Minyan de dix hommes libres, qatan, eunuque, sourds, annee embolismique, menoude, lieu unique, fenetre, hatser, teva, et contraindre pour les Yamim Noraim.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
אומרים קדיש וא"א אותו בפחות מי' זכרים בני חורין גדולים שהביאו ב' שערות וה"ה לקדושה וברכו שאין נאמרין בפחות מעשרה:
On dit Kaddish, et on ne le dit pas avec moins de dix mâles, benei horin (hommes libres), adultes qui ont amené deux poils. Et de même pour Qedousha et Barkhou, qui ne se disent pas avec moins de dix.
אם התחיל לומר קדיש או קדושה בעשר' ויצאו מקצתן גומרים אותו הקדיש או אותה הקדושה שהתחיל והוא שנשתיירו רובן: הגה: ומ"מ עבירה הוא לצאת ועליה' נאמר ועוזבי ה' יכלו [ירושלמי] אבל אם נשארו י' מותר לצאת [מרדכי פ' בתרא דמגילה]:
S'il a commencé à dire Kaddish ou Qedousha à dix, et qu'une partie d'eux sont sortis : on achève ce Kaddish ou cette Qedousha qu'il a commencée ; et c'est à condition qu'il en soit resté la majorité. (Rema : et toutefois, c'est une faute de sortir, et sur eux il est dit : « et ceux qui abandonnent ה' seront consommés » (Yeroushalmi). Mais s'il en est resté dix, il est permis de sortir (Mordekhai, dernier pereq de Megila).)
אם התחיל באבות ויצאו מקצתן גומר אפילו קדושה: הגה: ואם יצאו מקצתן לאחר שהתחילו להתפלל יוצר לא יתחיל הש"צ להתפלל התפלה בקול רם דכבר נשלם תפלת יוצר ואם יצאו לאחר שהתחיל בקול רם וקדושה יכולים להשלים כל סדר קדושה ולומר הקדיש שלם שלאחריה דשייך לתפלה שהרי אומר תתקבל צלותהון וכו' אבל אין קורין בתורה דזהו ענין אחר ותפלת ערבית וקדיש שלאחריו לא שייך לק"ש וברכותיה [ר"ן פרק הקורא את המגילה שבולי הלקט ות"ה סי' ט"ו]:
S'il a commencé par Avot, et qu'une partie d'eux sont sortis : il achève, même Qedousha. (Rema : et s'ils sont sortis, une partie d'eux, après qu'on a commencé à prier Yotser, que le shats ne commence pas à prier la tefila à voix haute : car la tefila de Yotser est déjà achevée. Et s'ils sont sortis après qu'il a commencé à voix haute et Qedousha, on peut achever tout l'ordre de Qedousha et dire le Kaddish entier d'après elle, car il appartient à la tefila : puisqu'il dit « titqabal tselotehon » etc. Mais on ne lit pas dans la Torah, car c'est une autre affaire. Et la tefila d'Arvit et le Kaddish d'après elle n'appartiennent pas à keriat Chema et ses berakhot (Ran, pereq haQore et ha-megila ; Shibolei haLeqet ; et Teroumat haDeshen siman 15).)
יש מתירין לומר דבר שבקדושה בתשעה וצירוף קטן שהוא יותר מבן שש ויודע למי מתפללין ולא נראין דבריהם לגדולי הפוסקי' וה"ה דעבד ואשה אין מצטרפין: הגה: ואפילו על ידי חומש שבידו אין לצרפו מיהו יש נוהגין להקל בשעת הדחק. [הרא"ש ומרדכי והגה: ות מיימוני פ"ט מהלכות תפלה]:
Certains permettent de dire une chose de qedousha à neuf, et l'adjonction d'un qatan qui a plus de six ans et sait devant Qui l'on prie. Et leurs paroles n'ont pas semblé aux grands des poseqim. Et de même, un esclave et une femme ne s'adjoignent pas. (Rema : et même au moyen d'un houmash dans sa main, il n'y a pas à l'adjoindre. Toutefois, certains ont l'usage d'alléger à l'heure de la détresse (haRoch et Mordekhai, et Hagahot Maimoni, chapitre 9 des hilkhot tefila).)
