שולחן ערוך, אורח חיים

Choulhan Aroukh — Orah Haim, siman 175

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · lois de ha-tov ve-ha-metiv sur le vin · 6 seifim
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Changement de vin, blanc apres rouge, bon et mauvais ensemble, un compagnon, et deux futailles.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETLois de ha-tov ve-ha-metiv sur le vin
À FAIREAutre vin apporté
Il ne bénit pas bore peri ha-guefen, mais ha-tov ve-ha-metiv.
REMAMême sans reste du premier
Bien qu’il n’ait plus du premier. Même s’ils avaient d’abord deux vins, on bénit ha-tov ve-ha-metiv sur le second — spécifiquement s’ils n’étaient pas devant lui ensemble lors de bore peri ha-guefen.
OUITout changement, stam
On bénit ha-tov ve-ha-metiv sur tout changement de vin, même s’il ne sait pas que le second est plus louable, tant qu’il ne sait pas qu’il est moindre.
REMANouveau ou vieux / blanc après rouge
Pas de différence que les deux soient nouveaux, ou l’un nouveau et l’un vieux. Même s’il en a bu dans les trente jours. Certains disent : rouge puis blanc, même plus mauvais, on bénit, parce que le blanc est plus sain.
OUIBon et mauvais ensemble
Bénir aussitôt bore peri ha-guefen sur le bon, qui exempte le mauvais. Ne pas bénir d’abord sur le mauvais pour ensuite dire ha-tov ve-ha-metiv : on bénit sur l’essentiel et le cher d’abord.
NONSeul
Pas de ha-tov ve-ha-metiv à moins qu’il n’y ait un autre avec lui (ha-tov pour lui et ha-metiv pour son compagnon). Femme et fils suffisent. Seul : non.
À FAIREBeaucoup accoudés
Chacun bénit pour soi ha-tov ve-ha-metiv ; l’un ne bénit pas pour tous, de peur que le qane ne précède le veshet.
REMABoire sans manger
S’ils étaient accoudés à boire sans manger : l’un bénit pour tous.
OUIDeux futailles
Même espèce mise dans deux kelim dans les quarante jours de la vendange : comme deux espèces, on bénit ha-tov ve-ha-metiv. Après quarante jours : on ne bénit pas, une seule espèce.
Un autre vin fait dire ha-tov ve-ha-metiv, non une nouvelle ha-guefen, tant qu’on ne sait pas qu’il est moindre, et seulement s’il y a un compagnon. Bon et mauvais ensemble : bénir sur le bon. Deux futailles avant quarante jours comptent comme deux espèces.

הביאו להם יין אחר אינו מברך בורא פרי הגפן אבל מברך עליו הטוב והמטיב: הגה אע"ג שאין לו עוד מן הראשון (ב"י) ולאו דוקא הביאו להם מחדש אלא ה"ה אם היה להם מתחלה ב' יינות מברכין על השני הטוב והמטיב: הגה ודוקא שלא היו לפניו יחד כשבירך בורא פרי הגפן אבל אם היו ביחד אינו צריך לברך אלא בורא פרי הגפן כמו שיתב' סעיף ג' (ד"ע להשוות הטור עם מרדכי פ' הרואה) (ב"י):

Si l'on leur a apporté un autre vin : il ne bénit pas bore peri ha-guefen, mais il bénit sur lui ha-tov ve-ha-metiv (celui qui est bon et qui fait du bien). (Rema : bien qu'il n'ait plus du premier (Beit Yossef).) Et non spécifiquement qu'on leur a apporté de nouveau ; de même s'ils avaient d'abord deux vins, l'on bénit sur le second ha-tov ve-ha-metiv. (Rema : et spécifiquement qu'ils n'étaient pas devant lui ensemble lorsqu'il a béni bore peri ha-guefen ; mais s'ils étaient ensemble, il n'a besoin de bénir que bore peri ha-guefen, comme il sera expliqué au seif 3 (Daat Atsmo pour accorder le Tour avec Mordekhai, pereq ha-Ro'e) (Beit Yossef).)

