שולחן ערוך, אורח חיים

Choulhan Aroukh — Orah Haim, siman 101

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · kavana dans toutes les berakhot, et prier en toute langue · 4 seifim
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Kavana au moins a Avot, articuler a voix basse, voix a Roch haShana, et toute langue.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETKavana dans toutes les berakhot, et prier en toute langue
À FAIREKavana
dans toutes les berakhot ; au moins à Avot si l’on ne peut pas toutes
NONPas de kavana à Avot
même s’il a eu kavana dans tout le reste, il revient et prie
À FAIREArticuler
ne pas prier dans le cœur seulement : paroles aux lèvres, les faire entendre à ses oreilles à voix basse, sans faire entendre sa voix
OUISeul, s’il n’a pas kavana à voix basse
permis d’élever la voix
NONAvec le tsibbour
interdit d’élever la voix : cela dérange le public
OUIDans sa maison, pour que les gens de la maison apprennent
permis de faire entendre sa voix
OUIRoch haShana et Yom Kippour
certains permettent de faire entendre sa voix même en public ; ainsi l’usage, sans élever plus que de mesure
À FAIRELangue
avec le tsibbour : toute langue ; en yahid : lashon ha-qodesh selon un avis — d’autres permettent toute langue pour une tefila fixée, ou même pour une demande de besoins, hormis l’araméen
REMADe nos jours on ne revient pas pour un manque de kavana, car même en revenant il est proche qu’il n’aura pas kavana.
Il faut la kavana au moins à Avot, et articuler à voix basse. On n’élève la voix que si la kavana l’exige, hors public, sauf à Roch haShana et Yom Kippour selon l’usage. La langue : le FR ouvre toute langue au tsibbour, et discute le yahid sans un seul avis.

המתפלל צריך שיכוין בכל הברכות ואם אינו יכול לכוין בכולם לפחות יכוין באבות אם לא כיון באבות אע"פ שכיון בכל השאר יחזור ויתפלל: הגה (והאידנא אין חוזרין בשביל חסרון כוונה שאף בחזרה קרוב הוא שלא יכוין אם כן למה יחזור) (טור):

Celui qui prie : il faut qu'il ait kavana (intention) dans toutes les berakhot. Et s'il ne peut pas avoir kavana en toutes, au moins qu'il ait kavana à Avot. S'il n'a pas eu kavana à Avot, même s'il a eu kavana dans tout le reste, il revient et prie. (Rema : (et de nos jours on ne revient pas à cause d'un manque de kavana, car même dans le retour il est proche qu'il n'aura pas kavana ; si ainsi, pourquoi reviendrait-il ?) (Tour).)

ולא יתפלל בלבו לבד אלא מחתך הדברים בשפתיו ומשמיע לאזניו בלחש ולא ישמיע קולו ואם אינו יכול לכוין בלחש מותר להגביה קולו וה"מ בינו לבין עצמו אבל בצבור אסור דאתי למטרד ציבורא: הגה ואם משמיע קולו בביתו כשמתפלל כדי שילמדו ממנו בני ביתו מות' (טור):

Et qu'il ne prie pas dans son cœur seulement : seulement qu'il articule les paroles avec ses lèvres, et qu'il les fasse entendre à ses oreilles à voix basse, et qu'il ne fasse pas entendre sa voix. Et s'il ne peut pas avoir kavana à voix basse, il est permis d'élever sa voix. Et cela, lorsqu'il est entre lui et lui-même ; mais avec le tsibbour (public), c'est interdit, car cela vient à déranger le public. (Rema : et s'il fait entendre sa voix dans sa maison lorsqu'il prie, afin que les gens de sa maison apprennent de lui : c'est permis (Tour).)

י"א שבר"ה וי"ה מותר להשמיע קולו בתפלתו אפי' בציבור: הגה וכן נוהגין ומ"מ יזהרו שלא להגביה קולם יותר מדאי (דרשות מהרי"ו):

Certains disent qu'à Roch haShana et Yom Kippour, il est permis de faire entendre sa voix dans sa tefila, même en public. (Rema : et ainsi on a l'usage. Et toutefois, qu'ils se gardent de ne pas élever leur voix plus que de mesure (Derashot Mahariv).)

יכול להתפלל בכל לשון שירצה וה"מ בצבור אבל ביחיד לא יתפלל אלא בלשון הקודש וי"א דה"מ כששואל צרכיו כגון שהתפלל על חולה או על שום צער שיש לו בביתו אבל תפלה הקבועה לצבור אפי' יחיד יכול לאומרה בכל לשון ויש אומרים דאף יחיד כששואל צרכיו יכול לשאול בכל לשון שירצה חוץ מלשון ארמי:

Il peut prier en toute langue qu'il voudra. Et cela, avec le tsibbour ; mais en yahid (particulier), qu'il ne prie qu'en lashon ha-qodesh (langue sainte). Et certains disent que cela, lorsqu'il demande ses besoins, par exemple qu'il a prié pour un malade, ou pour quelque douleur qu'il a dans sa maison ; mais une tefila fixée pour le tsibbour, même un yahid peut la dire en toute langue. Et certains disent que même un yahid, lorsqu'il demande ses besoins, peut demander en toute langue qu'il voudra, hormis la langue araméenne.