Bore peri ha-guefen, le vin exempte les boissons, qiddoush et havdala, eau sans berakha, et savri.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
יין שבתוך הסעודה מברך עליו בורא פרי הגפן ואין הפת פוטרו:
Du vin qui est dans la seouda (repas) : il bénit sur lui bore peri ha-guefen, et le pain ne l'exempte pas.
יין פוטר כל מיני משקין: הגה אפילו מברכה ראשונה (הר"י פרק כיצד מברכין וב"י בשם הפוסקים):
Le vin exempte toutes sortes de mashqin (boissons). (Rema : même d'une berakha première (haRi, pereq Ketsad Mevarkhin, et Beit Yossef au nom des poseqim (décideurs)).)
אם אין לו אלא כוס אחד מניחו עד לאחר המזון ומברך עליו:
S'il n'a qu'une seule coupe : il la réserve jusqu'après le repas et bénit sur elle.
אם קבע לשתות לפני המזון אין צריך לברך על יין שבתוך המזון דיין שלפני המזון פוטרו וכן יין של קידוש פוטר יין שבתוך המזון וכן המבדיל על השלחן פוטר היין שבתוך המזון ויש אומרים שאין ברכת יין הבדלה פוטר אא"כ נטל ידיו קודם הבדלה הלכך המבדיל קודם נטילה יכוין שלא להוציא יין (וע"ל סי' רצ"ט סעיף ז') שבתוך הסעודה ובדיעבד שלא כיון כך פוטר יין שבתוך הסעודה דספק ברכות דרבנן להקל:
S'il a fixé à boire avant le repas : il n'a pas besoin de bénir sur le vin qui est dans le repas, car le vin d'avant le repas l'exempte. Et de même le vin du qiddoush (sanctification) exempte le vin qui est dans le repas. Et de même celui qui fait havdala (séparation) à la table exempte le vin qui est dans le repas. Et certains disent que la berakha du vin de havdala n'exempte à moins qu'il n'ait pris ses mains avant la havdala. C'est pourquoi celui qui fait havdala avant la netila visera à ne pas faire sortir le vin (et vois plus loin, siman 299 seif 7) qui est dans la seouda. Et bediavad (après coup), s'il n'a pas visé ainsi : il exempte le vin qui est dans la seouda, car un safek (doute) de berakhot de-rabanan (de nos maîtres) est à alléger.
כל מה ששותה בתוך הסעודה די לו בברכה אחת אא"כ כשבירך לא היה דעתו לשתות אלא אותו הכוס ונמלך לשתות אחר: הגה וכן מי שבא לסעודה ומושיטין לו הרבה כוסות מברך על כל אחד ואח' דהוי נמלך (כל בו) וע"ל סי' קע"ט. וכן מי שבירך על כוס ברכת נישואין ואין יודע להיכן יגיע הכוס כל אחד צריך לברך דמקרי נמלך: (אגודה פרק ערבי פסחים וע"ל סי' ק"צ):
Tout ce qu'il boit dans la seouda : une seule berakha lui suffit, à moins que lorsqu'il a béni il n'avait l'intention de boire que cette coupe-là, et qu'il s'est nimlakh (ravisé) à en boire une autre. (Rema : et de même celui qui vient à une seouda et à qui l'on tend beaucoup de coupes : il bénit sur chacune et chacune, car voici il est nimlakh (Kol Bo). Et vois plus loin, siman 179. Et de même celui qui a béni sur une coupe la berakha de nissouin (mariage) et ne sait pas jusqu'où arrivera la coupe : chacun doit bénir, car cela s'appelle nimlakh (Agouda, pereq Arvei Pesahim ; et vois plus loin, siman 190).)
אין לברך אחר יין שבסעודה דברכת המזון פוטרתו וכן פוטרת יין שלפני המזון ואפי' (לא) היה לו יין בתוך המזון (וע"ל ס"ס ער"ב) ולענין יין של הבדלה שלפני המזון (ע"ל סי' רצ"ט ס"ח):
Il n'y a pas à bénir après le vin qui est à la seouda, car birkat ha-mazon l'exempte. Et de même elle exempte le vin d'avant le repas, et même s'il n'avait pas de vin dans le repas (et vois plus loin, fin du siman 272). Et pour l'affaire du vin de havdala d'avant le repas (vois plus loin, siman 299 seif 8).
