משנה ברורה

Michna Beroura — siman 695

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Lois du repas de Pourim
En bref - de quoi parle ce chiour ?

On s’acquitte par un repas le jour ; joie jusqu’à ne plus distinguer « maudit soit Haman » ; Al hanissim au Birkat hamazon ; michloah manot de deux mets à un ami le jour ; les femmes sont tenues ; on évite l’apparence de siblonot.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETRepas de Pourim et michloah manot
À FAIREUn repas le jour
On s’acquitte par un seul repas diurne ; il est bon d’augmenter un peu aussi la nuit du 14 (habits de Chabbat, lumières, table dressée)
À FAIREAprès Minha
Usage de commencer après Minha ; celui qui le fait le matin, avant midi, est louable ; rassembler maison et amis, joie de paroles de Torah
À FAIREJoie de mitsva
Veiller netilat yadayim, Hamotsi et Birkat hamazon ; possible qu’il faille une intention au nom de la mitsva (repas, matanot, manot)
À FAIREAl hanissim au Birkat
Le dire au premier repas du jour ; si oublié, doute de berakhot : on ne recommence pas ; au 2e repas : Harahaman « qu’Il fasse pour nous des miracles »
À FAIREDeux parts de nourriture
Envoyer le jour à au moins une personne deux parts propres à être mangées aussitôt : aliment cuit ou boisson, pas vêtements ni viande crue
À FAIREFemme tenue
Elle est tenue au michloah et à réjouir les indigents ; le mari peut envoyer pour elle ; il y a lieu d’être strict
À ÉVITERJeûner à Pourim
Hormis le jeûne d’un rêve (jusqu’après Minha, un repas avant le coucher) ; un serment de jeûner : s’efforcer de le faire délier
À ÉVITERAl hanissim le vendredi soir
Si le repas déborde sur Chabbat : dire Retsé seulement, pas Al hanissim ; bon de bénir avant Arvit pour sortir de la controverse
OUIAd dlo yada par le sommeil
Il s’enivre puis dort : par le sommeil il ne distingue plus « maudit Haman / béni Mardochée » ; ainsi convient-il
NONNuit seule
Un repas fait seulement la nuit du 14 n’acquitte pas ; de même michloah et matanot : le jour, pas la nuit (sauf ajout après s’être déjà acquitté)
REMALégumineuses la première nuit (Daniel, Esther). Dommage causé par la joie : Bah distingue grand et petit, corps et biens ; intention de nuire : tenu. Remise des parts (« je suis comme si je les avais reçus ») : certains acquittent ; Peri Hadach et Hatam Sofer contestent. Doute Binyan Tsion : apporter soi-même sans envoyé. Échange mutuel de parts : acquitté même s’il mange chez lui.
Repas le jour, joie de mitsva sans négliger les berakhot ; Al hanissim au premier Birkat ; deux parts comestibles envoyées le jour ; femme tenue ; pas de jeûne sauf rêve.

Glossaire

lekhathila
a priori
Al hanissim
insertion « Pour les miracles »
matanot laevyonim
dons aux pauvres
michloah manot
envoi de parts de nourriture
zeraonim
légumineuses
Harahaman
passages « le Miséricordieux » du Birkat hamazon
Retsé
insertion de Chabbat dans le Birkat hamazon
siblonot
présents de fiançailles
kiddouchin
acte de consécration matrimoniale

(א) ובסעודה אחת יוצאים - לאפוקי ממ"ד דחייב לאכול גם בלילה של י"ד דומיא דמגילה ומ"מ נכון לאכול גם בלילה וכדלקמיה בס"א בהג"ה:

Et l’on s’acquitte par un seul repas - Pour écarter l’avis selon lequel on serait tenu de manger aussi la nuit du 14, à l’instar de la Méguila. Néanmoins, il est bon de manger aussi la nuit, comme plus bas au seif 1 dans la glose.

(ב) שעשאה בלילה - היינו בליל י"ד דבליל ט"ו לבני עיירות פשיטא דכבר עבר זמנה:

Qu’on a fait la nuit - C’est-à-dire la nuit du 14 ; car la nuit du 15, pour les habitants des villes ouvertes, il est évident que le temps est déjà passé.

(ג) וירבה קצת בסעודה - ואפילו כשחל הי"ד במוצאי שבת דעשה סעודה חשובה בסעודה שלישית מ"מ צריך להרבות קצת בלילה לכבוד פורים אך אינה סעודה כמו למחר דשם צריך להרבות יותר. כתבו האחרונים דנכון ללבוש בגדי שבת ג"כ מבערב וימצא אח"כ בביתו נרות דולקות ושולחן ערוך ומטה מוצעת:

Et l’on augmentera un peu le repas - Même lorsque le 14 tombe le motsei Chabbat et qu’on a fait un repas important pour le troisième repas, il faut néanmoins augmenter un peu la nuit en l’honneur de Pourim ; mais ce n’est pas un repas comme celui du lendemain, où il faut augmenter davantage. Les Aharonim ont écrit qu’il est bon de revêtir aussi dès le soir les habits de Chabbat, et de trouver ensuite chez soi des lumières allumées, une table dressée et un lit préparé.

