Monter en qedousha, sept tovei ha-ir, village et ville, pidyon shevouyim, et atanen.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
מותר לעשות מב"ה בית המדרש אבל לא מבית המדרש ב"ה:
Il est permis de faire d'une synagogue un beit midrash (maison d'étude), mais non d'un beit midrash une synagogue.
בני העיר שמכרו ב"ה יכולים ליקח בדמיו תיבה דהיינו היכל שמניחין בו ס"ת או לוח שמעמידין עליו ס"ת מכרו תיבה יכולים ליקח בדמיו מטפחת של ס"ת מכרו מטפחת לוקחין בדמיה ספרים דהיינו שכתוב כל חומש לבדו וכן נביאים וכתובים מכרו ספרים לוקחים בדמיהם ס"ת אבל איפכא להורידן מקדושתן אסור ואפי' אם קנה בקצת המעות דבר שקדושתו חמורה אין יכולין לשנות המותר לקדושה קלה:
Les gens de la ville qui ont vendu une synagogue peuvent prendre de son prix une teiva, c'est-à-dire un heikhal (arche) où l'on pose un sefer Torah, ou une tablette sur laquelle on dresse un sefer Torah. S'ils ont vendu une teiva, ils peuvent prendre de son prix une mitpahat (linge) de sefer Torah. S'ils ont vendu une mitpahat, on prend de son prix des sefarim, c'est-à-dire qu'un houmach est écrit à part, et de même Neviim et Ketouvim. S'ils ont vendu des sefarim, on prend de leur prix un sefer Torah. Mais l'inverse, les faire descendre de leur qedousha (sainteté), est interdit. Et même si l'on a acheté avec une partie de l'argent une chose dont la qedousha est plus grave, on ne peut pas changer le reste à une qedousha légère.
ס"ת שנמצא בו טעות דינו כחומשים (וע"ל סי' קמ"ג):
Un sefer Torah dans lequel une erreur a été trouvée : son din est comme des houmachim (et vois plus haut, siman 143).
אם הותר לקנות בדמי קדושה אחת קדושה אחרת כיוצא בה יש אוסרים ויש מתירין:
S'il a été permis d'acheter du prix d'une qedousha une autre qedousha semblable à elle : certains interdisent et certains permettent.
אם גבו מעות לבנות ב"ה או בית המדרש או לקנות תיבה או מטפחת או ס"ת ורצו לשנותן מלצורך מה שגבו אותם אין משנין אלא מקדושה קלה לחמורה אבל אם עשו בהם הדבר שגבו אותם בשבילם משנין המותר לכל מה שירצו ואם כשגבו המעות התנו לעשות חפצם ממותר הדמים אפילו קנו ומכרו וחזרו וקנו קדושה במקצת הדמים מותר להוריד המותר אבל אם לא התנו כשגבו אלא כשמכרו התנו אסור להורידם: הגה ואם קנו בדמים אלו שגבו עצים ואבנים חלה קדושת הדמים על העצים והאבנים ואסור לשנותן רק לקדושה חמורה ואם הביאו עצים ואבנים לצורך בנין ב"ה אם באו ליד גבאי אסור לשנותן רק לקדושה חמורה וקודם שבאו לידי גבאי מותר לשנותן אבל מכל מקום לא יוכל לחזור בו: (ב"י וכן משמע במרדכי ריש פ' בני העיר):
Si l'on a collecté de l'argent pour bâtir une synagogue ou un beit midrash, ou pour acheter une teiva ou une mitpahat ou un sefer Torah, et qu'ils ont voulu le changer de ce pour quoi on l'a collecté : on ne change que d'une qedousha légère à une grave. Mais si l'on a fait avec cela la chose pour laquelle on l'a collecté, on change le reste pour tout ce que l'on veut. Et si, lorsqu'on a collecté l'argent, on a stipulé de faire son gré du reste des sommes : même s'ils ont acheté et vendu et sont revenus acheter une qedousha avec une partie des sommes, il est permis de faire descendre le reste. Mais si l'on n'a pas stipulé lorsqu'on a collecté, seulement lorsqu'on a vendu on a stipulé : il est interdit de les faire descendre. (Rema : et si l'on a acheté avec ces sommes que l'on a collectées des bois et des pierres : la qedousha des sommes repose sur les bois et les pierres, et il est interdit de les changer, seulement à une qedousha grave. Et si l'on a apporté des bois et des pierres pour le besoin de bâtir une synagogue : s'ils sont venus en la main du gabai (collecteur), il est interdit de les changer, seulement à une qedousha grave ; et avant qu'ils soient venus en la main du gabai, il est permis de les changer ; mais toutefois, il ne peut pas se rétracter (Beit Yossef, et ainsi il apparaît dans Mordekhai, début du pereq Bnei ha-ir).)
