Ordre talit puis tefilin, kavana des parashiot, berakhot, ne pas interrompre, enroulements, repetitions dans le jour, et quand les oter.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
אחר שלבש טלית מצוייץ יניח תפילין שמעלין בקדש והמניחים כיס התפילין והטלית לתוך כיס אחת צריכין ליזהר שלא יניחו כיס התפילין למעלה כדי שלא יפגע בהם תחלה ויצטרך להניחם קודם הטלית כדי שלא יעבור על המצו'. הגה: מיהו אם תפילין מזומנים בידו ואין לו ציצית אין צריך להמתין על הציצית אלא מניח תפילין וכשמביאים טלית מעטפו (דברי עצמו).
Après qu'il a vêtu un talit metsuyats (à tsitsit), qu'il mette les tefilin (phylactères) : car on s'élève ba-kodesh (dans le sacré). Et ceux qui mettent le kis (étui) des tefilin et le talit dans un seul étui doivent prendre garde à ne pas mettre l'étui des tefilin au-dessus, afin de ne pas les rencontrer d'abord et d'être tenu de les mettre avant le talit, pour ne pas passer outre la mitsva. (Rema : toutefois, si les tefilin sont prêts dans sa main et qu'il n'a pas de tsitsit, il n'a pas à attendre les tsitsit : il met les tefilin, et lorsqu'on apporte un talit, il s'en enveloppe (ses propres paroles).)
מי שהוא זהיר בטלית קטן ילבשנו ויניח תפילין בביתו וילך לבוש בציצית ומוכתר בתפילין לבית הכנסת ושם יתעטף בטלי' גדול. הגה: והעולם נהגו להתעטף אף בטלי' גדול קוד' ולברך עליו ואחר כך מניח התפילין והולך לבית הכנס'.
Celui qui est soigneux du talit katan : qu'il le vêtisse et mette les tefilin dans sa maison, et qu'il aille vêtu de tsitsit et couronné de tefilin à la synagogue, et là qu'il s'enveloppe du talit gadol (grand talit). (Rema : et le monde a l'usage de s'envelopper même du talit gadol d'abord et de bénir dessus, puis de mettre les tefilin et d'aller à la synagogue.)
הרא"ש הי' מסדר הברכות עד עוטר ישראל בתפארה ואז היה מניח תפילין ומברך עוטר ישראל בתפארה.
HaRoch ordonnait les berakhot jusqu'à « oter Israel be-tif'ara » (Qui couronne Israel de splendeur), et alors il mettait les tefilin et bénissait « oter Israel be-tif'ara ».
צריך שיהיו תפילין עליו בשעת ק"ש ותפלה.
Il faut que les tefilin soient sur lui au moment du keriat Chema et de la tefila.
יכוין בהנחתם שצונו הקב"ה להניח ארבע פרשיות אלו שיש בהם יחוד שמו ויציאת מצרים על הזרוע כנגד הלב ועל הראש כנגד המוח כדי שנזכור ניסים ונפלאות שעש' עמנו שהם מורים על יחודו ואשר לו הכח והממשלה בעליונים ובתחתונים לעשות בהם כרצונו וישעבד להקב"ה הנשמה שהיא במוח וגם הלב שהוא עיקר התאות והמחשבות ובזה יזכור הבור' וימעיט הנאותיו ויניח של יד תחלה ויברך להניח תפילין ואח"כ יניח של ראש ולא יברך כי אם ברכה אחת לשתיהם. הגה: וי"א לברך על של ראש על מצות תפילין אפי' לא הפסיק בנתים (הרא"ש הל' תפילין) (וכן פשט המנהג בבני אשכנז שמברכין ב' ברכות) וטוב לומר תמיד אחר הברכה השניה ברוך שם כבוד מלכותו לעולם ועד (מהר"י בן חביב אגור סי' ל"ח).