(ד) בין ארור המן - שזה מפלה ראשונה שניטל נקמה רבה ממנו ועוד טובה יתרה מזה גדולת מרדכי שבירכו הקב"ה שעלה למעלה ראש והנה קודם שנשתכר נתן בודאי תודה להש"י על שתי הטובות וע"כ אחז"ל שלא יפסיק מלתן שבח ע"ז בשמחה עד שיבוא לידי כך שלא יבחין עוד מה בין טובה זו לזו. ועיין בא"ז דמ"מ יראה להיות זהיר בענין נט"י וברכת המוציא ובהמ"ז ויהיה שמחה של מצוה ועיין בפמ"ג שכתב דענין סעודת פורים ומתנות לאביונים ומשלוח מנות אפשר דצריך כונה ע"ז לשם מצוה:

Entre « maudit soit Haman » - C’est la première délivrance, qu’une grande vengeance a été tirée de lui ; et un bien encore supérieur : la grandeur de Mardochée, que le Saint béni soit-Il a béni, qui s’est élevé au sommet. Or, avant de s’enivrer, il a certainement rendu grâce à ה' pour ces deux bienfaits ; c’est pourquoi nos Sages ont dit qu’on ne cesse de Lui rendre louange dans la joie à ce sujet jusqu’à n’être plus capable de distinguer entre ce bien-là et cet autre. Voir l’Ateret Zekenim : néanmoins, qu’on veille à la netilat yadayim, à la berakha de Hamotsi et au Birkat hamazon, et que ce soit une joie de mitsva. Voir le Pri Meguadim, qui a écrit que pour le repas de Pourim, les matanot laevyonim et le michloah manot, il se peut qu’il faille une intention à cette fin, au nom de la mitsva.

(ה) וישן ומתוך שישן וכו' - וכן ראוי לעשות [פמ"ג]:

Et il dort, et du fait qu’il dort, etc. - Et ainsi convient-il de faire [Pri Meguadim].

(ו) מלבד תענית חלום - ויתענה עד אחר מנחה ויאכל קודם ביאת השמש רק פ"א. הנשבע להתענות בפורים יראה להתיר שבועתו:

Hormis le jeûne d’un rêve - Il jeûnera jusqu’après Minha et ne mangera qu’une fois avant le coucher du soleil. Celui qui a juré de jeûner à Pourim s’efforcera de faire délier son serment.

(ז) וע"ל סימן תקס"ח - ס"ה ובסימן תק"ע בכל הסימן:

Et voir plus haut siman 568 - Seif 5, et siman 570 tout le siman.

(ח) לאחר מנחה - הא דלא נהיגי לעשותה בשחרית משום שטרודים במשלוח מנות ונמשכין ברוב עד המנחה ואסורין להתחיל בסעודה קודם מנחה:

Après Minha - La raison pour laquelle on n’a pas l’usage de le faire le matin est qu’on est occupé au michloah manot et que, le plus souvent, cela se prolonge jusqu’à Minha, et qu’il est interdit de commencer le repas avant Minha.

(ט) בעוד היום גדול - כתב א"ר בשם של"ה המשובח מי שעושה סעודה בשחרית וכתב עוד שיקבץ אנשי ביתו וחביריו דא"א לשמוח כראוי ביחיד. ומ"מ יהיה שמחה של ד"ת וכדלקמיה:

Tandis que le jour est encore grand - L’Elya Rabba a écrit au nom du Chlah que celui qui fait le repas le matin est digne d’éloge ; il a encore écrit qu’il rassemble les gens de sa maison et ses amis, car on ne peut se réjouir comme il faut en solitaire. Néanmoins, que ce soit une joie de paroles de Torah, comme plus bas.

(י) הסעודה בשחרית - היינו קודם חצות היום לכתחלה ועיין ביד אפרים מה שכתב בשם מהרי"ל:

Le repas le matin - C’est-à-dire avant midi, lekhathila (a priori) ; voir le Yad Efraïm ce qu’il a écrit au nom du Maharil.

(יא) מאכל זרעונים - בלילה הראשונה:

Un mets de légumineuses - La première nuit.

(יב) דניאל וחביריו - וגם אסתר אכלה זרעונים כדאמרינן פ"ק דמגילה וישנה לטוב שהאכילה זרעונין:

Daniel et ses compagnons - Et Esther aussi mangea des légumineuses, comme on le dit au premier chapitre de Méguila ; « et il la changea en bien », car il la nourrit de légumineuses.