מוכרים ב"ה וכן שאר דברים שבקדושה ואפילו ספר תורה להספקת תלמידים או להשיא יתומים בדמיו:
On vend une synagogue, et de même les autres choses de qedousha, et même un sefer Torah, pour l'entretien des talmidim ou pour marier des orphelins de son prix.
והא דב"ה נמכר הני מילי של כפרים שאין באים אנשים ממקומות אחרים שלא נעשית אלא לבני הכפרים לבדם (ואפי' בנו אותם משל אחרים) (מרדכי ישן בשם ראבי"ה) ולכן יכולים למכרו ומכל מקום המעות נשארים בקדושתן ואינם רשאים להורידן מקדושתן והיינו כשמכרו בני העיר שלא מדעת פרנסיהם והוא הדין אם מכרו ז' טובי העיר שלא במעמד אנשי העיר אבל אם הסכימו שבעה טובי העיר באותו מכר והיו במעמד אנשי העיר רשאים להוציא המעות לכל מה שירצו ואם קבלו עליהם בני העיר בפירוש במכר זה כל מה שיעשו אפילו יחיד מה שעשה עשה: הגה וכל ששבעה טובי העיר מוכרים בפירסום מקרי במעמד אנשי העיר ואינן צריכין לומר הן או לאו (מרדכי) אבל של כרכים שבאים שם ממקומות אחרים אפילו בנו אותו משלהם אינו נמכר אא"כ תלו אותו בדעת היחיד שאז יעשה בו היחיד מה שירצה בהסכמת הצבור וה"ה לכל דברי קדושה שנזכרו כאן דכולהו גרירי בתר בית הכנסת: הגה יחיד שבנה ב"ה ונתנה לקהל דינה כב"ה של קהל אבל אם שייר לעצמו בה שום כח אין לה מכר כי אם על פי הקהל ועל פיו או יורשיו (א"ז והגהות אשר"י פ' בני העיר) וכל זה לא מיירי אלא כשיש להם ב"ה אחרת אבל אם אין להם רק ב"ה אחת אסור למכרו דהא אפילו לסתרו אסור עד שיבנו אחרת (רבי' ירוחם נ"ג ח"ה וב"י בשם הרמב"ן) כל דבר שבקדושה שנמכר ומותר לשנותו נמכר בלא הכרזה ואין בו אונאה אבל דבר שאסור לשנותו לקדושה קלה צריך הכרזה (תשובת רשב"א סי' תתר"ד):
Et ceci, qu'une synagogue se vend : ces paroles, d'un village, où des gens ne viennent pas d'autres lieux, qu'elle n'a été faite que pour les gens du village seuls (et même s'ils l'ont bâtie de l'argent d'autres) (Mordekhai yashan au nom de Ravia). C'est pourquoi ils peuvent la vendre. Et toutefois, les sommes restent dans leur qedousha, et ils n'ont pas le droit de les faire descendre de leur qedousha. Et ceci, lorsque les gens de la ville l'ont vendue sans l'avis de leurs parnassim (administrateurs). Et de même s'ils l'ont vendue, les sept tovei ha-ir (notables de la ville), sans la présence des gens de la ville. Mais si les sept tovei ha-ir se sont accordés à cette vente et qu'ils étaient en présence des gens de la ville : ils ont le droit de sortir les sommes pour tout ce qu'ils veulent. Et si les gens de la ville ont pris expressément sur eux, dans cette vente, tout ce qu'ils feront : même un yahid (particulier), ce qu'il a fait est fait. (Rema : et tout que les sept tovei ha-ir vendent en publicité est appelé « en présence des gens de la ville », et ils n'ont pas besoin de dire oui ou non (Mordekhai).) Mais d'une ville, où des gens y viennent d'autres lieux : même s'ils l'ont bâtie de leur argent, elle ne se vend pas, sauf s'ils l'ont suspendue à l'avis d'un yahid : alors le yahid en fera ce qu'il voudra, avec l'accord du tsibbour. Et de même pour toutes les choses de qedousha mentionnées ici : toutes sont tirées après la synagogue. (Rema : un yahid qui a bâti une synagogue et l'a donnée au qahal : son din est comme une synagogue du qahal. Mais s'il s'est réservé pour lui en elle quelque pouvoir : elle n'a de vente que selon le qahal et selon lui, ou ses héritiers (Or Zaroua et Hagahot Asheri, pereq Bnei ha-ir). Et tout ceci ne parle que lorsqu'ils ont une autre synagogue ; mais s'ils n'ont qu'une seule synagogue, il est interdit de la vendre : car voici, même la démolir est interdit jusqu'à ce qu'ils en bâtissent une autre (Rabbenou Yerouham netiv 3 helek 5, et Beit Yossef au nom du Ramban). Toute chose de qedousha qui a été vendue et qu'il est permis de changer : elle se vend sans criée, et il n'y a pas en elle d'onaa (lésion). Mais une chose qu'il est interdit de changer à une qedousha légère : il faut une criée (techouvat haRashba siman 1604).)
