שולחן ערוך, אורח חיים

Choulhan Aroukh — Orah Haim, siman 66

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · ou l'on peut interrompre et ou l'on n'interrompt pas · 10 seifim
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Saluer entre les pereqim, tsitsit et tefilin, Kaddish Qedousha Barkhou, cohen a la Torah, amen a Gaal Israel, smikhat geoula li-tefila.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJEToù l'on peut interrompre et où l'on n'interrompt pas
À FAIRESalutations
entre les pereqim : saluer un homme honoré, répondre à tout homme. Au milieu : saluer celui dont il a crainte (père, maître, plus grand en sagesse, roi, anas) ; répondre à un homme honoré
À ÉVITERChema et Be-shikhmalo
pas d'interruption du tout, sinon devant celui dont il craint qu'il ne le tue
À FAIREKaddish, Qedousha, Barkhou
interrompre même au milieu du verset ; à Modim, seulement le mot « Modim »
REMAÀ Barkhou, ne pas dire « yitbarakh ve-yishtabah ». Amen après ha-El ha-qadosh et Shomea tefila a le statut de Qedousha ; ainsi est le principal.
NONCohen appelé à la Torah
la halakha est qu'il n'interrompt pas
À ÉVITEREntre va-yomer et Emet
ne pas séparer ה' et emet ; dire « ani ה' Eloheikhem emet », puis interrompre comme au milieu du pereq
À ÉVITERAmen après Gaal Israel
c'est une interruption
REMACertains disent que l'on répond amen après le shats ; ainsi l'usage. Seul, on ne répond pas amen.
À FAIREJuxtaposer geoula à la tefila
ne pas interrompre après Gaal Israel. Tefilin oubliés alors : les poser sans bénédiction jusqu'après la tefila ; pas de talit à ce moment. Attendre à « shira hadasha » pour Kaddish et Qedousha
REMAAvant Gaal Israel, certains disent qu'il bénit sur les tefilin ; ainsi est l'usage.
On interrompt plus facilement entre les pereqim que au milieu, jamais dans Chema et Be-shikhmalo sauf danger. Kaddish, Qedousha et Barkhou percent même au milieu ; geoula reste collée à la tefila.

בין הפרקים שואל בשלום אדם נכבד ומשיב שלום לכל אדם ובאמצע שואל בשלום מי שהוא ירא ממנו כגון אביו או רבו או מי שהוא גדול ממנו בחכמה וכ"ש מלך או אנס ומשיב שלום לאדם נכבד ואפי' באמצע הפסוק חוץ מפסוק שמע ישראל ובשכמל"ו שלא יפסיק בהם כלל אם לא מפני מי שירא שמא יהרגנו:

Entre les pereqim (chapitres), il salue un homme honoré, et répond le salut à tout homme. Et au milieu, il salue celui dont il a crainte, par exemple son père ou son maître, ou celui qui est plus grand que lui en sagesse, et à plus forte raison un roi ou un anas (violent), et il répond le salut à un homme honoré. Et même au milieu du verset, hors le verset Chema Israel et Be-shikhmalo, dans lesquels il n'interrompra pas du tout, sinon devant celui dont il craint qu'il ne le tue.

אם שכח להניח ציצית ותפילין יכול להפסיק בין הפרקי' להניחם ויברך עליהם: הגה: וי"א שלא יברך עליהם עד אחר התפלה והכי נהוג לענין טלית (ב"י):

S'il a oublié de poser tsitsit et tefilin, il peut interrompre entre les pereqim pour les poser, et il bénira sur eux. (Rema : et certains disent qu'il ne bénira pas sur eux jusqu'après la tefila. Et ainsi est l'usage pour le talit (Beit Yossef).)

לקדיש ולקדושה ולברכו מפסיק אפילו באמצע הפסוק וכן למודים אבל לא יאמר אלא תיבת מודים בלבד: הגה: וכן בברכו לא יאמר יתברך וישתבח וכו' וי"א דאמן שעונין אחר ברכת האל הקדוש ואחר שומע תפלה יש לו דין קדושה ויוכל לענות אותם בק"ש וכן עיקר ולכל ה"מ פוסקים מכ"ש באומר תחנונים [תשובת הרשב"א]:

Pour Kaddish, et pour Qedousha, et pour Barkhou, il interrompt même au milieu du verset. Et de même pour Modim, mais qu'il ne dise que le mot « Modim » seulement. (Rema : et de même à Barkhou, qu'il ne dise pas « yitbarakh ve-yishtabah » etc. Et certains disent que amen que l'on répond après la berakha de ha-El ha-qadosh et après Shomea tefila a le statut de Qedousha, et l'on peut les répondre dans keriat Chema. Et ainsi est le principal. Et pour toutes ces choses on interrompt, à plus forte raison celui qui dit des tahanunim (techouvat haRashba).)

כהן שהיה קורא קריאת שמע וקראוהו לקרות בתור' יש מי שאומר שמפסיק ויש מי שאומ' שאינו מפסיק והלכה כדבריו:

Un cohen qui lisait keriat Chema et qu'on l'a appelé à lire dans la Torah : il y a qui dit qu'il interrompt, et il y a qui dit qu'il n'interrompt pas. Et la halakha est selon ses paroles [qu'il n'interrompt pas].

