La nuit n'est pas temps de tsitsit, avis du Rambam et du Roch ; draps ; et a partir de quand benir le matin.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
לילה לאו זמן ציצית הוא דאמעיט מוראיתם אותו. להרמב"ם כל מה שלובש בלילה פטור אפי' הוא מיוחד ליום ומה שלובש ביום חייב אפי' מיוחד ללילה. ולהרא"ש כסות המיוחד לליל' פטור אפי' לובשו ביום וכסות המיוחד ליום או ליום ולילה חייב אפי' לובשו בלילה. הגה: וספק ברכות להקל ע"כ אין לברך עליו אלא כשלובשו ביום והוא מיוחד ג"כ ליום (הגהות מיימוני). ואחר תפלת ערבית אע"פ שעדיין יום הוא אין לברך עליו (פסקי מהרא"י סי' קכ"א). ובליל יו"כ יתעטף בעוד יום וברך עליו (תשבץ).
La nuit n'est pas temps de tsitsit, car elle a été exclue de « ou-reitem oto ». Selon le Rambam : tout ce que l'on vêt la nuit est exempt, même s'il est destiné au jour ; et ce que l'on vêt de jour est tenu, même s'il est destiné à la nuit. Et selon haRoch : un vêtement destiné à la nuit est exempt, même si on le vêt de jour ; et un vêtement destiné au jour, ou au jour et à la nuit, est tenu, même si on le vêt la nuit. (Rema : et safek berakhot lehakel (un doute de berakhot, on incline à l'indulgence) : c'est pourquoi on ne bénit dessus que lorsqu'on le vêt de jour, et qu'il est aussi destiné au jour (Hagahot Maimoniyot). Et après la tefila d'Arvit, même s'il fait encore jour, on ne bénit pas dessus (Piskei Mahara'i, siman 121). Et la nuit de Yom Kippour, qu'il s'enveloppe tant qu'il fait encore jour et bénisse dessus (Tachbets).)
סדינים אע"פ שאדם ישן בהם בבקר אין מטילים בהם ציצית.
Les draps : bien que l'homme y dorme le matin, on n'y met pas de tsitsit.
מאימתי מברך על הציצית בשחר משיכיר בין תכלת שבה ללבן שבה. ואם לובשו מעלות השחר ואילך י"א דמברך עליו וכן נוהגין (מרדכי פ"ב דמגילה). ואם לבשו קודם לכן כגון בסליחות לא יברך עליו וכשיאיר היום ימשמש בו ויברך (תשב"ץ).
À partir de quand bénit-on sur les tsitsit le matin : dès que l'on distingue entre le tekhelet qui y est et le blanc qui y est. Et s'il le vêt à partir de alot ha-shahar (la levée de l'aube) et au-delà, certains disent qu'il bénit dessus, et ainsi on a l'usage (Mordekhai, chapitre 2 de Megila). Et s'il l'a vêtu avant cela, par exemple aux Selihot, qu'il ne bénisse pas dessus ; et lorsque le jour éclaire, qu'il y palpe et bénisse (Tachbets).