Qu'il ait kavana (intention) en les mettant : que le Saint béni soit-Il nous a ordonné de poser ces quatre parashiot (sections) où il y a l'unité de Son Nom et la sortie d'Égypte, sur le bras contre le cœur et sur la tête contre le cerveau, afin que nous nous souvenions des miracles et merveilles qu'Il a faits avec nous, qui enseignent Son unité et qu'à Lui sont la force et la souveraineté dans les mondes d'en haut et d'en bas, pour y faire selon Sa volonté. Et qu'il asservisse au Saint béni soit-Il l'âme qui est dans le cerveau, et aussi le cœur qui est le principal des désirs et des pensées. Et par cela il se souviendra du Créateur et diminuera ses plaisirs. Qu'il mette le shel yad (de la main) d'abord et bénisse « lehaniah tefilin », puis qu'il mette le shel rosh (de la tête) et ne bénisse qu'une seule berakha pour les deux. (Rema : et certains disent de bénir sur le shel rosh « al mitsvat tefilin », même s'il n'a pas interrompu entre eux (haRoch, hilkhot tefilin). (Et ainsi s'est étendu l'usage chez les benei Ashkenaz, qui bénissent deux berakhot.) Et il est bon de dire toujours après la seconde berakha : « Baroukh shem kevod malkhouto le-olam va-ed » (Mahari ben Haviv, Agour siman 38).)
אם פגע בשל ראש תחלה צריך להעביר על אותה מצוה ויניח של יד תחלה ואח"כ של ראש.
S'il a rencontré le shel rosh d'abord, il doit passer outre cette mitsva et mettre le shel yad d'abord, puis le shel rosh.
יברך להניח בקמ"ץ תחת הה"א ולא בפתח ובדגש.
Qu'il bénisse « lehaniah » avec un kamats sous le he, et non avec un patah et un dagesh.
כל המצות מברך עליהם עובר לעשייתן (פירוש קודם. ויעבור את הכושי פירושו רץ והקדים לפניו) לפיכך צריך לברך על התפלה של יד אחר הנחה על הקיבורת קודם קשירתם שקשירתם זו היא עשייתן הגה: וכן בשל ראש קודם שמהדקן בראשו. טור.
Toutes les mitsvot, on bénit sur elles oveir le-assiyatan (avant de les faire) (c'est-à-dire auparavant : « va-yaavor et ha-koushi » signifie qu'il courut et devança). C'est pourquoi il faut bénir sur la tefila shel yad après l'avoir posée sur la kibboret (chair renflée du bras), avant de les nouer : car leur nouage, c'est leur « faire ». (Rema : et de même pour le shel rosh, avant de le serrer sur sa tête (Tour).)
אסור להפסיק בדיבור בין תפלה של יד לתפל' של ראש ואם הפסיק מברך על של ראש על מצות תפילין. הגה: ולדידן דנוהגין לברך ב' ברכות אף אם לא הפסיק צריך לחזור ולברך על של ראש להניח וגם על מצות (ד"ע).
Il est interdit d'interrompre par une parole entre la tefila shel yad et la tefila shel rosh. Et s'il a interrompu, il bénit sur le shel rosh « al mitsvat tefilin ». (Rema : et pour nous, qui avons l'usage de bénir deux berakhot, même s'il n'a pas interrompu, il doit revenir et bénir sur le shel rosh « lehaniah » et aussi « al mitsvat » (ses propres paroles).)
אם סח לצורך תפילין אינו חוזר ומברך אם שמע קדיש או קדושה בין תפלה של יד לתפלה של ראש לא יפסיק לענות עמהם אלא שותק ושומע ומכון למה שאומרים.
S'il a parlé pour le besoin des tefilin, il ne revient pas et ne bénit pas. S'il a entendu Kaddish ou Kedousha entre la tefila shel yad et la tefila shel rosh, qu'il n'interrompe pas pour répondre avec eux : mais qu'il se taise, écoute, et ait kavana à ce qu'ils disent.
אחר שקשר של יד על הזרוע יניח של ראש קודם שיכרוך הרצועה סביב הזרוע ויש מי שאומר שאסור להוציא תפלה של ראש מהתיק עד שתהא תפלה של יד מונחת. הגה: ואף אם שניהם לפניו חוץ לתיק לא יתקן לפתוח התפלה של ראש עד אחר הנחה של יד (מהרי"א ומהר"י בן חביב) יש מי שכ' להניח של יד מיושב ושל ראש מעומד (אגור בשם הזוהר סי' פ"ד) ובמדינות אלו לא נהגו כן אלא שתיהן מעומד.
Après qu'il a noué le shel yad sur le bras, qu'il mette le shel rosh avant d'enrouler la retzua (courroie) autour du bras. Et il y a qui dit qu'il est interdit de sortir la tefila shel rosh de l'étui jusqu'à ce que la tefila shel yad soit posée. (Rema : et même si les deux sont devant lui hors de l'étui, qu'il ne s'apprête pas à ouvrir la tefila shel rosh avant l'imposition du shel yad (Maharia et Mahari ben Haviv). Il y a qui a écrit de mettre le shel yad assis et le shel rosh debout (Agour au nom du Zohar, siman 84) ; et dans ces pays on n'a pas eu cet usage, mais les deux debout.)