(יג) דאם הזיק וכו' - בב"ח מחלק בין היזק גדול לקטן בין בגוף בין בממון דבהיזק גדול מקפידין ואין מנהג לפטור בהיזק גדול:

Que s’il a causé un dommage, etc. - Le Bah distingue entre un grand et un petit dommage, au corps comme aux biens : pour un grand dommage on est strict, et il n’y a pas d’usage d’en dispenser.

(יד) מכח שמחת פורים - פי' שעשה מכח שמחה אבל אם כיון להזיק חייב:

En raison de la joie de Pourim - C’est-à-dire qu’il l’a fait par suite de la joie ; mais s’il a eu l’intention de nuire, il est tenu.

(טו) אומר עה"נ בבהמ"ז וכו' - ואם שכח לומר עה"נ י"א דמחזירין אותו וי"א דאין מחזירין אותו וספק ברכות להקל ודוקא בסעודה ראשונה שאוכל בו ביום אבל בסעודה שניה שאוכל אחר המנחה שקורין סעודת פורים וכבר אכל סעודה אחת ביום שוב אין מחזירין אותו לכו"ע אלא כשמגיע להרחמן יאמר הרחמן הוא יעשה לנו נסים וכו'. כשחל פורים בע"ש ומשכה סעודתו עד הלילה חייב להזכיר של עכשיו דהיינו רצה וא"כ איך יאמר על הניסים דהוי תרתי דסתרי וכיון דאין הזכרת עה"נ חמור כ"כ לכן יאמר רק של שבת. וכ"ז אפילו כשלא התפלל עדיין ובפרט אם התפלל מקודם בודאי אינו כדאי להזכיר אח"כ עה"נ בבהמ"ז וכדלקמיה:

On dit Al hanissim dans le Birkat hamazon, etc. - S’il a oublié de dire Al hanissim, certains disent qu’on le fait recommencer, d’autres que non ; le doute en matière de berakhot est pour l’indulgence. Et uniquement pour le premier repas qu’il mange ce jour-là ; mais pour un second repas qu’il mange après Minha, qu’on appelle repas de Pourim, alors qu’il a déjà mangé un repas dans la journée, on ne le fait plus recommencer selon tous les avis ; seulement, lorsqu’il arrive à Harahaman, il dira : « Harahaman, qu’Il fasse pour nous des miracles, etc. ». Lorsque Pourim tombe un vendredi et que son repas s’est prolongé jusqu’à la nuit, il est tenu de mentionner [la formule] du moment, c’est-à-dire Retsé ; dès lors, comment dirait-il Al hanissim, ce serait deux mentions contradictoires ? Puisque la mention d’Al hanissim n’est pas si grave, il ne dira que celle de Chabbat. Et tout cela même s’il n’a pas encore prié ; a fortiori s’il a déjà prié auparavant, il n’est certainement pas opportun de mentionner ensuite Al hanissim dans le Birkat hamazon, comme plus bas.

(טז) אומר על הניסים - י"א דוקא כשלא התפלל ערבית עדיין אבל משהתפלל שוב אינו אומר עה"נ וי"א דבכל גווני אומר וע"כ מהנכון שיברך בהמ"ז קודם שיתפלל להוציא עצמו מפלוגתא. ואם רוצה למצוא תקנה שיתפללו קצת מהצבור בבהכ"נ כדרכו תמיד נראה שמשהגיע הזמן בלילה יברך בהמ"ז ויאמר עה"נ וילך לבהכ"נ להתפלל ואח"כ יכול לאכול ולשתות ולשמוח עוד דהא מצוה בשמחה בשני ימים:

On dit Al hanissim - Certains disent : uniquement s’il n’a pas encore prié Arvit ; mais une fois qu’il a prié, il ne dit plus Al hanissim. D’autres disent qu’en tout état de cause il le dit. Aussi est-il bon qu’il récite le Birkat hamazon avant de prier, pour se sortir de la controverse. S’il veut trouver un expédient pour que quelques-uns du tsibbour prient au beit haknesset comme à l’accoutumée, il semble que dès que le temps est arrivé, la nuit, il récite le Birkat hamazon et dise Al hanissim, aille au beit haknesset prier, puis puisse encore manger, boire et se réjouir, car la mitsva de joie [vaut] les deux jours.

(יז) ונוהגין וכו' - ובזה אם לא אמרו בודאי אין מחזירין אותו אפילו לדעת המחמירין הנ"ל דהא אפילו בלכתחלה יש פלוגתא אם לאמרו וכנ"ל:

Et l’usage est, etc. - Et dans ce cas, s’ils ne l’ont pas dit, on ne le fait certainement pas recommencer, même selon l’avis des stricts ci-dessus, car même lekhathila il y a controverse sur le fait de le dire, comme ci-dessus.