מברכין הטוב והמטיב על כל שינוי יין מן הסתם אפי' אינו יודע שהשני משובח מהראשון כל שאינו יודע שהוא גרוע ממנו: (הגה ואין חילוק בין שניהם חדשים או אחד חדש וא' ישן (ב"י בשם תוס' פ' הרואה וטור ותרומת הדשן סי' ל"ד) ואפילו שתה ממנו תוך שלשים יום. י"א דאם שתה תחלה יין אדום והביאו לו יין לבן אע"פ שהוא יותר גרוע מברך הטוב והמטיב לפי שהוא בריא לגוף יותר מן האדום (מרדכי פ' ערבי פסחים):

L'on bénit ha-tov ve-ha-metiv sur tout changement de vin, stam (sans précision), même s'il ne sait pas que le second est plus louable que le premier, tant qu'il ne sait pas qu'il est moindre que lui. (Rema : et il n'y a pas de différence, que les deux soient nouveaux, ou l'un nouveau et l'un vieux (Beit Yossef au nom de Tosafot, pereq ha-Ro'e, et Tour et Teroumat ha-Deshen siman 34). Et même s'il en a bu dans les trente jours. Certains disent : s'il a bu d'abord du vin rouge et qu'on lui a apporté du vin blanc, même s'il est plus mauvais, il bénit ha-tov ve-ha-metiv, parce qu'il est plus sain pour le corps que le rouge (Mordekhai, pereq Arvei Pesahim).)

הביאו לו יין רע ויין טוב כאחד יברך מיד בורא פרי הגפן על הטוב ופוטר את הרע ולא יברך על הרע תחלה בורא פרי הגפן כדי לברך אחריו הטוב והמטיב כי לעולם יש לברך על העיקר ועל החביב תחלה:

Si l'on lui a apporté un vin mauvais et un vin bon ensemble : qu'il bénisse aussitôt bore peri ha-guefen sur le bon, et il exempte le mauvais. Et qu'il ne bénisse pas sur le mauvais d'abord bore peri ha-guefen afin de bénir après lui ha-tov ve-ha-metiv : car à jamais il y a à bénir sur l'essentiel et sur le cher d'abord.

אין לברך הטוב והמטיב אלא אם כן יש אחר עמו דהכי משמע הטוב לו והמטיב לחבירו והוא הדין אם אשתו ובניו עמו אבל אם הוא יחידי לא:

Il n'y a pas à bénir ha-tov ve-ha-metiv à moins qu'il n'y ait un autre avec lui : car ainsi cela signifie, ha-tov pour lui et ha-metiv pour son compagnon. Et de même si sa femme et ses fils sont avec lui. Mais s'il est seul, non.

אם רבים מסובים בסעודה כל אחד מברך לעצמו הטוב והמטיב ולא יברך אחד לכלם דחיישינן שמא יקדימו קנה לושט כשיענו אמן: הגה אבל אם היו מסובים לשתות בלא אכילה אחד מברך לכלם (וע"ל ס"ס קע"ד):

Si beaucoup sont accoudés à la seouda (repas) : chacun bénit pour soi ha-tov ve-ha-metiv, et l'un ne bénira pas pour tous, car nous craignons que le qane (trachée) ne précède le veshet (œsophage) lorsqu'ils répondent amen. (Rema : mais s'ils étaient accoudés à boire sans manger : l'un bénit pour tous (et vois plus loin, fin du siman 174).)

יין של שתי חביות והכל ממין אחד אם בתוך מ' יום לבצירתו שמוהו בשני כלים חשיבי כשני מינים ומברכין עליו הטוב והמטיב ואם לאחר מ' יום חלקוהו אין מברכין עליו הואיל והכל ממין אחד.

Du vin de deux futailles, et le tout d'une seule espèce : si dans les quarante jours de sa vendange on l'a mis dans deux kelim (ustensiles), ils sont considérés comme deux espèces, et l'on bénit sur lui ha-tov ve-ha-metiv. Et si après quarante jours on l'a partagé, l'on ne bénit pas sur lui, du moment que le tout est d'une seule espèce.