Couper le pain, ha-Motsi, sel, parole, qeva, le plus grand, lehem mishne, et matsa de Pesah.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
בוצע בפת במקום שנאפה היטב (ובפת דידן יש לבצוע בצד הפת ויחתוך מעט מצד העליון והתחתון) (הגהות מיימוני פ"ז מהלכות ברכות) ויחתוך פרוסת הבציעה וצריך לחתוך מעט שאם יאחוז בפרוסה יעלה שאר הככר עמו שאם לא כן חשוב כפרוסה ויניחנה מחוברת לפת ויתחיל לברך ואחר שסיים הברכה יפרידנה כדי שתכלה הברכה בעוד שהפת שלם ולא יבצע פרוסה קטנה מפני שנראה כצר עין ולא פרוסה יותר מכביצ' מפני שנרא' כרעבתן: הגה ובשבת לא יחתוך בככר עד אחר הברכה כדי שיהיו הככרות שלימות (תוס' ומרדכי פ' כיצד מברכין) ומ"מ אם שכח וחתך כמו בחול אינו מזיק (מרדכי) ונראה הא דלא יבצע יותר מכביצה היינו דוקא בחול ואוכל לבדו אבל בשבת או שאוכל עם הרבה בני אדם וצריך ליתן מן הפרוסה לכל אחד כזית מותר לבצוע כפי מה שצריך לו וע"ל סי' רע"ד:
Il rompt le pain à l'endroit où il a été bien cuit. (Et dans notre pain, il y a à rompre sur le côté du pain, et qu'il coupe un peu du côté supérieur et inférieur) (Hagahot Maimoni, chapitre 7 des hilkhot berakhot). Et qu'il coupe la tranche de la betsia (rupture), et il faut couper un peu, de sorte que s'il tient à la tranche, le reste de la miche monte avec lui : que s'il n'en est pas ainsi, elle est considérée comme une tranche. Et qu'il la laisse jointe au pain, et qu'il commence à bénir ; et après qu'il a achevé la berakha, qu'il la sépare, afin que la berakha s'achève tandis que le pain est encore entier. Et qu'il ne rompe pas une petite tranche, parce qu'il paraît comme avare ; ni une tranche de plus d'une kebeitsa (mesure d'un œuf), parce qu'il paraît comme glouton. (Rema : et à Chabbat, qu'il ne coupe pas dans la miche jusqu'après la berakha, afin que les miches soient entières (Tosafot et Mordekhai, pereq Ketsad Mevarkhin). Et toutefois, s'il a oublié et a coupé comme en semaine : cela ne nuit pas (Mordekhai). Et il apparaît que ceci, qu'il ne rompe pas plus d'une kebeitsa : c'est spécifiquement en semaine et qu'il mange seul ; mais à Chabbat, ou qu'il mange avec beaucoup d'hommes et qu'il faut donner de la tranche à chacun un kezayit (mesure d'une olive) : il est permis de rompre selon ce dont il a besoin. Et vois plus loin, siman 274.)
יברך המוציא לחם מן הארץ (ואם רבים מסובים יכוונו לבם לשמוע ברכה ויענו אמן והמברך יכוין לאמן שאומרים) (א"ז) יתן ריוח בין לחם ובין מן:
Qu'il bénisse « ha-Motsi lehem min ha-arets ». (Et si beaucoup sont accoudés, qu'ils visent leur cœur à entendre la berakha et qu'ils répondent amen ; et celui qui bénit visera à l'amen qu'ils disent) (Or Zaroua). Qu'il donne un espace entre lehem et min.
אין לברך קודם שיתפוס הלחם:
Il n'y a pas à bénir avant qu'il tienne le pain.
יתן שתי ידיו על הפת בשעת ברכה שיש בהן י' אצבעות כנגד י' מצות התלויות בפת ולכך יש י' תיבות בברכת המוציא וי' תיבות בפסוק מצמיח חציר לבהמה וי' תיבות בפסוק עיני כל אליך ישברו וי' תיבות בפסוק ארץ חטה ושעורה וי' תיבות בפסוק ויתן לך:
Qu'il pose ses deux mains sur le pain à l'heure de la berakha : car il y a en elles dix doigts, en face des dix mitsvot qui dépendent du pain. Et c'est pourquoi il y a dix mots dans la berakha de ha-Motsi, et dix mots dans le pasouq (verset) « matsmi'ah hatsir la-behema », et dix mots dans le pasouq « einei khol elekha yesaberou », et dix mots dans le pasouq « erets hita ous'ora », et dix mots dans le pasouq « ve-yiten lekha ».