אם לא הביא שתי שערות אפילו הוא גדול בשנים דינו כקטן עד שיצאו רוב שנותיו שאז יתברר שהוא סריס אם נראו לו סימני סריס קודם לכן דינו כגדול: הגה: ומיהו אין מדקדקין בשערות אלא כל שהגיע לכלל שנותיו מחזקינן אותו כגדול ואומרים לענין זה מסתמא הביא שתי שערות [מהרי"ק שורש מ"ט]:
S'il n'a pas amené deux poils, même s'il est grand en années, sa loi est comme un qatan, jusqu'à ce que la majorité de ses années soit sortie : alors il sera clair qu'il est saris. S'il lui est apparu des signes de saris auparavant, sa loi est comme un gadol. (Rema : et toutefois, on n'est pas medaqdeq sur les poils : mais tout celui qui est arrivé à l'âge de ses années, on le tient pour gadol, et l'on dit pour cette chose : selon toute apparence, il a amené deux poils (Mahariq shoresh 49).)
ואם התחיל אחד מעשרה להתפלל לבדו ואינו יכול לענות עמה' או שהוא ישן אפ"ה מצטרף עמה':
Et si l'un des dix a commencé à prier seul, et qu'il ne peut pas répondre avec eux, ou qu'il dort : même ainsi, il s'adjoint à eux.
כשאחד מתפלל לבדו נכון שהאחרים ימתינו מלומר קדיש עד שיגמור כדי שיזכה גם הוא:
Lorsqu'un prie seul, il convient que les autres attendent de dire Kaddish jusqu'à ce qu'il achève, afin qu'il mérite lui aussi.
חרש המדבר ואינו שומע או שומע ואינו מדבר הן כפקחין ומצטרפים אבל מי שאינו שומע ואינו מדבר הרי הוא כשוטה וקטן:
Un heresh (sourd) qui parle et n'entend pas, ou qui entend et ne parle pas : ils sont comme des piqhin (entendants), et s'adjoignent. Mais celui qui n'entend pas et ne parle pas : il est comme un shote (insensé) et un qatan.
לעולם הוא קטן עד שיביא ב' שערות אחר שיהיה בן י"ג ויום אחד ושנת העיבור בת י"ג חדש:
Il est toujours qatan jusqu'à ce qu'il amène deux poils, après qu'il aura treize ans et un jour. Et l'année embolismique a treize mois.
אם נער אחד נולד בכ"ט לאדר ראשון משנה מעוברת ונער אחר נולד באדר שני באחד בו ושנת י"ג אינה מעוברת אותו שנולד בכ"ט לאדר הראשון צריך להמתין עד כ"ט לאדר בשנת י"ג להיות בן י"ג שנה ואותו שנולד אחריו באחד באדר השני יהיה בן י"ג שנה כיון שהגיע אחד באדר של שנת י"ג: הגה: ומי שנולד באדר ונעש' בר מצוה בשנת העיבור אינו נעשה בר מצוה עד אדר השני [תשו' מהר"י מינץ סי' ט']:
Si un na'ar est né le 29 d'Adar rishon d'une année meouberet (embolismique), et un autre na'ar est né le 1er d'Adar sheni, et que l'année des treize n'est pas meouberet : celui qui est né le 29 d'Adar rishon doit attendre jusqu'au 29 d'Adar de l'année des treize pour être ben treize ans ; et celui qui est né après lui, le 1er d'Adar sheni, sera ben treize ans dès qu'est arrivé le 1er d'Adar de l'année des treize. (Rema : et celui qui est né en Adar et devient bar mitsva dans une année meouberet : il ne devient pas bar mitsva avant Adar sheni (techouvat Mahari Mintz siman 9).)
עבריין שעבר על גזירת הצבור או שעבר עבירה אם לא נידוהו נמנה למנין עשרה:
Un avaryan (transgresseur) qui a passé outre un gezerat ha-tsibbour (décret du public), ou qui a transgressé une faute : s'on ne l'a pas nide (mis au ban), il est compté pour le minyan de dix.
