Pas de qalout rosh, manger, dormir, raccourci, vetements, cracher, honneur, ruine, et etage au-dessus.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
בתי כנסיות ובתי מדרשות אין נוהגין בהם קלות ראש כגון שחוק והתול ושיחה בטילה ואין אוכלין ושותים בהם ולא מתקשטין בהם ולא מטיילין בהם ולא נכנסים בהם בחמה מפני החמה ובגשמים מפני הגשמים ות"ח ותלמידיהם מותרים לאכול ולשתות בהם מדוחק: (וי"א דבבית המדרש אפי' שלא מדוחק שרי): (ר"ן פרק בני העיר) ואין מחשבין בהם חשבונות אלא אם כן הם של מצוה כגון קופה של צדקה ופדיון שבויים ואין מספידין בהם אלא אם כן יהיה ההספד לאחד מגדולי העיר שכל בני העיר מתקבצים ובאים להספידו ואם צריך ליכנס בהם לצרכו כגון לקרא לאדם יכנס ויקרא מעט או יאמר דבר שמועה ואח"כ יקראנו כדי שלא יהא נראה כאלו נכנס לצרכו ואם אינו יודע לא לקרות ולא לשנות יאמר לא' מהתינוקות קרא לי פסוק שאתה קורא בו או ישהה מעט ואח"כ יצא שהישיבה בהם מצוה שנאמר אשרי יושבי ביתך (ושיעור הישיבה כדי הלוך שני פתחים) (לדעת הי"מ בסי' צ' ס"ס כ') (מרדכי ר"פ השותפין):
Les synagogues et les batei midrash (maisons d'étude) : on ne s'y conduit pas avec qalout rosh (légèreté), par exemple rire et plaisanterie et conversation oiseuse. Et l'on n'y mange pas et l'on n'y boit pas, et l'on ne s'y pare pas, et l'on ne s'y promène pas, et l'on n'y entre pas à la chaleur à cause de la chaleur et aux pluies à cause des pluies. Et les talmidei hakhamim et leurs élèves ont le droit d'y manger et d'y boire par contrainte. (Rema : (et certains disent : dans un beit midrash, même sans contrainte, c'est permis) (Ran, pereq Bnei ha-ir). Et l'on n'y calcule pas des comptes, sauf s'ils sont de mitsva, par exemple la quppa (caisse) de tsedaqa et pidyon shevouyim (rachat des captifs). Et l'on n'y fait pas d'hesped (éloge funèbre), sauf si l'hesped est pour l'un des grands de la ville, que tous les gens de la ville se rassemblent et viennent lui faire un hesped. Et s'il a besoin d'y entrer pour son besoin, par exemple pour appeler un homme : qu'il entre et lise un peu, ou qu'il dise un devar shemoua (enseignement), et ensuite qu'il l'appelle, afin qu'il ne paraisse pas comme s'il est entré pour son besoin. Et s'il ne sait ni lire ni étudier : qu'il dise à l'un des petits enfants « lis-moi un verset que tu lis », ou qu'il tarde un peu et ensuite sorte : car s'asseoir en eux est une mitsva, comme il est dit « achrei yoshvei beitekha » (et la mesure de la séance est le temps de marcher deux ouvertures) (selon l'avis des yesh mefarshim au siman 90 seif 20) (Mordekhai, début du pereq haShutafin).)
י"א שמה ששנינו בקדושת בתי מדרשות ר"ל של רבים דומיא דב"ה אבל יחיד הקובע מדרש בביתו לצרכו אין לו קדושה כ"כ:
Certains disent que ce que nous avons appris de la qedousha (sainteté) des batei midrash veut dire : de ceux du public, semblables à une synagogue ; mais un yahid (particulier) qui fixe un midrash dans sa maison pour son besoin n'a pas une qedousha autant.
אין ישנים בב"ה אפילו שינת עראי אבל בבית המדרש מותר:
On ne dort pas dans une synagogue, même un sommeil d'arai (passager) ; mais dans un beit midrash, c'est permis.
לצורך ב"ה מותר לאכול ולישן בתוכו ומטעם זה ישנים בליל יום הכפורים בב"ה ואפילו לצורך מצוה אחרת כגון כשנקבצים לעבר השנה בב"ה מותר לאכול שם:
Pour le besoin de la synagogue, il est permis d'y manger et d'y dormir. Et pour cette raison, on dort la nuit de Yom Kipour dans la synagogue. Et même pour le besoin d'une autre mitsva, par exemple lorsqu'on se rassemble pour intercaler l'année dans la synagogue : il est permis d'y manger.