לא יבצע עד שיביאו לפניו מלח או ליפתן (פירש"י כל דבר הנאכל עם הפת) ללפת בו פרוסת הבציעה ואם היא נקייה או שהיא מתובל בתבלין או במלח כעין שלנו או שנתכוין לאכול פת חריבה אינו צריך להמתין: הגה ומ"מ מצוה להביא על כל שלחן מלח קודם שיבצוע כי השלחן דומה למזבח והאכיל' לקרבן ונא' על כל קרבנך תקריב מלח (ב"י בשם שבולי הלקט) והוא מגין מן הפורענות (תו' והגהת אשיר"י פ' כיצד מברכין וע"ל ס"ס ק"ע):
Qu'il ne rompe pas jusqu'à ce qu'on apporte devant lui du sel ou un liyetan (accompagnement) (Rashi a expliqué : toute chose mangée avec le pain) pour accompagner la tranche de la betsia. Et si elle est propre, ou qu'elle est assaisonnée d'épices ou de sel comme la nôtre, ou qu'il a l'intention de manger du pain sec : il n'a pas besoin d'attendre. (Rema : et toutefois, c'est une mitsva d'apporter sur toute table du sel avant qu'il rompe : car la table ressemble à l'autel, et le manger au qorban (sacrifice), et il est dit « al kol qorbanekha taqriv melah » (Beit Yossef au nom de Shibolei ha-Leqet). Et il protège du malheur (Tosafot et Hagahot Asheri, pereq Ketsad Mevarkhin ; et vois plus loin, fin du siman 170).)
יאכל מיד ולא ישיח בין ברכה לאכילה ואם שח צריך לחזור ולברך אא"כ היתה השיחה בדברים מענין דברים שמברכין עליו כגון שבירך על הפת וקודם שאכל אמר הביאו מלח או ליפתן תנו לפלוני לאכול תנו מאכל לבהמה וכיוצא באלו אינו צריך לברך: הגה ומ"מ לכתחלה לא יפסיק כלל (כל בו) והא דאם שח דברים בטלים צריך לחזור ולברך היינו דוקא ששח קודם שאכל הבוצע אבל אח"כ לא הוי שיחה הפסק אף על פי שעדיין לא אכלו אחרים המסובים כבר יצאו כולם באכילת הבוצע כי אין צריכין כולם לאכול מן פרוסת הבוצע רק שעושין כן לחבוב מצוה: (רוקח ואור זרוע):
Qu'il mange aussitôt, et qu'il ne parle pas entre la berakha et le manger. Et s'il a parlé : il faut revenir et bénir, à moins que la parole ne fût de choses de l'affaire des choses sur lesquelles on bénit, par exemple qu'il a béni sur le pain et qu'avant qu'il mange il a dit : « apportez du sel ou un liyetan, donnez à un tel à manger, donnez à manger à la bête », et ce qui leur ressemble : il n'a pas besoin de bénir. (Rema : et toutefois, lekhathila (a priori) qu'il n'interrompe pas du tout (Kol Bo). Et ceci, que s'il a parlé des paroles vaines il faut revenir et bénir : c'est spécifiquement qu'il a parlé avant que le botsea (celui qui rompt) mange ; mais ensuite, la parole n'est pas un hefsek (interruption), même si les autres accoudés n'ont pas encore mangé : déjà tous sont sortis par le manger du botsea, car ils n'ont pas tous besoin de manger de la tranche du botsea, seulement ils font ainsi pour le hibouv (attachement) de la mitsva (Roqeah et Or Zaroua).)
ראובן שהיה נוטל ידיו לאכילה ויעקב היה מברך המוציא ונתכוין להוציא השומעים ואח"כ ניגב ראובן ידיו ובירך על נט"י לא הוי הפסק ויוצא בברכת יעקב ואינו צריך לחזור ולברך ברכת המוציא:
Reouven qui prenait ses mains pour manger, et Yaakov béni ha-Motsi et visait à faire sortir les auditeurs, et ensuite Reouven a esséché ses mains et a béni « al netilat yadayim » : ce n'est pas un hefsek, et il sort par la berakha de Yaakov, et il n'a pas besoin de revenir et bénir la berakha de ha-Motsi.
שכח ואכל ולא בירך המוציא אם נזכר בתוך הסעוד' מברך ואם לא נזכר עד שגמר סעודתו אינו מברך:
S'il a oublié et a mangé et n'a pas béni ha-Motsi : s'il s'est souvenu dans la seouda (repas), il bénit ; et s'il ne s'est pas souvenu jusqu'à ce qu'il a achevé sa seouda, il ne bénit pas.
אם הוא מסופק אם בירך המוציא אם לאו אינו חוזר ומברך:
S'il a un safek (doute) s'il a béni ha-Motsi ou non : il ne revient pas et ne bénit pas.