מנודה אין מצרפין אותו לכל דבר שצריך י' אבל מותר להתפלל בב"ה שהוא שם אלא אם כן פירשו להחמיר עליו בכך:
Un menoude (mis au ban) : on ne l'adjoint à aucune chose qui a besoin de dix. Mais il est permis de prier à la synagogue où il se trouve, à moins qu'on n'ait explicité d'être mahmir sur lui en cela.
צריך שיהיו כל העשרה במקום אחד וש"ץ עמהם והעומד בתוך הפתח מן האגף ולחוץ דהיינו כשסוגר הדלת במקום [שפה] פנימית של עובי הדלת ולחוץ כלחוץ:
Il faut que tous les dix soient en un seul lieu, et le shats avec eux. Et celui qui se tient dans l'entrée, de l'agaf (battant) et vers l'extérieur — c'est-à-dire, lorsqu'on ferme la porte, à l'endroit du bord intérieur de l'épaisseur de la porte et vers l'extérieur — est comme l'extérieur.
מי שעומד אחורי בית הכנסת וביניהם חלון אפי' גבוה כמה קומות אפילו אינו רוחב ארבע ומראה להם פניו משם מצטרף עמהם לעשרה: הגה: גגין ועליות אינן בכלל בית והעומד עליהם אינו מצטרף [ר"י נ"ג ח"ז]:
Celui qui se tient derrière la synagogue, et qu'entre eux il y a une fenêtre, même haute de plusieurs étages, même si elle n'a pas une largeur de quatre, et qu'il leur montre son visage de là : il s'adjoint à eux pour dix. (Rema : les toits et les aliyt (étages supérieurs) ne sont pas dans la catégorie de la maison, et celui qui se tient sur eux ne s'adjoint pas (Ri, Nimmouqei Yossef, heleq 7).)
אם מקצתן בפנים ומקצתן בחוץ וש"ץ תוך הפתח הוא מצרפן:
Si une partie d'eux est à l'intérieur et une partie à l'extérieur, et que le shats est dans l'entrée : il les adjoint.
חצר קטנה שנפרצה במילואה לגדולה דהיינו שנפרצ' קטנה במקום חיבורה לגדולה ונפל כל אותו כותל שהיה מפסיק ביניהם ובגדולה נשארו משארית כותל זה שנפל פסים [פי' מעט כותל ישר ושוה] מכאן ומכאן הגדולה כמופלגת מן הקטנה ואין הקטנה מופלגת מן הגדולה אלא הרי היא כקרן זוית שלה לפיכך אם תשעה בגדולה ואחד בקטנה מצטרפין שהקטנ' נגררת אחר הגדולה והרי היא כאלו היא בתוך הגדולה כיון שהרוב בגדולה אבל אם היו תשעה בקטנה ואחד בגדולה או חמשה בזו וחמשה בזו אין מצטרפין:
Une petite hatser (cour) qui s'est ouverte sur toute sa largeur vers une grande — c'est-à-dire que la petite s'est ouverte à l'endroit de sa jonction à la grande, et que tout ce mur qui les séparait est tombé, et que dans la grande il est resté, du reste de ce mur tombé, des pasim (c'est-à-dire un peu de mur droit et égal) d'ici et d'ici — : la grande est comme séparée de la petite, et la petite n'est pas séparée de la grande, mais elle est comme un coin d'angle d'elle. C'est pourquoi, si neuf sont dans la grande et un dans la petite, ils s'adjoignent : car la petite est tirée à la suite de la grande, et c'est comme si elle était à l'intérieur de la grande, puisque la majorité est dans la grande. Mais s'il y avait neuf dans la petite et un dans la grande, ou cinq dans celle-ci et cinq dans celle-là, ils ne s'adjoignent pas.
היה ש"ץ בקטנה וצבור בגדולה מוציאן ידי חובתן שהוא נגרר אחריהם אבל אם היה ש"ץ בגדולה וצבור בקטנה אינו מוציאן ידי חובתן שאין הרוב נגרר אחר היחיד:
Si le shats était dans la petite et le public dans la grande : il les acquitte de leur obligation, car il est tiré à leur suite. Mais si le shats était dans la grande et le public dans la petite : il ne les acquitte pas de leur obligation, car la majorité n'est pas tirée à la suite du particulier.