בנו בית סתם והקדישו אח"כ לב"ה דינו כב"ה אבל אינו קדוש עד שיתפללו בו אפי' אם בנאוהו לשם ב"ה וכיון שהתפללו בו אפי' אורחים לפי שעה כיון שהיה מיוחד לתפלה קדוש ואם לפי שעה הקדישו הכל לפי מה שאמרו:
On a bâti une maison sans précision et on l'a ensuite consacrée pour synagogue : son din est comme une synagogue. Mais elle n'est pas qedosha jusqu'à ce que l'on y prie, même si on l'a bâtie pour une synagogue. Et du moment que l'on y a prié, même des hôtes pour une heure : du moment qu'elle était désignée pour la tefila, elle est qedosha. Et si pour une heure on l'a consacrée : tout selon ce qu'ils ont dit.
כשמוכרים אנשי הכפר ב"ה יכולים למכרו ממכר עולם והלוקח יעשה בו מה שירצה חוץ ממרחץ ובורסקי ובית הטבילה ובית הכסא ואם מכרוהו שבעה טובי העיר במעמד אנשי העיר יעשה הלוקח אפי' אלו הארבעה דברים:
Lorsque les gens du village vendent une synagogue, ils peuvent la vendre d'une vente éternelle, et l'acheteur en fera ce qu'il voudra, hors d'un bain, d'une tannerie, d'une maison de tevila (immersion) et d'une latrine. Et s'ils l'ont vendue, les sept tovei ha-ir, en présence des gens de la ville : l'acheteur fera même ces quatre choses.
יש אומרים דיחיד בשלו אפי' ס"ת מותר למכרו ולעשות בדמיו כל מה שירצה כל שלא הקדישו לקרות ברבים ויש מי שאוסר אלא אם כן ללמוד תורה או לישא אשה:
Certains disent : un yahid, dans ce qui est à lui, même un sefer Torah, il est permis de le vendre et de faire de son prix tout ce qu'il veut, tout le temps qu'il ne l'a pas consacré à lire en public. Et il y a qui interdit, sauf pour étudier la Torah ou pour épouser une femme.
בית הכנסת או לבנים ועצים מב"ה ישן שסתרו יכולים ליתן במתנה דאי לאו דהוה להו הנאה מיניה לא הוו יהבי ליה הדר הוה ליה כמכר וכן יכולים להחליפם באחרים והם יוצאים לחולין אבל אסור למשכנן או להשכירן או להשאילן אפילו ע"י שבעה טובי העיר שעדיין נשארין בקדושתן שאין כאן דבר אחר שתחול קדושתן עליו: הגה ודוקא בדרך שמורידן מקדושתן אבל מותר להשאיל אפילו ס"ת לקרות בה אפי' משל רבים ליחיד (ב"י בשם א"ח):
Une synagogue, ou des briques et des bois d'une ancienne synagogue que l'on a démolie : on peut les donner en cadeau, car si ce n'est qu'ils en avaient un bénéfice, ils ne les lui donneraient pas : voici c'est revenu comme une vente. Et de même on peut les échanger contre d'autres, et ils sortent à houl (profane). Mais il est interdit de les mettre en gage, ou de les louer, ou de les prêter, même par les sept tovei ha-ir : car ils restent encore dans leur qedousha, puisqu'il n'y a pas ici une autre chose sur laquelle leur qedousha repose. (Rema : et spécifiquement d'une manière qui les fait descendre de leur qedousha ; mais il est permis de prêter même un sefer Torah pour y lire, même du public à un yahid (Beit Yossef au nom de Orhot Hayim).)
