שולחן ערוך, אורח חיים

Choulhan Aroukh — Orah Haim, siman 169

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · lois du shamash de la seouda · 3 seifim
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Donner au serveur tout de suite, ne donner qu'a qui benit, et berakha du shamash sur chaque coupe.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETLois du shamash de la seouda
À FAIREDonner au serveur tout de suite
Toute chose apportée devant l’homme, qui a une odeur et que l’homme désire : il faut en donner au shamash aussitôt. Mesure de hasidout : lui donner aussitôt de chaque espèce.
À ÉVITERPendant que la coupe est en main
Qu’il ne lui donne pas tout le temps que la coupe est en sa main, ou en la main du maître de maison.
OUIUn autre à la seouda
Spécifiquement au shamash ; à un autre qui est à la seouda, il est permis de donner de cette manière.
NONTranche de pain
Interdit de lui donner une tranche de pain, à moins qu’il ne sache de lui qu’il a pris ses mains.
À FAIREDonner à qui bénit
Qu’il ne donne à manger qu’à celui dont il sait qu’il bénira.
OUIPauvre à titre de tsedaqa
Il y a qui allégèrent s’il donne à un pauvre à titre de tsedaqa.
À FAIREBerakha du shamash sur le vin
Le shamash bénit bore peri ha-guefen sur chaque coupe qu’on lui donnera, parce qu’il est comme nimlakh ; une berakha dernière, seulement à la fin.
OUIHomme important à la seouda
Pas besoin de bénir sur chaque tranche s’il y a un homme important dont il sait qu’on lui donnera tout son besoin de pain.
NONSans homme important
S’il n’y a pas d’homme important : il faut bénir sur chaque tranche, comme sur le vin.
REMADeux qui mangeaient ensemble
Le shamash mange avec eux sans prendre permission, afin qu’ils se joignent au zimoun (vois siman 170 seif 21).
On donne au shamash aussitôt ce qui a une odeur et que l’on désire, jamais pendant que la coupe est en main. On ne donne à manger qu’à qui bénira. Le shamash bénit ha-guefen sur chaque coupe ; sur le pain, seulement s’il n’a pas un homme important qui pourvoira.

כל דבר שמביאין לפני האדם שיש לו ריח והאדם תאב לו צריך ליתן ממנו לשמש מיד ומדת חסידות הוא ליתן לו מיד מכל מין ומין ולא יתן לו כל זמן שהכוס בידו או ביד ב"ה [ודוקא לשמש אבל לאחר שבסעודה מותר ליתן בכי האי גונא] הר"י ס"פ אלו דברים ואסור ליתן לו פרוסת פת אא"כ יודע בו שנטל ידיו:

Toute chose que l'on apporte devant l'homme, qui a une odeur, et que l'homme la désire : il faut en donner au shamash (serveur) aussitôt. Et c'est une mesure de hasidout (piété) de lui donner aussitôt de chaque espèce et espèce. Et qu'il ne lui donne pas tout le temps que la coupe est en sa main, ou en la main du maître de maison. [Et spécifiquement au shamash ; mais à un autre qui est à la seouda (repas), il est permis de donner de cette manière] (haRi, fin du pereq Elou Devarim). Et il est interdit de lui donner une tranche de pain, à moins qu'il ne sache de lui qu'il a pris ses mains.

לא יתן לאכול אלא למי שיודע בו שיברך. ויש מקילין אם נותן לעני בתורת צדקה [הר"י ס"פ אלו דברים]:

Qu'il ne donne à manger qu'à celui dont il sait qu'il bénira. Et il y a qui allégèrent s'il donne à un pauvre à titre de tsedaqa (charité) [haRi, fin du pereq Elou Devarim].

השמש מברך בורא פרי הגפן על (כל) כוס וכוס שיתנו לו לפי שהוא כנמלך וברכה אחרונה אינו מברך אלא לבסוף ואינו צריך לברך על כל פרוסה ופרוסה אם יש אדם חשוב בסעודה שיודע שיתנו לו כל צרכו מפת ואם אין אדם חשוב בסעודה צריך לברך על כל פרוסה ופרוסה כמו על היין: הגה שנים שהיו אוכלין ביחד השמש אוכל עמהם בלא נטילת רשות כדי שיצטרפו לזמון [וע"ל סי' ק"ע סכ"א]:

Le shamash bénit bore peri ha-guefen sur (chaque) coupe et coupe qu'on lui donnera, parce qu'il est comme nimlakh (ravisé) ; et une berakha dernière, il ne bénit qu'à la fin. Et il n'a pas besoin de bénir sur chaque tranche et tranche, s'il y a un homme important à la seouda dont il sait qu'on lui donnera tout son besoin de pain. Et s'il n'y a pas d'homme important à la seouda : il faut bénir sur chaque tranche et tranche, comme sur le vin. (Rema : deux qui mangeaient ensemble : le shamash mange avec eux sans prendre permission, afin qu'ils se joignent au zimoun (invitation aux grâces) [et vois plus loin, siman 170 seif 21].)