שולחן ערוך, אורח חיים

Choulhan Aroukh — Orah Haim, siman 68

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · ne pas interrompre par des piyoutim · 1 seif
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Piyoutim dans les berakhot du Chema : Mechaber s'en abstenir, Rema l'usage de les dire avec le tsibbour.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETne pas interrompre par des piyoutim
À ÉVITERPiyoutim dans les berakhot du Chema
le Mechaber dit qu'il convient de s'abstenir, c'est une interruption
REMACertains disent qu'il n'y a pas d'interdit ; ainsi on a l'usage de les dire. Celui qui allège et ne les dit pas n'a pas perdu.
À FAIREDire avec le tsibbour
là où l'on a l'usage, qu'il les dise avec eux et ne se sépare pas du public
À ÉVITERS'occuper pendant les piyoutim
même paroles de Torah interdites tant que le tsibbour les dit ; à plus forte raison propos vain
OUIÉtudier par hirhour
voir dans un livre et méditer : pas d'interdit, le hirhour n'est pas comme la parole
NONSe séparer du tsibbour
l'homme n'a pas à se séparer là où l'on a l'usage de les dire
Le Mechaber voit les piyoutim comme une interruption à éviter. Le Rema rapporte l'usage de les dire avec le tsibbour, sans s'occuper d'autre chose pendant ce temps.

יש מקומות שמפסיקים בברכת קריאת שמע לומ' פיוטי' ונכון למנוע מלאומרם משום דהוי הפסק: הגה: וי"א דאין איסור בדבר [הר"י ס"פ אין עומדין והרשב"א והטור] וכן נוהגין בכל המקומות לאומרם והמקיל ואינו אומרם לא הפסיד ומ"מ לא יעסוק בשום דבר אפי' בד"ת אסור להפסיק ולעסוק כל זמן שהצבור אומר פיוטים כ"ש שאסור לדבר שום שיחה בטלה ומ"מ מי שלומד ע"י הרהור שרואה בספר ומהרהר לית ביה איסורא דהרהור לאו כדיבור דמי אלא שמתוך כך יבואו לדבר ויבואו לידי הפסק וע"כ אין לאדם לפרוש עצמו מהצבור במקום שנהגו לאמרם ויאמר אותו עמהם וע"ל סי' צ' סעיף י' [מהרי"ל וד"ע]:

Il y a des lieux où l'on interrompt dans la berakha de keriat Chema pour dire des piyoutim (poèmes liturgiques). Et il convient de s'abstenir de les dire, parce que c'est une interruption. (Rema : et certains disent qu'il n'y a pas d'interdit en la chose (Ri, fin du pereq Ein omdin, et haRashba, et le Tour). Et ainsi on a l'usage en tous les lieux de les dire. Et celui qui allège et ne les dit pas n'a pas perdu. Et toutefois, qu'il ne s'occupe d'aucune chose : même de paroles de Torah, il est interdit d'interrompre et de s'occuper, tout le temps que le tsibbour dit des piyoutim ; à plus forte raison qu'il est interdit de parler aucun propos vain. Et toutefois, celui qui étudie par hirhour, qui voit dans un livre et hirher, il n'y a pas d'interdit en cela, car le hirhour n'est pas comme la parole ; seulement que de là ils en viendront à parler et viendront à une interruption. C'est pourquoi l'homme n'a pas à se séparer du tsibbour, là où l'on a l'usage de les dire, et qu'il les dise avec eux. Et vois plus loin, siman 90 seif 10 (Maharil, et ses propres paroles).)