אם במקום ברכת המוציא בירך שהכל נהיה בדברו או שאומר בריך רחמנא מלכא מארי דהאי פיתא יצא:
Si, à la place de la berakha de ha-Motsi, il a béni « she-ha-kol niheye bi-dvaro », ou qu'il dit « berikh Rahmana malka mareih de-hai pita » : il est yatsa (sorti d'obligation).
אם היו שנים או רבים א' מברך לכלם ודוקא הסיבו שהוא דרך קבע (או בעל הבית עם בני ביתו דהוי כהסיבו) (טור) אבל אם היו יושבים בלא הסיבה כיון שאינם נקבעים יחד כל א' מברך לעצמו ואם אמרו נאכל כאן או במקום פלוני כיון שהכינו מקום לאכילתן הוי קבע ואפי' בלא הסיבה והאידנא שאין אנו רגילים בהסיבה ישיבה דידן בשלחן א' או בלא שלחן במפה אחת הוי קביעות ואפי' לבני חבורה כהסיבה דידהו דמי ולדידן אפי' קבעו מקום לאכילתן או בעל הבית עם בני ביתו לא מהני אא"כ ישבו בשלחן א' או במפה אחת:
S'ils étaient deux ou plusieurs : l'un bénit pour tous. Et spécifiquement qu'ils se sont accoudés, ce qui est une voie de qeva (fixité) (ou le maître de maison avec les gens de sa maison, car c'est comme s'ils se sont accoudés) (Tour). Mais s'ils étaient assis sans hasiba (accoudement) : du moment qu'ils ne se fixent pas ensemble, chacun bénit pour soi. Et s'ils ont dit : « nous mangerons ici » ou « dans un tel lieu » : du moment qu'ils ont préparé un lieu pour leur manger, voici c'est qeva, et même sans hasiba. Et de nos jours, que nous n'avons pas l'habitude de hasiba : notre séance à une seule table, ou sans table à une seule nappe, voici c'est une qviout (fixité) ; et même pour les gens d'un groupe, c'est comme leur hasiba. Et pour nous, même s'ils ont fixé un lieu pour leur manger, ou le maître de maison avec les gens de sa maison : cela n'est pas efficace, à moins qu'ils ne se soient assis à une seule table ou à une seule nappe.
אם היו רוכבים ואמרו נאכל אע"פ שכל א' אוכל מככרו שלא ירדו מהבהמות מצטרפין כיון שעמדו במקום אחד אבל אם היו אוכלים והולכים לא ואם היו אוכלים בשדה מפוזרים ומפורדים אע"פ שאוכלים כלם בשעה אחד ומככר אחד כיון שלא קבעו מקום ואוכלין מפוזרים אינם מצטרפין:
S'ils étaient à cheval et ont dit « nous mangerons » : bien que chacun mange de sa miche, sans descendre des bêtes, ils se joignent, du moment qu'ils se sont tenus en un seul lieu. Mais s'ils mangeaient et allaient, non. Et s'ils mangeaient dans un champ, dispersés et séparés : bien qu'ils mangent tous à une seule heure et d'une seule miche, du moment qu'ils n'ont pas fixé de lieu et qu'ils mangent dispersés, ils ne se joignent pas.
היכא דלא קבעו מקום דאמרינן שכל אחד מברך לעצמו אם כיון המברך להוציאם והם נתכוונו לצאת יצאו:
Là où ils n'ont pas fixé de lieu, dont nous disons que chacun bénit pour soi : s'il a visé, celui qui bénit, à les faire sortir, et qu'eux ont visé à sortir : ils sont yatsou.
אם המסובין רבים גדול שבכלם בוצע הגה אם הם שוים וא' מהם כהן מצוה להקדימו ואם הכהן עם הארץ ת"ח קודם לו ואם הכהן ג"כ ת"ח אלא שהוא פחות מן השני טוב להקדימו אבל אין חיוב בדבר (וע"ל סי' ר"א ומרדכי פ' בני העיר ב"י סי' קל"ה בשם רשב"א) ואם יש עמהם בע"ה הוא בוצע ואפי' אם האורח גדול [והמברך יאמר תחלה ברשות מורי ורבותי]: (א"ז ובית יוסף בשם שיבולי לקט):
Si les accoudés sont nombreux : le plus grand de tous rompt. (Rema : s'ils sont égaux et que l'un d'eux est kohen, c'est une mitsva de le faire précéder. Et si le kohen est am ha-arets (ignorant), un talmid hakham (sage) le précède. Et si le kohen aussi est talmid hakham, seulement il est moindre que le second : il est bon de le faire précéder, mais il n'y a pas d'obligation en la chose (et vois plus loin, siman 201, et Mordekhai, pereq Benei ha-Ir ; Beit Yossef siman 135 au nom du Rashba).) Et s'il y a avec eux le maître de maison : c'est lui qui rompt, même si l'hôte est plus grand. [Et celui qui bénit dira d'abord : « bi-reshout morai ve-rabotai »] (Or Zaroua et Beit Yossef au nom de Shibolei ha-Leqet).
