On peut jeûner avant et après Hanouka et Pourim. Tout Israël jeûne le 13 adar en souvenir du rassemblement pour le combat. Si Pourim tombe un dimanche, on jeûne le jeudi. Indulgences pour les souffrants, femmes enceintes, allaitantes et accouchées. Repas de milah le jeudi du jeûne. Certains jeûnent trois jours après Pourim.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) מותר להתענות לפניהם ולאחריהם - וכן בהספד שרי וב"ח כתב דבחנוכה אסור להתענות לפניו וכן הוא ג"כ דעת הפר"ח. והנה יש נוהגים להתענות לפני חנוכה תמורת ער"ח ואין לשנות מנהגם אבל לכתחלה לא ינהוג כן ועכ"פ אסור לגזור בו תענית צבור וכן יום ראשון דאחר חנוכה אף דיחיד מותר להתענות בו תענית צבור אסור לגזור בו:
Il est permis de jeûner avant eux et après eux - de même l'oraison funèbre est permise. Le Bach a écrit qu'à Hanouka il est interdit de jeûner avant ; c'est aussi l'avis du Pri Hadach. Or il en est qui ont coutume de jeûner avant Hanouka en remplacement de la veille de Roch Hodesh : on ne changera pas leur usage, mais lekhathila (a priori) on ne s'y tiendra pas. En tout cas, il est interdit d'y décréter un jeûne public. De même le premier jour après Hanouka : même si un particulier peut y jeûner, il est interdit d'y décréter un jeûne public.
(ב) מתענין בי"ג באדר - כי בימי מרדכי ואסתר נקהלו ביום י"ג באדר להלחם ולעמוד על נפשם והיו צריכין לבקש רחמים ותחנונים שיעזרם ד' להנקם מאויביהם ומצינו כשהיו ביום מלחמה שהיו מתענין שכן אמרו רז"ל שמרע"ה ביום שנלחם עם עמלק היה מתענה וא"כ בודאי גם בימי מרדכי היו מתענים באותו יום ולכן נהגו כל ישראל להתענות בי"ג באדר ונקרא תענית אסתר כדי לזכור שהש"י רואה ושומע כל איש בעת צרתו כאשר יתענה וישוב אל ד' בכל לבבו כמו שעשה בימים ההם:
On jeûne le 13 adar - car aux jours de Mordekhai et d'Esther on s'assembla le 13 adar pour combattre et défendre sa vie ; il fallait implorer miséricorde et supplications afin que ה' les aide à se venger de leurs ennemis. On trouve que les jours de combat on jeûnait : nos Sages ont dit que Moïse notre maître, le jour où il combattit Amalek, jeûnait ; dès lors, à coup sûr, aux jours de Mordekhai aussi on jeûnait ce jour-là. C'est pourquoi tout Israël a pris l'usage de jeûner le 13 adar ; on l'appelle jeûne d'Esther, afin de se souvenir que le Saint béni soit-Il voit et entend tout homme en sa détresse, lorsqu'il jeûne et revient à ה' de tout son cœur, comme on fit en ces jours-là.
(ג) להתענות ביום ה' - אבל בע"ש אין קובעין תענית בתחלה מפני כבוד השבת לפי שרגילין בתענית לומר סליחות ותחנונים ובע"ש לא יתכן לעשות כן לפי שלא יוכלו לטרוח לכבוד השבת ומי שהיה בדרך ושכח שמתענים ביום ה' ואכל ובלילה בא לביתו ושמע שהעולם התענו היום יתענה למחר בע"ש. מהרי"ל לא היה מגיד ההלכה בתענית אסתר מפני שטרודים לקנות צרכי פורים אם לא כשחל פורים ביום א' וכתב בא"ר ונ"ל דכל זה מיירי לילך לישיבה אבל ללימוד הקבוע בביה"מ אינו בכלל זה דאין בזה כ"כ בטול צרכי סעודה. וא"א צדקתך באותה שבת שחל פורים למחר כמו שא"א תחנונים בערב פורים בחול כך א"א צידוק הדין בשבת שהוא ערב פורים:
Jeûner le jeudi - mais le vendredi on n'institue pas un jeûne d'emblée, par respect du Chabbat : on a coutume, un jour de jeûne, de dire selihot et supplications, et le vendredi cela ne convient pas, car on ne pourra pas se donner de la peine pour l'honneur du Chabbat. Qui était en chemin, oublia qu'on jeûne le jeudi, mangea, rentra le soir et apprit que le monde avait jeûné ce jour-là, jeûnera le lendemain, vendredi. Le Maharil n'exposait pas la halakha le jour du jeûne d'Esther, parce qu'on est occupé à acheter les besoins de Pourim — sauf lorsque Pourim tombe un dimanche. L'Eliya Rabba a écrit : il me semble que tout cela vise l'aller à la yechiva ; l'étude fixe au beit hamidrach n'en relève pas, car il n'y a pas là tant d'empêchement aux besoins du repas. On ne dit pas Tsidkatkha ce Chabbat où Pourim tombe le lendemain : de même qu'on ne dit pas de supplications la veille de Pourim en semaine, on ne dit pas le tsidouk ha-din un Chabbat veille de Pourim.
