שולחן ערוך, אורח חיים

Choulhan Aroukh — Orah Haim, siman 124

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · conduite du shats aux 18 berakhot et Amen · 12 seifim
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Hazara, Amen, ne pas parler, Amen hatoufa ou yetoma, et qui s'acquitte par le shats.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETHazara des 18 berakhot, Amen, ne pas parler, et qui s’acquitte par le shats
À FAIRERépéter la tefila
après que le public a achevé, le shats répète : celui qui ne sait pas prier dirige sa pensée et s’acquitte. Même si tous sont beqiiim, le shats descend et revient prier, pour la taqana des hakhamim
À FAIRES’acquitter par le shats
diriger sa pensée du début jusqu’à la fin ; ne pas interrompre, ne pas parler, faire trois pas en arrière comme un homme qui prie lui-même
À FAIREPendant la hazara
le qahal se tait, dirige sa pensée vers les berakhot du hazan et répond Amen ; chacun se fait comme s’il n’y a pas neuf hormis lui (sinon les berakhot sont proches d’être en vain)
À FAIREBaroukh Hou ou-varoukh Shemo et Amen
sur chaque berakha entendue, en tout lieu, « baroukh Hou ou-varoukh Shemo » ; Amen après chaque berakha, qu’on se soit acquitté ou non, avec kavana : il est vrai, et moi je crois en cela. Celui qui répond Amen n’élève pas sa voix plus que le mevarekh
À ÉVITERParoles profanes pendant la hazara
s’il a parlé, il est fautif, sa faute est trop grande pour être portée, on le réprimande
À ÉVITERAmen hatoufa, qetoufa, yetoma
pas d’alef comme hataf ; ne pas répondre avant que le mevarekh ait achevé ; ne pas retrancher le noun ; ne pas interrompre au milieu du mot ; ne pas répondre Amen si l’on n’a pas entendu la berakha (Amen yetoma), même si l’on sait laquelle
OUIShats arrivé après la tefila basse
il descend aussitôt et prie à voix haute ; pas besoin de revenir prier à voix basse. Heure de contrainte (peur que le temps passe) : prier aussitôt à voix haute, le public prie avec lui mot à mot à voix basse jusqu’après « ha-El ha-qadosh »
OUIOubli de Yaale ve-yavo (ou toute chose pour laquelle il faut revenir)
diriger sa pensée et entendre du shats les 18 du début à la fin, sans interrompre ni parler, trois pas en arrière : même baqi, le shats l’acquitte
OUIAmen encore en cours
s’il a achevé sa tefila avant que s’achève l’Amen de la majorité, il répond Amen avec eux
NONAttendre qui allonge
le shats n’attend pas les yihidim qui allongent leur tefila, même notables ; s’il y a un minyan, on n’attend pas un homme important qui n’est pas encore venu. Le mevarekh n’attend pas ceux qui allongent Amen plus que de mesure
REMAHeure de contrainte : au moins un qui réponde Amen après la berakha du shats. Certains disent que tout le peuple se tient debout pendant la hazara. Enseigner aux petits enfants à répondre Amen : dès que l’enfant répond Amen, il a une part au monde à venir. Certains sont mahmirim : même s’il n’est pas tenu de la berakha, ne pas répondre Amen s’il ne sait pas à quelle berakha se tient le shats. Répondre Amen aussitôt que s’achève la berakha, un peu longue (pouvoir dire « El melekh neeman »), pas plus que de mesure. Même s’il n’a pas entendu la berakha, s’il entend le public répondre Amen et sait sur quelle berakha : qu’il réponde avec eux ; de même à Kaddish, Kedousha et Barkhou.
Le shats répète les 18 pour acquitter qui ne sait pas prier ; le qahal se tait, dirige sa pensée et répond un Amen net. Parler pendant la hazara est une faute trop grande ; Amen hatoufa, qetoufa ou yetoma n’est pas une réponse.

לאחר שסיימו הציבור תפלתן יחזיר ש"צ התפל' שאם יש מי שאינו יודע להתפלל יכוין למה שהוא אומר ויוצא בו וצריך אותו שיוצא בתפלת ש"ץ לכוין לכל מה שאומר ש"ץ מראש עד סוף ואינו מפסיק ואינו משיח ופוסע ג' פסיעו' לאחוריו כאד' שמתפלל בעצמו:

Àprès que le public a achevé sa tefila, le shats (officiant) répète la tefila : car s'il y a quelqu'un qui ne sait pas prier, qu'il dirige [sa pensée] vers ce qu'il dit, et il s'en acquitte. Et il faut que celui qui s'acquitte par la tefila du shats dirige [sa pensée] vers tout ce que dit le shats, du début jusqu'à la fin ; et il n'interrompt pas, et ne parle pas, et fait trois pas en arrière, comme un homme qui prie lui-même.