אם קצת העשר' בב"ה וקצתם בעזרה אינם מצטרפין:
Si une partie des dix est à la synagogue et une partie dans l'azara (parvis) : ils ne s'adjoignent pas.
ש"ץ בתיבה וט' בב"ה מצטרפין אע"פ שהיא גבוה י' ורחבה ד' ויש לה מחיצות גבוהות י' מפני שהיא בטלה לגבי ב"ה ויש מי שכת' דה"מ כשאין המחיצו' מגיעות לתקרת הגג:
Le shats dans la teva (estrade) et neuf à la synagogue s'adjoignent, même si elle est haute de dix et large de quatre, et qu'elle a des mehitsot (cloisons) hautes de dix : parce qu'elle est batele vis-à-vis de la synagogue. Et il y a qui a écrit que cela, lorsque les mehitsot n'arrivent pas au plafond du toit.
היו עשרה במקום אחד ואומרים קדיש וקדושה אפי' מי שאינו עמהם יכול לענות וי"א שצריך שלא יהא מפסיק טינוף או עכו"ם:
S'il y avait dix en un lieu et qu'ils disent Kaddish et Qedousha : même celui qui n'est pas avec eux peut répondre. Et certains disent qu'il faut qu'il n'y ait pas d'interruption de tinofet (souillure) ou d'akoum.
עיר שאין בה אלא עשרה ואחד מהם רוצה לצאת בימים הנוראים כופין אותו לישאר או להשכיר אחר במקומו ואם הם י"א ורוצים לצאת שנים ישכירו שניהם אחד בשותפות במקומן ושניהם יפרעו בשוה ואם אחד עני ואחד עשיר פורעין חציו לפי ממון וחציו לפי נפשות ושכר החזן על היוצאים כעל הנשארים. הגה: [ואין חילוק בין אם רוצה לילך זמן ארוך קודם י"ט או לא כל שלא יחזור ביום טוב מהרי"ל סימן תכ"ז]:
Une ville où il n'y a que dix, et que l'un d'eux veut sortir aux Yamim Noraim (jours redoutables) : on le contraint à rester, ou à en engager un autre à sa place. Et s'ils sont onze et que deux veulent sortir : qu'ils en engagent un tous deux en société à leur place, et que tous deux paient à égalité. Et si l'un est pauvre et l'un riche : on paie la moitié selon l'argent et la moitié selon les têtes. Et le salaire du hazan est sur ceux qui sortent comme sur ceux qui restent. (Rema : et il n'y a pas de différence, qu'il veuille aller un long temps avant Yom Tov ou non : tout le temps qu'il ne reviendra pas à Yom Tov (Maharil siman 427).)
אין כופין להשכיר להשלים מנין כי אם בימים הנוראים וכגון שאין חסרים כי אם אחד או שנים אא"כ מנהג קבוע ומפורסם בעיר לכוף להשכיר אפי' בחסרון ג' או ד' אם יש מנין מיושבי העיר כופין לשכור חזן: הגה: וכן במקום שאין מנין תמיד בב"ה כופין זה את זה בקנסות שיבואו תמיד מנין לב"ה שלא יתבטל התמיד [תשובת ריב"ש סי' תקי"ח] וע"ל ריש סי' ק"ן אם כופין זה את זה לבנות בהכ"נ:
On ne contraint pas d'engager pour compléter un minyan, sinon aux Yamim Noraim, et à condition qu'il ne manque qu'un ou deux ; à moins qu'il n'y ait un usage fixe et publié dans la ville de contraindre à engager, même au manque de trois ou quatre. S'il y a un minyan des habitants de la ville, on contraint d'engager un hazan. (Rema : et de même, là où il n'y a pas toujours de minyan à la synagogue, on se contraint l'un l'autre par des amendes, pour qu'il vienne toujours un minyan à la synagogue, afin que le tamid ne soit pas aboli (techouvat Rivash siman 518). Et vois plus loin, début du siman 150, si l'on se contraint l'un l'autre à bâtir une synagogue.)