אין המסובין רשאים לטעום עד שיטעום הבוצע אבל מותר לתת לכל אחד חלקו קודם שיאכל הוא והם ימתינו עד שיאכל הוא [תוס' ומרדכי פרק ג' שאכלו] ואם כל אחד אוכל מככרו ואין כלם זקוקי' לככר שביד הבוצע רשאים לטעום קוד' ואם הוא שבת צריך שיהא לפני המסובים לחם משנה חוץ ממה שלפני הבוצע ואז יהיו רשאים לטעום קודם הבוצע:
Les accoudés n'ont pas le droit de goûter jusqu'à ce que le botsea goûte. Mais il est permis de donner à chacun sa part avant qu'il mange lui, et eux attendront jusqu'à ce qu'il mange lui [Tosafot et Mordekhai, pereq 3 She-akhlou]. Et si chacun mange de sa miche et qu'ils ne dépendent pas tous de la miche qui est en la main du botsea : ils ont le droit de goûter avant. Et si c'est Chabbat : il faut qu'il y ait devant les accoudés du lehem mishne (double pain) hors de ce qui est devant le botsea, et alors ils auront le droit de goûter avant le botsea.
אין הבוצע רשאי לבצוע עד שיכלה אמן מפי רוב העונים:
Le botsea n'a pas le droit de rompre jusqu'à ce que amen s'achève de la bouche de la majorité de ceux qui répondent.
הבוצע פושט ידו תחלה לקערה לאכול ואם בא לחלוק כבוד למי שגדול ממנו רשאי:
Le botsea tend sa main d'abord au plat pour manger. Et s'il vient à partager l'honneur à celui qui est plus grand que lui : il a le droit.
הבוצע נותן פרוסה לפני כל אחד והאחד נוטל פרוסה בידו ואין הבוצע נותן ביד האוכל אלא א"כ היה אבל: [ופרשה ציון בידיה רמז לפרוסת המוציא שנותנין בידו בשעת אבלות] [ב"י ואבודרהם בשם רמב"ם פ"ז מהל' ברכו' ותשו' הרשב"א]:
Le botsea pose une tranche devant chacun, et l'un prend la tranche en sa main. Et le botsea ne la met pas en la main de celui qui mange, à moins qu'il ne soit avel (endeuillé). [Et « parsa Tsiyon be-yadeha » est un indice de la tranche de ha-Motsi que l'on met en sa main à l'heure de l'avelout (deuil)] [Beit Yossef et Aboudraham au nom du Rambam, chapitre 7 des hilkhot berakhot, et techouvot ha-Rashba].
מי שאינו אוכל אינו יכול לברך ברכת המוציא להוציא האוכלים אבל לקטנים יכול לברך אע"פ שאינו אוכל עמהם כדי לחנכם במצות:
Celui qui ne mange pas ne peut pas bénir la berakha de ha-Motsi pour faire sortir ceux qui mangent. Mais pour des petits, il peut bénir, même s'il ne mange pas avec eux, afin de les éduquer aux mitsvot.
אפי' בשבת שהוא חייב לאכול פת לא יברך לו חבירו ברכת המוציא אם אינו אוכל ולא שרי לברך לאחרים אע"פ שאינו טועם אלא ברכת המוציא דמצה בליל ראשון של פסח וברכת היין דקידוש בין של לילה בין של יום: הגה ויש לאכול הפרוסה שבצע עליה קודם שיאכל פת אחר שתהא נאכלת לתאבון והוא משום חבוב מצוה: (אגור ונ"י בשם שבולי לקט):
Même à Chabbat, où il est tenu de manger du pain : que son compagnon ne lui bénisse pas la berakha de ha-Motsi s'il ne mange pas. Et il n'est permis de bénir pour les autres, même s'il ne goûte pas, que la berakha de ha-Motsi de la matsa (pain azyme) à la première nuit de Pesah (Pâque), et la berakha du vin du qiddoush (sanctification), que ce soit de la nuit, que ce soit du jour. (Rema : et il y a à manger la tranche sur laquelle il a rompu, avant qu'il mange un autre pain, afin qu'elle soit mangée avec appétit ; et cela est à cause du hibouv de la mitsva (Agour et Nimouqei Yossef au nom de Shibolei ha-Leqet).)