ש"ץ שנכנס לב"ה ומצא צבור שהתפללו בלחש והוא צריך לעבור לפני התיב' לאלתר יורד לפני התיב' ומתפלל בקול רם לצבו' ואינו צריך לחזור ולהתפלל בלחש: הגה וכן אם הוא שעת הדחק כגון שירא שיעבור זמן התפל' יוכל להתפלל מיד בקול רם והצבור מתפללין עמו מלה במלה בלחש עד לאחר האל הקדוש וטוב שיהיה א' לכל הפחות שיענה אמן אחר ברכ' הש"צ [מהרי"ל]:

Un shats (officiant) qui est entré à la synagogue et a trouvé le public qui a prié à voix basse, et il a besoin de passer devant la teiva (estrade) aussitôt : il descend devant la teiva et prie à voix haute pour le public, et il n'a pas besoin de revenir prier à voix basse. (Rema : et de même si c'est une heure de contrainte, par exemple qu'il craint que le temps de la tefila ne passe : il peut prier aussitôt à voix haute, et le public prie avec lui mot à mot à voix basse jusqu'àprès « ha-El ha-qadosh ». Et il est bon qu'il y ait au moins un qui réponde Amen àprès la berakha du shats [Maharil].)

קהל שהתפללו וכלם בקיאים בתפלה אעפ"כ ירד ש"צ וחוזר להתפלל כדי לקיים תקנת חכמים: הגה ואם יש יחידים בקהל שמאריכים בתפלתם אין לש"צ להמתין עליהם ואפי' היו חשובי העיר וכן אם היה מנין בב"ה אין להמתין על אדם חשוב או גדול שעדיין לא בא [בנימין זאב סי' קס"ח]:

Un qahal (assemblée) qui a prié, et tous sont beqiiim (compétents) dans la tefila : malgré cela, le shats (officiant) descend et revient prier, afin d'accomplir le taqana (décret) des hakhamim. (Rema : et s'il y a des yihidim (particuliers) dans le qahal qui allongent leur tefila, le shats n'a pas à les attendre, même s'ils étaient des notables de la ville. Et de même, s'il y avait un minyan à la synagogue, on n'a pas à attendre un homme important ou un grand qui n'est pas encore venu [Binyamin Zeev siman 168].)

כשש"צ חוזר התפלה הקהל יש להם לשתוק ולכוין לברכות שמברך החזן ולענות אמן ואם אין ט' מכוונים לברכותיו קרוב להיות ברכותיו לבטלה לכן כל אדם יעשה עצמו כאלו אין ט' זולתו ויכוין לברכת החזן: [י"א שכל העם יעמדו כשחוזר הש"ץ התפלה] [הגהות מנהגים]:

Lorsque le shats (officiant) répète la tefila, le qahal a à se taire et à diriger [sa pensée] vers les berakhot que bénit le hazan, et à répondre Amen. Et s'il n'y a pas neuf qui dirigent [leur pensée] vers ses berakhot, c'est proche que ses berakhot soient en vain. C'est pourquoi chaque homme se fera comme s'il n'y a pas neuf hormis lui, et dirigera [sa pensée] vers la berakha du hazan. (Rema : [certains disent que tout le peuple se tiendra debout lorsque le shats répète la tefila] [Hagahot Minhagim].)

על כל ברכה שאדם שומע בכל מקום אומר ברוך הוא וברוך שמו:

Sur chaque berakha qu'un homme entend, en tout lieu, il dit « baroukh Hou ou-varoukh Shemo ».

ויענו אמן אחר כל ברכה בין אותם שיצאו ידי תפלה בין אותם שלא יצאו ובכוונה שיכוין בלבו אמת הוא הברכה שבירך המברך ואני מאמין בזה:

Et qu'ils répondent Amen àprès chaque berakha, que ce soit ceux qui se sont acquittés de la tefila, que ce soit ceux qui ne se sont pas acquittés ; et avec kavana (intention) : qu'il vise dans son cœur : il est vrai, la berakha qu'a bénie le mevarekh, et moi je crois en cela.

לא ישיח שיחת חולין בשעה שש"צ חוזר התפל' ואם שח הוא חוטא וגדול עונו מנשוא וגוערים בו: הגה וילמד בניו הקטנים שיענו אמן כי מיד שהתינוק עונה אמן יש לו חלק לעולם הבא [כלבו]:

Qu'il ne parle pas de paroles profanes à l'heure où le shats (officiant) répète la tefila. Et s'il a parlé, il est fautif, et sa faute est trop grande pour être portée, et on le réprimande. (Rema : et qu'il enseigne à ses petits enfants à répondre Amen, car dès que l'enfant répond Amen, il a une part au monde à venir [Kolbo].)

