שולחן ערוך, אורח חיים

Choulhan Aroukh — Orah Haim, siman 13

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · tsitsit le Chabbat · 3 seifim
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Les quatre tsitsit s'empechent l'un l'autre ; sortir au reshut ha-rabim ; et talit pasoul le Chabbat par kevod ha-beriyot.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETTsitsit le Chabbat — les quatre s’empêchent ; sortir au domaine public ; talit pasoul et kevod ha-beriyot — 3 seifim
À FAIREQuatre tsitsit ensemble
Les quatre s’empêchent l’une l’autre : sans les quatre, le talit n’est pas frangé selon sa loi
À FAIRESortir si le talit est kasher
Talit katan ou gadol frangé selon sa loi : permis d’en sortir au domaine public, même sans tekhelet aujourd’hui
À FAIREHazaka du talit
On le présume kasher : pas besoin de le vérifier avant de sortir
À ÉVITERSortir avec talit incomplet
Sans les quatre tsitsit en règle, sortir au reshut ha-rabim le Chabbat rend hayav hatat
À ÉVITERTalit seulement posé sur les épaules
Même kasher, qu’il ne soit pas seulement posé sur les épaules
OUITalit pasoul découvert en karmelit
Ne pas l’ôter jusqu’à chez soi : kevod ha-beriyot est grand
OUIUn tsitsit coupé le Chabbat
S’il a honte de s’asseoir sans talit, il peut le vêtir sans berakha, par kevod ha-beriyot
NONMême situation en semaine
En semaine, vêtir ainsi un talit pasoul est interdit : on peut y faire des tsitsit
REMAMême un talit katan sous les vêtements : pas besoin de l’ôter le Chabbat. Kevod ha-beriyot permet de vêtir sans berakha seulement le Chabbat, où l’on ne peut pas faire de tsitsit.
Les quatre tsitsit s’empêchent : incomplet, on ne sort pas au domaine public. Complet, on sort sans vérifier. Un talit pasoul découvert le Chabbat se garde jusqu’à la maison par kevod ha-beriyot ; en semaine, non.

ארבע ציציות מעכבין זה את זה שכל זמן שאין בה כל הארבע אינה מצוייצת כהלכתה והיוצא בה לרשות הרבים בשבת חייב חטאת (עיין לקמן סי' ש"א סעיף ל"ח).

Les quatre tsitsit meakevot (empêchent) l'une l'autre : tant qu'il n'y a pas les quatre, elle n'est pas metsuyetset ke-hilkhata (frangée selon sa loi). Et celui qui sort avec au reshut ha-rabim (domaine public) le Chabbat est hayav hatat (tenu d'un sacrifice-faute) (vois plus loin, siman 301 seif 38).

אם היא מצוייצת כהלכתה מותר לצאת בה לרשות הרבים בין טלית קטן בין טלית גדול, אפילו בזמן הזה שאין לנו תכלת, רק שלא יהא מונח לו על כתפיו (דברי ר"ן ור"י פ' חבית דף ק"ח ע"ב). ומוקמינן לטלית אחזקתיה שהוא מצוייץ כהלכתו ואין צריך לבדקו קודם שיצא בו (דברי תשובת הרא"ש כלל ב' ותשובת הרמב"ן סימן רט"ו וכל בו בשם הרמב"ם פ' י"ט מהלכות שבת).

Si elle est metsuyetset ke-hilkhata, il est permis d'en sortir au reshut ha-rabim, que ce soit un talit katan ou un talit gadol, même de nos jours où nous n'avons pas de tekhelet : seulement qu'il ne lui soit pas posé sur les épaules (paroles du Ran et de Ri, pereq Havit, folio 108b). Et l'on maintient le talit dans sa hazaka (présomption) qu'il est metsuyats ke-hilkhato, et il n'est pas besoin de le vérifier avant d'en sortir (paroles de la techouva du Roch, klal 2 ; techouvat haRamban, siman 215 ; et Kol Bo au nom du Rambam, chapitre 19 des hilkhot Chabbat).

אם נודע לו בשבת כשהוא בכרמלית שהטלית שעליו פסול לא יסירנו מעליו עד שיגיע לביתו דגדול כבוד הבריות. הגה: אפילו טלית קטן שתחת בגדיו א"צ לפשוט והוא הדין אם נפסק אחד מן הציציות ומתבייש לישב בלא טלית דיוכל ללובשו בלא ברכה מכח כבוד הבריות (ב"י בשם התשובה). ודוקא בשבת דאסור לעשות ציצית אבל בחול כהאי גוונא אסור (מרדכי פ"ק דף צ"א).

S'il a appris le Chabbat, alors qu'il est dans une karmelit (domaine intermédiaire), que le talit qu'il porte est pasoul : qu'il ne l'ôte pas de dessus lui jusqu'à arriver chez lui, car kevod ha-beriyot (la dignité des créatures) est grand. (Rema : même un talit katan sous ses vêtements, il n'a pas besoin de l'ôter. Et de même, si l'un des tsitsit s'est coupé et qu'il a honte de s'asseoir sans talit, il peut le vêtir sans berakha, en vertu de kevod ha-beriyot (Beth Yossef au nom de la techouva). Et c'est seulement le Chabbat, où il est interdit de faire des tsitsit ; mais en semaine, dans un tel cas, c'est interdit (Mordekhai, premier chapitre, folio 91).)