שולחן ערוך, אורח חיים

Choulhan Aroukh — Orah Haim, siman 137

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · combien de pesouqim pour chacun · 6 seifim
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Dix pesouqim pour trois, trois par ole, pasouq saute, parashat Para, double lecture.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETCombien de pesouqim pour chacun
À FAIREJour où l’on lit trois
pas moins de dix pesouqim au total ; « va-yedaber » monte du minyan
À FAIREChaque ole
pas moins de trois pesouqim ; deux lisent trois, un lit quatre — celui qui a lu quatre est louable
OUISujet achevé avec moins de dix
ex. parashat Amaleq (neuf pesouqim) : c’est bien
NONPasouq sauté à Chabbat shaharit
même un seul : on revient et on lit, lui et deux avec lui — même après avoir rendu la Torah, dit Kaddish, fait la haftara ou prié mousaf
OUIPasouq sauté à minha de Chabbat, lundi et jeudi
si dix pesouqim lus sans le sauté : on ne revient pas ; sinon on revient. Parashiyot des moadim : même din
NONUn ole n’a lu que deux pesouqim
il faut revenir et lire
OUITrois olim n’ont lu que neuf pesouqim (trois chacun)
pas besoin de revenir (preuve : Amaleq) ; moins de neuf : on revient
À FAIREParashat Para arrêtée à « ha-ger ha-gar be-tokham » puis sefer enroulé
revenir, ouvrir, commencer du début jusqu’à « titma ad ha-erev », bénir avant et après
OUISecond qui lit ce qu’a lu le premier
monte du minyan s’il a ajouté trois pesouqim, ou deux là où ce n’est pas possible ; sinon non, hors de « perei ha-hag »
Trois lecteurs : au moins dix pesouqim, trois par ole. Un pasouq sauté à Chabbat shaharit oblige à revenir ; à minha / lundi-jeudi, seulement si le total de dix n’est pas atteint. Amaleq (neuf) sert de preuve qu’un sujet achevé peut rester sous dix.

ביום שקורין ג' אין קורין פחות מי' פסוקים וידבר עול' מן המנין ואי סליק ענינא בבציר מי' פסוקים כגון פרשת עמלק שאין בה אלא ט' פסוקים שפיר דמי:

Un jour où l'on lit trois, on ne lit pas moins de dix pesouqim. Et « va-yedaber » monte du minyan. Et si le sujet s'achève avec moins de dix pesouqim, par exemple parashat Amaleq, où il n'y a que neuf pesouqim : c'est bien.

אין קורין עם כל אחד פחות מג' פסוקים שנים קורין ג' ג' ואחד קורא ד' ואיזה מהם שקרא ד' הרי זה משובח:

On ne lit pas avec chacun moins de trois pesouqim. Deux lisent trois chacun, et un lit quatre ; et lequel d'eux qu'a lu quatre, voici celui-ci est louable.

אם דילג פסוק אחד ולא קראו אם הוא במנחה בשבת או בשני וחמישי וקרא י' פסוקי' בלא פסוק המדולג אינו חוזר ואם לאו חוזר אבל בשבת אפי' דילג פסוק אחד חוזר וקורא ואפילו אחר שהחזיר את התור' ואמר קדיש חוזר וקורא הוא ושנים עמו ואפילו הפטיר והתפלל מוסף חוזר וקורא פרשיות המועדים (דינם) כמו מנחה בשבת ושני וחמישי לפי שכבר קראו הפרשיות בשבתות שלהן:

S'il a sauté un pasouq et ne l'a pas lu : si c'est à minha à Chabbat, ou lundi et jeudi, et qu'il a lu dix pesouqim sans le pasouq sauté, il ne revient pas. Et sinon, il revient. Mais à Chabbat, même s'il a sauté un seul pasouq, il revient et lit ; et même après qu'on a rendu la Torah et dit Kaddish, il revient et lit, lui et deux avec lui. Et même s'il a fait la haftara et prié mousaf, il revient et lit. Les parashiyot des moadim (leur din) : comme minha à Chabbat et lundi et jeudi, parce qu'on a déjà lu les parashiyot à leurs Chabbatot.

אם קרא אחד ב' פסוקים צריך לחזור ולקרות ואם לא קראו בין שלשתן אלא ט' פסוקים ג' לכל אחד אינם צריכים לחזור ולקרות וראיה לדבר פרשת עמלק אבל אם קראו פחות מט' צריכין לחזור ולקרות:

Si l'un a lu deux pesouqim, il faut revenir et lire. Et s'ils n'ont lu entre les trois que neuf pesouqim, trois pour chacun : ils n'ont pas besoin de revenir et de lire ; et preuve à la chose : parashat Amaleq. Mais s'ils ont lu moins de neuf, ils doivent revenir et lire.

אם קרא פרשת פרה ופסק בהגר הגר בתוכם וגלל ספר תורה חוזר ופותח ומתחיל מראש הפרשה עד תטמא עד הערב ומברך לפניה ולאחריה:

S'il a lu parashat Para et s'est arrêté à « ha-ger ha-gar be-tokham », et a enroulé le sefer Torah : il revient et ouvre, et commence du début de la parasha jusqu'à « titma ad ha-erev », et béni avant elle et après elle.

הקורא בתורה ראשון וקורא השני מה שקרא הראשון אם הוסיף על מה שקרא הראשון שלשה פסוקים או אפילו שנים במקום דלא אפשר אותו שני עולה מן המנין ואם לאו אינו עולה מהמנין חוץ מפרי החג משום דלא אפשר:

Celui qui lit dans la Torah le premier, et le second lit ce qu'a lu le premier : s'il a ajouté sur ce qu'a lu le premier trois pesouqim, ou même deux dans un lieu où ce n'est pas possible, ce second monte du minyan. Et sinon, il ne monte pas du minyan, hors de « perei ha-hag », parce que ce n'est pas possible.