(יח) לשלוח - בת' בנין ציון סי' מ"ד נסתפק אם הביא בעצמו המנות ולא ע"י שליח אי יוצא כיון דכתיב ומשלוח נימא דבעינן דוקא ע"י שליחות ע"ש:

Envoyer - Dans le techouva Binyan Tsion siman 44, il a douté : s’il a apporté lui-même les parts et non par un envoyé, s’acquitte-t-il, puisqu’il est écrit « michloah » (envoi), d’où l’on pourrait dire qu’il faut précisément un envoi par mandataire ; voir là.

(יט) שתי מתנות - בעניים הקפידו ליתן לשני עניים דמצוה לחלק משא"כ בעשיר דדי כשנותן לאחד:

Deux parts - Pour les pauvres, on a tenu à donner à deux pauvres, car la mitsva est de répartir ; ce qui n’est pas le cas pour un riche, où il suffit de donner à un seul.

(כ) מיני אוכלין - ולא בגדים ושארי דברים וה"ה משקה דשפיר דמי דשתיה בכלל אכילה וכן סגי באחד אוכל ואחד משקה ובעינן שיהיה מין אוכל המבושל ולא בשר חי דמשלוח מנות הראוי מיד לאכילה משמע וי"א דכיון שהוא שחוט וראוי להתבשל מיד שרי:

Des espèces de nourritures - Et non des vêtements ni d’autres choses. De même une boisson convient, car la boisson entre dans [la catégorie de] la nourriture. Il suffit aussi d’un aliment et d’une boisson. Il faut que ce soit une espèce d’aliment cuit, et non de la viande crue, car « michloah manot » implique ce qui est propre à être mangé aussitôt. Certains disent que puisqu’elle est abattue et propre à être cuite aussitôt, c’est permis.

(כא) זה שולח לזה וכו' - ויוצא י"ח אע"פ שהולך אח"כ לסעוד אצלו:

Celui-ci envoie à celui-là, etc. - Et il s’acquitte, même s’il va ensuite manger chez lui.

(כב) לשלוח מנות ביום - וה"ה מתנות לאביונים אם לא שקיים המצוה דשילוח מנות לאיש אחד ומתנות לשני אביונים ביום אין נ"מ במה שרוצה להוסיף עוד בלילה:

Envoyer des parts le jour - Et de même les matanot laevyonim. Si ce n’est qu’il a déjà accompli la mitsva d’envoyer des parts à un homme et des dons à deux indigents le jour, il n’importe plus qu’il veuille encore ajouter la nuit.

(כג) או מוחל לו - ר"ל שאומר הריני כאלו התקבלתי:

Ou lui en fait remise - C’est-à-dire qu’il dit : « je suis comme si je les avais reçus ».

(כד) יצא - והפר"ח חולק ע"ז וכן החתם סופר בסי' קצ"ו מתמה ע"ז:

Il s’est acquitté - Le Peri Hadach conteste cela, et le Hatam Sofer au siman 196 s’en étonne aussi.

(כה) ואשה חייבת וכו' - שכולן היו באותו הנס וצריכה היא לשמוח ולשמח לב אביונים וכתיב קימו וקיבלו היהודים וגו' וגם נשים בכלל. וכתב המ"א לא ראיתי נזהרין בזה ואפשר דוקא באלמנה אבל אשה שיש לה בעל בעלה משלח בשבילה לכמה אנשים ומ"מ יש להחמיר:

Et une femme est tenue, etc. - Car toutes étaient dans ce miracle, et elle doit se réjouir et réjouir le cœur des indigents ; et il est écrit : « les Juifs confirmèrent et acceptèrent, etc. », et les femmes aussi y sont comprises. Le Magen Avraham a écrit : je n’ai pas vu qu’on y prenne garde ; il se peut que ce soit seulement pour une veuve, mais une femme qui a un mari, son mari envoie pour elle à plusieurs hommes. Néanmoins, il y a lieu d’être strict.

(כו) ספק קידושין - שיאמרו שזהו סבלונות שאחר הקידושין וחיישינן שמא קידשה כבר בפני עדים ואינם לפנינו:

Un doute de kiddouchin - Qu’on dise que ce sont des siblonot après les kiddouchin, et l’on craint qu’il ne l’ait déjà fiancée devant des témoins qui ne sont pas devant nous.

(כז) אין לחוש - דזה הוי במעות וליכא למיחש לסבלונות ואפילו אם נותן לאביון מאכל הוא דרך צדקה ואינו דרך סבלונות:

Il n’y a pas à craindre - Car cela se fait en argent, et l’on n’a pas à craindre des siblonot ; et même s’il donne à l’indigent de la nourriture, c’est à titre de tsédaka et non à titre de siblonot.