לא יענה אמן חטופה דהיינו כאילו האל"ף נקודה בחטף וכן שלא יחטוף וימהר לענות אותו קודם שיסיים המברך וכן לא יענה אמן קטופה דהיינו שמחסר קריאת הנו"ן שאינו מוציאה בפה שתהא נכרת [גם לא יפסיק באמצע המלה] [ב"י בשם הארוך] ולא יענה אמן יתומה דהיינו שהוא חייב בברכה אחת וש"ץ מברך אותה וזה אינו שומעה אע"פ שיודע איזה ברכה מברך הש"ץ מאחר שלא שמעה לא יענה אחריו אמן דהוי אמן יתומה: הגה ויש מחמירין דאפי' אינו מחויב באותה ברכה לא יענה אמן אם אינו יודע באיזה ברכה קאי ש"צ דזה נמי מקרי אמן יתומה [טור בשם תשב"ץ] ולא ימתין עם עניית האמן אלא מיד כשכלה הברכה יענה אמן [אבודרהם] ולא יענה אמן קצרה אלא ארוכ' קצת כדי שיוכל לומר אל מלך נאמן ולא יאריך בה יותר מדאי לפי שאין קריאת התיבה נשמעת כשמאריך יותר מדאי:

Qu'il ne réponde pas Amen hatoufa (hâtivée), c'est-à-dire comme si l'alef était pointée d'un hataf ; et de même, qu'il ne hâte pas et ne se précipite pas à y répondre avant que le mevarekh ait achevé. Et de même, qu'il ne réponde pas Amen qetoufa (tronquée), c'est-à-dire qu'il retranche la lecture du noun, qu'il ne le fasse pas sortir de la bouche de sorte qu'il soit reconnaissable. [Aussi, qu'il n'interrompe pas au milieu du mot] [Beit Yossef au nom de haArokh]. Et qu'il ne réponde pas Amen yetoma (orpheline), c'est-à-dire qu'il est tenu d'une berakha, et le shats la bénit, et celui-ci ne l'entend pas : bien qu'il sache quelle berakha bénit le shats, du moment qu'il ne l'a pas entendue, qu'il ne réponde pas Amen àprès lui, car c'est Amen yetoma. (Rema : et certains sont mahmirim (stricts) : même s'il n'est pas tenu de cette berakha, qu'il ne réponde pas Amen s'il ne sait pas à quelle berakha se tient le shats, car cela aussi est appelé Amen yetoma [Tour au nom de Tashbets]. Et qu'il n'attende pas avec la réponse d'Amen : seulement, aussitôt que s'achève la berakha, qu'il réponde Amen [Aboudraham]. Et qu'il ne réponde pas Amen courte, seulement un peu longue, afin qu'il puisse dire « El melekh neeman » ; et qu'il ne l'allonge pas plus que de mesure, parce que la lecture du mot n'est pas entendue lorsqu'on allonge plus que de mesure.)

אם יש קצת מהעונין שמאריכין יותר מדאי אין צריך המברך להמתין להם:

S'il y a quelques-uns des répondants qui allongent plus que de mesure, le mevarekh n'a pas besoin de les attendre.

מי ששכח ולא אמר יעלה ויבא בר"ח או בחולו של מועד או בכל דבר שצריך לחזור בשבילו יכוין דעתו וישמע מש"צ כל י"ח ברכות מראש ועד סוף כאדם שמתפלל לעצמו ולא יפסיק ולא ישיח ופוסע ג' פסיעות לאחוריו דכיון שכבר התפלל אלא ששכח ולא הזכיר אע"פ שהוא בקי ש"צ מוציאו:

Celui qui a oublié et n'a pas dit « Yaale ve-yavo » à Roch Hodesh, ou à hol ha-moed, ou en toute chose pour laquelle il faut revenir : qu'il dirige sa pensée et entende du shats (officiant) toutes les dix-huit berakhot, du début jusqu'à la fin, comme un homme qui prie pour lui-même ; et qu'il n'interrompt pas, et ne parle pas, et fait trois pas en arrière. Car du moment qu'il a déjà prié, seulement qu'il a oublié et n'a pas mentionné : bien qu'il soit baqi (compétent), le shats l'acquitte.

אם בעוד האדם מתפלל סיים ש"צ ברכה וקודם שכלתה עניית אמן מפי רוב הצבור סיים זה תפלתו עונה עמהם אמן. הגה ואפי' אם לא שמע הברכה כלל רק שומע צבור עונים אמן ויודע על איזה ברכה קאי יענה עמהם וכן בקדיש וקדושה וברכו [ב"י א"ח]:

Si, tandis que l'homme prie, le shats (officiant) a achevé une berakha, et qu'avant que s'achève la réponse d'Amen de la bouche de la majorité du public, celui-ci a achevé sa tefila : il répond Amen avec eux. (Rema : et même s'il n'a pas du tout entendu la berakha, seulement qu'il entend le public répondre Amen, et sait sur quelle berakha on se tient : qu'il réponde avec eux. Et de même à Kaddish, Kedousha et Barkhou [Beit Yossef, Orhot Hayim].)

העונה אמן לא יגביה קולו יותר מהמברך:

Celui qui répond Amen : qu'il n'élève pas sa voix plus que le mevarekh.