שולחן ערוך, אורח חיים

Choulhan Aroukh — Orah Haim, siman 39

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · qui est kasher a ecrire les tefilin · 10 seifim
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Esclave, femme, katan, apikoros, achat a un akum, mumheh, controle par echantillons, et tefilin deja etablies.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETQui est kasher à écrire les tefilin
À ÉVITERÉcriture ou tikoun par un pasoul
Eved, femme, katan même au hinoukh, akum, kuti, mumar à l'idolâtrie, moser : pasoul à écrire et à tout tikoun. Quiconque n'est pas dans le keshira ou n'y croit pas n'est pas dans l'écriture
À FAIREPrendre d'un mumheh
On ne les prend que d'un expert baki dans les haserot et yeterot
À ÉVITERAchat cher à un akum
On n'achète pas tefilin, mezouzot et sefarim d'un akum plus que beaucoup au-dessus de leur prix, afin de ne pas l'habituer à voler
OUIGer revenu par crainte
Un ger revenu à sa religion par crainte est kasher à écrire
OUITrouvées dans la main d'un akum
Si l'on ne sait pas qui les a écrites : elles sont kasher
NONApikoros
Écrites par un apikoros : on les brûlera ; certains disent geniza. Trouvées dans sa main sans savoir qui a écrit : geniza
OUIContrôle chez le non-mumheh
Sur cent ketsitsot : contrôler trois (deux shel rosh et une shel yad, ou l'inverse). Kasher : l'homme est muhzak et le reste l'est. Par paquets : contrôler chaque paquet de même. Vendeur qui dit qu'elles étaient d'un adam gadol : neeman, pas de contrôle
OUIDéjà muhzakot
N'ont jamais besoin de contrôle. S'il ne les pose que de temps en temps : contrôle deux fois par shavoua (cycle de sept ans)
REMAS'il n'a personne qui puisse contrôler et revenir les coudre, qu'il les pose ainsi sans contrôle.
N'écrit et ne répare les tefilin que celui qui est tenu au nouage et y croit. On les prend d'un mumheh ; chez un autre on contrôle par échantillons. Les tefilin déjà établies kasher n'ont pas besoin de contrôle, sauf pose rare.

תפילין שכתבן עבד או אשה או קטן אפילו הגיע לחינוך (או עכו"ם) או כותי או מומר לע"א או מוסר פסולים משום דכתיב וקשרתם וכתבתם כל שאינו בקשירה או אינו מאמין בה אינו בכתיבה.

Des tefilin qu'a écrites un eved (esclave), ou une femme, ou un katan même s'il est arrivé au hinoukh (ou un akum), ou un kuti, ou un mumar (apostat) à l'idolâtrie, ou un moser (délateur) : elles sont pasoul, parce qu'il est écrit « ou-keshartam » et « ou-khetavtam » : quiconque n'est pas dans le keshira (nouage) ou n'y croit pas n'est pas dans l'écriture.

כל שפסול לכתבן פסול בכל תיקון עשייתן.

Quiconque est pasoul à les écrire est pasoul à tout tikoun de leur confection.

גר שחזר לדתו מחמת יראה כשר לכתוב תפילין.

Un ger (converti) qui est revenu à sa religion par crainte est kasher à écrire des tefilin.

תפילין שכתבם אפיקורס (פי' מיאני) ישרפו וי"א יגנזו.

Des tefilin qu'a écrites un apikoros (c'est-à-dire un meyaen, qui nie) : on les brûlera ; et certains disent on les mettra en geniza.

נמצאו ביד אפיקורס ואין יודע מי כתבן יגנזו.

Si on les a trouvées dans la main d'un apikoros, et que l'on ne sait pas qui les a écrites : on les mettra en geniza.

נמצאו ביד עכו"ם ואין יודע מי כתבם כשרים.

Si on les a trouvées dans la main d'un akum, et que l'on ne sait pas qui les a écrites : elles sont kasher.

אין לוקחין תפילין ומזוזות וספרים מן העכו"ם יותר מכדי דמיהן הרבה כדי שלא להרגיל לגנבן ולגוזלן.

On n'achète pas tefilin, mezouzot et sefarim (livres) d'un akum plus que beaucoup au-dessus de leur prix, afin de ne pas l'habituer à les voler et à les spolier.

אין נקחין אלא מן המומחה שבקי בחסירות ויתרות.

On ne les prend que d'un mumheh (expert) qui est baki (versé) dans les haserot et yeterot.

לקח ממי שאינו מומחה צריך לבדקן לקח ממנו מאה קציצות בודק מהם שלשה קציצות שתים של ראש וא' של יד או שתים של יד וא' של ראש אם מצאן כשרים הוחזק זה האיש והרי כולם כשרים ואין השאר צריך בדיקה ואם לקחן צבתים צבתים חזקתן מאנשים הרבה הם לקוחים לפיכך בודק מכל צבת ב' של ראש וא' של יד או ב' של יד וא' של ראש המוכר תפילין ואמר שהיו של אדם גדול נאמן ואינם צריכים בדיקה

S'il a pris de qui n'est pas mumheh, il doit les contrôler. S'il a pris de lui cent ketsitsot (boîtiers), il en contrôle trois ketsitsot : deux shel rosh et une shel yad, ou deux shel yad et une shel rosh. S'il les a trouvées kasher, cet homme est muhzak (établi), et voici que toutes sont kasher, et le reste n'a pas besoin de contrôle. Et s'il les a prises tsebatim tsebatim (par paquets), leur hazaka est qu'elles ont été prises de beaucoup d'hommes ; c'est pourquoi il contrôle de chaque paquet deux shel rosh et une shel yad, ou deux shel yad et une shel rosh. Celui qui vend des tefilin et dit qu'elles étaient d'un adam gadol (grand homme) est neeman (digne de foi), et elles n'ont pas besoin de contrôle.

תפילין שהוחזקו בכשרות אינם צריכים בדיקה לעולם ואם אינו מניחן אלא לפרקים צריכים בדיקה פעמים בשבוע. הגה: ואם אין לו מי שיוכל לבדוק ולחזור ולתופרן יניחם כך בלא בדיקה. (ב"י בשם אורחת חיים).

Des tefilin qui ont été muhzakot (établies) en kashrout n'ont jamais besoin de contrôle. Et s'il ne les pose que de temps en temps, elles ont besoin de contrôle deux fois par shavoua (cycle de sept ans). (Rema : et s'il n'a personne qui puisse contrôler et revenir les coudre, qu'il les pose ainsi sans contrôle (Beth Yossef au nom de Orhot Haim).)