מי שיש לו תנאי עם הקהל שלא יוכל לבנות ב"ה כי אם הוא וזרעו אינו יכול למכור זכותו לאחר:
Celui qui a une condition avec le qahal, que l'on ne puisse bâtir une synagogue sinon lui et sa descendance : il ne peut pas vendre son droit à un autre.
גבו מעות לבנין ב"ה ובא להם דבר מצוה מוציאין בה המעות קנו אבנים וקורות לא ימכרם לדבר מצוה אלא לפדיון שבויים אע"פ שהביאו האבנים וגדרום ואת הקורות ופסלום והתקינו הכל לבנין ב"ה מוכרים הכל לפדיון שבויים בלבד אבל אם בנו וגמרו לא ימכרו ב"ה אלא יגבו לפדיון מן הצבור:
On a collecté de l'argent pour le bâtiment d'une synagogue, et une chose de mitsva leur est venue : on sort l'argent pour elle. On a acheté des pierres et des poutres : on ne les vendra pas pour une chose de mitsva, seulement pour pidyon shevouyim (rachat des captifs). Bien que l'on ait apporté les pierres et les ait taillées, et les poutres et les ait dressées, et que l'on ait tout préparé pour le bâtiment de la synagogue : on vend tout, pour pidyon shevouyim seulement. Mais si l'on a bâti et achevé : on ne vendra pas la synagogue, seulement on collectera pour le pidyon du public.
ראובן שאמר קרקע זו אני נותן לבנות עליה ב"ה ולא רצו עכו"ם להניחם לבנות ב"ה והקהל אומרים לבנות עליו בית לת"ת וראובן אומר אדעתא דהכי לא נדרתי לא מצי ראובן הדר ביה ואם ראובן לא היה דר שם היו יכולים לשנותה ואם הוא מבני אותה העיר אינם רשאים לשנותה אם הוא עומד וצווח (פי' וצועק) אא"כ יש שם חבר עיר דכל מאי דאתי אדעתא דידיה אתי: (ושבעה טובי עיר דינם כחבר עיר): (מרדכי ריש פ' בני העיר):
Reouven qui a dit : « ce terrain, je le donne pour y bâtir une synagogue », et des akoum (non-juifs) n'ont pas voulu les laisser bâtir une synagogue, et le qahal dit d'y bâtir une maison pour un Talmud Torah, et Reouven dit : « dans cette intention je n'ai pas voué » : Reouven ne peut pas se rétracter. Et si Reouven n'habitait pas là, ils pouvaient la changer. Et s'il est des gens de cette ville, ils n'ont pas le droit de la changer s'il se tient et crie (c'est-à-dire et hurle), sauf s'il y a là un haver ir (sage de la ville) : car tout ce qui vient, vient selon son avis. (Et les sept tovei ha-ir, leur din est comme un haver ir.) (Mordekhai, début du pereq Bnei ha-ir.)
אין אדם יכול לאסור חלקו מב"ה ולא מהספרים ואם אסר אינו כלום:
Un homme ne peut pas interdire sa part d'une synagogue, ni des sefarim. Et s'il a interdit, ce n'est rien.
מי שהשאיל ביתו לב"ה ויש לו מריבה עם אחד מהקהל אינו יכול לאסרה אא"כ יאסרנו לכל הקהל כאחד: הגה ודוקא שהשאיל תחלה סתם אבל אם התנה מתחלה שכל זמן שירצה למחות יהא בידו למחות או שלא השאיל להם בפירוש אלא הניחם ליכנס לביתו הרשות בידו למחות כמו שירצה: (מהר"ם פאדווא סי' פ"ה):
Celui qui a prêté sa maison pour une synagogue, et qu'il a une querelle avec l'un du qahal : il ne peut pas l'interdire, sauf s'il l'interdit à tout le qahal à la fois. (Rema : et spécifiquement s'il a prêté d'abord sans précision ; mais s'il a stipulé dès le début que tout le temps qu'il voudra protester, le pouvoir soit en sa main de protester, ou qu'il ne leur a pas prêté expressément, seulement il les a laissées entrer dans sa maison : le pouvoir est en sa main de protester comme il voudra (Maharam Padoua siman 85).)