אם מניח תפילין כמה פעמים ביום צריך לברך עליהם בכל פעם נשמטו ממקומם וממשמש בהם להחזירן למקומן צריך לברך. הגה: ואם מחזיר אחת מהם מברך כמי שמניח תפלה אחת כדלקמן סי' כ"ו (דברי עצמו) הזיזם ממקומם אדעתא להחזירם מיד צריך לברך. הגה: וי"א שלא לברך (טור סי' ח') והכי נהוג וכבר נתבאר לעיל סי' ח' סעיף י"ד מי שמניח תפילין של יד ובירך ובתחלת ההדוק נפסק הקשר של יד והוצרך לעשות קשר אחר אמנם לא הסיח דעתו אינו צריך לחזור ולברך אם הותר של יד קודם הנחה של ראש מהדקן ואין צריך לחזור ולברך אבל אם הניח של ראש ואחר כך הותר של יד מהדק ומברך. מותר לברך על תפילין שאולין ולא על גזולין.
S'il met les tefilin plusieurs fois dans le jour, il doit bénir dessus à chaque fois. S'ils ont glissé de leur place et qu'il y palpe pour les ramener à leur place, il doit bénir. (Rema : et s'il en ramène une, il bénit comme celui qui met une seule tefila, comme plus loin siman 26 (ses propres paroles).) S'il les a déplacés de leur place dans l'intention de les ramener aussitôt, il doit bénir. (Rema : et certains disent de ne pas bénir (Tour siman 8), et ainsi on a l'usage ; et cela a déjà été expliqué plus haut, siman 8 seif 14.) Celui qui met les tefilin shel yad et a béni, et qu'au début du serrage le nœud du shel yad s'est coupé et qu'il a dû faire un autre nœud, toutefois il n'a pas eu hessiah daat (distraction) : il n'a pas à revenir et à bénir. Si le shel yad s'est défait avant l'imposition du shel rosh, il le serre et n'a pas à revenir et à bénir. Mais s'il a mis le shel rosh et qu'ensuite le shel yad s'est défait, il serre et bénit. Il est permis de bénir sur des tefilin empruntés, et non sur des tefilin volés.
נהגו העולם שלא לחלוץ תפילין עד אחר קדושת ובא לציון (ויש מי שכתב על צד הקבלה שלא לחלוץ תפילין עד שאמר בהם שלש קדושות וארבע קדישים דהיינו לאחר ק"י והכי נוהגים המדקדקים) (פתח עינים ס' המוסר פ"ד) וביום שיש בו ס"ת נוהגים שלא לחלצם עד שיחזירו ספר תורה ויניחוהו בהיכל. הגה: והיינו במקום שמכניסין התורה לאחר ובא לציון גואל אבל לפי מנהג מדינות אלו שמכניסים התורה מיד לאחר הקריאה אין לחלצם רק כמו בשאר ימים (דברי עצמו) וביום ראש חודש חולצים אותם קודם תפלת מוסף. הגה: וה"ה בחוה"מ ודוקא במקום שאומרים במוסף קדושת כתר. מיהו נוהגים לסלקם קודם מוסף בכל מקום (ב"י).
Le monde a l'usage de ne pas ôter les tefilin avant après la Kedousha de « ou-va le-Tsion » (et il y a qui a écrit, du côté de la Kabbala, de ne pas ôter les tefilin jusqu'à ce qu'il ait dit en eux trois Kedoushot et quatre Kaddishim, c'est-à-dire après Aleinou ; et ainsi ont l'usage les medakdekim) (Petah Einayim, Sefer haMoussar chapitre 4). Et un jour où il y a un sefer Torah, on a l'usage de ne pas les ôter jusqu'à ce qu'on ramène le sefer Torah et qu'on le pose dans le heikhal (armoire sainte). (Rema : et cela, là où l'on rentre la Torah après « ou-va le-Tsion goel » ; mais selon l'usage de ces pays, où l'on rentre la Torah aussitôt après la lecture, on ne les ôte que comme les autres jours (ses propres paroles).) Et le jour de Roch Hodesh, on les ôte avant la tefila de Moussaf. (Rema : et de même à Hol haMoed, et seulement là où l'on dit à Moussaf la Kedousha de Keter. Toutefois on a l'usage de les retirer avant Moussaf en tout lieu (Beth Yossef).)