(ד) מצטערים - זה קאי על כואבי עינים אבל מעוברת אף שאינה מצטערת אינה מתענה כ"כ הישועות יעקב ובא"ר מחמיר בזה אך ביולדת כל ל' גם הוא מיקל:
Ceux qui souffrent - cela vise les malades des yeux ; mais une femme enceinte, même si elle ne souffre pas, ne jeûne pas : ainsi le Yechouot Yaakov ; l'Eliya Rabba est plus rigoureux en cela ; toutefois pour une accouchée pendant les trente jours, lui aussi est indulgent.
(ה) ויפרעו אח"כ - להישועות יעקב הנ"ל מסתברא דלא קאי ד"ז רק על כואבי עינים שבעצם יש עליו חיוב שלא לפרוש מן הצבור ורק עכשיו משום דכאיב ליה עיניו ולהכי לבתר שיסולק כאבו יפרע התענית משא"כ מעוברת ומניקה דפטורות בעצם אפילו אינן מצטערות אכן מדברי הב"ח לכאורה לא משמע כן:
Et ils s'acquitteront ensuite - d'après le Yechouot Yaakov précité, il est raisonnable que cela ne vise que les malades des yeux : en soi l'obligation pèse sur eux de ne pas se séparer de la communauté, et ce n'est que maintenant, parce que les yeux lui font mal ; aussi, une fois la douleur ôtée, il s'acquittera du jeûne. Il n'en va pas de même de la femme enceinte et de celle qui allaite, exemptées en soi même si elles ne souffrent pas. Toutefois, des propos du Bach, apparemment, il ne ressort pas ainsi.
(ו) לא יפרשו - אפילו ההולך בדרך וקשה עליו התענית:
Qu'ils ne se séparent pas - même celui qui va en chemin et pour qui le jeûne est pénible.
(ז) מותר לאכול על המילה - היינו כל האנשים הקרואים להסעודה ואפילו יותר מעשרה ואפילו בשחרית מותרים לאכול אכן כולם צריכין להתענות למחר וכדלקמיה. ועיין בט"ז וא"ר שחולקים על הג"ה זו ודעתם דקביעותא דתעניתא הוא דוקא ליום ה' וע"כ אסורין כולם לאכול ביום ה' ויעשו הסעודה בלילה אכן הבעלי ברית בעצמן מותרין לאכול ביום ה' אחר מילה וא"צ להתענות למחר וכנ"ל בסימן תקנ"ט ס"ט לענין ט"ב ועיין בפמ"ג שכתב דהמיקל לנהוג כדעת הרמ"א לא הפסיד וכן במו"ק ובשבות יעקב הסכימו לדעת השו"ע:
Il est permis de manger au repas de la milah - c'est-à-dire tous les hommes invités au repas, même plus de dix, et même le matin ils peuvent manger ; toutefois tous devront jeûner le lendemain, comme plus loin. Voir le Taz et l'Eliya Rabba qui contestent cette glose : à leur avis, la fixation du jeûne n'est que pour le jeudi, dès lors tous ont interdit de manger le jeudi et l'on fera le repas la nuit ; toutefois les baalé berit eux-mêmes peuvent manger le jeudi après la milah et n'ont pas à jeûner le lendemain, comme ci-dessus au siman 559 seif 9 au sujet de Ticha be-Av. Voir le Pri Megadim : qui se montre indulgent pour suivre l'avis du Rema n'y perd rien ; de même le Maamar Mordekhai et Chevout Yaakov se sont rangés à l'avis du Choulhan Aroukh.
(ח) ג' ימים - פי' בה"ב אחר פורים. משנכנס אדר מרבין בשמחה ומי שיש לו דין עם עכו"ם ישפוט באדר [גמרא] יכולים בני עיר לתקן בהסכמה ובחרם עליהם ועל הבאים אחריהם לעשות פורים ביום שנעשה בו נס ומי שנעשה לו נס באדר ונדר לעשות פורים כשיבוא שנת העיבור צריך לעשות הפורים באדר שני אם לא שנעשה לו הנס בשנת העיבור באדר ראשון:
Trois jours - c'est-à-dire le lundi, jeudi et lundi après Pourim. Dès qu'entre adar, on multiplie la joie ; qui a un procès avec un non-juif le jugera en adar [Guemara]. Les gens d'une ville peuvent instituer, par accord et par herem sur eux et sur ceux qui viendront après eux, de faire Pourim le jour où un miracle leur advint. Qui eut un miracle en adar et voua de faire Pourim, lorsque vient une année embolismique, devra faire ce Pourim en adar II, à moins que le miracle ne lui soit advenu une année embolismique en adar I.