מי שהיה בביתו ב"ה ימים רבים אין הצבור רשאים לשנותו בבית אחר:
Celui dans la maison de qui il y avait une synagogue de nombreux jours : le tsibbour n'a pas le droit de la changer en une autre maison.
יש מי שאומר שכלי הקודש של כסף שנהגו להביאם תמיד לבית הכנסת בחגים אין יכולים להוציא לחולין ולמכרם והקהל יכולים לתפשם שישארו בחזקת הקדש אחר מיתת המקדיש:
Il y a qui dit que les kelei ha-qodesh (ustensiles saints) d'argent que l'on a l'usage d'apporter toujours à la synagogue aux hagim (fêtes) : on ne peut pas les faire sortir à houl et les vendre, et le qahal peut les saisir afin qu'ils restent en hazaka (possession) de heqdesh après la mort de celui qui a consacré.
יש מי שאומר שאם ימצא אחר מיתת אדם כתב כתוב שהקדיש כלים ואין עליו עדים ולא מסרו להקהל אפילו הכי הוי הקדש:
Il y a qui dit : si l'on trouve, après la mort d'un homme, un écrit écrit qu'il a consacré des ustensiles, et qu'il n'y a pas sur lui de témoins, et qu'il ne l'a pas livré au qahal : même ainsi, c'est heqdesh.
יש מי שאומר שס"ת שהוחזק שהיה של אבותיו של ראובן אין הצבור יכולים להחזיק בו:
Il y a qui dit : un sefer Torah dont il est établi qu'il était de ses pères, de Reouven : le tsibbour ne peut pas s'en saisir.
אין לקנות מעילים שנשתמש בהם הדיוט לתשמיש קדושה: הגה אסור לעשות מאתנן זונה או מחיר כלב דבר של מצוה כגון ב"ה או ס"ת ודוקא מהאתנן עצמה אבל אם נתנו לה מעות באתנן מותר לקנות בהן דבר מצוה ולא מקרי זונה אלא איסור ערוה אבל אלו הפנויות הקדשות שמקדישות דבר מותר לקבל מהן (רבי' ירוחם נ"ג ח"א):
On n'a pas à acheter des meilim (manteaux) dont un hedyot (profane) s'est servi, pour un usage de qedousha. (Rema : il est interdit de faire d'un atanen zona (salaire d'une prostituée) ou d'un mehir kelev (prix d'un chien) une chose de mitsva, par exemple une synagogue ou un sefer Torah. Et spécifiquement de l'atanen lui-même ; mais si on lui a donné de l'argent en atanen, il est permis d'acheter avec cela une chose de mitsva. Et n'est appelée zona que un issour erva (interdit de parenté) ; mais ces penouyot (célibataires) qedeshot (prostituées) qui consacrent une chose : il est permis de recevoir d'elles (Rabbenou Yerouham netiv 3 helek 1).)
אדם שהוא רגיל בשום מצוה כגון גלילה ואירעו אונס או עוני ונתנו הקהל המצוה לאחר ואח"כ העשיר ורצה שיחזירו לו המצוה אם בשעה שנתנו הקהל המצוה לשני היה סיפק ביד הראשון לתת מה שהיה נותן בכל שנה ולא חפץ בה ונתרצה הוא עם שאר הקהל לתת לאחר איבד זכותו אבל אם כשנתנוה לשני לא היה ביד הראשון סיפק לתת מה שהיה נותן ועתה שיש בידו רוצה לזכות במצותו ולחזור וליתן מה שהיה נותן תחלה חוזר למצותו:
Un homme qui est habituel d'une mitsva, par exemple la gelila (enroulement), et qu'un oness (contrainte) ou une pauvreté lui est arrivé, et que le qahal a donné la mitsva à un autre, et qu'ensuite il s'est enrichi et a voulu que l'on lui rende la mitsva : si à l'heure où le qahal a donné la mitsva au second, il y avait en la main du premier de quoi donner ce qu'il donnait chaque année, et qu'il n'en a pas voulu, et qu'il s'est accordé, lui avec le reste du qahal, à la donner à un autre : il a perdu son droit. Mais si, lorsqu'on l'a donnée au second, il n'y avait pas en la main du premier de quoi donner ce qu'il donnait, et qu'à présent qu'il a en sa main il veut mériter sa mitsva et revenir donner ce qu'il donnait d'abord : il revient à sa mitsva.