ואלו הן בין הפרקים בין ברכה ראשונה לשנייה בין שנייה לשמע בין שמע לוהיה אם שמוע בין והיה אם שמוע לויאמר אבל בין ויאמר לאמת ויציב לא יפסיק שלא להפסיק בין ה' לאמת אלא יאמר אני ה' אלהיכם אמת ואז יפסיק כדין באמצע הפרק:

Et voici ce qu'est « entre les pereqim » : entre la première berakha et la seconde ; entre la seconde et Chema ; entre Chema et ve-haya im shamoa ; entre ve-haya im shamoa et va-yomer. Mais entre va-yomer et Emet ve-yatsiv, qu'il n'interrompe pas, afin de ne pas séparer entre ה' et emet ; seulement qu'il dise « ani ה' Eloheikhem emet », et alors il interrompra selon la loi du milieu du pereq.

אם פסק מפני היראה או הכבוד אחר שאמר אמת או שסיים קודם החזן וסמך ה' אלהיכם עם אמת וממתין שיתחיל החזן ושיאמר עמו אינו צריך לחזור ולומ' פעם אחרת אמת:

S'il a interrompu à cause de la crainte ou de l'honneur, après qu'il a dit « emet », ou qu'il a achevé avant le hazan et a juxtaposé « ה' Eloheikhem » avec « emet » et attend que le hazan commence et qu'il dise avec lui : il n'a pas besoin de revenir et de dire une autre fois « emet ».

אינו אומר אמן אחר גאל ישראל משום דהוי הפסק: הגה: וי"א דעונין אמן וכן נוהגין לענות אחר הש"ץ אמן אבל אם התפלל לבד אין עונין אמן כדלקמן סימן רט"ו [טור]:

Il ne dit pas amen après Gaal Israel, parce que c'est une interruption. (Rema : et certains disent que l'on répond amen, et ainsi on a l'usage de répondre amen après le shats. Mais s'il a prié seul, on ne répond pas amen, comme plus loin siman 215 (Tour).)

צריך לסמוך גאולה לתפלה ולא יפסיק לאחר שאמר גאל ישראל רק אם אירעו אונס שלא הניח תפילין ונזדמנו לו בין גאול' לתפלה מניח אז ולא יברך עליהם עד אחר שיתפלל אבל טלית לא יניח אז ואם עד שלא אמר גאל ישראל נזדמנו לו טלית ותפילין מניחן ולא יברך עליהם עד אחר תפלה: הגה: וי"א שקודם גאל ישראל יברך על התפילין והכי נהוג [מרדכי ותו' והגה:ות מיימוני מה' ק"ש]:

Il faut juxtaposer geoula (délivrance) à la tefila, et qu'il n'interrompe pas après qu'il a dit Gaal Israel ; seulement si un oness (contrainte) lui est arrivé, qu'il n'a pas posé les tefilin, et qu'ils se sont présentés à lui entre geoula et la tefila : il les pose alors, et il ne bénira pas sur eux jusqu'après qu'il aura prié. Mais un talit, qu'il ne pose pas alors. Et si, avant qu'il ait dit Gaal Israel, un talit et des tefilin se sont présentés à lui : il les pose, et il ne bénira pas sur eux jusqu'après la tefila. (Rema : et certains disent qu'avant Gaal Israel il bénira sur les tefilin. Et ainsi est l'usage (Mordekhai et Tossafot, et Hagahot Maimoni des hilkhot keriat Chema).)

אין לענות קדיש וקדושה בין גאולה לתפלה וכיצד עושין ממתין בשירה חדשה כדי לענות:

Il n'y a pas à répondre Kaddish et Qedousha entre geoula et la tefila. Et comment fait-on ? Il attend à « shira hadasha », afin de répondre.

כל מי שלא אמר אמת ויציב שחרית ואמת ואמונה ערבית לא יצא ידי חובת המצוה כתקנה: הגה: מי שהוא אנוס ודחוק ואין לו פנאי להתפלל מיד אחר קריאת שמע יקרא ק"ש עד אמת וימתין לומר שאר הברכה עד שיתפלל שאז יאמר ויציב ונכון כו' ויתפלל כדי שיסמוך גאולה לתפלה [ב"י בשם רוקח סימן שכ"א]:

Quiconque n'a pas dit Emet ve-yatsiv à shaharit, et Emet ve-emouna à arvit, ne s'est pas acquitté de l'obligation de la mitsva comme il convient. (Rema : celui qui est anos (contraint) et pressé, et n'a pas le loisir de prier aussitôt après keriat Chema : qu'il lise keriat Chema jusqu'à « emet », et qu'il attende de dire le reste de la berakha jusqu'à ce qu'il prie, et alors il dira « ve-yatsiv ve-nakhon » etc. et priera, afin de juxtaposer geoula à la tefila (Beit Yossef au nom du Roqeah, siman 321).)