coutume de vendre séparément toute l'année et sur lesquelles on fait des neder, comme la parasha « Veyiten lekha », la parasha « hamalaakh », la parasha « Vayekhoulou », la parasha « Yevarekhekha », la parasha « Ma tovou » : celles-là sont appelées nedarim. Et c'est aussi l'avis du Magen Avraham siman 282. De nos jours l'usage est d'appeler trois hommes à la parasha Vézot haBerakha, et il faut dire le kaddish après la lecture ; on ne s'appuie pas sur le kaddish qui suit Aleinou, car ce serait une interruption [Derech ha'Hayim].
(טז) אף על קטן - אף דכתבנו לעיל בסק"א דראוי שיהיה המסיים מוכתר בתורה או עכ"פ אחד מחשובי הקהל אבל מעיקר הדין גם קטן יכול לסיים. ועיין לעיל בסימן רפ"ב ס"ג ובברכי יוסף שם:
Même un mineur - bien que nous ayons écrit plus haut au seif qatan 1 qu'il convient que celui qui achève soit couronné de Torah, ou du moins l'un des notables de la communauté, du fond du din un qatan aussi peut achever. Voir plus haut au siman 282 seif 3 et au Birkéi Yossef là-bas.
(יז) שתים - ואין נוהגין לעלות לדוכן מפני דשכיחי שכרות [לבוש] ובא"ר כתב שבפראג נוהגין לעלות במוסף ויש עולין בשחרית וכל מקום לפי מנהגו ויזהרו שלא ישתו:
Deux - on n'a pas coutume de monter au doukhan, parce que l'ivresse est fréquente [Levouch]. L'Eliyah Rabba a écrit qu'à Prague on a coutume de monter à Moussaf, et certains montent à Cha'harit ; chaque lieu selon son usage. Que l'on prenne garde de ne pas boire.