אם אין לו יין ושותה מים או שאר משקה אין לברך עליהם דחשיבי כבאים מחמת הסעודה לפי שאין דרך לאכול בלא שתיה ואף יין לא היה צריך ברכה לפניו אלא מפני שהוא חשוב וקובע ברכה לעצמו אבל מים או שאר משקין לא חשיבי ואינם טעונים ברכה ואפי' אם היה צמא קודם סעודה כיון שלא רצה לשתות אז כדי שלא יזיקו לו המים נמצא כי שתיית המים בסבת הפת היא ופת פוטרתו. וי"א לברך על המים שבסעודה ויש מחמירין עוד לברך עליהם בכל פעם דסתמא נמלך הוא בכל פעם והרוצה להסתלק מן הספק ישב קודם נטילה במקום סעודתו ויברך על דעת לשתות בתוך סעודתו: הגה והמנהג כסברא הראשונה:
S'il n'a pas de vin et qu'il boit de l'eau ou un autre mashqe : il n'y a pas à bénir sur eux, car ils sont considérés comme venant à cause de la seouda, parce qu'il n'est pas d'usage de manger sans boisson. Et même le vin n'aurait pas besoin de berakha avant lui, seulement parce qu'il est important et se fixe une berakha à lui-même ; mais l'eau ou les autres mashqin ne sont pas importants et ne requièrent pas de berakha. Et même s'il avait soif avant la seouda : du moment qu'il n'a pas voulu boire alors, afin que les eaux ne lui nuisent pas, voici que la boisson des eaux est à cause du pain, et le pain l'exempte. Et certains disent de bénir sur les eaux qui sont à la seouda ; et il y a qui sont encore plus mahmirim (rigoureux) de bénir sur elles à chaque fois, car stam (sans précision) il est nimlakh à chaque fois. Et celui qui veut se retirer du safek : qu'il s'asseye avant la netila au lieu de sa seouda et bénisse dans l'intention de boire dans sa seouda. (Rema : et l'usage est comme le premier sevara (raisonnement).)
על יין שבתוך המזון כל אחד ואחד מברך לעצמו אפילו הסיבו יחד: הגה דלא יכולין לענות אמן (טור) משום דחיישינן שמא יקדים קנה לוושט: הגה וי"א דאם אמר להם סברי רבותי וישמעו ויכוונו לברכה ולא יאכלו אז ויענו אמן אחד מברך לכולם וכן נוהגין (הגהת מיימוני פ"ז מהלכות ברכות ומרדכי ס"פ כיצד מברכין וטור בשם רש"י) ויאמר סברי רבותי ר"ל סוברים אתם לצאת בברכה זו ולא יאמר ברשות רבותי וכן כל מקום שמברכין על היין משום ברכת היין שבתוך הסעודה אין אומרים ברשות אלא סברי מטעם שנתבאר: (ב"י סי' קפ"ז בשם שבולי הלקט):
Sur le vin qui est dans le repas, chacun et chacun bénit pour soi, même s'ils se sont accoudés ensemble. (Rema : car ils ne peuvent pas répondre amen (Tour)), parce que nous craignons que le qane (trachée) ne précède le veshet (œsophage). (Rema : et certains disent : s'il leur a dit « savri rabotai » et qu'ils entendront et viseront à la berakha et ne mangeront pas alors et répondront amen, l'un bénit pour tous ; et ainsi l'on a l'usage (Hagahot Maimoni, chapitre 7 des hilkhot berakhot, et Mordekhai, fin du pereq Ketsad Mevarkhin, et Tour au nom de Rashi). Et qu'il dise « savri rabotai », c'est-à-dire : vous êtes d'avis de sortir par cette berakha ; et qu'il ne dise pas « bi-reshout rabotai ». Et de même en tout lieu où l'on bénit sur le vin à cause de la berakha du vin qui est dans la seouda : l'on ne dit pas « bi-reshout », seulement « savri », pour la raison qui a été expliquée (Beit Yossef siman 187 au nom de Shibolei ha-Leqet).)