היו לב"ה שני פתחים לא יכנס בפתח זה לעשותו דרך לצאת בפתח השני לקצר דרכו ואם היה הדרך עובר קודם שנבנה ב"ה מותר וכן אם לא נכנס בו תחלה כדי לקצר דרכו מותר לעשותו דרך וכשנכנס בו להתפלל מותר למי שנכנס בפתח זה לצאת בפתח אחר:
S'il y avait à la synagogue deux ouvertures : qu'il n'entre pas par cette ouverture pour en faire un chemin afin de sortir par la seconde ouverture, pour raccourcir son chemin. Et si le chemin passait avant que la synagogue soit bâtie : c'est permis. Et de même, s'il n'y est pas entré d'abord afin de raccourcir son chemin : il est permis d'en faire un chemin. Et lorsqu'il y entre pour prier : il est permis à celui qui est entré par cette ouverture de sortir par une autre ouverture.
מותר ליכנס בב"ה במקלו ובתרמילו ובאפונדתו (פי' מיני כיסים תרגום ובילקוט ובתרמילו) ויש אוסרים ליכנס בו בסכין ארוך או בראש מגולה:
Il est permis d'entrer dans une synagogue avec son bâton et avec sa besace et avec son afounda (c'est-à-dire : sortes de sacs ; Targoum de « ou-ve-yalqout ou-ve-tarmilo »). Et certains interdisent d'y entrer avec un long couteau ou la tête découverte.
יכול לרוק בו ובלבד שישפשפנו ברגליו או יהיה שם גמי שאם ירוק לתוכו לא יהא נראה:
Il peut y cracher, à condition qu'il le frotte de ses pieds, ou qu'il y ait là du jonc, de sorte que s'il crache dedans, ce ne soit pas vu.
טיט שעל רגליו ראוי לקנחו קודם שיכנס להתפלל וראוי שלא יהא עליו ולא על בגדיו שום לכלוך:
De la boue sur ses pieds : il convient de l'essuyer avant d'entrer prier. Et il convient qu'il n'y ait sur lui ni sur ses vêtements aucune souillure.
נוהגים בהם כבוד לכבדן ולרבצן [פי' כבוד נקוי הבית. ריבוץ זריקת המים על פני הקרקע] ונוהגין להדליק בהם נרות לכבדן:
On s'y conduit avec honneur : les balayer et les rabetz [kiboud : nettoyage de la maison ; ribouts : jeter de l'eau sur la face du sol]. Et l'on a l'usage d'y allumer des lampes pour les honorer.
אפי' לאחר שחרבו עדיין הם בקדושתן וכשם שנוהגים בהם כבוד בישובן כך נוהגים בחרבנם חוץ מכבוד ורבוץ ואם עלו בהם עשבים תולשים אותם ומניחים אותם במקומן משום עגמת נפש כדי שיראו העם ותעיר רוחם וישתדלו לבנותה:
Même après qu'elles ont été détruites, elles sont encore dans leur qedousha. Et de même que l'on s'y conduit avec honneur dans leur état habité, ainsi on s'y conduit dans leur ruine, hors de kiboud et ribouts. Et si des herbes y ont poussé : on les arrache et on les laisse à leur place, à cause de ogmat nefesh (peine de l'âme), afin que le peuple voie et que leur esprit s'éveille et qu'ils s'efforcent de la bâtir.
אם בשעת בנין ב"ה התנו עליו להשתמש בו מותר להשתמש בו בחרבנו אבל בישובו לא מהני תנאה ואפילו בחורבנו לתשמיש מגונה כגון זריעה וחשבונות של רבים לא מהני תנאה בד"א בבתי כנסיות שבחוצה לארץ אבל בבתי כנסיות שבא"י לא מהני שום תנאי:
Si à l'heure de bâtir la synagogue on a stipulé dessus de s'en servir : il est permis de s'en servir dans sa ruine ; mais dans son état habité, une stipulation n'y sert pas. Et même dans sa ruine, pour un usage vil, par exemple semer et des comptes du public, une stipulation n'y sert pas. En quoi ces paroles ? Dans les synagogues de houts la-arets (hors du Pays) ; mais dans les synagogues d'Erets Israel, aucune stipulation n'y sert.
יש ליזהר מלהשתמש בעליות שעל גבי ב"ה תשמיש קבוע של גנאי כגון לשכב שם ושאר תשמישים יש להסתפק אם מותר להשתמש שם: הגה וכל זה דוקא בב"ה קבוע שנבנה מתחלה לכך אבל בית שיחדו לאחר שנבנה לב"ה מותר לשכב עליו (פסקי מהר"י):
Il y a à se garder de se servir des étages au-dessus d'une synagogue d'un usage fixe de honte, par exemple y coucher. Et les autres usages : il y a à douter s'il est permis de s'en servir là. (Rema : et tout ceci, spécifiquement une synagogue fixe, bâtie dès le début pour cela ; mais une maison que l'on a désignée, après qu'elle a été bâtie, pour synagogue : il est permis de coucher au-dessus d'elle (Piskei Mahari).)